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Les albums

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Intégrales d'opéra - Paru le 4 novembre 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
Les disques de Carlos Kleber sont comme des pépites rares et précieuses. Cet enregistrement de studio de La Traviata est un must absolu. La direction du Maestro est légère, fluide, théâtrale, exaltante, caressante. Autour de lui Ileana Cotrubas est une Violetta fragile et touchante, Placido Domingo d'une vaillance encore juvénile et Sherill Milnes un Père Germont assez convenu. Du très bon studio pour cet opéra si fréquemment enregistré. © François Hudry/Qobuz
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Opéra - Paru le 30 août 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livrets Distinctions Choc de Classica
Une gageure. Voilà un album déroutant, provocateur et terriblement rafraîchissant. Avant de se lancer à corps perdu dans la « Trilogie Da Ponte-Mozart », Raphaël Pichon en explore la thématique avec malice en composant de toutes pièces un « pasticcio » en trois parties à l’aide d’œuvres antérieures de Mozart et de ses contemporains. Pour ce faire, Pichon et ses arrangeurs utilisent des airs de concert, nocturnes, canons, opéras inachevés, avec des personnages et des situations évoquant ceux de la trilogie. Ils ont ainsi conçu une délicieuse trilogie miniature, « comme des sortes d’apéritifs musicaux. » Le résultat est des plus plaisants car il permet de suivre l’évolution de la pensée de Mozart en même temps qu’il souligne une persistance de ses choix littéraires et des situations qu’il mettra en musique tout au long de sa courte vie. Il faut ajouter à cela une direction très vivante et des solistes se prêtant avec amusement à cette anticipation des chefs-d’œuvre à venir. Un régal pour gourmets. © François Hudry/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 16 novembre 2018 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Lorsque, dans les années 1920, on découvrit les manuscrits autographes de Vivaldi, aucun de ses opéras n’était connu, pas même des spécialistes. Les manuscrits ouvraient de nouveaux horizons dans le domaine baroque et n’attendaient que d’être ressuscités, ce qui devait quand même attendre quelques années. Ses opéras (écrits entre 1713 et 1739) appartiennent au genre du « drame musical » alors très en vogue en Italie, et qui deviendrait plus tard l’« opera seria ». Le genre est caractérisé par des histoires hautement émouvantes et morales, traitant d’amour, de plaisir, de pouvoir, de mort. L’action se déroule généralement au milieu d’un somptueux appareil scénique qui la situe dans un contexte historique particulier ou dans des contrées lointaines. Vivaldi compositeur d’opéras s’attachera à donner un fort impact dramatique à l’action et aux situations, à se concentrer toujours plus sur les sentiments et les caractères de ses personnages. Le compositeur avait quitté sa Venise natale en 1722 pour tenter fortune à Rome. Giustino y fut créé pendant le carnaval de 1724. Dans les États pontificaux, interdiction était faite aux femmes d’apparaître en public sur scène. Les rôles féminins de Giustino furent donc confiés à des castrats, mais pour le présent enregistrement, Ottavio Dantone et son Accademia Bizantina préfèrent faire appel à des voix de femmes plutôt que des contreténors, eu égard au grand nombre de rôles féminins très différenciés. L’ouvrage comporte nombre de scènes spectaculaires telles que la cérémonie avec chœur qui ouvre le premier acte, le combat contre l’ours, la tempête en mer, la lutte contre le monstre marin, le tombeau « parlant » de Vitaliano l’Ancien. L’intrigue se noue autour de l’empereur Justin Ier (450-527), d’extraction très modeste, et dont l’accession au trône de l’Empire attira mille jalousies et cabales. Vivaldi déploie tout son talent pour offrir à l’auditeur un opéra d’une richesse infinie, faite de musique originale et de quelques recyclages d’ouvrages antérieurs. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 2 octobre 2015 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte - Choc de Classica
