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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Jazz contemporain - Paru le 27 septembre 2019 | Mi'ster

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Ibrahim Maalouf est un hyperactif polymorphe. En septembre 2018, il sortait son ambitieuse Levantine Symphony n° 1, et deux mois plus tard, il lançait sur le marché l’enregistrement de son live de fin 2016 à l’AccorHotels Arena. L’été suivant, il présentait sur les routes de France une création balkanique avec l’Haïdouti Orkestar. À l’automne 2019, son 14e album en douze ans, S3NS, s’aventure notamment en terre cubaine. La fameuse trompette quart de ton d’Ibrahim Maalouf ne connaît pas de frontières ni n’a le temps de refroidir. Au début de S3NS, le piano d’Harold Lopez-Nussa la précède d’une poignée d’accords tempérés avant qu’elle ne dessine le thème d’Una Rosa Blanca qui, au cours de son déroulement, laisse aux deux instruments le temps de s’envoler en un dialogue fébrile sur une rythmique caliente. La suite immédiate Happy Face pourrait se faufiler au centre d’une BO de film d’action signé par le compositeur argentin Lalo Schifrin (Bullitt, Mission Impossible, Starsky & Hutch…). Le morceau-titre est assez typique du lyrisme romantique du Libanais et se déploie de la saudade vers l’euphorie. Retour à Cuba sur Harlem, où le protégé de Chucho Valdès Irving Calao s’installe derrière le piano pour un latin-jazz pur jus. Le pianiste cède ensuite sa place de guest à la violoniste Yilian Canizares sur le joyeux Na Na Na où, au final, elle n’occupe pas beaucoup de place. Un nouveau pianiste de La Havane, Alfredo Rodriguez, vient ensuite imprimer son swing sur N.E.G.U. Gebrayel bénéficie de la présence du pianiste cubain Roberto Fonseca, mais aussi du pianiste belge Eric Legnini et de ses compatriotes François Delporte (guitare) et Stéphane Galland (batterie). Après cette effusion de latino, retour au calme avec le suave duo trompette-piano All I Can't Say, relevé juste à la fin d’une guitare acoustique. Piano et trompette se tiennent aussi la main au début de Radio Magallanes, une radio chilienne qui a soutenu la politique socialiste de Salvador Allende. Le morceau démarre sur une pointe de tristesse avant de reprendre de l’emphase au centre d’un torrent de guitares, cuivres et basse batterie et de laisser entendre la voix de l’ancien président renversé par le dictateur Augusto Pinochet. Tout au long de S3NS, la trompette d’Ibrahim Maalouf aura glorieusement fait résonner ses accents inimitables et sa verve reconnaissable entre toutes. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 11 octobre 2019 | Warner (France)

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Impossible d’être déçu par un album d’Erik Truffaz tant chaque enregistrement du trompettiste est un périple sensoriel toujours dense, riche et surtout dépaysant. Et Lune rouge ne déroge pas à la règle, conçu avec ses fidèles Benoît Corboz, Marcello Giuliani et le batteur Arthur Hnatek. Sur les murs du studio d’enregistrement, ils ont accroché les vinyles du quartet depuis vingt ans. Pas comme des trophées mais plutôt les fragments d’une mosaïque en cours. « Pour ce disque, nous avions envie de choses nouvelles. Nous avons confié les clés à Arthur Hnatek et lui avons demandé de composer le matériel de base sur lequel le quartet a pu travailler le son, arranger puis déranger les éléments… Nous avons improvisé tout un tas de petites chroniques qui servent de charnières entre les compositions. » Le matériau final est trituré, étendu, coupé, remonté, jusqu’à obtenir cette envoûtante BO atmosphérique ponctuée de rock ici, de dub là ou d’ambient un peu plus loin. Une séquence répétitive s’éclipse pour un passage lyrique et Truffaz n’oublie jamais de faire rentrer beaucoup d’air et d’espace dans cette musique au ralenti qui déforme le temps, l’espace et les conventions stylistiques. Même son jeu se déconnecte du plancher des vaches pour toper le soleil. Et la filiation avec Miles Davis s’estompe encore plus qu’à l’accoutumée. Magique. © Max Dembo/Qobuz
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Blues - Paru le 27 septembre 2019 | Provogue

