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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 6 septembre 2019 | Sony Music CG

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Pas une semaine sans qu’un nouveau phénomène de la bouillonnante scène jazz anglaise ne surgisse. Ce jazz pluriel, mêlant tradition et sonorités soul, funk, rap, afrobeat, grime ou caribéennes, Ashley Henry ne le conçoit et ne le vit que comme ça. Né en novembre 1991 et diplômé de la Royal Academy of Music en 2016, le jeune pianiste londonien dont tout le monde cause a déjà travaillé avec des gens aussi recommandables et divers que le rappeur Loyle Carner, les chanteuses Christine & The Queens et Zara McFarlane mais aussi des épées du jazz telles Terence Blanchard, Robert Glasper, Jean Toussaint, Jason Marsalis ou Anthony Joseph. Pour son premier véritable album studio, baptisé Beautiful Vinyl Hunter, Henry signe un autoportrait musical sincère de son éducation et son héritage nourris de mixités. « Ma musique est une claire expression de ce que je suis, de ce qu’est Londres dans toute sa glorieuse mixité. L’immigrant en moi a des racines qui remontent jusqu’au XVIIe siècle. Il est important pour moi que ma musique aujourd’hui reflète ce lignage à travers différents genres musicaux et différentes générations. »Et c’est ce qu’il fait avec énergie et vigueur en compagnie des batteurs Luke Flowers (de Cinematic Orchestra) et Makaya McCraven, des trompettistes Theo Croker, Jaimie Branch et Keyon Harrold, du saxophoniste Binker Golding, du bassiste Dan Casimir, du batteur Eddie Hick, du percussionniste Ernesto Marichales, de la chanteuse Judi Jackson, du chanteur Milton Suggs et du rappeur Sparkz. Comme un Herbie Hancock du troisième millénaire, Ashley Henry répand un groove à la chaleur communicative et fusionne avec beaucoup de naturel tout ce qu’il touche ; même lorsque, au milieu de son disque, il glisse une reprise de Cranes (In the Sky) de Solange ! Pas de calcul, juste le plaisir pur et simple du partage. © Marc Zisman/Qobuz
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Électronique - Paru le 5 juillet 2019 | Transgressive

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Après deux maxis et une tournée qui les a révélés aux yeux de l’Europe, le combo de Kinshasa passe à l’épreuve du long format. Alliance de deux bricoleurs d’instruments (canettes, machines à écrire, ferraille…) et du performeur Makara Bianco, alias le diable de Lingwala, KOKOKO! inclut aussi le producteur français Xavier Thomas, alias Débruit (auteur du petit tube Nigeria What?), tout de suite attiré par “leur côté expérimental”. “Ils ne sont pas dans les clichés de la world music africaine. Ils ont envie de rompre avec le passé, le poids de la rumba congolaise. Il n’y a pas de limites, ils n’ont peur de rien.”C’est cette liberté, cette créativité née de la contrainte, qu’on retrouve entière sur Fongola, avec toujours cette quête de la collision sonore, entrechoquant polyrythmies et harmonies occidentales, guitares et likembés, bidons et TR-808. La formule, destinée au live, est toujours aussi efficace : des samples de sons de la rue, un kick techno 4/4, des lyrics faciles à chanter, une basse qui prend au corps, et nous voilà en transe. Enregistré dans des studios improvisés à Kinshasa et Bruxelles, le disque a été assemblé à Anderlecht par Débruit, qui évoque “un gigantesque puzzle sans plan et dont les pièces ne rentrent pas”. On ne pourrait mieux dire : en mélangeant tant de choses, mais sans jamais chercher à ce que tout ça tienne en place, les KOKOKO! sont parvenus à créer un chaos permanent. Et c’est sans doute ce qui rend ce projet si excitant. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 juin 2019 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Perdue au milieu d’une usine beige, Mademoiselle Brown pose. C’est graphique, bien pensé. Normal, la jeune femme est illustratrice chez MailChimp le jour. « C’est comme si j’avais deux emplois à temps plein : designer et musicienne », dit-elle. On la préfère musicienne la nuit. Sous son bleu de travail, Mattiel Brown planque une voix au timbre sauvage et impoli. Les vastes campagnes de la Géorgie – d’où vient cette rudesse sans doute –, Mattiel y a grandi avant de les quitter pour l’urbaine Atlanta. Elle y rencontre Randy Michael et Jonah Swilley avec qui elle commence à écrire ce qui sera la base de Satis Factory. Ils gèrent les compositions instrumentales, elle les paroles.L’alchimie fonctionne à merveille. Les riffs accrochent (Je ne me connais pas), les mélodies sont entêtantes, et puis il y a cette personnalité de caractère comme l’écurie Burger Records a l’habitude de flairer. Avec elle, Mattiel réhausse un folk 60's aux accents de surf pop, un blues hors d’âge jouxtant une soul vintage. Un mélange équilibré pétri d’influences, au rang desquelles elle cite pêle-mêle Screamin’ Jay Hawkins, Andre 3000, Marc Bolan, les Staple Singers ou encore Jack White. Très prometteur. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Soul - Paru le 10 mai 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
A quoi je sers vraiment ? Que faire de l’héritage de ceux qui m’ont influencé ? Et que laisserai-je derrière moi ? Ces belles questions métaphysiques, Jamila Woods se les est posées au moment d’attaquer son deuxième album logiquement baptisé Legacy! Legacy!. Un disque Qobuzissime ! Trois ans après Heavn, la soul sister de Chicago aligne douze chansons portant toutes le nom d’un artiste l’ayant marquée. Musiciens, peintres, écrivains, activistes, poètes, tout y passe ! Et les heureux élus sont Betty Davis, Zora Neale Hurston, Nikki Giovanni, Sonia Sanchez, Frida Kahlo, Eartha Kitt, Miles Davis, Muddy Waters, Jean-Michel Basquiat, Sun Ra, Octavia Butler et James Baldwin. Rien de lourdingue ou de didactique ici car la jeune Afro-Américaine attachée à sa Chicago natale ne fait jamais d’hommages frontaux mais plutôt des « à la manière de » assez subtils. Elle conserve surtout son style propre. Celui d’une poétesse les jours pairs (elle est directrice artistique du YCA, un centre dédié aux jeunes poètes), musiciennes les jours impairs et prof les jours fériés ! Et en digne héritière d’Erykah Badu et Lauryn Hill, elle enrobe tous ses mots d’un groove ultraraffiné, aux cambrures nu soul modernisées. Côté featurings, Jamila Woods favorise l’économie locale et solidaire en conviant des amis venant essentiellement de l’underground de la Windy City : le trompettiste Nico Segal, les MC's Saba et Nitty Scott, theMIND, Jasminfire… À l’arrivée, la protégée de Chance The Rapper aura mêlé en 49 minutes, avec intelligence et classe, l’engagement et l’entertainment, le combat et le groove. Parfait. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 26 avril 2019 | Sekito

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Pas la peine de vérifier si Alfa Mist a lu tout Roland Barthes, le gourou du structuralisme… Derrière ses claviers, le Britannique a conçu son album Structuralism avec un objectif plus modeste : « J'ai été affecté par mon environnement. Mon éducation m'a façonné d'une manière qui fait que je ne sais pas comment communiquer. Le structuralisme signifie “je suis qui je suis à cause de la structure de la société dans laquelle j'ai grandi”. Maintenant, j'ai besoin d'apprendre à communiquer. » Ce qu’Alfa Mist communique – très bien – avec son deuxième album, c’est un sens inné du groove feutré et un besoin vital de l’échange. Une énième preuve de la vitalité de la scène jazz britannique actuelle qui picore dans la soul, le funk et le hip-hop. Ce hip-hop sera d’ailleurs le premier chapitre de la saga du jeune musicien.Après avoir passé ses journées à faire des beats pour des prods de grime et de rap, le Londonien découvre le jazz via les samples et décortique aussi bien des albums de J Dilla que ceux de Miles Davis et même du compositeur de BO Hans Zimmer, l’une de ses grandes idoles. Surtout, Alfa Mist plonge de manière autodidacte dans l’univers du piano et des claviers. Avec Structuralism, il dessine, à l’aide d’un Fender