Trois « prises de rôle » pour trois chanteurs majeurs de cette génération : Jonas Kaufmann son premier Radamès, Anja Harteros sa première Aïda, Ludovic Tézier son premier Amonasro. Et dans quelles conditions de rêve : un véritable enregistrement de studio, non pas expédié à la hâte en quelques sessions générales plus quelques raccords, mais au cours d’un long processus de travail précédant une série de présentations en version de concert. On soulignera aussi l’excellente Amnéris de Ekaterina Semenchuk qui a déjà souvent joué ce rôle sur scène. Pappano offre à ce plateau de stars le moelleux tapis de l’Orchestre de l’Académie Sainte-Cécile de Rome, le tout dans l’acoustique idéale de l’auditorium Parco della Musica de Renzo Piano. Les étoiles sont alignées, en avant la musique : cet Aïda est l’un des plus beaux offerts au répertoire discographique depuis bien longtemps, d’autant plus que les chanteurs évitent soigneusement d’en « faire trop » à l’italienne, sans aucun doute avec la complicité de Pappano qui est connu pour préférer retourner aux sources plutôt que de s’en laisser imposer par la tradizione. La quasi-absence de chanteurs italiens dans les cinq rôles principaux serait-elle une sorte de bénédiction ? © SM/Qobuz« Il n'y a plus de grands chanteurs verdiens : antienne entendue mille fois et que dément avec éclat cette Aida en studio. Le duo Anja Harteros - Jonas Kaufmann atteint les plus hautes cimes, guidé par un Pappano qui fait planer sur le péplum égyptien les noirs nuages de la tragédie. [...] Le mérite en revient, d'abord, à Pappano, qui porte l'Accademia romaine à un niveau de splendeur inespéré, tout en instaurant dès les premières mesures un climat sombre et tragique dont l'étau, jusqu'au dénoument fatal, ne fera que se resserrer. [...] Comble de bonheur, la distribution évolue dans les plus hautes sphères. Les grâces d'une Tebaldi, le tempérament passionné d'une Callas, voilà, en toute simplicité, ce que prodigue l'Aida d'Harteros, hissant jusqu'à des cieux extatiques les voiles de son grand lyrisme. Plasticité des phrasés, variété et précision des nuances, émotion toujours juste [...] Face à cet astre, on ne pouvait rêver Radamès plus idéal que Kaufmann. [...] Musicien toujours aussi cultivé, acteur (pas besoin de le voir, cela s'entend) toujours aussi sensible, Kaufmann n'abuse pas cette fois d'effets de détimbrage (son péché mignon), couronnant au contraire son "Celeste Aida" d'un si bémol pianissimo digne d'un authentique bel cantiste. [...] Au final ? Une somme de qualités [...] Si bien que l'on peut affirmer sans hésiter que [...] c'est une Aida faite pour durer, au même titre que les grandes références du passé. (Diapason, octobre 2015 / Emmanuel Dupuy)« [...] S'il ne fait aucun doute que cette nouvelle intégrale a été pensée autour de Jonas Kaufmann, [...] rappelons qu'un Radamès, si pénétrant, si attentif au texte, si électrique soit-il (et notre héros réunit ses superlatifs), ne fait pas, seul, le prix d'une Aïda. Ici, le geste souverain d'Antonio Pappano pose d'emblée le climat. [...] le voici qui électrise la phrase verdienne, actionne chaque levier du drame avec un souci constant de fluidité et d'équilibre entre tableaux intimes et scènes de triomphe. [...] Le "Celeste Aida" de Kaufmann, perdu dans un soupir final, donne le ton, celui d'un héros tourmenté, plus intérieur qu'à l'accoutumée, héros néanmoins, capitaine de guerre aux aigus d'airain. En face, comme lové dans ce timbre automnal, celui, miel et or, d'Anja Harteros délivre un chant altier, des mots fécondés par un souffle et une hauteur de vue prodigieux. [...] Voici donc, dans la riche discographie verdienne, une Aïda avec laquelle il faudra désormais compter.» (Classica, octobre 2015 / Jérémie Rousseau)
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Opéra - Paru le 1 janvier 1966 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Distinctions Choc de Classica - Discothèque Idéale Qobuz
On parle volontiers d'une "tension ahurissante et quasi expressionniste" en décrivant la direction musicale de Karl Böhm dans son interprétation de Tristan et Isolde. Dans cet enregistrement de légende, réalisé à Bayreuth en 1966, il faut y ajouter la voix et l'incarnation de Birgit Nilsson qui fut une des plus grandes Isolde du siècle dernier et le Tristan héroïque de Wolfgang Windgassen pour mesurer ce que cet enregistrement a d'exceptionnel. Quant à Christa Ludwig, c'est probablement la meilleure Brangäne de la discographie du chef-d'oeuvre de Wagner. Arrêtons les superlatifs et écoutons... © François Hudry/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 7 octobre 2010 | harmonia mundi

