Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique de chambre - Paru le 3 mai 2019 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Certains madrigaux et chansons parmi les plus populaires du XVIe siècle ont servi de modèle à des versions richement ornementées « alla bastarda » pour la viole de gambe. Cet enregistrement présente les œuvres vocales originales aux côtés des versions instrumentales d’une extraordinaire virtuosité, formant une première cime – sans doute jamais surpassée – de la littérature pour la viole de gambe. Paolo Pandolfo est, depuis vingt-cinq ans, l’un des violistes les plus importants de sa génération. Il a défriché en profondeur le répertoire de son instrument et l’a ouvert à de nouveaux horizons. Sa large discographie témoigne d’une connaissance profonde de tous les aspects du répertoire de son instrument. Pandolfo a enregistré non seulement les œuvres les plus importantes pour viole de gambe, mais s’est illustré aussi dans le cadre de projets plus personnels à travers lesquels il mêle son expérience acquise durant sa jeunesse comme contrebassiste et guitariste à des compositions et improvisations influencées par le jazz et le répertoire historique. Avec les diminutions «bastarda», sa virtuosité exubérante et sa sonorité riche, ronde et douce, homogène sur tout son registre, sert une musique d’une grande beauté. Paolo Pandolfo utilise une viole bastarda accordée de façon originale en quartes et en quintes avec des cordes qui font 9 centimètres de plus que la longueur usuelle, permettant de couvrir quatre octaves ; ainsi qu'une autre viole aux cordes plus courtes de 4 centimètres, accordée normalement, offrant une plus grande aisance pour les passaggi. Toutes les deux dotées de cordes en boyau nu (non filetées de métal). Dans ce projet assez particulier, avec des instruments construits ad hoc, Pandolfo s’entoure de certains des meilleurs interprètes actuels dans le domaine de la musique ancienne (Boysen, Granata, Chemin, Pedrini) et d’un ensemble vocal exquis, La Pedrina. © Glossa« [...] Avec le soutien coloré de trois partenaires attentifs et inspirés, Paolo Pandolfo se joue avec brio des effroyables difficultés techniques de ces répertoires, souvent qualifiés "d'athlétiques". [...] Les chansons et madrigaux, avant leur traitement ornemental, sont entonnés a cappella par La Pedrina. Ancor che col partire de Rore, où le soliste déploie par-dessus la polyphonie vocale les diminutions aériennes de Dalla Casa, est un sommet d'intensité expressive et poétique. » (Diapason, juin 2019 / Denis Morrier)
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 19 octobre 2018 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 étoiles de Classica
En participant au sauvetage de Francesco Bartolomeo Conti mis aux oubliettes depuis plus d’un siècle, Glossa nous permet d’apprécier ce compositeur, considéré de son temps comme l’un des meilleurs d’Europe, en nous offrant sa Missa Sancti Pauli dans l’interprétation de György Vashegyi dirigeant le Purcell Choir et l’Orfeo Orchestra. C’est curieusement l’oeuvre sacrée du compositeur qui a entretenu son maintien dans les mémoires collectives jusqu’à la fin du XIXe siècle alors que la cour impériale de Vienne, où il passa la plupart de sa vie, l’admirait surtout pour ses opéras, cantates et oratorios, que certains labels discographiques ont commencé à enregistrer. Signalons aussi que ce musicien florentin, adulé par les cantatrices, intéressa profondément deux de ses collègues – et non des moindres ! – Zelenka et Johann Sebastian Bach, qui achetèrent et copièrent ses œuvres. Moins préclassique que sa production dramatique, la musique religieuse de Conti mêle la douceur mélodique et le « style concertato » (pour voix et pour instruments) à une écriture proche du « stile antico », fuguée et en imitation. Cette Missa est une Messe du Credo – caractérisée par les répétitions du mot Credo – que Mozart ou Beethoven, entre autres, perpétueront. Le Purcell Choir fait montre des qualités d’homogénéité et d’intensité déjà appréciées dans ses précédents enregistrements Glossa – Rameau et Mondonville en particulier – que l’on retrouve aussi avec bonheur dans l’orchestre, à cordes principalement, et chez les brillants solistes vocaux, Adriána Kalafszky, Péter Bárány, Zoltán Megyesi et Thomas Dolié. Bárány et Megyesi sont aussi les solistes des deux pages additionnelles, le motet Fastos caeli audite et l’aria Pie Jesu, ad te refugio. © Glossa« [...] le quatuor de solistes ne vole pas bien haut – quand le contreténor sort du rang… Mais la musique est si riche (en ors comme en ombres) et Vashegyi voit si loin, au-delà des aléas du détail, que cette découverte nous vaut un festin. [...] La qualité de l’écriture culmine dans le traitement des voix solistes et dans les ensembles choraux concertants [...] Conti voit large. [...] Le Purcell Choir s’adapte bien aux exigences de cette musique, avec des tutti imposants et une précision louable dans les fugues. L’orchestre souligne avec puissance la solennité d’une page singulière [...] » (Diapason, février 2019 / Jean-Luc Macia)
