Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Alternatif et Indé - Paru le 17 mai 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Ce huitième album de The National se distingue par de petits grains de sable bienvenus dans la mécanique huilée du groupe américain, à commencer par la présence de nombreuses chanteuses venues apporter leur soutien au leader Matt Berninger sur la plupart des morceaux. On retiendra notamment la performance de Gail Ann Dorsey (bassiste de David Bowie) sur You Had Your Soul With You, ainsi que celles, particulièrement habitées, de Lisa Hannigan et Mina Tindle sur, respectivement, So Far So Fast et le très émouvant Oblivions. Pourquoi cette présence féminine soudaine au sein d’un groupe exclusivement masculin ? Sans doute parce que l’album est né après que le cinéaste Mike Mills a proposé à The National d’illustrer en chansons son moyen-métrage I Am Easy to find, qui se trouve être le portrait d’une femme. C’est donc le rapport aux images qui a mis un coup de pied dans la fourmilière de la pop du groupe de Brooklyn. On note par ailleurs, ici ou là, quelques références à certains classiques du cinéma, en particulier à Roman Holiday de William Wyler (1953). Mais à part ces quelques nouveautés cinématographico-féminines, les admirateurs de The National retrouveront la mélancolie légendaire du groupe, à la fois dans les textes et la musique. On retiendra notamment la présence de nappes de cordes déchirantes sur tous les morceaux (seule exception : les violons staccato de Where Is Her Head), ainsi qu’un piano introspectif récurrent (en particulier dans le très beau Light Years). Quant à la rythmique si singulière de Bryan Devendorf, elle joue sur les contrastes puisqu’on trouve ici de percutantes saccades (Rylan, The Pull of You), ou là un toucher sensuel (Hairpin Turns, I Am Easy to Find). © Nicolas Magenham/Qobuz  
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Alternatif et Indé - Paru le 3 mai 2019 | Columbia

Hi-Res
En un peu plus d’une décennie, Vampire Weekend a pris son temps. Après l’éponyme Vampire Weekend (2008), Contra (2010) et Modern Vampires of the City (2013), la bande d’Ezra Koenig sort enfin d’un gros silence de six années ponctuées par le départ du très influent Rostam Batmanglij, qui a sorti en solo l’excellent Half-Light en 2017… Dernier album studio en date, Modern Vampires of the City était une sacrée évolution dans la vie du combo new-yorkais. Les touches ethniques très Talking Heads avaient disparu au profit d’une pop plus léchée, tant dans ses mélodies et ses harmonies que dans ses sons. Désormais cerveau quasi solitaire du groupe, Koenig, qui a quitté NY pour LA, confirme avec Father of the Bride sa boulimie stylistique. Son fil conducteur reste évidemment très pop mais chacune des 18 chansons offre un paysage différent. Il y a de tout dans ce disque copieux. Du Beatles, Beach Boys, Fleetwood Mac, Supertramp, Paul Simon, Wilco, Grateful Dead et mille autres influences. Même côté invités, Vampire Weekend fait dans le 360° avec, entre autres, la pedal steel et la guitare impressionniste de Greg Leisz, la voix de Danielle Haim d’HAIM, la guitare de Dave Longstreth des Dirty Projectors, Steve Lacy de The Internet et même Rostam, rentré au bercail sur deux titres. Au point qu’au fil des écoutes, on se demande si Ezra Koenig ne signe pas ici son “double blanc” (le plus éclectique des disques des Beatles) à lui tout seul… © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 17 mai 2019 | Nonesuch