Livrets Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica - Prise de Son d'Exception
« [...] Jacobs veut une Flûte dégraissée, "déromantisée" [...] et la travaille dans une optique entièrement pensée pour le disque, hyperthéâtrale. L'œuvre retrouve la verve populaire propre à charmer une salle de faubourg viennoise (ce qu'était le Theater auf der Wieden, où elle fut créée) sans rien perdre de la portée philosophique et maçonnique [...] D'où une étude minutieuse des dialogues : comment les dire, comment passer du chanté au parlé (les scènes avec les Dames de la Nuit sont particulièrement révélatrices), comment les imbriquer dans la trame musicale avec parfois le secours d'un pianoforte offensif et loquace [...] Travail d'orfèvre captivant, dont plusieurs écoutes sont loin d'épuiser les richesses, et qui fait appel à des bruits divers (pépiements d'oiseaux, fracas du tonnerre...) pour mieux stimuler l'imagination de l'auditeur [...] Nerveuse, un rien acide de son, l'Akademie für Alte Musik Berlin répond au doigt et à l'œil, notamment à la succession très pensée des tempos au cours des longs finales. La distribution en appelle à l'esprit d'équipe plus qu'aux individualités. [...] (Diapason, novembre 2010 / Michel Parouty)
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Intégrales d'opéra - Paru le 9 octobre 2012 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Disque de la semaine France Musique - Choc de Classica - Hi-Res Audio
La Finta giardiniera a longtemps fait partie des opéras peu connus du jeune Mozart ; il faut dire que la version originale de Munich, chantée en italien, avait disparu rapidement de la scène, avant que l'ouvrage soit repris en allemand à partir de 1779. Une version posthume de 1796 dévoile une réorchestration habile, très 'symphonique', typique du tout dernier Mozart... au point que beaucoup de spécialistes y voient la main du compositeur lui-même. C'est cette version dite 'Nám???' qu'a interrogée René Jacobs, qui voit dans cet opéra d'une incroyable vitalité "un théâtre fort ancien, conjuguant et fusionnant sans scrupules éléments de farce et grandes passions (...) et des éléments typiques d'un opéra initiatique 'moderne'". Une redécouverte majeure !
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Intégrales d'opéra - Paru le 22 juin 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Eh oui, il est encore possible de découvrir une partition de Bernstein, ou plutôt la version de chambre de A Quiet Place, adaptée par Garth Edwin Sunderland et pour la première fois dirigée et enregistrée par le chef d’orchestre Kent Nagano, à la Maison Symphonique de Montréal. Ultime partition scénique du compositeur américain créée au Houston Grand Opera, en 1983, elle fut révisée par le librettiste Stephen Wadsworth et le compositeur qui y ajouta plusieurs fragments de l’ouvrage en un acte Trouble in Tahiti, de 1951, donnant lieu à deux nouvelles créations (Scala de Milan et Washington). Une nouvelle mouture – définitive – fut créée à l’Opéra de Vienne, sous la direction du compositeur en 1986. Fascinante à plus d’un titre, sorte d’Intermezzo de Strauss contemporain, l’œuvre dépeint la société américaine à travers la solitude et la crise existentielle d’un couple (Trouble in Tahiti) puis d’une famille. Bernstein citait Mahler pour la structure, avec un mouvement final d’une « noblesse grave » rappelant ceux des Troisième et Neuvième Symphonies de son modèle vénéré. Comme souvent chez lui, le mélange des styles (jazz, chœur antique, Broadway, Mahler, Berg, Britten, Copland…) provoque un cocktail détonant, qui lorgne du côté d’une conversation en musique plutôt que du grand opéra – ce qui paradoxalement rend cet ouvrage si particulier… et attachant. À redécouvrir, sous la baguette de l’ancien élève et fidèle Kent Nagano, à la tête de chanteurs solistes de haut vol, pour comprendre quel est cet « endroit tranquille » où « l’amour nous enseignera l’harmonie et la grâce ». © Franck