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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique vocale profane - Paru le 21 mars 2019 | Coviello Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Complété par des chansons et des pièces instrumentales qui prolongent le thème de la "guerre amoureuse", ce panorama séduisant et varié de la chanson française de François Ier à la fin du XVIe siècle permet d'en savourer les continuités et les innovations. Les six chanteurs soignent leur prononciation du texte à l'ancienne, en toute complicité avec cinq violes et trois luths. La direction de Jean-Christophe Groffe est traversée de quelques belles inspirations, comme pour ce Joly jeu du pousse avant dans un tempo très retenu aux contrastes de couleurs et de nuances particulièrement réussis. Les récitals de chansons de la Renaissance ne se bousculant pas, on ne peut que saluer ce volume original et soigné [...] ». (Diapason, octobre 2019 / David Fiala)
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Extraits d'opéra - Paru le 5 octobre 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
« Pour célébrer ses trente ans chez Decca, Cecilia Bartoli a créé une collection de disques destinée à favoriser la carrière de jeunes musiciens. Premier artiste à bénéficier du sceau « Mentored by Bartoli », le ténor mexicain Javier Camarena n’est certes pas un débutant, mais ce récital a le mérite d’attirer l’attention sur ses nombreuses qualités. Doté d’un timbre solaire qui s’épanouit dans un aigu d’une facilité insolente, il donne ici une superbe leçon de chant dans laquelle la virtuosité se double d’une parfaite compréhension du style de chaque extrait. [...] » (Classica, novembre 2018)
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 21 septembre 2018 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le visuel de cet album « Viaggio a Roma » est subliminal, on y voit une somptueuse et anachronique Citroën DS 19 garée le long d’un mur aux ocres passées, probablement dans une de ces petites ruelles du Campo di Marzo, comme pour montrer que, s’il s’agit bien de la Ville éternelle, le label lui, est bien français. Et tant pis pour les Fiat ou les Alfa Romeo qu’on aurait certainement davantage vues à la place de ce fleuron de l’industrie automobile française des années 1950. Après tout, c’est peut-être la voiture de Sandrine Piau qui participe, avec la contralto Sara Mingardo, à ce nouvel album du Concerto Italiano dirigé par son fondateur Rinaldo Alessandrini, alternant des pièces instrumentales et vocales de Haendel, Stradella, Alessandro Scarlatti, Corelli et Georg Muffat, ce Haut-Savoyard qui, ayant travaillé avec Lully et Corelli, offre une espèce de synthèse européenne de ce qui ce faisait en matière musicale à l’extrême fin du XVIIe siècle. Tous les compositeurs présents sur ce nouvel album d’Alessandrini ont travaillé dans les riches palais baroques de la Rome papale, protégés par les hauts dignitaires de l’Église rivalisant de magnificence. C’est dans cette période et dans cette ville que se sont développés à la fois la musique instrumentale et l’oratorio. Le programme, conçu par ce Romain authentique qu’est Rinaldo Alessandrini, illustre bien cette époque prospère de la Contre-Réforme au cours de laquelle Rome est devenue, à l’instar de Venise et de Naples, un des grands centres artistiques de la péninsule italienne. © François Hudry/Qobuz