Hi-Res Livret
On ne pourra pas reprocher à Brad Mehldau de se reposer sur ses lauriers ou de tourner en rond. Avec Finding Gabriel, le pianiste américain signe un album ambitieux et protéiforme qui fait voler en éclats les habituelles frontières du jazz. En 2014 déjà, il avait signé avec le batteur Mark Guiliana un disque ovni, Mehliana: Taming the Dragon, dont cette cuvée 2019 est une sorte de prolongement en bien plus dense. Surtout, Finding Gabriel est venu après sa lecture intensive de la Bible ; d’où cette référence à l’archange Gabriel dans le titre… « J'ai construit beaucoup de morceaux en commençant avec des synthés et Mark Guiliana à la batterie. Selon un processus similaire à celui de Taming the Dragon. Des couches ont été ajoutées et la voix humaine est devenue un élément important, sans les paroles, mais en tant qu’expression pure d’harmonie et d’émotion. » Déroutant de prime abord, le résultat, évidemment mystique, est fascinant et surtout foisonnant d’idées. Derrière son piano, ses synthés (dont le Dave Smith / Tom Oberheim OB-6), son Fender Rhodes, des percussions mais également – une première ! – le micro, Mehldau déroule une symphonie de vents, de cordes et d’électronique flirtant avec le jazz-fusion (on pense parfois au Pat Metheny Group ou à Weather Report) et dans laquelle la voix humaine occupe une place essentielle. Le pianiste américain n’est d’ailleurs pas le seul à chanter puisqu’il a convié notamment Kurt Elling, Becca Stevens et Gabriel Kahane. Enfin, toujours côté invités, la violoniste Sara Caswell, le trompettiste Ambrose Akinmusire, les saxophonistes Joel Frahm, Charles Pillow et Chris Cheek et le flûtiste Michael Thomas sont de la partie. A l’arrivée, Brad Mehldau signe une odyssée spirituelle assez originale, bien différente de ses travaux en trio. © Max Dembo/Qobuz
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Rock - Paru le 17 mai 2019 | Capitol Records

Hi-Res
Pas facile de s’appeler Paul McCartney en 2018… Quiconque se lance dans l’écoute d’Egypt Station sait d’avance qu’à 76 ans passés, l’ex-Beatle a peu de chances de livrer un album, ou ne serait-ce qu’une poignée de chansons, égalant ses chefs-d’œuvre du siècle dernier. D’ailleurs, Sir Paul le sait sans doute lui-même… Ce disque réussit pourtant à viser juste. Et même si sa voix n’a logiquement plus la superbe de son âge d’or, Macca reste un maître de la pop song finement taillée. Lui qui en a écrit des centaines n’a aucune leçon à recevoir mais à l’écoute de Hand In Hand, Do It Now, Dominoes ou Confidante, on retrouve les marqueurs d’un artisanat bien à lui. Niveau production, l’ancien leader des Wings a aussi l’intelligence de ne pas faire du jeunisme déplacé. C’est d’ailleurs le classicisme qui prédomine tout au long de cet Egypt Station qui ravira ses fans irréductibles. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Soul - Paru le 10 mai 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
A quoi je sers vraiment ? Que faire de l’héritage de ceux qui m’ont influencé ? Et que laisserai-je derrière moi ? Ces belles questions métaphysiques, Jamila Woods se les est posées au moment d’attaquer son deuxième album logiquement baptisé Legacy! Legacy!. Un disque Qobuzissime ! Trois ans après Heavn, la soul sister de Chicago aligne douze chansons portant toutes le nom d’un artiste l’ayant marquée. Musiciens, peintres, écrivains, activistes, poètes, tout y passe ! Et les heureux élus sont Betty Davis, Zora Neale Hurston, Nikki Giovanni, Sonia Sanchez, Frida Kahlo, Eartha Kitt, Miles Davis, Muddy Waters, Jean-Michel Basquiat, Sun Ra, Octavia Butler et James Baldwin. Rien de lourdingue ou de didactique ici car la jeune Afro-Américaine attachée à sa Chicago natale ne fait jamais d’hommages frontaux mais plutôt des « à la manière de » assez subtils. Elle conserve surtout son style propre. Celui d’une poétesse les jours pairs (elle est directrice artistique du YCA, un centre dédié aux jeunes poètes), musiciennes les jours impairs et prof les jours fériés ! Et en digne héritière d’Erykah Badu et Lauryn Hill, elle enrobe tous ses mots d’un groove ultraraffiné, aux cambrures nu soul modernisées. Côté featurings, Jamila Woods favorise l’économie locale et solidaire en conviant des amis venant essentiellement de l’underground de la Windy City : le trompettiste Nico Segal, les MC's Saba et Nitty Scott, theMIND, Jasminfire… À l’arrivée, la protégée de Chance The Rapper aura mêlé en 49 minutes, avec intelligence et classe, l’engagement et l’entertainment, le combat et le groove. Parfait. © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 17 mai 2019 | Columbia