Rhodes ou d’un piano classique, les contours d’un jazz soul mélancolique et voluptueux. Un groove atmosphérique sous influence Herbie Hancock/Robert Glasper qu’il sculpte avec ses complices le trompettiste Johnny Woodham, les batteurs Peter Adam Hill et Jamie Houghton, le guitariste Jamie Leeming, les bassistes Kaya Thomas-Dyke et James Rudi Creswick, les violonistes Katie Neaves, Simmy Singh et Lucy Nolan et la violoncelliste Peggy Nolan, sans oublier Jordan Rakei sur la chanson Door. A l’arrivée, cette partition aux teintes pastel (pas de basse slappée ni de double batterie chez Alfa Mist !) confirme les talents de coloriste d’un musicien à suivre de près. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 avril 2019 | Partisan Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
A peine remis de Songs of Praise, premier album Qobuzissime des Londoniens de Shame, l’œil du cyclone rock’n’roll se déplace cette fois plus au nord, à Dublin. Là, un gang tout aussi teigneux baptisé Fontaines D.C. serre les dents très fort pour montrer comment le revival postpunk actuel a encore quelques gifles, mandales, coups de genou et autres uppercuts à distribuer. Si le premier album de ces Fontaines D.C., Dogrel, prend racine dans un terreau connu (The Fall, Joy Division, Gang Of Four, Public Image Ltd.), l’engrais est différent. Il y a d’abord cette singularité irlandaise qui transpire de ce disque pleurant un Dublin de carte postale éradiqué par la mondialisation et la gentrification. Dogrel se termine d’ailleurs par Dublin City Sky, ballade acoustique qui fleure bon le vieux pub, la Guinness fraîchement tirée, et qu’on jurerait échappée d’un disque des Pogues, leur groupe préféré. La bande de Grian Chatten a aussi la particularité de vénérer la littérature et la poésie autant que le rock’n’roll et la folk music. D’où cette sensation permanente d’entendre un brûlot de pur postpunk revendicatif jamais bas du front. C’est la force de Dogrel. Être lettré sans la ramener. Enervé et toujours audible. Sur le tubesque Big, Chatten hurle « my childhood was small, but I'm gonna be big » (mon enfance a été petite, mais je vais devenir grand). Big, Fontaines D.C. risque de l’être très très très vite… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 mars 2019 | ATO Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Grosse claque ! Une toute jeune Londonienne qui dit avoir appris à gratouiller en rejouant les plans des Libertines. A la maison résonnaient le folklore turc qu’écoutait papa et la musique classique, Simon & Garfunkel et Cat Stevens que passait maman. On murmure enfin que sa sainte trinité personnelle réunirait Nina Simone, Amy Winehouse et les Pixies. Décor planté ! Seule certitude, le rock, la soul et l’énergie, pour ne pas dire la gouaille, la musique de Nilüfer Yanya les magnifie tous ! Miss Universe, son premier album, est surtout l’impeccable digestion de ces références, ces disques et ces époques. Sa construction est même parfaite avec tubes nerveux aux refrains imparables (In Your Head), ballades sensibles mais pas mièvres (Monsters Under the Bed), pop décalée (Paradise), R&B minimaliste (Safety Net) et mille autres délices. Il y a surtout chez Nilüfer Yanya une fraîcheur qui ne court pas les rues de la pop et du rock actuels. Autant de charisme musical, de couleurs vocales et de maturité de plume à seulement 23 ans valaient bien un Qobuzissime ! © Marc Zisman/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 22 mars 2019 | Wagram Music - Cinq 7

