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Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique de chambre - Paru le 20 mars 2020 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Avant Versailles, l'épicentre du pouvoir au Royaume de France était le Louvre, véritable théâtre de cérémonials, où la musique se devait de briller par sa magnificence. Durant le règne de Louis XIII, l'air de cour et le ballet mobilisent l'élite de compositeurs tels que Moulinié, Guédron et Chancy. Le plus réputé d'entre eux, Boesset, fera évoluer l'air polyphonique hérité de la Renaissance vers une conception plus intime : avant les fastes à venir à l'ombre du Roi-Soleil, un éventail de miniatures délicatement ciselées s'offre aujourd'hui à nos oreilles grâce aux talents réunis des musiciens de l'Ensemble Correspondances. © Harmonia mundi
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Piano solo - Paru le 7 février 2020 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Le pianiste français Adam Laloum rejoint la prestigieuse écurie harmonia mundi avec un album consacré à Schubert. On y retrouve ce qui fait le prix de ce jeune artiste attachant : un art de faire chanter le piano à travers une vision d’une poésie intensément mélancolique avec un toucher moelleux et incarné. Moins connue que les grandes sonates de la trilogie finale, la Sonate en sol majeur, D. 894 fut une des rares œuvres publiées du vivant du compositeur. Schumann la considérait comme la plus parfaite de toutes sur le plan de la forme, et Liszt lui vouait un intérêt tout particulier. Éditée dix ans après la mort de Schubert, la Sonate en ut mineur, D. 958 date de l’automne 1828, quelques semaines avant la mort d’un compositeur rongé par la syphilis, en proie à ses démons intérieurs et à ses questionnement angoissés, face à la mort qu’il voit clairement s’avancer face à lui. Adam Laloum traduit à merveille le côté fraternel du cher Franz qui semble s’excuser d’une gravité ponctuée de quelques éclaircies, petites parcelles d’insouciance – ou de fatalisme – à l’automne d’une vie prématurément interrompue. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 10 janvier 2020 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Chanter la mélodie française exige la réalisation d’une alchimie très difficile à obtenir entre une diction parfaite rendant intelligible le texte mis en musique et la recherche d’une expression ne tombant pas dans la préciosité. Grâce à un ambitus particulier, Marc Mauillon est à la fois ténor et baryton : il épouse ainsi un immense répertoire allant du baroque à la musique d’aujourd’hui. Ce récital fauréen est un véritable enchantement par la grâce de toutes ces qualités réunies, auxquelles s’ajoute le timbre clair et touchant du chanteur français. Grand maître de la mélodie depuis ses débuts jusqu’à ses toutes dernières œuvres, Gabriel Fauré n’a pas toujours mis en musique des textes impérissables. Outre son style sans faille et une voix propre à cet art, Marc Mauillon a choisi avec goût et discernement les textes des 31 mélodies de son nouvel album consacré à Fauré. Avec la complicité d’Anne Le Bozec, qui le soutient si judicieusement au piano, il a choisi des textes de Victor Hugo (véritable passion du jeune Fauré), Charles Baudelaire, Paul Verlaine et Molière, à côté de poèmes plus datés de Sully Prudhomme, Armand Silvestre, Paul de Choudens ou Catulle Mendès. Rien de suranné dans ce bel album, juste un chant simple et naturel qui semble unir la mélodie à la chanson française. © François Hudry/Qobuz
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Duos - Paru le 23 août 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Qu’importe le moyen, pourvu que ça sonne ! Quand la viola da gamba se fait viola da braccia… Tiens, Bratsche, en allemand, désigne l’alto. Il n’y avait donc qu’un pas et Antoine Tamestit, coutumier du fait, l’a franchi avec la gourmandise qu’on lui connaît. En effet le musicien est rompu à l’exercice baroque par excellence de la transcription. Un exercice qu’il réussit avec tact et intelligence, comme dans deux des Suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach. Cette fois, accompagné de son complice