Hi-Res
Pente ascendante pour le leader terrible d'Odd Future. Après avoir été le gamin le plus fascinant de la scène underground rap puis essuyé plusieurs ratés, Tyler avait avoué sa flamme pour les belles orchestrations et les beaux mâles avec l'excellent Flower Boy sous la chaleur de l'été 2017. L'homme en fleur révélait l'étendue de sa palette au moyen d'une soul/R&B apprêtée, soignée et terriblement sensible qui s'éloignait déjà des carcans rap, privilégiait l'étude plutôt que les fulgurances mal dégrossies façon Cherry Bomb. Une position divergente que l'Angelino avait déjà tenue, mais à son exact opposé trash, avec le poisseux Goblin. S'il suit musicalement les traces de Flower Boy dans la place accordée aux mélodies (EARFQUAKE, A BOY IS A GUN), IGOR ne ressemble finalement à rien d'autre et nous rappelle que si Tyler a autant enchaîné les sabotages, c'est que son génie restait mal contenu plutôt que bien géré.  Si Flower Boy gardait des beaux vestiges de l'époque Goblin, IGOR se radicalise. Ne vous y trompez pas : IGOR n'a rien d'un album rap. Non, IGOR raccroche les wagons entre rap, électro, soul, R'n'B avec d'énormes couches de mix, de synthés et de samples bien choisis (Head West, Bibi Mascel, Run DMC, Ponderosa Twins Plus One...) avec, toujours, cette influence prégnante de Pharrell Williams (I THINK) que l'on retrouve à la production d'ARE WE STILL FRIENDS?. Côté texte, Tyler déroule la panoplie des amours contrariées pour mieux soulever l'ambiguïté entretenue sur son homosexualité. Côté feat, on retrouve les habitués : Kali Uchis, King Krule, Frank Ocean, A$ap Rocky ou Playboi Carti. Un pur classique. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Reggae - Paru le 17 mai 2019 | Universal Music Division Barclay

Hi-Res Livret
Depuis vingt ans, imperturbablement Tiken Jah Fakoly suit sa mission d’éveilleur de consciences. Sur fond de reggae roots, il dénonce les errances malsaines des puissants qui pillent l’Afrique ou mutilent la terre pour leurs seuls profits. Comme il le martèle dans Ngomi, « le peuple est son roi » et il en est un porte-parole légitime. Emporté par l’accrocheuse chanson-titre Le Monde est chaud coécrite avec le slameur et romancier remarqué Gaël Faye et le rappeur Soprano, qui y pose son flow, ce nouvel album met sur la table des problématiques actuelles : Fous de dieu et mouvements migratoires (No No No), esclavagisme moderne (Libya), réchauffement climatique (Le Monde est chaud) ou détérioration de la planète (Ecologie).  Le beatmaker ivoirien Akatché signe une production tonique et moderne qui rafraîchit les fondamentaux du rasta africain. La basse, la guitare, les trompettes et les percussions de Manjul jouent leurs rôles rastafariens, alors que la harpe kora, la vièle sokou, les luths kamele n’goni et n’goni, comme les tambours doumdoum et djembé ou la guitare typique du Guinéen Petit Condé apportent un net parfum mandingue, notamment sur Libya ou Dieu nous attend. Cosigné par Mike D’Inca de Sinsemilia, Ça vole assume des accents caribéens bienvenus. Fidèle à ce que Tiken Jah défend depuis les débuts de sa carrière : un reggae contemporain aux propos francs et lucides. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Pop/Rock - Paru le 12 avril 2019 | Blue Note Records