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Des arrangements superbement dépouillés (Essentiel) alliés à une rythmique souvent uptempo (Aussi Jolie, Belles Sueurs) ; des paroles intimistes et poétiques dévoilant les différentes facettes du tempérament du chanteur, mais qui s’adressent en même temps aux inquiétudes et aux espoirs d’une génération : le deuxième album de Malik Djoudi (après Un en 2017) forme une synthèse idéale de la chanson électronique à la française. Avec sa voix androgyne, il chante la nuit (Épouser la nuit), le voyage imaginaire (Train de nuit), la folie (Folie douce), le tout sur des mélodies magnétiques dont lui seul a le secret. Si les guitares neurasthéniques et les nappes synthétiques, glaçantes et hypnotiques constituent les timbres de prédilection du chanteur poitevin, ce dernier invite parfois d’autres instruments dans son petit monde, souvent sous forme de samples réconfortants (les cuivres de Dis-moi que t’y penses).L’album a été conçu en trois temps et dans trois lieux différents. Les chansons ont été composées dans le home studio de Malik Djoudi à Poitiers (tout comme l’enregistrement des musiques), les voix ont été faites à Paris, et le mixage a été effectué à Margate en Angleterre, avec Ash Workman (Metronomy) aux manettes. Amaury Ranger du groupe Frànçois & The Atlas Mountains était également présent lors de ces séances. Autre invité de marque : Etienne Daho, lequel chante en duo avec le jeune homme dans A Tes Côtés – un morceau enregistré avec l’interprète de Week-end à Rome, mais aussi et surtout conçu en son hommage. Cette chanson, ainsi que l’album dans son ensemble, c’est finalement un talent singulier construit sur de solides fondations. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 mars 2019 | Sub Pop Records

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L’emballage intrigue. Stetson sur la tête, masque sur les yeux et voile à franges sur la bouche, Orville Peck avance comme un énième vengeur masqué, camouflé, casqué, caché, prêt à rejoindre Daft Punk, Cascadeur, les Residents, MF Doom et autres SBTRKT. De plain-pied, le bonhomme a surtout l’allure d’un cow-boy échappé d’un rêve imaginé par David Lynch. Une sorte de version improbable du Lone Ranger, ce personnage de fiction apparu en 1933 dans un feuilleton radiophonique, puis dans une série télévisée quinze ans plus tard, véritable icône de la culture pop américaine… Lorsqu’il ouvre enfin la bouche, son chant est celui d’un crooner intemporel. Il y a du Elvis, du Roy Orbison, du Chris Isaak, du Lloyd Cole voire du Marlon Williams dans cette voix de lover invétéré dont Orville Peck n’abuse jamais des effets. Avec Pony, son premier album Qobuzissime qui paraît sur l’excellent label Sub Pop, ce mystérieux natif d’on ne sait où, âgé d’on ne sait combien d’années, enchaîne les ballades romantiques décalées et les complaintes oniriques. Des chansons grandioses qu’il drape dans une production où règnent la réverbération, les guitares twang, les batteries cotonneuses et la steel-guitar impressionniste. Comme si country et shoegaze pactisaient le temps d’une torride nuit d’amour. Cœurs brisés, motels désertés, autoroutes infinies et paysages de western délavés, voilà un beau disque qui laisse entrevoir toute une imagerie fascinante dont Orville Peck est le peintre doué. Reste à fermer les yeux et rêver avec lui. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 25 janvier 2019 | Decca (UMO)

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Protéiforme, le premier XamVolo étonne. A 23 ans seulement, le Londonien devenu Liverpuldien infuse dans All the Sweetness on the Surface une soul délicate ourlée de jazz et pop, déjà bien distillée dans ses deux EP précédents, Chirality (2016) et A Damn Fine Spectacle (2018). Un grammage savant qui se décline le long de quinze titres hétéroclites. Rien ne se ressemble vraiment, sinon cette voix chaude, bien collée à toutes ces syllabes déroulées nonchalamment. Il faut donc se perdre dans la volupté des courbes R&B dessinées par quelques riffs de guitares, synthés lointains, chœurs ramollis et du tempo alourdi de ce Lose Love, très suave. Apprécier les cuivres jazzy bien découpés de Feel Good qui sample du Thelonious de Thelonious Monk. Rougir de la soul patinée de Old Soul. Derrière ces carreaux ronds fumés, Samuel Akinlolu Folorunsho a tracé le parfait cadre néosoul où se lover. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 octobre 2018 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Un dandy anglais à la voix nonchalante, un pionnier de la French Touch, et une riot girl, c’est la collaboration surprise de l’automne entre Baxter Dury, Étienne de Crécy et Delilah Holliday. L’histoire a démarré fin 2017 par le SMS d’un Baxter Dury désœuvré à Paris demandant à la moitié de Motorbass s’il n’avait pas quelques instrus qui traînaient. S’ensuivit un ballet entre Gare du Nord et Saint-Pancras avec l’ajout dans la boucle de la chanteuse du combo punk londonien Skinny Girl Diet, qui a démontré une vraie aptitude pour la soul/R&B sur sa première mixtape Lady Luck Vol.1 au printemps 2018. A chaque moment de libre, le trio se retrouve dans le studio de De Crécy avec comme mantra la simplicité de Sleaford Mods, créant finalement “un enfant mutant des 80’s qui ne se serait pas complètement développé”, selon les termes de Dury.Etienne de Crécy a ainsi enlevé toutes les fioritures, servant quasiment des démos à ses partenaires, des productions synth-pop pour la plupart réduites à une basse qui gigote, une boîte à rythme mixée bien au fond et un piano. Et ça fonctionne : le single White Coats prouve qu’il ne faut pas grand-chose pour faire une bonne chanson, tant qu’on a de bons chanteurs. Tout au long du disque, ce sont les voix qui créent l’ambiance, le timbre grave et indolent de Baxter Dury répondant aux refrains soulful de Delilah Holliday, sans laquelle ce disque aurait semblé un peu terne. “Etienne a créé un fond musical pour cette histoire confessionnelle et Delilah l’a poussée vers quelque chose de plus émotionnel, raconte Dury. C’est un mélange improbable qui marche parce qu’il est court, simple et honnête.” © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 octobre 2018 | CRYBABY

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Francis Mallari, Elliot Berthault, Maxime Gendre, Simon Dubourg, Guillaume Rottier : cinq garçons pour un postpunk beau et violent made in France. Rendez Vous, c'est de la galanterie patinée à la froideur des 80's avec une saveur fraîche, à peine déballée. Qui ne sonne pas français. De Fad Gadget à Soft Moon, le quintet brasse foule d'influences sans jamais tomber dans la copie pâle. Après deux EP, Rendez Vous en 2014 et The Distance en 2016, les Parisiens ont creusé la noirceur d'un punk froid mais doux comme le carrelage, élégant et élimé, jamais graveleux ou vomiteux. C'est un rendez-vous romantique en noir et blanc, qui a la classe, qui claque. La voix rauque et déglinguée de Francis, sa guitare découpée et ses synthés défoncés, surtout cette ligne de basse appuyée (Sentimental Animal, Paralyzed) et bien déroulée pour assurer un rythme martial mais loin d'être poussé à bout, Rendez Vous a su articuler sa colonne vertébrale pour se tenir droit, passer au Superior State. Déjà, dès le premier rencard. Et ceci, pour mieux tout faire gicler sur scène. Excellent. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 octobre 2018 | Communion Group Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dommage de réduire Tamino-Amir Moharam Fouad à un simple héritier de Jeff Buckley entouré du Radiohead des débuts. Surtout que le songwriter belge âgé de seulement 21 ans offre plus que cela sur son premier album ; et ce même si Colin Greenwood, bassiste du groupe britannique, participe au disque… Tamino, natif d’Anvers fasciné par John Lennon, a toujours gardé dans un coin de sa tête, sous sa crinière noire de jais, ses origines égyptiennes. Et la musique arabe que sa mère passait à la maison avait même encore plus d’intensité lorsqu’elle était l’œuvre de Muharram Fouad, son grand-père chanteur-acteur, star dans Le Caire des sixties… Cet éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen, une autre de ses idoles. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. C’est ce chant qui transforme Amir en un long roman poignant. Un récit d’apprentissage alternant entre le rêveur (le folk épuré de Verses) et le lyrique comme sur So It Goes, Each Time et Intervals conçus autour d’une section de cordes arabisantes. Un disque Qobuzissime qui, au fil des écoutes, impose sa poésie originale et touchante. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 octobre 2018 | Kitsune Musique