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Chœurs sacrés - Paru le 21 septembre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Excellente idée que voilà : présenter des œuvres chorales sacrées du XXe siècle français, précédées des antiennes ou répons grégoriens qui leur ont servi de base, de près ou de loin. Duruflé et Poulenc, tous deux profondément impliqués dans la vie et/ou la musique religieuse à divers titres, ont confié quelques-unes de leurs pièces les plus émouvantes au chœur a capella ; on entendra donc les Quatre motets sur des thèmes grégoriens (1960) de Duruflé, un ouvrage qui ne peut que faire regretter que le compositeur nous ait légué si peu d’œuvres. Ce sont ensuite les Quatre motets pour un temps de pénitence de Poulenc (1939), datant du début de sa veine religieuse et sacrée – après les Litanies de la vierge noire et la Messe, un retour au « sérieux » pour ce compositeur longtemps plongé dans les orgies (sonores, s’entend) de la frénésie de l’entre-deux-guerres et qui, comme tout un chacun, sentait sans doute les noirs et bruns nuages s’amonceler sur l’Europe. L’alternance entre grégorien et XXe siècle français offre à chaque fois une sorte de « remise à zéro » de l’oreille, tout à fait bienvenue. L’album se referme avec Messiaen, en l’occurrence O sacrul convivium de 1937, une des trop rares œuvres chorales a capella du compositeur qui, après 1950, ne recourut plus jamais au format de chœur sans accompagnement. Dommage… L’ensemble estonien Vox Clamantis, formé initialement au chant grégorien, évolue désormais dans toutes les sphères chorales, avec une excellence qui se confirme d’album en album. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 6 juillet 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Voici un florilège d’œuvres pour luth de compositeurs élisabéthains et jacobéens, sous les doigts experts de Jakob Lindberg ; les plus célèbres, que sont Dowland, Byrd ou Holborne, les plus rares que sont John Johnson, Daniel Bacheler et Edward Collard, sans oublier le plus prolifique de tous les temps, « Anonyme“. Tel quel, ce programme ne manque déjà pas d’originalité ; mais la grande idée de Lindberg est de donner, en guise de pivot central de l’album, le Nocturnal de Benjamin Britten, écrit en 1963 pour le guitariste Julian Bream, mais au luth. Avec autorisation de la fondation Britten, bien sûr, et surtout avec exploitation des manuscrits préparatoires du compositeur ; et quand on sait que Britten aimait beaucoup le luth, on imagine volontiers qu’il aurait applaudi à cette translation de la guitare au luth. Et il est vrai que la sonorité plus veloutée, moins brillante, du luth, offre une nouvelle lecture de l’œuvre, dont le caractère à la fois moderne et délibérément archaïque en sort souligné. Excellente idée donc de juxtaposer les XVIe et XVIIe siècles avec le XXe, d’autant que Britten avait déjà jeté un pont de toute beauté. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 29 juin 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Voilà un programme des plus éclectiques, mais dont la logique architecturale est implacable : Lux, « Lumière », de l’aube à la nuit, un arc partant du chant grégorien – la misa in aurora – jusqu’au clair de lune de la fameuse sonate de Beethoven, en passant par la fulgurante lumière méridienne de la Quatrième Sonate de Scriabine, suivie du prélude postprandial du faune que l’on sait (une réécriture pour piano seul signée du pianiste Matan Porat lui-même), et bien d’autres pièces de Dowland à Thomas Adès évoquant tel ou tel moment du jour. Matan Porat réalise là un assemblage hautement original – la marque de fabrique de ce pianiste, il faut le préciser –, que d’aucuns considéreront peut-être comme trop hardi, que d’autres applaudiront : à chacun de se faire sa religion. On se demande bien où le mènera un éventuel nouvel opus discographique ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 mars 2018 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Secrète, Mara Galassi distille ses albums avec un raffinement rare au long de ces vingt dernières années, aiguisant ainsi notre impatience d’écouter son dernier projet, fascinant, ayant pour titre "Portrait of a Lady with Harp (« Portrait de dame à la harpe »). L’atmosphère dans laquelle nous plonge la grande harpiste milanaise est celle de la cour de Christine de Suède : la reine splendide et scandaleuse qui renonça au trône, se convertit au catholicisme et s’établit à Rome en plein Seicento, pour mener une vie – culturelle – spectaculaire où elle troqua son titre de Majesté contre celui de Mécènisssime d’une multitude de gens de lettres, de science et, surtout, de musique. Parmi les compositeurs actifs à Rome, Christine protégeait ceux qu’elle admirait le plus avec la même générosité, qu’ils fussent ou non de sa cour, entre autres : Alessandro Stradella, Bernardo Pasquini, Arcangelo Corelli et Alessandro Scarlatti. Le mystère qui entoure tous les projets discographiques de Mara Galassi n’est pas absent ici : cette dame à la harpe, dont le livret reproduit le portrait, est-elle la reine auto-exilée ? Dans l’essai accompagnant cette édition, Arnaldo Morelli enquête sur l’histoire, sulfureuse, de ce tableau tout en peignant en pleine pâte la vie musicale de Christine à Rome. Cette vie, intense et turbulente, reflet fidèle de la Rome des années centrales du Seicento, flamboie dans l’interprétation de Mara Galassi qui joue d’un instrument basé sur la célèbre « Arpa Barberini » construite par Girolamo Acciari en 1632, une harpe triple au registre ample et d’une grande subtilité sonore. © Glossa
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Classique - Paru le 16 mars 2018 | Musica Ficta

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] amateurs fortunés qui, à la rencontre du mécénat et de la pratique musicale, faisaient de leurs maisons de véritables foyers artistiques, tels furent les Duarte, séfarades convertis au catholicisme avant d'émigrer vers les terres flamandes réputées plus tolérantes que leur Portugal natal. [...] C'est à partir de ce prétexte idéal que Thomas Baeté et ses comparses de Transports Publics ont imaginé une séance de musique chez les Duarte. [...] Le plus surprenant, dans cette très convaincante évocation, réside dans les sinfonie de Leonora Duarte. Leur écriture richement travaillée les place au niveau de bien d'autres fantaisies polyphoniques produites à la même époque des deux côtés de la Mer du Nord. [...] » (Diapason, septembre 2018 / Xavier Bisaro)
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Musique chorale (pour chœur) - Paru le 2 février 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La nouvelle cathédrale de Coventry fut édifiée dans un esprit de réconciliation après la destruction de l’édifice médiéval original au cours de la Seconde Guerre mondiale. Un festival d’art fut organisé pour célébrer sa consécration en 1962 et à cette occasion, des œuvres majeures furent commandées à Britten, à Tippett et à Arthur Bliss (1891-1975). Deux d’entre elles, le War Requiem de Britten et The Beatitudes de Bliss devaient être exécutées dans la cathédrale. Finalement seule l’œuvre de Britten fut jouée dans le lieu pour lequel elle avait été conçue. En avril 1961, les festivités de consécration de la cathédrale furent commentées dans « The Times ». The Beatitudes de Bliss était cité comme la nouvelle œuvre majeure devant y être jouée. Or, « pour des raisons de logistique » quelque peu douteuses, le concert d’ouverture aurait lieu au Belgrade Theatre. Ce n’est que quelques semaines avant la création qu’il apprit que l’exécution de The Beatitudes aurait lieu dans un théâtre à l’acoustique défectueuse. Il est évident que, dès le départ, Bliss pensait que The Beatitudes serait exécutée dans la cathédrale, car l’instrumentation incluait une partie conçue pour son nouvel orgue. Bien sûr, en sa qualité de Maître de musique de la Reine, Bliss aurait pu camper sur ses positions et insister pour que préséance soit donnée à son œuvre, mais cela aurait été à l’encontre de ses valeurs profondes. Sans hésiter, il s’effaça donc devant son confrère plus jeune, pour le génie duquel il avait d’ailleurs une très grande admiration. Hélas, le déroulement de la création fut semé d’embûches. Dans son autobiographie, As I remember, Bliss nota que les critiques espéraient qu’une exécution de l’œuvre aurait lieu dans la cathédrale, le lieu qui lui revenait naturellement, “le plus rapidement possible”. Il fallut plus