Mallet / Qobuz« [...] Le projet initial a été profondément retaillé. La suppression de Trouble in Tahiti — décision lourde s'il en est, mais qui instaure une unité de temps —, l'allègement de l'orchestration resserrent sans conteste la tension dramatique, mettant à nu les caractères. Et le travail de réduction est viscéralement bernsteinien. Kent Nagano, lui, avait assisté le compositeur lors de la production viennoise de 1986. Enregistré en public, il entretient sans effort la tension interne, et maintient une nostalgie amère en accord étroit avec une distribution vocale très cohérente. [...] A Quiet Place est un chef-d'œuvre américain, tout simplement. Souhaitons que cette nouvelle mouture très réussie lui ouvre les portes d'une nouvelle carrière.» (Diapason, septembre 2018 / Rémy Louis)
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Intégrales d'opéra - Paru le 3 septembre 2015 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
En 1745, le roi accorde à Jean-Philippe Rameau la charge de « Compositeur de la musique du Cabinet », charge assortie d’une pension. Cette nouvelle période sera celle de productions au caractère plus léger, en collaboration avec le librettiste Louis de Cahusac, comptant parmi les immenses chefs-d’œuvre du musicien bourguignon. Zaïs a été représentée en 1748 sur la scène de l’Académie Royale de Musique. Ce ballet-héroïque offre à la musique française parmi ses plus belles pages, tant vocales qu’instrumentales ; l’œuvre entière est à l’image de sa célèbre ouverture organisant le chaos, surprenant par des effets de timbres théâtraux et l’audace de l’écriture. Si l’intrigue est des plus ténues – un amant (Zaïs) éprouvant sa bien-aimée (Zélidie) pour mieux la chérir –, elle est prétexte à d’innombrables divertissements et danses de fort caractère féérique. À ce jour, il demeure étonnant qu'un ouvrage aussi somptueux que Zaïs de Rameau soit systématiquement négligé au profit des Indes Galantes ou d’Hippolyte et Aricie. C'est paradoxalement Gustav Leonhardt, que l’on associe peu à la musique française qu’il appréciait pourtant beaucoup, qui avait contribué au cours des années 1970 à réévaluer les beautés de cet ouvrage, en signant un enregistrement passionnant avec La Petite Bande de Sigiswald Kuijken (STIL), devenu véritable rareté aujourd’hui, et en dépit de chanteurs parfois à la peine. Heureusement, Christophe Rousset, qui se souvient du travail de son aîné, s’y consacre enfin aujourd’hui, et nous offre aujourd’hui cette intégrale somptueusement captée, avec chanteurs francophones, et sous sa direction affutée et pleine d’esprit. Bien plus vivace que dans le cadre du récital d’ouvertures que Les Talens Lyriques avaient réalisé il y a plus de vingt ans pour L’Oiseau-Lyre, l’Ouverture annonce d’emblée la couleur : Rousset saisit tout l’éclat de la partition, et son imagination, qui semble ici insatiable, libère totalement ses chanteurs, investis dans un seul élan, comme si tout le monde avait définitivement compris l’enjeu de cette nouvelle résurrection. Un enchantement ? Non. Un tourbillon, plutôt. © Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 1 avril 1962 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
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Opéra - Paru le 1 janvier 2012 | Deutsche Grammophon (DG)

Distinctions Diapason d'or / Arte - Choc de Classica - Discothèque Idéale Qobuz
Bingo ! 4 opéras réunis dans cet album qui sont 4 totales réussite sous la direction lyrique, précise, théâtrale du grand Maestro Abbado. Teresa Berganza illumine littéralement le Barbier de Séville et Cendrillon (La Cenerentola). Il y a aussi cette étonnante découverte que fut Le Voyage à Reims, exhumé par Abbado pour le Festival Rossini de Pesaro et enregistré sur place pendant les représentations de 1984. Le livret est vraiment ahurissant de drôlerie et la prestation de Ruggero Raimondi mémorable. Autour de lui, 17chanteurs (Gasdia, Valentini-Terrani, Ricciarelli, Araiza, Ramey, Nucci...)s'affairent et s'amusent à nous amuser. L'Italienne à Alger est à l'avenant avec la rouée Agnes Baltsa et les deux basses (Dara et Raimondi) du plus haut comique. FH
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Opéra - Paru le 10 février 1992 | harmonia mundi