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L’histoire de Parcels est à la fois un vrai rêve de gosse et une belle aventure humaine. Fondé il y a seulement quatre ans, pour ce qui est “le premier vrai groupe” de chacun des membres, le quintet, gavé de musique et accro à Steely Dan, a vite affiché complet lors de ses premiers concerts du côté de Byron Bay, un spot de surf situé tout à l’est de l’Australie. Mais même à l’autre bout du monde, le parfum des nuits berlinoises les pousse à venir tenter leur chance en Europe. Bonne pioche : le hub de la musique internationale que constitue la capitale allemande les place sur le chemin du label parisien Kitsuné. Après deux maxis où ils démontrent toute leur osmose, Thomas Bangalter vient les féliciter et leur filer quelques conseils après un concert à Paris, produisant quelques mois plus tard leur single Overnight.Désormais affublés d’un totem “protégés de Daft Punk”, les Australiens présentent leur premier album en insistant sur le collectif – symbolisé par le titre du disque, Parcels –, une vague pop-funk qui ressemble à un album des Beatles avec Nile Rodgers à la gratte. Et au bout des douze pistes (dont trois singles ont déjà fait tourner les têtes, Tieduprightnow, Bemyself et Lightenup), on se rend compte que ce groupe est vraiment un groupe, et que ces types n’aiment rien d’autre que jammer. Les paroles de Lightenup ont ainsi été écrites collectivement, preuve que les Parcels ont envie de faire de la route ensemble (ou au moins que leur chanteur n’est pas trop mégalo). Et tant qu’ils garderont cet état d’esprit, on ne voit pas bien ce qui pourrait les faire dévier de leur autoroute du soleil. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 5 octobre 2018 | Warner Classics

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Pour son premier album de récital avec orchestre, la jeune soprano franco-danoise Elsa Dreisig a imaginé de présenter, se reflétant en miroir, cinq couples d’airs aux rapports ambigus. Ces mises en regard font s’entrechoquer volontairement styles musicaux, instants dramatiques, périodes historiques et vocalités contrastées : classicisme et romantisme se complètent, terreur et réjouissance se répondent et c’est l’âme féminine sous toutes ses facettes qu’il est ainsi donné à voir. Le premier « couple » implique des miroirs : celui dans lequel s’admire Marguerite du Faust de Gounod, celui de Thaïs dans l’opéra éponyme de Massenet. Vient ensuite Manon Lescaut tel que vu par Puccini, Manon (sans Lescaut) imaginée par Massenet. Juliette ensuite, dans une mise en parallèle assez hardie de Daniel Steibelt, un compositeur allemand quelque peu oublié de la première époque romantique, avec la Juliette de Gounod. Elsa Dreisig poursuit avec les deux celèbres Figaro, celui du Barbier de Rossini et la délicieuse Rosine, celui des Noces de Mozart dans les tendres accents de la comtesse désemparée. Enfin, beaucoup plus hardi encore, elle finit avec la Salomé de Hérodiade de Massenet, tendre jeune femme qui ne cherche absolument pas à se faire servir la tête de qui que ce soit, puis celle de Strauss et ses délires sanguinaires. Sans doute afin d’éviter toute tentation de comparaison avec d’autres enregistrements déjà existants, elle a préféré choisir la version française de 1907 – on rappellera quand même que la pièce d’Oscar Wilde était elle-même conçue en français d’emblée. Voilà un éventail des plus extraordinaires qui se puisse imaginer pour un premier récital discographique. Dreisig est accompagnée par l’Orchestre de Montpellier que dirige Michael Schønwandt. © SM/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 28 septembre 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Qobuzissime
