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Keith Jarrett|The Köln Concert (Live at the Opera, Köln, 1975)

The Köln Concert (Live at the Opera, Köln, 1975)

Keith Jarrett

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Chaque époque du jazz depuis la fin du XIXe siècle eut ses pianistes références : Scott Joplin, James P. Johnson, Earl Hines, Fats Waller, Art Tatum, Nat King Cole, Oscar Peterson, Erroll Garner, Bud Powell, Thelonious Monk, Dave Brubeck, Ahmad Jamal, Bill Evans, Cecil Taylor et quelques autres marquèrent à jamais leurs décennies d'une empreinte inaltérable. Les années 60 et 70 furent celles d'Herbie Hancock, Chick Corea et Keith Jarrett (tous trois révélés dans l'entourage de Miles Davis), mais c'est sans aucun doute ce dernier qui remporta le plus de succès populaire au point de largement déborder le public jazz et toucher les amateurs de musique toutes catégories confondues. Enregistré le 24 janvier 1975 à l'Opéra de Cologne, le Köln Concert y est pour beaucoup. Un génie de l'improvisation livré à lui-même, à ses propres digressions, à son inspiration, ce jour-là, divine. © JMP/Qobuz


Tout comme la Joconde pour le Louvre, le concert de Cologne de Keith Jarrett est une vitrine pour ECM. Avec 4 millions d'exemplaires vendus, c'est non seulement le plus grand succès de l'histoire du label mais aussi l'album de piano solo le plus vendu ! Et beaucoup de ceux qui ont acheté cet enregistrement en direct le 24 janvier 1975 à l'Opéra de Cologne, n'avaient pas encore d'album de jazz dans leur collection de disques. Pourtant, le phénomène mondial a connu ce soir-là les conditions les plus défavorables. Le pianiste américain était épuisé par un long voyage en voiture, avait mal au dos et avait trouvé sur scène un piano à queue bon marché au lieu du Bösendorfer qu'il avait commandé. "Je pense que si Keith a si bien joué c’est précisément à cause de ce piano médiocre", a déclaré plus tard le producteur Manfred Eicher. "Ne pouvant tomber amoureux du son de cet instrument, il a adapté son jeu en conséquence pour en tirer le meilleur parti malgré tout". Mais que reste-t-il, au-delà des anecdotes et des enregistrements, de ce que les 1400 auditeurs ont entendu ce soir-là ? Jarrett avait alors 30 ans et avait déjà une carrière réussie avec 15 disques et deux expériences formatrices dans les groupes de Charles Lloyd et surtout de Miles Davis. En 1975, il avait déjà développé un style d'expression très personnel. Même si l'influence de Bill Evans est indéniable, ses improvisations étaient uniques, comme le prouve ce concert de Cologne. Les éléments lyriques et méditatifs sont entremêlés. Jarrett souligne la perméabilité des genres en nourrissant son jazz (est-ce du jazz tout court ?) avec des éléments de musique classique, de gospel, de folk ou de certains styles musicaux d'Amérique latine. Les notes jaillissent de son piano comme un torrent et chantent une ode à l'improvisation. En 1992, il a déclaré à Der Spiegel que le Concert de Cologne était devenu une sorte de musique de film au fil du temps. "Nous devons apprendre à oublier la musique", a-t-il ajouté. "Sinon, nous devenons dépendants du passé."


 

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The Köln Concert (Live at the Opera, Köln, 1975)

Keith Jarrett

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1
Köln, January 24, 1975, Pt. I
00:26:01

Keith Jarrett, Composer, Piano - Manfred Eicher, Producer - Martin Wieland, Recording Engineer

℗ 1975 ECM Records GmbH, under exclusive license to Universal Music Classics & Jazz - a division of Universal Music GmbH

2
Köln, January 24, 1975, Pt. II A
00:14:54

Keith Jarrett, Composer, Piano - Manfred Eicher, Producer - Martin Wieland, Recording Engineer