Hi-Res
Les étiquettes n’ont jamais été son truc… Jazz, pop, country, folk, world, Norah Jones a toujours joué la musique qu’elle avait en elle pour mieux en flouter les frontières. Et que ses partenaires soient des légendes du jazz comme Wayne Shorter, de la soul comme Ray Charles, de la country comme Willie Nelson, du rap comme Q-Tip ou du rock’n’roll comme Keith Richards, l’Américaine s’est inlassablement appliquée à être avant tout elle-même. Une voix sereine et joliment nonchalante capable d’habiter ses propres thèmes comme de revisiter n’importe quelle chanson… Trois ans après l’ambitieux Day Breaks, ce bref Begin Again (28 minutes, 7 titres) n’est pas un énième brouillage de pistes mais plutôt un nouvel autoportrait alternant entre pop assumée (My Heart Is Full), soul habitée (It Was You) et jazz uptempo (Begin Again). Histoire de rester entre gens de goût, Jeff Tweedy de Wilco s’est déplacé pour le magnifique A Song With No Name et Wintertime. On se laisse guider par la maîtresse de maison, entourée comme toujours par la crème des musiciens (la batterie de velours de Brian Blade, quelle merveille !), dans un no man’s land un peu jazzy, un peu folk, un peu pop, un peu soul. Et c’est toujours aussi agréable… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Rap - Paru le 12 avril 2019 | Universal Music Division Barclay

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Alternatif et Indé - Paru le 10 mai 2019 | Mac’s Record Label

Hi-Res
Voici revenu Mac. Et sur son propre label ! Passé une ouverture trompeuse de crooner country où les boucles s’enchaînent inlassablement (Here Comes the Cowboy), on comprend vite que DeMarco a mis la première. Déjà laid-back, le Canadien appuie plus fort sur la détente. Vitesse lente, orchestration nonchalante, l’Angelino montre un bel abandon. Alors que tout bat toujours plus vite, Mac DeMarco joue à contre-courant, des décalages. Cet éloge de la lenteur glisse à merveille sur treize pistes downtempo où il décortique l’intime. Le lonesome cowboy 2019 version Mac vit d’amours illusoires et déçues, se veut franc mais contradictoire. Il hait la ville mais la désire tout autant. « Sick of the city locked in with all the pretty people / Need a vacation somewhere that no one ever dreamt to go / Out in the country tending to all the pretty cattle / Turns out the cowboy dreams of the city. » Quelques interludes groovy (Choo Choo) viennent nuancer la pop dessinée au synthé (On the Square) ou avec une guitare économe (Hey Cowgirl) à laquelle nous a habitués Mac. Conseil, laissez couler la dernière chanson (Baby Bye Bye) pour déguster les jouissives digressions funk mêlées de ses fous rires. Les gros festivals et les succès de Salad Days (2014) et This Old Dog (2017) sont bien loin d’avoir ankylosé ses chevilles. De la détente jusqu’au-boutiste. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Séries TV - Paru le 19 mai 2019 | WaterTower Music

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Violon solo - Paru le 19 avril 2019 | Channel Classics Records

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Chez Channel Classics, Rachel Podger est venue plusieurs fois à la musique de Johann Sebastian Bach, gravant jusqu'à ce jour les Sonates pour violon et clavecin (avec Trevor Pinnock), l'intégrale des Sonates et Partitas pour violon seul, ainsi que de nombreux concertos avec son ensemble, le Brecon Baroque. Aujourd'hui, elle s'attaque aux Suites pour violoncelle seul sur son instrument, dans des versions somptueusement abouties. Ce procédé de transposition est aujourd’hui assez courant, nombre de luthistes ou guitaristes ont déjà proposé leurs versions de ces suites, en intégrale ou en séparé, et même Gustav Leonhardt avait enregistré pour le label Seon en 1979 sa propre version de la Quatrième, en mi bémol majeur, BWV 1010. Bach lui-même aimait à proposer de nouvelles versions pour d'autres instruments d'œuvres concertantes plus anciennes (les Concertos pour clavier) ; ainsi, la démarche de Rachel Podger s'inscrit parfaitement dans la pratique du temps de Bach. La violoniste britannique redonne à ces œuvres toute leur saveur dansante. Les tempos sont vifs, les phrasés pleins d'accents. Vous serez immédiatement séduits par la Sixième, écrite initialement pour un violoncelle à cinq cordes : Podger y utilise une corde d’alto en ut. L'espace s'élargit, les graves sont splendides, les aigus rayonnent encore davantage : on ne peut plus s'en passer. © Qobuz
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Classique - Paru le 29 mars 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