de cinquante ans avant que ceci se produise, en l’occurrence lors du Jubilé d’or de la cathédrale en 2012. Dans The Beatitudes sont repris les textes des neuf Béatitudes, un passage de l’Ancien Testament, des poèmes de trois métaphysiciens du dix-septième siècle et un poème du vingtième siècle. Bien qu’il semblât à l’aube d’une brillante carrière en Grande-Bretagne, Bliss décida de s’installer aux États-Unis en 1923 pour une période indéterminée, y accompagnant son père qui souhaitait retourner dans sa patrie après avoir vécu en Angleterre pendant plus de trente ans. Nombreux sont ceux qui dans la situation de Bliss auraient hésité à interrompre leur carrière à un moment aussi critique, mais le lien entre père et fils était si fort que l’ambition personnelle du compositeur passa au second plan; de plus, Bliss, du fait de son ascendance à demi américaine, était curieux de voir le pays dont il partageait l’héritage. Le séjour de deux ans fut fondateur aussi pour son avenir : gardant l’excellente sonorité des orchestres états-uniens à l’oreille, Bliss composa, en 1926, l’Introduction et Allegro, qu’il dédia à Stokowski. Avec cette œuvre, la musique de Bliss progressait à grands pas vers la voix de la maturité, bien loin du caractère fébrile de ses œuvres d’après-guerre. Considérant que Bliss fut désigné Maître de musique de la Reine en 1953, il est étonnant que seize années se soient écoulées avant qu’il produise un arrangement pour chœur et orchestre de l’hymne national. C’est pour une tournée aux États-Unis en 1969 de la Royal Choral Society que Bliss composa sa version de God Save the Queen, mettant en musique les trois premières strophes. © SM/Qobuz
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 12 janvier 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Alpha poursuit sa collaboration avec le Festival d’Aix-en-Provence et son Académie qui fêtera ses vingt ans en 2018. Nous vous invitons à découvrir des interprètes de grand talent qui nous entrainent dans un voyage en Auvergne, Sicile, Arménie et Azerbaïdjan grâce aux Folk Songs de Luciano Berio, en Andalousie avec la Psyché de Falla sur un poème de Georges-Jean Aubry, et dans le monde de Jules Renard avec les Histoires naturelles composées par Ravel. Ces dernières sont ici enregistrées dans une version chambriste : « Ravel ayant autorisé Manuel Rosenthal à réaliser une transcription pour grand orchestre que nous trouvions un peu grandiloquente, nous sommes partis à la recherche d’un « chasseur d’images » (pour reprendre le titre d’une des Histoires naturelles), qui saurait transcrire cette oeuvre sans perdre son aspect intime et délicat […] Nous espérons que vous serez comme nous séduits par le travail d’Arthur Lavandier qui restitue à merveille les timbres et accents si raffinés de Ravel » dit Clément Noël, hautboïste et membre de l’ensemble suisse Labyrinth.Véritable révélation, Anna Stéphany interprète ce programme avec sa technique, sa sensualité et son émotion qui ont fait mouche au tout dernier festival de Glyndebourne où elle a véritablement triomphé, cette fois en terres mozartiennes. © Alpha Classics« La mezzo-soprano franco-britannique Anna Stéphany accompagnée du Labyrinth Ensemble propose un joli programme autour des lumineux Folksongs de Berio, composés en 1964. Cette œuvre conservant encore toute sa fraîcheur est parfaitement interprétée par Anna Stéphany qui déploie son timbre séduisant, aux graves charnus, au vibrato bien dosé. Black is the colour, Rossignolet du bois, Ballo..., autant de mélodies issues de divers folklores transformées par Berio en saynètes juvéniles très contrastées entre elles, toutes restituées avec une belle expressivité par la jeune mezzo, dans une veine moins théâtrale que sa spectaculaire créatrice Cathy Berberian (Sony) [...] » (Classica, mars 2018 / Romaric Gergorin