Masato Suzuki au clavecin, il enregistre les Trois Sonates pour viole de gambe, BWV 1027-1029. Jouer la musique qu’on aime avec son propre instrument, n’est-ce pas l’essence du plaisir musical ? D’ailleurs, il existe plusieurs versions de la Sonate en sol majeur, BWV 1027 : une sonate en trio pour deux flûtes traversières et peut-être même une autre pour orgue. Alors pourquoi pas l’alto ! Le disque présente les trois partitions à rebours de leur numéro de catalogue. Quelle plénitude d’entendre le Vivace sous les doigts agiles de l’altiste et dans son phrasé ductile. Le grain de l’instrument, sous l’archet conquérant, est chaleureusement reproduit grâce à une prise de son naturelle. Le dialogue équilibré des deux musiciens est un régal, particulièrement dans l’arrangement de l’aria « Ergiesse dich reichlich » de la cantate Wo soll ich flihen hin, une surprise glissée entre les sonates BWV 1029 et 1028. Le thème y circule sans heurt de l’un à l’autre des protagonistes, émoussant la complexité d’un contrepoint exquis. Certes, la viole offre un ambitus plus large avec ses sept cordes et sa capacité à puiser dans des graves plus profonds. Tamestit et Suzuki parviennent toutefois à un résultat d’une grâce désarmante, non dépourvu de gravité. © Elsa Siffert/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 19 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Le Choix de France Musique
Peu jouée en concert, la Symphonie en ut mineur de Mendelssohn-Bartholdy (la No. 1) ouvre la voie des grandes symphonies à venir. L’Ouverture de Mélusine et le lumineux Concerto pour piano n° 2 déploient une orchestration et des harmonies que met particulièrement en valeur cette interprétation sur instruments anciens. Rien de morbide dans ce Romantisme-là : au contraire, une joie de vivre exubérante y éclate à chaque page, aussi impatiente, bouillonnante et passionnée que la jeunesse elle-même. © harmonia mundi« Sur un splendide Erard de 1837, Kristian Bezuidenhout s'impose par sa flamme poétique et son imagination, en symbiose avec les instruments anciens des Freiburger. [...] Pablo Heras-Cassado dirige la Symphonie avec un soin maniaque des équilibres, une fougue magnifiée par la virtuosité et la perfection de mise en place des Fribourgeois, par leur beauté sonore et la délicatesse des vents. Et puis quelle dramaturgie dans la conduite des phrasés et l'ardeur sans frénésie de la pulsation ! [...] Disque magnifique. » (Diapason, juin 2019 / Alain Lompech)
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Duos - Paru le 8 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
Malgré, ou à cause, du fait d’avoir composé vingt-sept symphonies, Nikolai Myaskovsky (1881-1950) est à peu près tombé dans l’oubli. Il fut l’élève de Liadov et de Rimsky-Korsakov sans avoir pu échapper à une manière d’écrire largement tributaire d’un style romantique finissant. Ami de Prokofiev, c’est avant tout un auteur de musique instrumentale comme en témoigne cette Première Sonate composée en 1911, puis remaniée à plusieurs reprises. Son lyrisme à fleur de peau convient parfaitement à la sonorité généreuse du violoncelle, si proche de la voix humaine. Finaliste du Concours Reine Elisabeth de Belgique, Prix spécial au Concours Tchaïkovski de Moscou, Révélation Classique de l’ADAMI à Paris, Bruno Philippe collectionne les prix et les récompenses diverses, qui n’entament en rien son désir de servir la musique sans effets ni excentricités. Après un premier projet consacré aux deux Sonates de Brahms, il entre dans l’écurie harmonia mundi avec un album consacré à Beethoven et à Schubert. Il partage ici sa découverte de Myaskovsky avec le pianiste Jérôme Ducros qui est également compositeur. Toutefois, l’essentiel de ce nouvel enregistrement est consacré à Rachmaninov, avec deux pièces de jeunesse, Prélude et Danse orientale et la célèbre Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur. En bonus, Jérôme Ducros se fait plaisir – et nous avec – dans le Prélude en ut dièse mineur qui a beaucoup contribué à la gloire mondiale de son auteur qui n’en demandait pas tant, lui qui aurait tant aimé avoir la reconnaissance du public et de la critique pour ses