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Sous l'intitulé "Piano Book", Lang Lang compile une sélection des plus grands tubes de la musique pour piano depuis Bach. Il débute sa rétrospective par le morceau dans lequel s'immerge tout apprenti débutant à cet instrument, le Prélude en ut majeur du Premier Livre du Clavier bien tempéré (BWV 846/1) de J. S. Bach, page en arpèges intégralement écrits qui permet de travailler sur la régularité des doigts, la précision des articulations, en même temps que l'étagement clair des harmonies. Le pianiste chinois enchaîne naturellement sur un second morceau de choix, la "Lettre à Elise" de Beethoven, pièce qui devient plus intéressante dès lors qu'on la replace dans le corpus entier des Bagatelles - certes pas le sujet ici. Lang Lang ira ensuite chez Mendelssohn (La Fileuse), Chopin (15e Prélude de l'Opus 28), Mozart (l'Allegro initial de la Sonate "Facile" ou les Variations "Ah, vous dirai-je Maman". Du répertoire moins couru aussi, dû à Badarzewska-Baranowska, Czerny ou Clementi. Et quelques classiques chinois, ou traditionnels de tous horizons, dans divers arrangements. Lang Lang semble prendre un plaisir particulier, énorme, dans la musique française, et plus particulièrement celle de Debussy où il profite des retards, marque les basses, et veut chanter à gorge déployée (Doctor Gradus ad Parnassum). A chacun de savoir si cela est de son goût. © Qobuz
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Pop - Paru le 26 avril 2019 | RCA Records Label

Hi-Res
Dans la quatrième chanson de son huitième album, Pink évoque le grenier (« attic ») dans lequel elle met sous clé tout ce qu’elle garde secret. Mais s’il y a une chose que l’interprète de Family Portrait souhaite montrer au grand jour, c’est bien son amour pour la musique, quels que soient les genres. Entre la couleur soul et rétro de Hustle et celle, clairement électronique, de Can We Pretend, en passant par la ballade sentimentale Love Me Anyway, Pink montre une nouvelle fois qu’elle est la reine du grand écart stylistique. Pour ce dernier titre, elle est accompagnée du chanteur country Chris Stapleton, tandis que pour Can We Pretend, elle est entourée du trio electro Cash Cash, (dont le titre Take Me Home avait fait sensation en 2013). Parmi les (nombreux) autres featurings de l’album, citons Wrabel sur 90 Days, Khalid sur Hurts 2B Human, ou encore Beck sur We Could Have It All. Car Pink aime non seulement la musique au sens large du terme, mais elle apprécie aussi les confrères qui pourront l’aider à mettre en œuvre ce tableau sonore bigarré – à l’image de la pochette multicolore de cet album. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 17 mai 2019 | Glossa