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 1 décembre 2017 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Cet album « In excelcis Deo », avec deux œuvres sacrées écrites au temps de la Guerre de Succession d’Espagne, présente « en miroir » la Missa Scala Aretina à quatre chœurs du compositeur catalan Francesc Valls (1671-1747) d’une part, et la Messe à deux chœurs et deux orchestres du compositeur français Henry Desmarest (1661-1741). Ces deux chefs-d’œuvre exceptionnels sont étroitement connectés dans le temps, puisque l’un date de 1701, l’autre de 1704. Pour mémoire, la Guerre de Succession d’Espagne sévit de 1701 à 1714, et ce fut l’ultime guerre d’ampleur que mena Louis XIV ; cet effroyable conflit européen avait pour enjeu la succession au trône d'Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol Charles II (épileptique, syphilitique de naissance par sa mère [si, si, ça existe…], stérile) et, à travers lui, la domination politique et commerciale en Europe. En fin de compte, l’Espagne y perdra plus ou moins toutes ses possessions européennes – en Italie, aux Pays-Bas, en Sardaigne, et même chez elle puisque Gibraltar passera sous contrôle britannique –, les Bourbon seront installés sur le trône espagnol (et y sont encore) tandis que Barcelone est « reprise » – la Catalogne avait précédemment embrassé la cause de l’Autriche et ses Habsbourg… Un sac de nœuds dont certaines retombées ne sont pas encore retombées ! Le présent album, musicalement très œcuménique grâce au talent de Jordi Savall, juxtapose des œuvres de musiciens de pays alors ennemis, dont les messes furent données l’une à Barcelone, l’autre à Versailles. À l’auditeur de se faire sa propre opinion quant à savoir si entre les très catholiques Français et les très catholiques Catalans, la musique est si différente ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 28 juillet 2017 | deutsche harmonia mundi

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Le massacre de la Saint-Barthélémy en août 1572 ne fit pas que des morts et des malheureux : le 5 septembre de cette sombre année, le pape Grégoire XIII faisait célébrer la Saint-Barthélemy comme libératrice du royaume de France et fit chanter un Te Deum pour remercier Dieu d’avoir sauvé le Roi Très Chrétien des hérétiques. L’ensemble Huelgas a donc décidé de se pencher sur la musique protestante de cette époque (dont celle de Jacques Goudimel qui fut l’une des victimes des tueries, à Lyon en l’occurrence puisque partie de Paris, la frénésie meurtrière se répandit à travers le royaume pendant un bon mois encore), mais aussi celle des catholiques qui pouvaient faire l’objet de réjouissances anti-huguenottes. Trois volets composent ce superbe tour d’horizon du XVIe siècle : des psaumes mis en musique par plusieurs musiciens huguenots (reprenant les textes du célèbre Psautier de Genève publié par Calvin avec des textes de Clément Marot et Théodore de Bèze), lesdites réjouissances papales dont un Palestrina, et enfin le profane et le sacré dans le milieu huguenot. Les Huelgas nous offrent vraiment un grand tour d’horizon, vocal et instrumental, des deux côtés de la Réforme en cette époque troublée. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 31 mai 2017 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Le Carnaval de Venise en 1729 ne fut comparable à n’importe quel autre carnaval. Pendant deux mois, les maisons d’opéra sont entrés dans une compétition folle pour mettre en avant les chanteurs les plus célèbres de l‘époque, y compris le castrat légendaire Farinelli qui y réalisa des débuts impressionnants. De nombreux compositeurs en vogue profitèrent de l’occasion afin de composer des musiques enchanteresses, données lors de productions elles-mêmes spectaculaires. L’ouverture du carnaval se fit avec la tragédie de Leonardo Leo Cantone in Utica d’où sont extraits l’éblouissant aria "Soffre talor del vento" et "Ombra adorata" sont extraits. Farinelli triompha dans l’opéra Semiramide de Nicolo Porpora, œuvre idéale pour dévoiler sa technicité incroyable. L’opéra Gianguir de Geminiano Giacomelli