symphonies… © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 19 mai 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Dans quel contexte un chef-d’œuvre tel que L’Orfeo de Monteverdi a-t-il pu naître, paré d’une telle beauté, pourvu d’une expression si profonde et d’une architecture aussi parfaite, alors même que la forme de l’opéra à proprement parler n’en était qu’à ses balbutiements ? C’est précisément cette question qui est à l’origine de ce projet discographique et qui a permis à Raphaël Pichon et ses musiciens de découvrir les étonnantes productions musicales dramatiques qui ont précédé L’Orfeo, notamment celles qui étaient données à la cour des Médicis à Florence, où l’on peut déceler en germe de nombreux éléments contenus dans L’Orfeo. Au tournant du XVIIe siècle, c’est bien dans la cité médicéenne que se déroule l’un des phénomènes les plus fascinants de l’histoire de la musique : la naissance de l’opéra. En se concentrant sur les années reliant la création des intermèdes pour la pièce de théâtre La Pellegrina (1589) à la représentation florentine de la Dafne de Marco da Gagliano (1611), Pichon a réuni dans quatre intermèdes fantasmés – inspirés de la forme de l’« intermedio » en vogue à cette période – certains des plus beaux exemples des prémices de l’opéra, dont les musiques sont signées Lorenzo Allegri, Antonio Brunelli, Giovanni Battista Buonamente, Giulio Caccini, Emilio de’ Cavalieri, Girolamo Fantini, Marco da Gagliano, Cristofano Malvezzi, Luca Marenzio, Alessandro Orologio, Jacopo Peri et Alessandro Striggio. À l’imitation du théâtre antique, les « intermedii » constituaient des divertissements intercalés entre les actes de pièces de théâtre, dans des appareils visuels fastueux, prétextes à des allégories à la gloire de la dynastie régnante. La place de la musique et du merveilleux dans les représentations théâtrales prit un caractère toujours plus grandiose et spectaculaire, grâce notamment au génie des décorateurs et aux progrès de la machinerie théâtrale. Voyant le potentiel artistique et politique de ces « intermedii », les puissantes familles princières de la moitié nord de l’Italie (les Gonzague, les Este, les Médicis, mais aussi la cour pontificale) en favorisèrent l’évolution. Les « intermedii » finirent par occuper tant de place qu’ils devinrent un véritable spectacle dans le spectacle. C’est en 1589 que cette tradition florentine des « intermedii » connut son apogée, avec les six somptueux divertissements imaginés par le comte Bardi pour agrémenter la comédie La Pellegrina qui agrémenta les noces du grand-duc Ferdinando I avec la princesse Christine de Lorraine, petite-fille de Catherine de Médicis. Par leur variété et leur nouveauté, par un mariage équilibré entre la polyphonie et la monodie alors naissante, sans oublier les musiques instrumentales et dansées, les intermedii de 1589 ouvrirent la voie à un théâtre intégralement chanté.C’est en effet encore à Florence que l’on vit les premiers exemples de ce spectacle total, modèle parfait de l’alliance entre la poésie et la musique. Un véritable laboratoire prit forme au tournant des XVIe et XVIIe siècles, qui poussa les compositeurs et les poètes à faire cohabiter plusieurs formes d’expression musicale. Prenant modèle sur les générations précédentes, les compositeurs poursuivent leur recherche sur l’espace sonore, comme on le voit dans la prolifération des échos au sein des premières monodies, ou encore les madrigaux faisant dialoguer sept chœurs indépendants. Mais comment raconter aujourd’hui cette histoire, restaurer cette riche aventure ? La solution retenue pour cet album est de créer de toutes pièces quelques grandes fresques imaginaires, semblables à un parcours initiatique, qui accompliraient la réunion de ces multiples œuvres. © SM/Qobuz« En chemin vers les sources de l'opéra, Raphaël Pichon invente une chimère, la plus séduisante qui soit, mêlant la déclamation nue des prototypes florentins au faste des intermèdes de cour. [...] Notre jeune chef a réuni un plateau de rêve : sept voix solistes parmi les plus prometteuses de la jeune génération, un chœur aussi solide qu'attentif de vingt-quatre chanteurs, en regard de vingt-cinq instrumentistes éblouissants. L'orchestration des intermèdes et la distribution des polyphonies renouvellent sans cesse les tableaux sonores. Les pages admirables se succèdent, entre architectures polychorales et recitar cantando, merveilleuseument chantées et fastueusement accompagnées.» (Diapason, juillet/août 2017 / Denis Morrier)