℗ 1975 ECM Records GmbH, under exclusive license to Universal Music Classics & Jazz - a division of Universal Music GmbH

3
Köln, January 24, 1975, Pt. II B
00:18:14

Keith Jarrett, Composer, Piano - Manfred Eicher, Producer - Martin Wieland, Recording Engineer

℗ 1975 ECM Records GmbH, under exclusive license to Universal Music Classics & Jazz - a division of Universal Music GmbH

4
Köln, January 24, 1975, Pt. II C
00:06:56

Keith Jarrett, Composer, Piano - Manfred Eicher, Producer - Martin Wieland, Recording Engineer

℗ 1975 ECM Records GmbH, under exclusive license to Universal Music Classics & Jazz - a division of Universal Music GmbH

Descriptif de l'album

Chaque époque du jazz depuis la fin du XIXe siècle eut ses pianistes références : Scott Joplin, James P. Johnson, Earl Hines, Fats Waller, Art Tatum, Nat King Cole, Oscar Peterson, Erroll Garner, Bud Powell, Thelonious Monk, Dave Brubeck, Ahmad Jamal, Bill Evans, Cecil Taylor et quelques autres marquèrent à jamais leurs décennies d'une empreinte inaltérable. Les années 60 et 70 furent celles d'Herbie Hancock, Chick Corea et Keith Jarrett (tous trois révélés dans l'entourage de Miles Davis), mais c'est sans aucun doute ce dernier qui remporta le plus de succès populaire au point de largement déborder le public jazz et toucher les amateurs de musique toutes catégories confondues. Enregistré le 24 janvier 1975 à l'Opéra de Cologne, le Köln Concert y est pour beaucoup. Un génie de l'improvisation livré à lui-même, à ses propres digressions, à son inspiration, ce jour-là, divine. © JMP/Qobuz


Tout comme la Joconde pour le Louvre, le concert de Cologne de Keith Jarrett est une vitrine pour ECM. Avec 4 millions d'exemplaires vendus, c'est non seulement le plus grand succès de l'histoire du label mais aussi l'album de piano solo le plus vendu ! Et beaucoup de ceux qui ont acheté cet enregistrement en direct le 24 janvier 1975 à l'Opéra de Cologne, n'avaient pas encore d'album de jazz dans leur collection de disques. Pourtant, le phénomène mondial a connu ce soir-là les conditions les plus défavorables. Le pianiste américain était épuisé par un long voyage en voiture, avait mal au dos et avait trouvé sur scène un piano à queue bon marché au lieu du Bösendorfer qu'il avait commandé. "Je pense que si Keith a si bien joué c’est précisément à cause de ce piano médiocre", a déclaré plus tard le producteur Manfred Eicher. "Ne pouvant tomber amoureux du son de cet instrument, il a adapté son jeu en conséquence pour en tirer le meilleur parti malgré tout". Mais que reste-t-il, au-delà des anecdotes et des enregistrements, de ce que les 1400 auditeurs ont entendu ce soir-là ? Jarrett avait alors 30 ans et avait déjà une carrière réussie avec 15 disques et deux expériences formatrices dans les groupes de Charles Lloyd et surtout de Miles Davis. En 1975, il avait déjà développé un style d'expression très personnel. Même si l'influence de Bill Evans est indéniable, ses improvisations étaient uniques, comme le prouve ce concert de Cologne. Les éléments lyriques et méditatifs sont entremêlés. Jarrett souligne la perméabilité des genres en nourrissant son jazz (est-ce du jazz tout court ?) avec des éléments de musique classique, de gospel, de folk ou de certains styles musicaux d'Amérique latine. Les notes jaillissent de son piano comme un torrent et chantent une ode à l'improvisation. En 1992, il a déclaré à Der Spiegel que le Concert de Cologne était devenu une sorte de musique de film au fil du temps. "Nous devons apprendre à oublier la musique", a-t-il ajouté. "Sinon, nous devenons dépendants du passé."


 

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