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Classique - Paru le 7 septembre 2018 | Opera Rara

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
De Sémiramis (Seramide) de Rossini, on ne connait habituellement que la pétulante ouverture qui ne laisse rien présager du drame qui va suivre. Inspiré d’une tragédie de Voltaire, c’est le dernier opéra écrit en Italie par Rossini avant son exil parisien. Le compositeur y déploie tout un arsenal de savoir-faire qui font de cet ouvrage une de ses plus grandes réussites, préfigurant ce que sera un peu plus tard le grand opéra à la française. Avec ses récitatifs dramatiques, sa pyrotechnie vocale, l’importance du chœur, sa diversité d’arias, sa surabondance de vocalises et de coloratures, Semiramide exige des interprètes possédant une virtuosité vocale absolue et une maîtrise totale de la ligne de chant. Créé à la Fenice de Venise en 1823, cet ouvrage trop difficile est longtemps tombé dans l’oubli jusqu’à sa spectaculaire résurrection, en 1962 à la Scala de Milan, avec Joan Sutherland et Giulietta Simionato. Enregistré en studio juste avant le concert donné dans le cadre des fameux « Concerts Prom’s », le 4 septembre 2016 au Royal Albert Hall de Londres, cette nouvelle version, intégrale et conforme à la création vénitienne, a été d’emblée saluée par la critique. C’est la première interprétation sur instruments d’époque, avec le prestigieux Orchestra of the Age of Enlightenment (Orchestre du Siècle des Lumières) sous la direction légère et soyeuse de Sir Mark Edler. La distribution internationale réunit de grandes voix d’aujourd’hui avec Daniela Barcellona en Arsace, Mirco Palazzi en Assur et le ténor anglais Barry Banks en Idreno. Quant à l’écrasant rôle titre écrit par Rossini pour sa femme Isabella Cobran, il est assuré ici par Albina Shagimuratova, soprano russe, lauréate du Concours Tchaïkovsky en 2007. Sa voix ample et agile monte facilement à l’assaut des redoutables coloratures exécutées au cordeau, particulièrement dans l’air de bravoure du premier acte (« Bel raggio lusinghier »). Une belle réalisation de plus à l’actif du label Opera Rara qui reste l’un des rares à produire des opéras en studio, dans la plus pure tradition des grands enregistrements d’opéras réalisés par les grands labels historiques entre 1950 et 1980. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 2 novembre 2018 | Halle Concerts Society

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Il ne faudrait surtout pas se laisser tromper par le numéro d’opus des deux Suites de The Wand of Youth (La Baguette [magique] de la jeunesse), Op. 1a et Op. 1b. En effet, les deux suites furent écrites, rassemblées et orchestrées alors que le compositeur affichait cinquante printemps, et pouvait déjà s’enorgueillir d’avoir composé les Variations Enigma, les marches de Pomp and Circumstance, l’oratorio The Dream of Gerontius et deux autres par la suite, entre tant d’autres. Alors pourquoi ce cocasse numéro ? Simple : en 1907, Elgar se saisit de pièces qu’il avait écrites tout au long de sa prime jeunesse, en l’occurrence pour une pièce de théâtre jouée en famille, ainsi que de danses conçues alors qu’il travaillait, tout jeune encore, dans… un asile de fous, où s’était constitué un petit ensemble instrumental fait de bric, de broc et de fous. Ces pièces, bien sûr, furent sérieusement remaniées, et orchestrées avec l’art consommé d’un compositeur désormais célèbre et maître de tous ses moyens. Une musique fine, délicieuse, Salut d’amour au titre bien français, initialement intitulé « Liebesgruss », en allemand, était écrit comme tel pour sa fiancée en 1888, pour violon et piano, orchestré dix ans plus tard, et désormais au répertoire de tout violoniste qui se respecte. Enfin, Nursery Suite est encore un arc tendu de la maturité – l’ultime maturité, cette fois : 1930 – à l’enfance, puisque Elgar reprenait ici des esquisses tracées pendant sa prime jeunesse. Chose inhabituelle, la création eut lieu non pas en concert mais en enregistrement, aux célèbres Studios d’Abbey Road. Rien que de bien beaux ouvrages couvrant, d’une certaine manière, toute la vie d’un grand compositeur, d’une infinie tendresse – détachée de toute pompe à l’anglaise – et souvent empreints d’une douloureuse nostalgie. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 novembre 2015 | Halle Concerts Society

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Une voix de velours, presque de crooneuse, voilà la mezzo-soprano anglaise Alice Coote qui nous offre ici sa lecture très personnelle des si superbes Sea Pictures d’Edward Elgar, cinq mélodies à caractère maritime – que Mahler ne dédaigna pas de diriger à New York en 1910, preuve de l’immense estime dans laquelle il tenait son contemporain – de 1899 qui ne firent pas peu pour asseoir la renommée du compositeur. Même si ce sont plus particulièrement ses géniales marches de Pomp and Circumstance qui lui valurent la gloire définitive. On rappellera que la première et la deuxième marche furent écrites en 1901, tandis que les autres s’égrènent de 1904 à 1930. Elgar s’y montre un orchestrateur magicien, capable de conférer au genre de la marche – qui, chez d’aucuns, sonne parfois un peu militaire – ses lettres de noblesse : ce sont des marches de grande tenue, royales, amples, généreuses, à caractère parfois bien plus schubertien que sousesque ! En complément de programme, Mark Elder et l’Orchestre Hallé de Manchester nous proposent l’ouverture Polonia de 1915 qui, elle, ne manque pas d’un esprit quelque peu pompeux ; Elgar y cite certes Chopin, Paderewski et des mélodies populaires polonaises, mais le finale hisse tous les drapeaux. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 2 juin 2017 | Halle Concerts Society

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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | Halle Concerts Society

Hi-Res Livret
Deux des plus grandes symphonies du plus grand symphoniste anglais que fut Vaughan Williams, quel régal ! Pour la petite histoire, lui aussi composa neuf symphonies, comme quelques autres et non des moindres. La Sixième, terminée en 1947, est un véritable déluge orchestral dans lequel se rencontrent autant de saxophones hurlants et hystériques que de xylophones macabres, de cuivres délirants et de terrifiantes percussions martiales, en particulier dans le titanesque Scherzo que suit un sombre, fantomatique quatrième et dernier mouvement qui ne dépasse jamais le pianissimo (avec la fréquente précision « senza crescendo ») et dans lequel ne se rencontre ni thème ni développement, seulement une errance puissamment polyphonique faite de micro-cellules rythmiques et mélismatiques, dont certains moments parmi les plus désolés ne sont pas sans préfigurer la Troisième de Gorecki – bref, cette Sixième est un immense chef-d’œuvre. L’album signé du Hallé Orchestra dirigé par Mark Elder se referme avec la non moins imposante Quatrième de 1935, la première des symphonies de Vaughan Williams à ne porter aucun titre – musique pure donc, détachée de tout élément extérieur. Plus sévère que les trois précédentes, elle n’en est pas moins d’une grande profondeur et d’une sombre intensité, avec quelques amusantes réminiscences de Hindemith par moments, qui ne peuvent laisser personne indifférent. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 7 septembre 2018 | Opera Rara

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Classique - Paru le 17 août 2018 | Opera Rara