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Ballets - Paru le 17 mars 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica
« Au plus près de l'œuvre originale et des instruments qui l'ont créée, l'ensemble Les Siècles révèle le ballet de Ravel dans tout sa magie. Nijinski revit. [...] L'ensemble Les Siècles joue par vocation sur instruments d'épo­que, et son directeur musical, François-Xavier Roth, en digne remplaçant de Pierre Monteux (le chef char­gé de la création), a veillé, comme pour son disque Stravinski (Le Sacre du printemps, Petrouchka) enregistré chez Actes Sud, à ce que la facture des cordes et des vents soit la plus proche possible des instruments de la création, tout en revenant aux sources pour chasser les erreurs d'une partition imprimée trop vite. Le résultat ? Un enchantement. La « symphonie chorégraphique en trois parties » voulue par Ravel fait ici valoir le chatoiement de ses timbres, la beauté et la variété de ses nuances, la précision et la vivacité de ses couleurs. [...] (Télérama, avril 2017 / Sophie Bourdais)
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Classique - Paru le 27 janvier 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
La violoncelliste-star française Emmanuelle Bertrand (qui semble avoir oublié un petit quelque chose sur la photo de couverture de l’album…) s’embarque ici dans une exploration de plusieurs chefs-d’œuvre de Saint-Saëns, l’un des compositeurs français qui a le plus enrichi le répertoire de l’instrument avec deux concertos, deux autres œuvres concertantes, deux sonates achevées et quelques autres ouvrages isolés. Son Premier Concerto, ici donné avec l’Orchestre Symphonique de Lucerne, date de 1872 – la première période créatrice donc, encore empreinte de Schumann ou de Mendelssohn, quand bien même dans la limpidité harmonique et orchestrale « à la française » dont Saint-Saëns serait toujours le défenseur. L’élégantissime Allegretto, le mouvement central, aurait-il éventuellement eu quelque influence sur Tchaïkovski ? Quelque trente ans plus tard, Saint-Saëns achève sa Deuxième Sonate pour violoncelle et piano, ici donnée par notre violoncelliste et le pianiste Pascal Amoyel : on est en 1905 et le compositeur prend, résolument, le contre-pied de la modernité ambiante, Debussy en tête. Mais c’est là le plus intense de sa musique, dépouillée et intimiste, les passages grandioses eux-mêmes restant raisonnés. Il existe aussi une Troisième Sonate, écrite peu avant 1920, mais dont hélas le dernier mouvement est perdu : on aura grand plaisir à la découvrir ici aussi, témoignage de l’intense vitalité de l’âme musicale d’un Saint-Saëns quand même âgé de quatre-vingt-quatre ans ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 3 septembre 2015 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
Février 1653. Ce jour là 23, fut dancé dans le petit Bourbon, pour la première fois, en présence de la Reyne, de Son Éminence et de toute la Cour, le Grand Balet Royal de la Nuit, divisé en 4 parties ou 4 veilles, et composé de 43 entrées, toutes si riches, tant par la nouveauté de ce qui s’y représente, que par la beauté des récits, la magnificence des machines, la pompe superbe des habits, et la grâce de tous les Danceurs, que les spectateurs auroyent dificilement discerné la plus charmante, si celles où nostre jeune Monarque ne se faisoit pas moins connoistre sous ses vestemens, que le Soleil se fait voir au travers des nüages qui voilent quelques-fois la lumière, n’en eussent receu un caractère particulier d’éclatante majesté, qui en marquoit la diférance: et faisoit dire par un sentiment très-juste, que si toutes les parties de ce rare divertissement ne se rapportoyent qu’à la gloire de ce Prince, ce n’estoit que par une nécessaire réfexion de celle qu’il leur communiquoit. C’est par ce langage ampoulé que fut décrite, dans une volume paru la même année, cette