Livret Distinctions Choc de Classica
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Extraits d'opéra - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Diamant d'Opéra - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Avec son ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon a conçu le programme de cet album sous la forme d’une messe des morts « pastiche », tel un Requiem à la fois sacré et profane. Loin d’en avoir tous les traits rigoureux, il en possède pourtant les contours : Introït, Kyrie, Graduel, Séquence, Offertoire, In Paradisum... L’idée est née après la découverte récente à la Bibliothèque Nationale d’une messe de requiem anonyme du XVIIIe siècle, dans laquelle le rédacteur échafaudait une « parodie » sur des musiques extraites de Castor et Pollux et des Fêtes de Paphos de Jean-Philippe Rameau. Pour mémoire, le terme « parodie » n’implique ni satire ni moquerie : c’est un procédé consistant à reprendre des musiques antérieures et leur donner un nouveau texte. Cette fusion entre musique sacrée (la messe) et musique profane (la tragédie lyrique), chose courante à l’époque des Lumières, était un procédé qu’a souhaité suivre Pichon. Dans une société française où la religion catholique est alors la norme, où le système politique est une monarchie de droit divin, la représentation des Enfers païens antiques sur les scènes de théâtre semble trahir une fascination pour les croyances des Anciens. Ce programme mêle donc le fabuleux païen à l’imaginaire sacré, où les Enfers se parent ainsi de divers visages. Ils sont le lieu de l’injuste malheur éternel, lieu de privation qui a séparé un couple et qui garde en son sein l’une de ses moitiés. Mais, dans la tragédie lyrique, les Enfers sont également représentés comme lieu de perdition : les forces obscures se déchaînent en des rituels sabbatiques, un imaginaire satanique qui révèle les tréfonds les plus noirs de l’âme humaine… Stéphane Degout fait ici office de tragédien, rassemblant autour de lui divers personnages tels que Phèdre, Pluton, les Parques. Les compositeurs mis à contribution sont Rameau et Gluck, avec un seul et unique emprunt à Rebel dont il aurait été dommage, en effet, de ne pas citer le si singulier Chaos (tiré des Éléments) qui commence avec un accord dissonant comportant les sept notes de la gamme de ré mineur. © SM/Qobuz« [...] Conçu comme un requiem imaginaire, Enfers suit l’organisation liturgique de la messe des morts, mais se montre très peu catholique dans sa façon de faire coexister le profane et le sacré autour de la figure d’un Tragédien, incarné au plein sens du terme par le baryton Stéphane Degout. On ne saurait rêver meilleur guide pour cette descente en outre-monde : la voix possède autant de puissance que de relief, le timbre mêle ténèbres et lumière, la diction et la prononciation frôlent la perfection. Son engagement musical et dramatique n’a d’égal que celui de l’orchestre et du chœur de Pygmalion, homogènes et très investis dans l’évocation des brumes méphitiques, brasiers menaçants, créatures impitoyables (superbe Danse des Furies gluckienne) et autres traits charmants qui font des Enfers un lieu aussi infréquentable que fascinant.» (Télérama, mars 2018 / Sophie Bourdais)« [...] Comment trouver des mots pour qualifier les musiques choisies, venues de Rameau et de Gluck ? Pichon et ses complices confèrent à chaque air ses contrastes et ses couleurs, à chaque phrasé ses tensions, des angoisses et terreurs du début — évoquées, entre autres, par le « Chaos » des Élémens, de Jean-Féry Rebel — à l’apaisement final, apporté par le « Ballet des Ombres heureuses » d’Orphée et Eurydice et l’« Entrée de Polymnie » des Boréades. Des pages sombres, dramatiques, magnifiées par une vision théâtrale qui empoigne l’auditeur pour ne plus le lâcher (le chœur est un modèle de finesse et d’homogénéité). Faut-il encore vanter les qualités de Stéphane Degout ? La beauté de la voix, le métal somptueux du timbre, la souplesse de l’élocution, la clarté de la diction, la noblesse de la déclamation, la musicalité qui illumine chaque mot : n’est-on pas là près de la perfection ? [...] (Opéra Magazine, mars 2018 / Michel Parouty)
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Intégrales d'opéra - Paru le 4 octobre 2011 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica - Hi-Res Audio