contient un aria profondément émouvant, "Mi par sentir la bella". La plupart de ces œuvres redécouvertes sont enregistrées ici pour la première fois. Ann Hallenberg éblouit dans ce récital audacieux et riche en découvertes. © Pentatone« [...] Ann Hallenberg [...] se glisse ici dans la peau de plusieurs divos et divas à l'affiche des théâtres vénitiens pendant le carnaval de 1729, explorant les principales créations de cette saison heureuse. À cet égard, ce double album agence astucieusement les extraits. [...] Toutes les plages sauf une sont annoncées comme des premières au disque, et la sélection est excellente. Parmi les airs de cantabile, on retient surtout les hypnotiques "Quanto bello agl’occhi miei" d’Orlandini, "Bel piacer saria d’un core" de Porpora et "Ombra cara" de Leo ; parmi les morceaux de bravoure, l’insolent "In braccio a mille furie" (Porpora encore, pour Farinelli). Hallenberg se montre fidèle aux qualités qui lui permettent d’affronter ce répertoire : technique agile, tessiture large, émission ample au soutien assuré. Une voix que l’émotion colore peu, mais qui sait flatter l’oreille par quelques artifices sobres [...] Le cœur voudrait chavirer un peu plus, mais trouve sa nourriture dans ces pages superbes, magistralement défendues.» (Diapason, septembre 2017 / Luca Dupont-Spirio)
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Classique - Paru le 1 mai 2017 | Passacaille

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Classique - Paru le 28 avril 2017 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Record of the Month
Ce que l’on connaît sous le nom de « Vêpres pour la Vierge » de Monteverdi (qui ne sont pas l’objet de cet enregistrement, précisons-le), un ouvrage publié en 1610, est en réalité une collection de diverses pièces à usage liturgique autour desdites Vêpres mariales, mais rien ne permet de juger que cette publication représentait une « œuvre » en tant que tel ; on pense plutôt à un immense catalogue de ce que le compositeur savait faire alors, peut-être une sorte de dossier de candidature pour un poste à Venise… Il n’y a donc rien d’iconoclaste à ce que l’ensemble britannique I Fagiolini décide de mettre au point son propre assemblage autour de l’idée des Vêpres, en rassemblant des œuvres sacrées de Monteverdi mais aussi de Palestrina, Frescobaldi, Gabrieli et quelques autres de cette époque, l’important étant que l’ordre et le genre de pièces traditionnels pour cette célébration soit respecté. Il s’agit donc de la lecture et des répons, cinq psaumes, les hymnes, le magnificat, encadrés de ci, de là par quelques antiennes de plain-chant. La partie chantée est accompagnée de quelques discrètes improvisations instrumentales, ainsi que c’était l’usage à l’époque. Voilà un magnifique travail de collation, qui permet d’aboutir à un service de vêpres en musique en Italie du début du XVIIe siècle, extrêmement convaincant. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 21 avril 2017 | Alpha

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Le 21 novembre 1695 s’éteignait Henry Purcell à l’âge de trente-six ans. C’est la musique qu’il avait lui-même écrite pour les funérailles de la Reine Mary seulement huit mois plus tôt qui fut donnée lors de ses propres funérailles. Peu après, plusieurs compositeurs rendirent hommage à Purcell en écrivant des Odes à sa mémoire. L’hommage de Jeremiah Clarke à l’"Orphée britannique" dans son Ode on the Death of Henry Purcell est un gage d’admiration bouleversant. Hélas, Clarke s’éteignit comme son aîné dans la fleur de l’âge, et l’on ne peut qu’imaginer le destin de la musique britannique si leur existence s’était prolongée. Après une production acclamée de Didon et Énée, Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique poursuivent leur exploration du monde de Purcell et du XVIIe siècle anglais. Prêtant toujours l’oreille à de multiples ramifications musicales, de Dowland à Lully en passant par les masques élisabéthains, ce nouveau programme met à l’honneur le génie de Jeremiah Clarke, dont la mort trop précoce fait déplorer les merveilles qu’il aurait pu produire. Un assortiment de chefs-d’oeuvre rassemblant deux des partitions les plus plébiscitées de Purcell, ainsi qu’une découverte exceptionnelle. (c) Alpha Classics
