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Classique - Paru le 13 septembre 2019 | Naxos

Hi-Res Livret
Éternel absent des salles de concerts parisiennes, Albéric Magnard doit sa résurrection à Ernest Ansermet qui, le premier, enregistra sa splendide Troisième Symphonie en si bémol mineur à la tête de L’Orchestre de la Suisse Romande en 1968, quelques mois avant sa mort. Puis c’est Michel Plasson, inlassable défenseur du répertoire français, qui réalisa une magistrale intégrale symphonique à Toulouse dans les années 1980. Plus tard, Jean-Yves Ossonce signe à son tour une splendide version de ces symphonies à la tête de l’Orchestre de la BBC d’Ecosse, puis Thomas Sanderling fait de même à Malmö. Par une certaine ironie de l’histoire (Magnard est mort sous les balles allemandes durant les premiers jours de 1914 en voulant défendre sa maison), cette nouvelle version, dirigée par un chef d’orchestre français, nous vient d’outre-Rhin. Après avoir travaillé avec Michael Gielen et Nikolaus Harnoncourt, Fabrice Bollon se distingue par des choix programmatiques originaux et des interprétations marquées du sceau de sa personnalité. Directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Freibourg-im-Breisgau depuis 2008, il dirige également l’opéra de la ville, siège d’une des plus anciennes universités d’Europe et pionnière en écologie. C’est aussi un grand centre culturel et musical. Enregistrées en concert en 2017 et 2018, les Symphonies n° 3 et 4 de Magnard représentent le premier volet d’une intégrale symphonique et de musique de chambre que Fabrice Bollon a étalée sur plusieurs saisons, faisant découvrir à son public un des compositeurs les plus originaux et les plus méconnus que la France a engendrés. La musique de Magnard est traversée par un souffle puissant et conjugue à merveille l’esprit français aux grandes constructions symphoniques allemandes. Homme ombrageux, solitaire et loin de toute compromission, il avait courageusement défendu Alfred Dreyfus comme il a ensuite, au péril de sa vie, tenu tête à l’avance ennemie aux premiers jours de la Première Guerre mondiale. Sa mort héroïque ne doit toutefois pas masquer le musicien profondément puissant et original qu’il reste. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 24 janvier 2020 | Naxos

Hi-Res Livret
Deuxième volet d’une nouvelle intégrale bienvenue des symphonies d’Albéric Magnard, cet enregistrement des deux premières nous fait regretter encore plus amèrement la quasi disparition de ces quatre grandes symphonies françaises des programmes de concert, à moins d’aller les entendre en Allemagne, à Freiburg, où cette intégrale a été captée sous la baguette de Fabrice Bollon qui défend ce répertoire avec bonheur. Le paradoxe est grand si l’on songe que Magnard fut un des premiers morts de la Grande Guerre, tué par les Allemands au moment où il défendait son honneur et ses biens. Mais c’est un de ces pieds de nez dont l’Histoire aime souvent nous gratifier. Créée à Angers en 1893 alors que Magnard était encore étudiant auprès de Vincent d’Indy, la Première Symphonie contient déjà un solide métier. Même si la forme se cherche encore un peu, on ne peut qu’admirer certaines recherches de timbres audacieuses, comme l’emploi de trois saxophones utilisés dans le très beau mouvement lent, intitulé Religioso, composé à la manière d’un choral préfigurant ce véritable chef-d’œuvre qu’est la Troisième Symphonie, enregistrée sur le premier volume déjà paru. Composant frénétiquement, Magnard commence l’écriture de sa Deuxième Symphonie avant même la création de la précédente. Toujours sévère avec les autres comme envers lui-même, le compositeur écrit à son ami Ropartz à propos de son travail : « C’est la constipation de l’impuissance. Je vous jouerai cette ordure de dimension quand je l’aurai recopiée et m’en serai barbouillé les doigts ». Créée sous la direction du fidèle Guy Ropartz à Nancy en 1896, elle est massacrée par le public comme par la critique, ce qui incite Magnard à la réviser radicalement. Savourons juste le bonheur pour nous de pouvoir nous en barbouiller les oreilles. © François Hudry/Qobuz 2020