Après avoir exploré avec la réussite que l'on sait des opéras tels que Giulio Cesare ou Rinaldo, René Jacobs se tourne vers le premier grand succès lyrique du “caro Sassone” (Venise, 1710), point culminant de sa période italienne. Cette version reconstitue l’œuvre dans sa conception initiale, la seule à conjuguer actualité politique et pertinence dramaturgique. Ces intrigues amoureuses sur fond d’histoire romaine, qui précèdent les événements du Couronnement de Poppée de Monteverdi, en ressortent plus fascinantes que jamais…
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Intégrales d'opéra - Paru le 1 décembre 2017 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Tout le monde croit connaître Alceste de Lully, et pourtant ce chef-d’œuvre de 1674 n’a pratiquement jamais été enregistré en son intégralité ; hormis la version de Malgoire de 1975 avec Bruce Brewer et Felicity Palmer, qui commence à dater, une deuxième du même Malgoire vingt ans plus tard avec Jean-Philippe Lafont et Colette Alliot-Lugaz, c’est le désert… On ne peut donc que saluer d’un grand coup de chapeau ce nouvel opus discographique des Talens lyriques de Christophe Rousset, une lecture des plus vivantes et pimpantes qui permet de découvrir tout ce que le génial et bouillant Florentin, devenu ô combien versaillais, courtisan et affairiste de surcroît, avait de novateur. Le roi Louis XIV, 36 ans et encore toutes ses dents, victorieux chef de guerre, ne pouvait que se sentir flatté par ce sujet signé Quinault : Alcide, qui convoite la belle Alceste (pourtant promise à Admète), n’est autre qu’Hercule en personne – Louis XIV se voyait bien en Hercule sauvant la belle Madame de Montespan de griffes de son mari. Certes, dans l’opéra, Admète/Hercule rend magnanimement Alceste, qu’il a sauvée des enfers, à son époux, alors que le pauvre Monsieur de Montespan finira sa carrière et sa vie exilé en Gascogne… L’honneur est sauf. Le roi-soleil fut enthousiasmé de l’œuvre, à tel point qu’il ordonna que les répétitions en fussent tenues à Versailles. Selon Madame de Sévigné, « Le roi a déclaré que s'il se trouvait à Paris au moment des représentations, il irait l’entendre tous les soirs ». Cela dit, si Alceste fit les délices de la cour, il n’en fut pas de même à Paris où les ennemis de Lully, jaloux des extravagants privilèges qu’il avait obtenus (l’exclusivité « de faire chanter aucune pièce entière en France, soit en vers françois ou autres langues, sans la permission par écrit dudit sieur Lully, à peine de dix mille livres d'amende, et de confiscation des théâtres, machines, décorations, habits… »), firent cabale sur cabale, tandis que le Mercure galant y allait de son couplet : Dieu ! Le bel opéra ! Rien de plus pitoyable ! Cerbère y vient japper d'un aboi lamentable ! Oh ! Quelle musique de chien ! Oh ! Quelle musique du diable ! La postérité en décidera autrement, et Rousset nous le prouve de manière éclatante. © SM/Qobuz« [...] Du rôle-titre à la plus modeste nymphe, chacun fait entendre un français exemplaire de clarté et de sensibilité. Dès l'ouverture, Christophe Rousset et ses Talens Lyriques imposent une grandeur et un souffle qui n'alourdissent jamais le cours du récit. Judith van Wanroij incarne une Alceste à la fois noble et passionnée, comme le veut son rôle d'épouse sacrifiée. [...] C'est donc désormais en compagnie de Christophe Rousset et de ses musiciens qu'on apprendra son Alceste.» (Classica, février 2018 / Philippe Venturini)
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Extraits d'opéra - Paru le 15 février 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Enregistré en juillet 2018 au « Studio », nouveau lieu high-tech aux portes de Paris, cet album, entièrement conçu et réalisé sur une idée de Julie Fuchs, est consacré aux héroïnes orphelines, à ces femmes malheureuses de l’opéra du XIXe siècle, entre 1815 et 1850, qui se battent pour sortir de leur triste condition. Après avoir triomphé en 2018 dans Le Comte Ory de Rossini à l’Opéra-Comique de Paris, Julie Fuchs avait à cœur de défendre ce répertoire dans lequel elle excelle. Sous la direction d’un véritable « maestro d’opera », Enrique Mazzola, l’Orchestre