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Classique - Paru le 2 juin 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
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Musique vocale sacrée - Paru le 5 mai 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
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Musique vocale profane - Paru le 28 octobre 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles de Classica
« Un Diapason d’or saluait déjà le Livre VI de la divine Compagnia. Un autre s’impose pour ce Livre III, et mérite encore plus de révérences vu la discographie clairsemée des quatre premiers opus du prince de Venosa. Pour le troisième (1595), aucune version de référence ne prévalait. La situation était d’autant plus regrettable qu’il revêt une importance considérable : sous l’influence manifeste de Luzzaschi (dont un madrigal est donné en complément de programme), son langage musical y gagne en hardiesse. Une théâtralité nouvelle apparaît [...] tandis que le contrepoint s’emplit d’expérimentations chromatiques et dissonantes. Toutes choses qui pouvaient passer inaperçues, [...] pas avec la fine équipe italienne – magnifiée par une captation superlative. La prise de risque, considérable, se fait presque oublier dans la perfection des six voix funambules. La justesse, du chant comme de l’émotion, met immédiatement l’oreille en confiance [...]. La fluidité des lignes, l’intelligence des mots captivent l’attention à chaque seconde. [...] Disque majeur : la dimension visionnaire du Livre III avait besoin de tels interprètes pour se révéler pleinement. » (Diapason, janvier 2017 / Denis Morrier)  
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Musique vocale sacrée - Paru le 29 avril 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - 4 étoiles de Classica
Dans la continuité des fondateurs que furent Lully et Delalande, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772) poursuivit et développa la tradition du Grand motet sacré à la française. Pour mémoire, le Grand motet – des ouvrages religieux tout à fait spectaculaires – était le genre dominant à la Chapelle royale jusqu’à la Révolution, tout en atteignant aussi le public général ; et justement, Mondonville fut l’un des sous-maîtres de musique de ladite Chapelle dès 1740, grâce à l’excellence de son motet Venite exultemus Domino publié cette même année. Le Purcell Choir et l’Orfeo Orchestra, dirigés par György Vashegyi, nous proposent quatre de ces Grands motets : De profundis, Magnus Dominus, Cantate Domino et Nisi Dominus, parfaits témoignages de l’art du compositeur à brosser d’imposantes fresques chorales, vocales et orchestrales dans un surcroît de richesse mélodique. L’enregistrement a été réalisé à Budapest sous les auspices du Centre de musique baroque de Versailles ; les chanteurs adoptent principalement la prononciation du latin à la française, bien plus adaptée que la sempiternelle (et souvent encombrante, surtout dans ce genre de répertoire) prononciation à l’italienne. © SM/Qobuz« Ces grands motets de Mondonville, enregistrés à Budapest par une équipe franco-hongroise et publiés sous un label espagnol, comblent un vide discographique : si, depuis l’enregistrement pionnier de William Christie (Erato, 1996), certains ont été donnés régulièrement au concert, aucun ensemble baroque ne s’était risqué à les graver au disque. [...] Dans le De Profundis, les inflexions préromantiques de l’Orfeo Orchestra annoncent Gossec, voire Berlioz, là où Les Arts Florissants, d’une grande élégance, tiraient davantage cette musique vers Lalande. [...] A l’exception d’Alain Buet au souffle un peu court (« Fiant aures »), les solistes se caractérisent par leur souveraine maîtrise et une interprétation, sans doute concertée, d’une grande force émotionnelle, comme pour conjurer la solennité des récits du compositeur narbonnais. Les interventions de Mathias Vidal, à cet égard, sont un modèle d’équilibre et d’expression. Saluons aussi la diction distinguée de Daniela Skorka et Jeffrey Thompson. Une réussite collégiale. » (Classica, juin 2016 / Jérémie Bigorie)
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Musique vocale sacrée - Paru le 25 mars 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles de Classica