Hi-Res Livret
Au cours de sa carrière prestigieuse, Fabio Biondi a développé une empathie remarquable pour la musique italienne à travers les siècles et, en particulier, la sonate pour violon du premier Baroque dont le répertoire allait être projeté dans l’avenir d’une façon spectaculaire par Arcangelo Corelli et son légendaire Opus 5. Inspirée par cette empathie, l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia de Rome a prêté l’un des joyaux de sa collection d’instruments – le précieux Toscano construit en 1690 par Antonio Stradivari – à Biondi pour ce nouvel album du label Glossa. L’un des charmes, irrésistibles, de Biondi consiste en l’art de concevoir des programmes passionnants, au concert comme au disque ; ainsi, ce nouvel album dédié au violon du XVIIIe naissant illustre le rayonnement universel de Corelli surnommé « Arcangelo Bolognese », l’Archange de Bologne, et son influence sur ses collègues compositeurs de Dresde, Venise, Padoue, Londres ou Amsterdam. Soutenu par le continuo de son Europa Galante (Antonio Fantinuoli, violoncelle, Giangiacomo Pinardi, théorbe et Paola Poncet, clavecin), Biondi interprète des sonates de Vivaldi, Corelli, Geminiani, Tartini et Locatelli, ainsi qu’une Ciaccona de Veracini. Enregistré à Rome sur un instrument conçu pour la cour florentine de Ferdinand de Médicis (et qui a survécu miraculeusement à mille et une vicissitudes avant d’aboutir à Rome !), Fabio Biondi nous restitue avec délice le parfum enivrant de cette musique italienne du XVIIIe siècle. © Glossa
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Folk - Paru le 3 mai 2019 | Nonesuch

Hi-Res
« C’est son métissage qui rend la musique américaine si puissante ! » Rhiannon Giddens, prénom gaélique, père blanc, mère noire, origine occanechi, incarne le brassage des cultures nord-américaines. Soprano colorature préférant les voix impénétrables du folk, soul, blues et bluegrass plutôt que l’opéra, Giddens sort son troisième effort. Repérée par les frères Coen (Inside Llewyn Davis aux côtés d’Elvis Costello), invitée par T-Bone Burnett, passée par Carolina Chocolate Drops, la Maison Blanche, auteur de deux albums solo acclamés et un premier avec Our Native Daughters (réunissant Leyla McCalla, Allison Russell et Amysthyst Kiah), la quadra a déjà bien cravaché. En collaboration avec le multi-instrumentiste Francesco Turrisi, produit par l’excellent Joe Henry en cinq jours à Dublin, There Is No Other convoque compositions originales et reprises des anciens, sur fond de musique traditionnelle arabe, d’influence celtique et italienne. On retrouve ainsi I’m Gonna Write Me a Letter d’Ola Belle Reed, Brown Baby de l’activiste Oscar Brown Jr, ou, dans un autre genre, la Pizzica di San Vito ou l’air Black Swan de Menotti. Melting-pot gagnant. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Classique - Paru le 12 avril 2019 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Il ne suffit pas d’utiliser un instrument d’époque pour réussir une bonne interprétation, encore faut-il être à la hauteur du propos. Lorsqu’un pianiste de la stature d’András Schiff s’empare du splendide Brodmann viennois utilisé pour cet enregistrement, publié par le légendaire label ECM, un miracle se produit ; c’est la conjonction de la pensée et du son au plus haut niveau. On a rarement goûté à ce point toutes les inflexions de la pensée intime de Schubert. La douceur de l’attaque et l’inimitable legato produit à la fois par le pianiste et par l’instrument viennois donnent aux sonates D. 958 et D. 959 une indicible nostalgie. Mais la révolte gronde et András Schiff nous conduit fermement au bord de l’abîme. Les sonorités de cristal utilisées dans le Scherzo de la Sonate D. 959 apportent toute la magie du chant du harpiste antique si souvent illustré par les Romantiques allemands. Cette exploration dans le son fait aussi merveille dans les Impromptus D. 899 et les trois Klavierstücke D. 946 qui offrent un contrepoint expressif différent de la profondeur insondable des sonates. Cet album est comme la révélation d’un univers sonore nouveau qui s’ouvre sous les doigts si inspirés d’András Schiff. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 10 mai 2019 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret
Fondé en 2015 par le chef d’orchestre et tromboniste suisse Lorenzo Ghirlanda, le Vox Orchester, basé en Allemagne, est constitué d’une vingtaine de jeunes musiciens professionnels provenant de dx pays différents qui ont tous grandi dans l’apprentissage des pratiques instrumentales et des modes de jeux propres à la musique baroque. Le credo de Lorenzo Ghirlanda est d’affirmer que l’écoute – et la pratique – de la musique ancienne revient à découvrir des « musiques nouvelles », car l’ardeur juvénile préserve les interprètes de tout a priori et de toute routine. C’est dans cet esprit que les musiciens du Vox Orchester signent cet album consacré à des musiques écrites par Purcell et Locke pour des pièces de Shakespeare. Si les pièces de ce dernier ont depuis longtemps conquis la terre entière, la musique anglaise est souvent restée confinée aux frontières insulaires. Enregistrées en 2018 dans le bel auditorium de la Radio Télévision Italienne à Lugano, ces musiques de scène sont signées de deux compositeurs anglais précédant la venue d’Haendel à Londres. L’interprétation de Ghirlanda et de ses musiciens tend à démontrer le caractère international de la musique baroque de cette époque, ou plus exactement l’influence italienne qu’un Monteverdi, puis qu’un Corelli, ont pu avoir sur les productions européennes de cette époque. © François Hudry/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 17 avril 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il fallait que ça reste gravé à jamais. La folle prestation de Queen B lors de ses deux concerts à Coachella en 2018, retracés dans un documentaire de Netflix, se voit, surprise, assorti d’un album live. Sous forme de rétrospective, Beyoncé revient en 40 titres sur 22 ans de carrière. Pas de nouveaux morceaux mais une reprise studio avec Tay Keith, Before I Let Go, titre soul de Frankie Beverly et Maze datant de 1981. Des Destiny’s Child avec Lose My Breath, Say My Name et Soldier, Michelle Williams et Kelly Rowland en prime sur scène, Déjà Vu avec son mari Jay-Z, Get Me Bodied avec sa sœur Solange, Lift Every Voice and Sing, hymne afro-américain entonné par sa fille Blue Ivy, Homecoming rend compte de ce que Coachella a surnommé le « Beychella », tant la performance est entrée dans les annales du festival. C’était le but : 200 personnes sur scène, des moyens colossaux pour un show pharaonique de deux heures mettant en exergue l’empowerment afroféministe, B mérite son trône. « Quand j’ai décidé de faire Coachella, au lieu de sortir ma couronne de fleurs, je trouvais ça plus important d’apporter notre culture. » Au son des second lines des brass bands de La Nouvelle-Orléans, d’une drumline renforcée, de Malcolm X sur Don’t Hurt Yourself et au milieu de multiples clins d’œil à l’histoire afro-américaine, la reine de la pop, grimée en Néfertiti, nous rappelle le poids de sa discographie à l’ère du 3e millénaire. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Latin jazz - Paru le 10 mai 2019 | Neuklang