fête somptueuse organisée autour du jeune Louis XIV, quinze ans et encore toutes ses dents : un « ballet de cour », genre emblématique des arts de la scène du premier XVIIe siècle français, spectacle total alliant poésie, arts visuels, musique et danse, miroir d’une société aristocratique qui y mettait en scène ses préoccupations, ses passions, ses travers même. Sous le prétexte plaisant du divertissement, il visait également des enjeux liés au pouvoir et devait exalter la grandeur de la monarchie. Toute la cour se devait de participer ou d’assister aux ballets. Sous l’impulsion de Richelieu, le genre était même devenu un indispensable outil politique et de propagande qui contribua à l’émergence d’une véritable « mythologie royale » basée sur des sujets politico-allégoriques. Voici reconstitué cet invraisemblable spectacle, dont tout le texte et toute la musique – signée Cambefort, Boesset, Constantin, Lambert, Cavalli et Rossi – nous sont connus. L’Ensemble Correspondances, sous la direction alerte de Sébastien Daucé, nous ramène allègrement trois cent soixante ans en arrière. © SM/Qobuz
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Musique chorale (pour chœur) - Paru le 6 octobre 2014 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
Quand en 1728, meurt le Prince de Köthen, son ancien Kapellmeister n'a pas oublié les cinq années flamboyantes jadis passées à son service. Il lui dédiera une cantate funèbre presque entièrement construite sur la musique de deux œuvres majeures de cette époque : la Trauer-Ode et la Passion selon Saint Matthieu. La partition est perdue, mais le livret et de nombreuses informations permettent de reconstituer aujourd'hui l'ouvrage. À l'occasion de son premier enregistrement pour harmonia mundi, Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion nous invite à un jeu de pistes musical passionnant à bien des égards...
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Musique de chambre - Paru le 14 janvier 2014 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Couplage intellectuellement et musicalement passionnant, car ces deux œuvres essentielles de l'Ecole de Vienne reposent sur des arguments littéraires, avérés pour La Nuit transfigurée de Schönberg (poème de Richard Dehmel) et découverts depuis peu pour la Suite Lyrique de Berg (citations de la Symphonie Lyrique de Zemlinsky et de lettres écrites par le compositeur à Hanna Fuchs pour laquelle il éprouvait une vive passion). En outre Berg avait réalisé lui-même une transcription pour ensemble à cordes de trois mouvements de son œuvre initialement prévue pour le seul quatuor. Il a fallu attendre 2006 pour qu'un musicien, Theo Verbey, complète les mouvements 1,5 & 6 dans le même esprit. Jean-Guihen Queyras et l'Ensemble Resonanz en proposent le premier enregistrement intégral sur cet album magnifique. Car le temps a passé et tout ce qui semblait rugueux et difficile aux oreilles non averties d'hier s'est transformé en une musique parfaitement assimilée par plusieurs générations de musiciens. Ils jouent aujourd'hui ces deux chefs-d'œuvre avec une intensité, une expressivité et un romantisme que l'on ne percevait pas avec une telle acuité autrefois. Ici la qualité instrumentale est confondante, la prise de son exceptionnelle (elle donne à entendre le "grain" des instruments). C'est un véritable sortilège pour les sens, fait de bruissements, de mystère, de lyrisme et c'est ce même sentiment amoureux, qui a régné sans partage pendant la composition, que l'on retrouve dans ces très puissantes interprétations. FH
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Classique - Paru le 13 janvier 2014 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
C'est un souffle puissant qui parcours cet nouvel enregistrement du Quatuor de Jerusalem, depuis les ondes légères du quatuor autobiographique de Smetana jusqu'aux harmoniques oniriques des lettres intimes de Janacek. Un parcours haletant, dramatique, joyeux et d'un phénoménal engagement, c'est tout ce que nous proposent les quatre instrumentistes de cet ensemble qui compte parmi les meilleurs d'aujourd'hui. Ils nous convient à un voyage à travers l'âme humaine absolument saisissant. FH