National d’Île-de-France brille de mille feux dans ces extraits d’opéras de Donizetti et Rossini, mais aussi – et c’est tout l’intérêt du présent programme – Pacini, Raimondi, Fioravanti, Berlioz, Barbieri et Meyerbeer. Cet album est une nouvelle occasion pour être conquis par la voix somptueuse de « la » Fuchs, la jeune soprano lyrique française qui s’est affirmée au Festival d’Aix-en-Provence, puis à l’Opéra de Zurich dont elle rejoint la troupe permanente en 2013. Suivront ses premiers succès à Salzbourg, aux opéras de Vienne et de Paris et au Teatro Real de Madrid. Polyvalente, sautant de Mozart à Barbara en passant par Cole Porter, George Crumb et Björk, Julie Fuchs ne connait pas de frontières musicales, se produisant avec une même aisance à l’opéra comme au concert, en récital avec le jeune pianiste Alphonse Cemin. Dans ce nouvel album, Mademoiselle, elle chante en italien, mais aussi en français et en espagnol, au gré d’un parcours très original à travers le bel canto romantique : elle révèle ainsi tous les aspects de sa voix agile et sensuelle. © François Hudry/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 22 mai 2009 | harmonia mundi

Distinctions Choc de Classica - Prise de Son d'Exception
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Intégrales d'opéra - Paru le 20 octobre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
Enregistré à Londres en 1957, ce Chevalier à la rose par Karajan, Schwarzkopf, Ludwig, Stich-Randall a fait l'objet en 2017 d'une remasterisation optimale dans les Studios d'Abbey Road puisqu’elle s’est aussi accompagnée d’un remixage à partir des bandes analogiques originales stéréo. Le résultat est miraculeux : de quoi donner l'envie de redécouvrir ce grand enregistrement dont on salue la résurrection sonore. S'exprimant sur ce retravail technique, Simon Gibson, ingénieur du son aux Studios Abbey Road, nous en dit davantage : « Ce remastering, issu du transfert des bandes analogiques originales stéréo à une qualité numérique haute résolution, les révèle dans leur vrai son d’origine. Pendant que l’ingénieur du son Douglas Larter enregistrait en mono, son collègue Chris Parker réalisait de son côté une version test en stéréo dont provient ce remastering. En collaboration avec Chris Parker, nous avons légèrement réajusté l'équilibre du Trio (Acte III) pour se rapprocher du son souhaité mais non atteint lors de l'enregistrement. Bien qu'il s'agisse d'une toute première expérimentation de la stéréophonie, cet enregistrement est capté avec un son éclatant qui témoigne de l’expérience, de la connaissance et de la compétence à la fois des musiciens et des ingénieurs de l’époque.» © Qobuz« La Sophie au timbre adamantin de Stich-Randall, l'Octavian idéal de Ludwig et surtout la Maréchale de Schwarzkopf, inégalable de ton, de noblesse, jouant comme personne avec les apparences : qui, aujourd'hui, égalera un tel trio ?» (Diapason) 
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Intégrales d'opéra - Paru le 20 octobre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
C’est en studio et en 1968 que fut réalisé cet enregistrement du Vaisseau fantôme sous la baguette du vénérable Otto Klemperer qui, mine de rien, frisait alors les 83 ans – il lui restait encore cinq ans à vivre. Le plateau, bien évidemment, est une de ces distributions de rêve, avec Theo Adam, Martti Talvela, Anja Silja et Anneliese Burmeister sous-tendus par un New Philharmonia et le chœur de la BBC des grands jours. On connaît les tempi assez amples de Klemperer, même s’il faut préciser que les chanteurs eux-mêmes impriment bien des durées au propos musical, puisque l’ouvrage ne manque pas de quasi-récitatifs. De la sorte, cet ouvrage « presque » court (pour Wagner, du moins) s’offre dans une lecture mesurée, très orientée vers la compréhension du texte et la clarté de l’orchestre. Il va sans dire que la bande originale a été soumise à une remastérisation des plus soigneuses, de sorte que l’on n’a vraiment pas la sensation d’écouter un enregistrement qui, mine de rien, a été réalisé voici un demi-siècle. Couleurs orchestrales, équilibres entre plateau et orchestre, présence vocale exactement-ce-qu’il-faut, c’est bien là un de ces enregistrements historiques de grande qualité qu’il ne faut pas manquer. © SM/QobuzCet enregistrement a fait l'objet en 2017 d'une remasterisation dans les studios d'Abbey Road à partir des bandes analogiques originales. De quoi donner l'envie de redécouvrir ce grand enregistrement dont on salue l'amélioration sonore. © Qobuz« Les plus forts peut-être Erik et Daland de la discographie moderne, les chœurs pas les meilleurs mais les plus galvanisés : rien ne dérange le tête-à-tête gigantesque d'un interprète s'égalant mégalomaniaquement à un chef-d'œuvre, et égalant ce chef-d'œuvre aux plus grands. Historique ? Mieux : épique !» Diapason
