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Lady Gaga

Cœur sincère et artiste à part entière !



Née Stefani Joanne Angelina Germanotta le 28 mars 1986, Lady Gaga est entrée dans son Hall of fame personnel en 2008 grâce à l’album The Fame, dont le succès retentissant connaît encore de beaux échos dans les esprits et dans les clubs. Celle qui n’hésite pas à dire : « J’ai toujours été célèbre, mais avant, personne ne le savait », a défrayé les médias par ses compositions entêtantes, ses clips sulfureux, son talent pour la provocation et son engagement auprès de la défense des LGBT dans le monde. Il n’en fallait pas plus pour que certains médias la sacrent en tant qu’égérie Dance-Pop de la première décennie du XXIe siècle. Les comparaisons avec Madonna fusèrent, ce qui, dans un premier temps amusa l’intéressée — qui n’a pas hésité à offrir au public américain de véritables sketches télévisés —, et ce, avant que la Madone se désolidarise de cette rivale-Diva trop empressée.



Avec ses tenues improbables, poses limites, provocations-fashion à la sauce Rungis à 5 h du matin au rayon boucherie, Lady Gaga possède un réel talent pour jouer avec ses fans et les médias. Ce qui a attisé les volées de bois vert de la part de ses consœurs les plus roublardes, dont Grace Jones, qui l’a démolie en lançant un « Je ne sais pas ce qu’on lui trouve car tout ce qu’elle a sur le dos, je l’ai déjà porté au moins une fois sur scène dans ma carrière ». Piques et pics dont Lady Gaga se fiche car, soutenue par des dizaines de fans qu’elle appelle ses petits monstres, et portée aux nues par les médias qui s’arrachent ses fringues et ses frasques, elle est entrée dans le royaume des intouchables… que l’on attend tout de même au tournant, tous crocs baveux au vent.



En 2009, The Fame Monster, une variante avec inédits de Fame, connaît également un vif succès avec les singles Alejandro, Telephone et Bad Romance. Puis la belle part sur les routes pour y présenter « The Monster Ball Tour ». Succès à tous les étages. Premier coup de mou avec l’album Born this way (2011) qui, tout en étant mieux écrit que The Fame, n’en a pas la superbe commerciale. Il inclut cependant l’excellent The edge of glory, le tubesque Judas (une redite de la patte Gaga) et le vigoureux Born this way, qui se veut un formidable plaidoyer en faveur de toutes les identités sexuelles. Une fois de plus, la Miss a repris son bâton de bergère, afin d’utiliser sa « Fame » et sa visibilité dans le but de défendre ses fans, tous ses fans, quels qu’ils soient. Une façon (sincère) bien à elle d’aider les jeunes et les moins jeunes à ne pas avoir peur de dire au monde qui ils sont, car Maman Gaga veille au grain et saura les défendre.



2013 : Lady Gaga s’offre un nouveau défi avec Artpop, son 4e album en 5 ans (son 3e et demi plutôt). Elle s’est entourée de producteurs de l’étoffe de Madeon, RedOn et Zedd. De prestigieux invités y apparaissent, dont R. Kelly, T.I. et Twista. Elle le décrit elle-même comme un voyage musical et poétique, plus mâture et plus endémique que Born this way. L’album a été globalement bien reçu par les journalistes musicaux qui y voient un mélange de textes engagés et de mélodies accrocheuses, avec ce supplément kitsch inévitable. Tout ce qu’on attend de Lady Gaga !



On peut penser ce que l’on veut de sa musique, mais Lady Gaga est une artiste sincère, plus engagée que bien de ses consœurs trop timorées et frileuses pour prendre le risque de hoquets dans leur carrière. Ce sont cette sincérité et ce franc-parler que ses fans reconnaissent avant tout, et qui font d’elle une artiste véritable qui n’a pas froid aux yeux et qui peut lever un majeur à Poutine en lui envoyant un « F*** You » bien balancé.



© Qobuz, 11/2013
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