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Classique - Paru le 22 mars 2017 | Aparté

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Ophélie Gaillard a choisi de nous offrir une poignée de très grandes pages de compositeurs juifs en exil : quelques-uns des plus célèbres étant Bloch et Korngold, sans nul doute. Schelomo est l’un des tout premiers ouvrages de Bloch écrits aux États-Unis, même si la notion d’ « exil » est quelque peu tirée par les cheveux ; le compositeur avait certes pris pied dans le Nouveau monde dès 1916, mais c’était alors dans le cadre d’une tournée avec une compagnie de danse – qui tourna mal, de sorte qu’il se retrouva en quelque sorte bloqué sur place ! Heureusement, il trouva rapidement quelques soutiens notables qui lui permirent bientôt de s’installer comme professeur puis comme compositeur à part entière. Il retourna d’ailleurs en Europe en 1930, une fois sa renommée de compositeur bien installée, pour ne retourner aux États-Unis qu’en 1939 pour les raisons que l’on imagine. From Jewish Life, de 1925, est initialement conçu pour violoncelle et piano, mais Ophélie Gaillard donne l’ouvrage dans une délicieuse adaptation pour ensemble de Klezmer, en l’occurrence le Sirba Octet – un groupe de musiciens issus de l’Orchestre de Paris pour la plupart. De Korngold, elle joue le Concerto pour violoncelle de 1946, l’ultime maturité du compositeur ; comme pour le Concerto pour violon, il s’agit d’un « recyclage » de partitions hollywoodiennes, mais totalement réécrites dans un idiome concertant pur – même si l’impression très visuelle reste omniprésente. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 17 mars 2017 | Universal Music Division Decca Records France

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« Les "voce" de Sequenza 9.3, le "cello" d'Henri Demarquette : voici "Vocello", mariage du violoncelle et du chœur de chambre. Il a fallu constituer un répertoire, l'existant étant plutôt maigre — ici résumé au Svyati de feu John Tavener. [...] Créer et réécrire, dans une alternance entre musiques contemporaine et ancienne, qui trouvait un cadre adapté dans l'ancien collège cistercien rénové des Bernardins à Paris. [...] La lamentation de Didon (Purcell) donne le beau rôle au splendide "Vaslin" (Stradivarius 1725) — après tout Henri Demarquette est à l'origine du concept — sur un chœur qui fait tapisserie (finement brodée, du reste) plutôt qu'écrin. [...] avec Night's Birds l'alchimie opère dans une des meilleures pages avec chœur (douze voix) de Thierry Escaich, exubérante, énergique, variée dans les modes de jeu des cordes frottées et vocales, parachevée par un finale baigné d'une lumière apaisante. [...] Juste Janulyte, patiente quête de fusion des timbres du chœur de Catherine Simonpietri et d'un violoncelle dans sa belle humanité.» (Diapason, juin 2017 / Benoît Fauchet)
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Classique - Paru le 3 mars 2017 | L'Encelade

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
L’enfer et le paradis dans l’univers musical européen autour des années 1600, voilà ce que nous propose de vivre l’ensemble Les Harpies : des œuvres « savantes », écrites, travaillées – Palestrina, Erbach, Attaingant, Gervaise… –, alternent avec des pièces anonymes d’inspiration plus populaire et improvisées. On entendra en particulier l’orgue Renaissance de Saint-Savin-en-Lavedan, initialement construit en 1557, et donc l’un des plus anciens de France. Certes, il fut remanié en 1618, abandonné sous la Révolution et pillé d’une grande partie de sa tuyauterie, puis laissé à l’état de ruines en 1861. L’instrument sera restauré en 1995-1996 ; d’origine, subsistaient le buffet, les sommiers, les faux sommiers, les registres « à l’italienne », deux soufflets (que l’on entendra souffler, car l’organiste a décidé de ne pas utiliser la soufflerie électrique !), des morceaux de clavier, de rares fragments de tuyaux, des traces d’étiquettes de registres et de passage de mécanique, des diamètres de trous et inscriptions de notes. La restauration, utilisant comme modèle des instruments similaires, aura restitué un instrument dont tout porte à croire qu’il sonnait ainsi voici presque un demi-millénaire. Les pièces d’inspiration populaire sont jouées à la cornemuse, au cistre, au violon, au colachon (une sorte de luth au long manche, venu d’Italie du Sud) et au régale – un petit orgue portatif. Un véritable voyage dans le temps… © SM/Qobuz« [...] l’Enfer est pavé de délicieuses intentions. Quatre Harpies talentueuses (dont deux transfuges des Witches) forment une association aussi bizarre que fascinante : deux organistes transformistes qui n’hésitent pas à empoigner régale, spinettino, mais également cistre et colascione, une violoniste ensorceleuse et un cornemuseux vagabond ! Hétéroclite et réjouissant, plein de malice et de trouvailles, leur programme peint les Enfers et le Paradis dans le paysage musical européen vers 1600. Il est conçu autour d’un instrument propice aux enchantements : l’orgue Renaissance de l’église de Saint-Savin (Hautes-Pyrénées), construit en 1557 et restauré par Alain Sals en 1996. Ses sonorités délicates (et son diapason grave à 390 Hz) sont merveilleusement déclinées par Freddy Eichelberger dans le In nomine de John Bull [...] où le cantus firmus est hardiment doublé à la gaita (cornemuse espagnole). Le Diable et ses Infidèles s’invitent au festin, par le truchement de danses d’inspiration traditionnelle – anglaises, italiennes, hongroises. [...] Les danses de la Renaissance française font l’objet de séduisantes métamorphoses [...] Délectons-nous, jusque dans les branles qui viennent conclure le programme sur un clin d’œil, tout de connivences pécheresses.» (Diapason, mai 2017 / Denis Morrier)
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Classique - Paru le 10 février 2017 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
Un coffret de deux disques consacré au répertoire liturgique luthérien de Martin Luther à Heinrich Schütz. Le premier disque est consacré à des compositions liturgiques spécifiques à la liturgie luthérienne : Deutsche Messe, Deutsches Magnificat, Deutsche Passion (la première passion polyphonique allemande de Joachim von Burck) et même une reconstitution d’un Deutches Requiem au départ de compositions polyphoniques qui utilisent les mêmes textes que ceux que Brahms utilisera pour son propre Deutsches Requiem. Le deuxième disque propose une sélection de motets qui seront repartis selon le plan de l’année liturgique, de l’avent à la trinité. Ces pièces polyphoniques sont dues à de nombreux compositeurs (Martin Luther, Andreas Hammerschmidt, Michael Praetorius, Joachim von Burck, Christoph Bernhardt, Heinrich Schütz, Thomas Selle, Melchior Franck, Caspar Oth- mayr, Michael Altenburg, Samuel Scheidt, Johann Hermann Schein, Johann Walter...). L’or- ganiste Bart Jacobs qui complète ce programme avec quelques pièces d’orgue de compositeurs du XVIIe siècle. (Texte label)« [...] L'ensemble de Lionel Meunier n'a décidément pas volé son nom ! Vox Luminis apporte à ces polyphonies, tantôt simples, tantôt denses, une texture chorale translucide et une "parole musicale" limpide. [...] Les œuvres pour orgue qui émaillent le programme n'appellent aucune réserve : Bart Jacobs, sur les orgues de Gedinne (Notre-Dame de la Nativité) et Ciboure (Saint-Vincent), déclame avec brio des compositions particulièrement contrastées [...] L'organiste accompagne d'ailleurs la plupart des motets sur ces deux instruments avec une intelligence et une invention contrapuntique confondantes.» (Diapason, juin 2017 / Denis Morrier)