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Intégrales d'opéra - Paru le 11 mai 2018 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 3F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Cette Reine de Chypre de Fromental Halévy n’est sans doute pas l’opéra d’impérial génie injustement négligé que la planète lyrique ébahie attendait depuis cent cinquante ans… Mais il serait bien dommage de s’en priver quand même, surtout lorsque servi par un tel plateau, rassemblant Véronique Gens, Cyrille Dubois et Etienne Dupuis en tête. La partition, d’ailleurs, comporte mille merveilles vocales, des ensembles de grande originalité, mais l’orchestration n'est guère plus aventureuse que celle d’un ouvrage de belcanto italien de la même époque. La richesse mélodique, elle, fut soulignée dans l’article paru dans la Revue et gazette musicale d’avril 1842 : « C'est dans la Reine de Chypre que la nouvelle manière d’Halévy s'est manifestée avec le plus d'éclat et de succès. J’ai eu occasion d’exposer les conditions auxquelles, selon moi, est soumise la production d’un bon opéra, en indiquant les obstacles qui s'opposent à ce que ces conditions soient remplies complètement et en même temps par le poëte et par le compositeur. Quand ces conditions se réalisent, c'est un événement d'une haute importance pour le monde artistique. Or, dans ce cas-ci, toutes les circonstances se sont réunies pour amener la création d'une œuvre qui, même aux yeux de la critique la plus sévère, se distingue par toutes les qualités qui constituent un bon opéra. (…) Le compositeur a mis tout ce que son art a de plus enchanteur dans le duo où ils exhalent les sentiments qui les enivrent. Le fond sombre sur lequel se dessinent ces deux charmantes figures apparaît même à travers ces chants si brillants et si éclatants de bonheur comme un nuage sinistre, et leur communique un caractère particulier d’intérêt mélancolique. Rien n’égale en noblesse et en grâce la magnifique mélodie de la dernière partie de ce duo. » L’article se poursuit ainsi, des plus admiratifs. Le signataire ? Un certain Richard Wagner… Cette nouvelle édition de Volker Tosta de La Reine de Chypre s’appuie sur la réduction pour voix et piano de l’éditeur Maurice Schlesinger, révisée par Wagner et supervisée par Halévy lui-même, ainsi que sur la partition d’orchestre, plus courte, du même éditeur également supervisée par le compositeur, dont les parties manquantes ont été retrouvées dans le manuscrit de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra. À partir de passages primitifs (écartés ou non publiés) découverts dans ce manuscrit (dont il manque des pages), alors qu’ils étaient parfaitement interprétables, Tosta a reconstruit une version plus complète, que voici, à partir des différentes variantes existantes. © SM/Qobuz« [...] Si on regrette la disparition de tous les ballets, on salue une interprétation remarquable, portée par la direction précise et généreuse d'Hervé Niquet. [...] Cet enregistrement s'impose comme une très agréable découverte et une importante contribution à la discographie de l'opéra français du XIXe siècle.» (Classica, septembre 2018 / Damien Colas)« [...] L'œuvre abonde en subtilités poétiques [...] Hervé Niquet fait entendre ici un grand tact dans la conduite orchestrale (en particulier dans le rapport des instruments avec les voix). [...] Même si ce drame historique n'a pas la puissance théâtrale de La Juive, on se délecte d'une invention musicale qui, avant le sublime décanté du dernier acte, offre tant de séquences séduisantes [...] » (Diapason, juillet-août 2018 / Jean-Philippe Grosperrin)

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