La Compagnia del Madrigale s'est servi de la musique profane de Monteverdi pour la mettre sur des textes sacrés, ce qui donne entre autres une version polyphonique et spirituelle du Lamento d’Arianna intitulé ici Il pianto della Madonna. Ailleurs dans le programme, des thèmes pastoraux sur des poèmes religieux de Angelo Grillo ou Aquilino Coppini en viennent à exprimer la Crucifixion ou la Nativité. Une expérience inédite, doublée d'une interprétation impressionnante de musicalité et de perfection technique. (GG)« On ne peut qu'être impressionné par la pureté de l'intonation, l'homogénéité des timbres, la cohésion dynamique et la parfaite intelligibilité des paroles. Mais surtout, ce travestissement permet de redécouvrir la puissance expressive de la polyphonie montéverdienne, transfigurée par la profondeur émotionnelle de la poésie religieuse. [...] Comment ne pas se sentir élevé jusqu'aux portes du Ciel, avec une telle compagnie de madrigalistes, autant inspirés qu'innovants ?» (Diapason, avril 2016 / Denis Morrier)
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Musique vocale profane - Paru le 26 février 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Diapason d'or pour un album auquel on trouvera des défauts sans chercher bien loin, mais Diapason d'or évident car ému. Nous reviendrons souvent à ce bouquet d'airs de cour, quitte à enjamber les intermèdes en trio, et à troubler une succession si finement ajustée. En concert, ils offriraient des divertissements utiles et certainement agréables, mais sous les micros, les limites de deux violons courts de timbre sont évidentes, le geste se montre trop vague là où Couperin le veut agile, trop appuyé quand il s'agit d'être intense. [...] Rodrigue paniqué, Cyril Auvity porte chaque mot avec une autorité si virile, une intelligence si directe, une séduction si peu calculée, que les véhémences âpres de ce chant hors norme n'agressent pas l'oreille, captivée. Et quand elles s'apaisent pour deux notes ou une phrase entière, la douceur du ton n'amollit pas la projection du mot. [...] Le texte règne, le chant le sert comme ornement : une évidence au temps de Charpentier, une leçon aujourd'hui. [...] Les airs de cour, à proprement parler, arrivent plus tard avec leur lot de bergères fuyantes, de rossignols, de beaux parleurs. [...] Ceux de Charpentier sont à ranger parmi les joyaux méconnus du Grand Siècle. Un chanteur-poète leur rend justice. Le trio de continuistes fait merveille dans les airs » (Diapason, mars 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Duos - Paru le 29 janvier 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice
« Disciple de Chiara Banchini à Bâle, déjà saluée par trois Diapason d'or (Benda, CPE Bach, et récemment Caldara en dialogue avec Beyer) [...], Leila Schayegh nous laisse bouche bée dans un festin de couleurs et de phrasés orchestré avec le non moins virtuose Jörg Halubek. Ils disent travailler ces sonates ensemble depuis dix ans, on les croit sur parole. Ce n'est plus la barre de mesure qui les réunit mais l'élan proprement vocal des lignes — alors l'oreille suit l'écriture serrée le plus facilement du monde. [...] Grisante dans les tutti, la complémentarité des timbres prend des formes inattendues dans un Adagio où le jeu de luth contraste avec l'émission assombrie du violon, et celui où Halubek suspend ses guirlandes dans l'aigu sur les doubles cordes diaphanes. Et quelle main gauche du clavecin ! [...] Dans le dialogue toujours serré des six sonates, Halubek et Schayegh se répondent en toute liberté, avec une aisance joueuse et une palette sans précédent au disque.» (Diapason, mars 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Classique - Paru le 13 novembre 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles de Classica
« La parution de cet enregistrement, presque exclusivement constitué d'œuvres inédites, contribue donc à combler un important vide discographique. [...] Comme de coutume, Cantica Symphonia soutient les voix par quelques instruments, en particulier dans les motets mariaux qui complètent le programme. En différenciant certaines des parties, les choix d'instrumentation mettent en lumière la structure de la polyphonie, mettant souvent en jeu des superpositions complexes, et clarifient l'écoute.» (Classica, décembre 2015 / Guillaume Bunel)« C'est grâce à une retentissante série de récitals consacrés à Guillaume Dufay que le ténor piémontais Giuseppe Maletto a imposé les couleurs chamarrées de son groupe et sa liberté d'interprétation dans le monde des musiques anciennes. [...] Le groupe n'en est pas moins attaché au contrepoint de la génération de Josquin et des premières décennies du XVIe siècle. [...] Confié à six chanteurs (le plus souvent en quatuor), trois vièles, trois sacqueboutes et un orgue, le programme offre un kaléidoscope sonore comme on en a rarement entendu dans la production religieuse des années 1500. [...] Face à l'image de hiératisme qui s'attache parfois au contrepoint de la génération de Josquin, l'étonnante liberté d'inspiration d'Isaac trouve dans les intuitions sans tabous de Cantica Symphonia la plus éloquente des apologies.» (Diapason, février 2016 / David Fiala)