Premier album en solo du jeune et excellent ténor français Julien Behr, que l’on a déjà pu entendre à l’Opéra de Paris, au Théâtre des Champs-Elysées, à l’Opéra de Bordeaux et de Lyon, à Salzbourg, à Vienne, Londres, Cologne et tant d’autres grandes scènes mondiales ; et au disque dans plusieurs ouvrages lyriques dont L’Enfant et les sortilèges avec la Radio bavaroise. Pour ces débuts discographiques de récital, il a eu le flair de choisir des airs d’opéras français bien moins courus que ceux des sempiternels Don José, Roméo, Faust et autres grands héros, préférant sélectionner dans le répertoire romantique (élargi jusqu’à la Première Guerre, disons) des perles dont la plupart sont bien trop rarement entendues. De Gounod, c’est chez Cinq-Mars qu’il puise ; chez Bizet, dans La Jolie fille de Perth (une des pages les plus exquises de Bizet), chez Thomas dans Mignon ; puis, plus connus mais quand même pas très courus, des airs qu’il va chercher chez Léhar dans La Veuve joyeuse, chez Godard dans Jocelyn, chez Delibes dans Lakmé. Sa diction absolument impeccable, sa voix transparente et aérienne qui n’est pas sans évoquer Heddle Nash ou Jussi Björling, voilà qui sert ce répertoire à la perfection. L’album se referme à quelques encablures au-delà du répertoire romantique, il est vrai, avec Vous qui passez sans me voir de Charles Trenet – enfin, le texte est du Fou chantant, tandis que la musique est signée Johnny Hess et Paul Misraki, une chanson initialement destinée à Jean Sablon – qui témoigne de l’attachement de Behr pour des genres plus légers certes, mais dans des interprétations toujours tirées à quatre épingles. © SM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 août 2018 | Jazz Village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Mourir aujourd’hui. En créole, mo jodi. Tout est dit dans le titre du premier album de Delgres, impeccable trio qu’on pourrait vite réduire à des Black Keys ayant jeté l’ancre aux Antilles… Delgres pour Louis Delgrès, colonel d’infanterie abolitionniste né à Saint-Pierre, célèbre pour sa proclamation antiesclavagiste, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes qui voulaient rétablir la traite des Noirs. Ce Delgrès et ses 300 hommes se voyant perdus face aux soldats de Bonaparte préfèrera se suicider à l'explosif en vertu de la devise révolutionnaire “vivre libre ou mourir”… Ce nom chargé d’histoire n’enferme pourtant jamais Pascal Danaë, Baptiste Brondy et Rafgee dans le pesant trip du groupe « à message ». Delgres brandit fièrement son blase et les idéaux qui vont avec, mais fait avant tout du rock aux contours garage, biberonné au blues primitif, à la soul crue et aux sonorités venues de La Nouvelle-Orléans.En associant guitare dobro, batterie et surtout sousaphone, ce tuba atypique croisé dans les fanfares de carnavals aux Antilles ou à La Nouvelle-Orléans justement, le trio impose son originalité. Dans sa plume aussi, Danaë alterne, avec beaucoup de naturel, entre créole et anglais, histoire de brouiller davantage les frontières entre ses influences qu’il a toujours traitées avec goût dans son parcours de vieux routier (Rivière Noire, meilleur album de Musiques du monde aux Victoires de la Musique 2015, c’était lui notamment). Un kaléidoscope stylistique à l’image de la ballade Séré Mwen Pli Fo, chanté en duo avec Skye Edwards de Morcheeba. Dans ses instants nerveux comme ses séquences nostalgiques et touchantes, Mo Jodi parle d’histoire mais aussi d’espoir, tend des ponts entre les continents et les siècles et s’avère un périple jouissif de rock’n’blues’n’soul aux effluves de rhum arrangé qui prend aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
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House - Paru le 31 août 2018 | Neverbeener Records - Grand Musique Management