Hi-Res Livret
Lorsqu’on déroule la liste infinie des pianistes de jazz cubains, les mêmes noms reviennent régulièrement, de Gonzalo Rubalcaba à Roberto Fonseca en passant par Chucho Valdés, Omar Sosa, Harold Lopez-Nussa ou Alfredo Rodríguez. Mais au fil des ans, celui de Marialy Pacheco s’impose davantage. Celle qui n’a rien à envier à ses compatriotes masculins signe ici un album à part. Un disque fascinant conçu avec son trio (Juan Camillo est à la contrebasse et Rodrigo Villalon à la batterie) et le WDR Funkhausorchester dirigé par Gordon Hamilton. Avec cet ambitieux Danzón Cubano, enregistré en live en Allemagne en septembre 2017 au festival de jazz de Viersen, Pacheco réalise un vieux rêve : jouer avec un grand orchestre. « Mon professeur de composition, Tulio Peramo, me disait toujours qu’il n’y avait rien de comparable à l’écoute de sa musique interprétée pour la première fois par un grand orchestre. Quand je suis devenu membre de cet orchestre et que nous avons donc joué ma musique, j'ai effectivement été submergée de joie, de bonheur et de gratitude. » Le résultat est d’autant plus fascinant que la musique colorée de la pianiste de La Havane offre sur ce Danzón Cubano de nouvelles teintes. Et dans les arrangements comme dans son propre jeu, son latin jazz bénéficie d’une dynamique des plus originale. © Clotilde Maréchal/Qobuz