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Musique de chambre - Paru le 26 juin 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - 4 étoiles de Classica - Qobuzissime
Venise, Mantoue, Barcelone, Rome, Bologne et Vienne furent les points d’ancrage de Antonio Caldara auprès des grandes cours, ce qui explique bien le caractère cosmopolite de sa musique. Trois mille quatre-cent œuvres sont répertoriées, qui couvrent tous les formats de l’époque, du genre italien au style propre à l'Europe Centrale dans sa conception polyphonique et harmonique. La postérité s'est emparée des innombrables opéras, messes, oratorios, cantates et madrigaux de Caldara en laissant de côté ses œuvres instrumentales, dont ces Sonates à trois — deux violons et violoncelle, auxquels vient s’ajouter l’inévitable continuo —, des pièces d’une stupéfiante inventivité instrumentale. Musique foisonnante de celui qui fut aussi un grand virtuose du violoncelle en son temps ! Magnifique enregistrement de Amandine Beyer et Leila Schayegh entourées de leurs amis. Un talent fou : Qobuzissime brûlant !« Face à face pour la première fois devant les micros, deux des plus belles sonorités du violon baroque nous font perdre la tête dans huit sonates vénitiennes d'une inépuisable suavité. [...] Quel festin et quel plaisir des timbres immédiat ! Les trente-trois plages sortent d'une corne d'abondance intarissable, l'inspiration des interprètes ne faiblit pas un instant. » (Diapason, juillet 2015 / Gaëtan Naulleau)
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Concertos pour violon - Paru le 24 février 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Ciao Venezia… en mai 1740, Vivaldi quittait Venise pour Vienne où l’empereur Charles VI lui avait laissé espérer une vie musicale bien plus satisfaisante que la pâle vie que lui offrait Venise depuis des années, où l’opéra à la napolitaine avait supplanté les œuvres de Vivaldi, tandis que ses pièces instrumentales n’intéressaient plus personne. Or, Vivaldi à peine arrivé à Vienne, l’empereur passait de vie à trépas et pof ! Vivaldi se trouva pour ainsi dire à la rue, toute musique interdite pendant tout le temps du deuil, surtout la musique « légère » ou du moins virtuose et aérienne qu’affectionnait l’empereur, et pour laquelle il avait fait venir le compositeur. Rapidement Vivaldi n’eut d’autre choix que de vendre ses manuscrits à qui voudrait bien les acheter ; or il se trouvait là un collectionneur qui, pour une somme ridicule, le débarrassa en juin 1741 de nombre des dernières pièces qu’il avait composées. Et voilà donc conservés dans une belle bibliothèque privée une sérieuse portion d’œuvres du tout dernier Vivaldi, qui auraient risqué de passer à la poubelle si elles avaient suivi le sort du compositeur, mort dans la pauvreté et l’oubli à Vienne un mois à peine après avoir vendu ses précieux manuscrits. Bonheur dans le malheur, car nous connaissons donc le tout dernier Vivaldi, et force est de constater l’étonnante évolution du style, de l’écriture, de l’atmosphère même de ces concertos de l’adieu – admettons que le titre inventé par Fabio Biondi est un chouïa racoleur, mais après tout, s’il s’agit de vendre de la belle musique, bien jouée et bien enregistrée… © SM/Qobuz
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 24 février 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles de Classica
Il n’y a pas que Monteverdi en 1605 et Gesualdo en 1611 qui ont écrit des « cinquième livres de madrigaux », mais aussi le grand, le très grand Luca Marenzio en 1591. Les pièces étaient destinées aux célébrations des noces du duc de Bracciano et de Flavia Peretti, la petite-nièce du défunt pape Sixte Quint. On ne s’étonnera donc pas du ton légèrement badin du propos (quand bien même à six voix, un beau tour de force harmonique qui n’a rien de badin), là où huit ans plus tard le neuvième livre du même Marenzio, sur des textes de Pétrarque, ferait montre d’une profondeur de détresse assez abyssale. Mais marions-nous, marions-nous, et pourquoi pas sur la géniale musique de Marenzio : ces madrigaux sont de bout en bout un pur bonheur, surtout lorsque chantés avec tant de tendresse par la Compagnia del Madrigale. On ne parlera pas de redécouverte dans le cas de Marenzio dont les quelque 500 madrigaux, depuis la fin de la Renaissance (il est mort en 1599) n’ont cessé d’être joués, que ce soit sous forme vocale ou sous forme d’arrangement instrumental : une reconnaissance posthume qu’ont connue bien peu de musiciens de ces époques. Mais ainsi chantés, c’est quasiment une nouvelle vie que lui offre la Compagnia del Madrigale. © SM/Qobuz