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Kiddy Smile veut rendre la house populaire. Alors que la house vintage revient en force depuis quelques années, et que vingt ans se sont écoulés depuis que la French Touch a envahi les charts, l’emblème de la scène ballroom et voguing parisienne ne cache pas ses ambitions avec ce premier album. Après avoir marqué le public avec son titre Let A B!tch Know en 2016, Kiddy Smile, signé sur le médiatique label Defected, vise plus large et convoque les esprits de Robin S, Armand Van Helden ou Mojo, ses références en termes de chansons, rêvant peut-être à un destin à la Sylvester, icône gay américaine auteur du hit planétaire You Make Me Feel (Mighty Real) en 1978.Mais ça ne veut pas dire qu’il lâche la house, qui constitue le substrat de quasiment tous les titres de ce disque, et notamment la vocal house, portée par Ron Trent et surtout Frankie Knuckles, qui envoya le genre dans le mainstream américain durant les 90’s avec ses remix de hits soul/pop. Le modèle est-il transposable en France ? A voir, mais Kiddy Smile, assisté de Julien Galner de Château Marmont à la production, met tous les atouts de son côté, comme sur Be Honest featuring Rouge Mary, superbe titre soulful bien fédérateur, ou One Trick Pony, produit par Boston Bun (Ed Banger), qui aguiche bien dans un crossover pop/R&B. Deux titres à fort potentiel, accompagnés de moult hit de clubs sur lesquels on a déjà envie de danser (House of God, Burn the House Down), et du single Dickmatized, qui rappelle l’efficacité du duo italien de fidget Crookers. Voilà ce qui s’appelle réunir les éléments du succès, ce qui méritait forcément un Qobuzissime. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Électronique - Paru le 27 juillet 2018 | Brainfeeder

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
On l’avait compris dès You'll Understand, son second maxi paru en 2016 sur Distant Hawaii, sous-division du label londonien Lobster Theremin (tête de gondole de la house lo-fi) et ce titre mélancolique et exaltant Talk To Me You'll Understand : Ross From Friends a de l’or au bout des doigts et il atteint sa plénitude sur ce premier album travaillé dans ses moindres détails durant deux ans, une cinquantaine de minutes qui combleront ceux qui avaient succombé au charme de sa house soyeuse et devraient lui assurer une nouvelle base de fans invétérés. Car la musique de Ross From Friends a un côté addictif, attestée sur Thank God I’m a Lizard, une house chamanique avec des guitares floydiennes en delay, tandis que Wear Me Down dévoile un aspect plus aquatique, rappelant les productions de l’Argentin Ernesto Ferreyra et les gouttelettes chères à Cadenza, le label de Luciano. À l’aspect hypnotique de ces références de la minimal techno, Ross From Friends ajoute un supplément d’âme, puisé dans son histoire familiale. Ses parents étaient parmi les premiers travelers, ces Anglais qui se baladaient à travers l’Europe dans les 80’s avec un soundsystem pour propager les premiers émois électroniques (hi-NRG, italo-disco…). The Knife, une sorte de synth-pop soulful qui nous replonge d’ailleurs dans ces ambiances 80’s, avant qu’il ne s’essaye avec réussite à des BPM plus élevés sur la techno de Project Cybersyn. “A chaque fois que je commençais à travailler sur un morceau, j’ai tout de suite été happé par l’aspect le plus émotionnel des choses, explique-t-il. C’est sûrement l’une des parties les plus importantes du travail autour de l’album, essayer de puiser dans ces émotions là, dans cette instabilité émotionnelle.” Une démarche qui rappelle celle d’un autre producteur britannique de la nouvelle génération, Leon Vynehall, qui a construit son dernier album Nothing Is Still autour de l’histoire des grands-parents, avec un résultat tout aussi émouvant. Le superbe Parallel Sequence et ses breakbeats montrent aussi que l’Anglais n’est pas fixé sur le kick, et que, à l’inverse de tant d’autres, la boîte à rythme n’est pas au centre de sa musique. On serait d’ailleurs bien en peine de définir un axe rotatif, tant ses chansons (le terme est approprié en ce qui le concerne) semblent émaner d’une idée, d’un concept. Le reste de l’album est tout aussi envoûtant, et on se laisse porter d’un bout à l’autre des douze plages sans forcer, dans cette couverture de ouate dans laquelle Ross From Friends nous a enveloppé. On est seulement à l’été, mais voilà déjà sans doute l’un des albums de l’année et pour sûr un parfait disque Qobuzissime. © Smaël Bouaici/Qobuz