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Musique vocale sacrée - Paru le 26 septembre 2003 | Institut Européen des Musiques Juives

Au XVIIIe siècle, la vie juive en France se concentre dans trois foyers principaux : le Comtat Venaissin, le sud-ouest de la France et l’Alsace-Lorraine. Les pratiques musicales relèvent alors essentiellement de la tradition orale. La réforme consistoriale du début du XIXe siècle va entraîner des profonds changements dans les pratiques musicales synagogales : la musique est notée, des chœurs sont crées, l’accompagnement instrumental se généralise. Mais la Seconde Guerre mondiale et les bouleversements démographiques du XXe siècle entraînent le déclin de ces trois traditions. Il s’agit pourtant de traditions musicales profondément originales. La musique comtadine, aujourd'hui tombée dans l'oubli, présente le charme désuet de la musiqueprovençale du XVIIIe siècle. Les poésies religieuses sont en langue provençale, parfois mélangée à l’hébreu ou l’araméen. Les traditions bordelaises ou bayonnaises sont à l'image de l'ancienne Nation portugaise du sud-ouest de la France, qui connut un destin compliqué. S'y enchevêtrent des musiques d’origines diverses, des antiques cantillations bibliques aux arrangements harmonisés du XIXe siècle, en passant par la douceur des mélodies andalouses de l'Espagne médiévale. Dans la musique consistoriale enfin, l'utilisation de l'orgue, la beauté des chœurs mixtes et le soin apporté aux arrangements sont révélateurs d'un culte désireux d'intégrer les canons esthétiques de son époque et de s'ouvrir à la modernité. Les pièces contenues dans ce disque spour certaines inédites. Elles font intervenir un chantre soliste, Adolphe Attia, accompagné au clavecin ou à l’orgue par Mag Tayar, et soutenu par un chœur mixte de douze chanteurs dirigé par Michel Podolak.