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Ballets - Paru le 27 janvier 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
De la propagande, voilà très précisément ce qu’est cet opéra-ballet Les Fêtes de Polymnie. Propagande à la gloire de Louis XV, encore considéré comme « le bien-aimé » en cette année 1745, alors qu’à la fin de sa vie trente ans plus tard il était devenu « le bien-haï ». La France venant de remporter la bataille de Fontenoy, il convient de célébrer l’événement en grande pompe. La musique de Rameau se laisse emporter dans d’impressionnants tourbillons orchestraux, et des déclamations chantées d’une grande vigueur. Les allégories et personnages antiques sont sensés chanter la royauté française, ainsi revêtue d’un vernis d’immuable ancienneté, tandis que les parties dansées sont le prétexte à de magnifiques développements quasi-symphoniques. Polymnie ne fut plus guère représenté après le milieu du XVIIIe siècle, sans doute le sujet n’a-t-il pas grand intérêt en termes scéniques, tandis que les personnages ne développent aucun argument dramatique qui se tienne. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas écouter cette splendide partition, un peu comme une sorte d’oratorio glorieux ! Exemplaire interprétation de l’Orchestre Orfeo et le Chœur Purcell qui, comme leurs noms ne l’indiquent pas, sont hongrois pur-sang. Parmi les solistes, saluons la présence de l’impeccable Véronique Gens. Voilà une co-production bienvenue entre le Centre de musique baroque de Versailles, le Palais des Arts de Budapest et le Festival de Printemps de Budapest. © SM/Qobuz
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Symphonies - Paru le 6 mai 2014 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or
Frans Brüggen dans les trois dernières symphonies de Mozart, un crépuscule ? Un éblouissement ! Par la palette toujours unique et un souffle prodigieux. (c)Diapason
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Musique de chambre - Paru le 4 mars 2014 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Diapason découverte - 4 étoiles de Classica - Prise de son d'exception
On ne sait quasiment rien de la vie de Martin Berteau, dont le patronyme italianisé en Signor Martino a souvent créé la confusion avec Sammartini qui s'est vu attribuer à tort certaines de ses œuvres. Martin Berteau est pourtant un des pères, si ce n'est LE père du violoncelle moderne français, une Ecole qui perdure aujourd'hui encore et qui a vu éclore au fil des siècles des violoncellistes prestigieux. Il fut le premier à explorer les possibilités techniques et expressives d'un instrument qui s'est peu à peu imposé au détriment de la viole de gambe. De part son enseignement, il a formé la plupart des violoncellistes français de la seconde moitié du 18e siècle. Beaucoup de technique donc dans les partitions de Berteau, mais, surtout, beaucoup de (belle) musique sensible et expressive, que Christophe Coin et ses élèves défendent avec beaucoup de conviction. FH
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Musique vocale sacrée - Paru le 4 mars 2014 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Prise de son d'exception
Le feu et la glace brûlent pareillement, ainsi que nous l'ont appris les poètes comme notre propre expérience. Quoi de plus brûlant que la musique de Gesualdo qui nous vrille les sens comme une douleur. Les chromatismes violents de sa musique qui soulignent l'intensité des textes sont rendus avec une expression déjà baroque par La Compagnia del Madrigale. Point de frontière entre la puissance de l'amour sacré et de l'amour profane dans ces pages d'une austérité pourtant bouleversante de sensualité. La musique de ce grand mystique assassin et masochiste nous apparaît dans une aveuglante clarté. FH
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Classique - Paru le 3 septembre 2013 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles de Classica - Hi-Res Audio
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2013 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica - Hi-Res Audio
Quelle noirceur dans la restitution de l'étrange musique de ce prince assassin, probablement mort de s'être fait trop violemment flagellé par des jeunes hommes payés pour cette besogne... Quelle âpreté dans ces textes alliés aux clairs-obscurs caravagesques d'une musique hyper-expressive, dans laquelle Gesualdo se complaît comme pour mieux se repentir de son odieux forfait. Les frottements harmoniques de ce 6e, et ultime, Livre de Madrigaux sont saisissants, d'autant que La Compagna del Madrigale est d'une intonation parfaite et d'une très bouleversante expression. Ce n'est pas de tout repos, mais cet appel à la mort comme délivrance des tourments terrestres est singulièrement troublant... FH