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La guerre dans sa tête ? Quel que soit l’état d’esprit de Beth Hart à l’automne 2019, la tigresse californienne a toujours affiché un vrai tempérament de battante, griffant à tout-va sans se vautrer dans les clichés. Avec l’album War in My Mind, elle peaufine son cocktail rock’n’blues’n’soul assez classique en abattant la carte de l’introspection et de la tempête sous son crâne. « Plus que sur n'importe lequel de mes précédents disques, je suis plus ouverte à être moi-même sur ces chansons. J'ai emprunté un chemin vers la guérison et suis désormais plus à l'aise avec mes ténèbres, mes côtés étranges et toutes ces choses dont j'ai honte, ainsi que celles qui me font me sentir bien. » Sur des compositions comme Bad Woman Blues, Let It Grow ou Woman Down, Hart vide son sac – sans overdose de pathos – et laisse sa voix surpuissante devenir, encore plus qu’à l’accoutumée, cet aimant imparable qui tracte chaque mot, chaque phrase et chaque refrain. Cerise sur le gâteau, Rob Cavallo, derrière sa console, trouve l’équilibre parfait pour signer une production efficace mais jamais racoleuse. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Warner Records

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Un riff de guitare brutal, un harmonica marécageux et une batterie binaire, aucun doute, dès ses vingt premières secondes, Why Me? Why Not lâche le morceau : le disque zouk ou downtempo de Liam Gallagher n’est pas pour aujourd’hui… Après deux honnêtes albums durant la parenthèse Beady Eye (2009 – 2014), la moitié la plus azimutée d’Oasis a publié son premier disque orné de son seul nom (As You Were). A 45 ans passés, le Mancunien rappelait, à ceux qui les avaient oubliées, ses obsessions 60's. Mais ses chansons avaient surtout du panache car souvent délestées d’arrangements ou d’enluminures potentiellement superflues. Deux ans plus tard, il amplifie cette sensation brute et directe avec un Why Me? Why Not totalement en phase avec ce qu’on peut attendre de lui. Lennonesque comme jamais sur Once, McCartnesque au possible sur Halo, Liam Gallagher sait même faire du Oasis sans Noel sur Be Still. Sans surprise, il ne réinvente certes pas la roue, ne révolutionne rien, mais s’attelle à peaufiner ses acquis et surtout son écriture. Du bon boulot. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 4 octobre 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Trois ans après My Woman sur lequel elle coupait de plus en plus le cordon avec ses tutélaires influences (Cat Power, Hope Sandoval de Mazzy Star, Kate Bush, PJ Harvey) et mouchetait son indie folk de grunge, d’Americana et de sonorités vintage, Angel Olsen signe un album plus soyeux, chatoyant, voire luxuriant. Aucune concession commerciale dans ce magnifique All Mirrors, mais plutôt l’envie de tremper son art dans des eaux… moins troubles ? Le son est nettement plus gros, les arrangements davantage travaillés et l’instrumentation va même jusqu’aux cordes, là aussi impeccablement dosées. Comme Annie Clark alias St Vincent, Olsen mêle puissante explosion de fureur et forte acceptation de soi, boostée par des mélodies impressionnantes. L’Américaine est aussi très à l’aise pour passer d’une ambiance sombre à une séquence presqu’enjouée. Une richesse stylistique qui s’apprécie au fil des écoutes. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 octobre 2019 | Polydor Records

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Variété francophone - Paru le 11 octobre 2019 | Universal Music Division Barclay

Hi-Res
C’est un balancement entre la vie et la mort qui a marqué la vie d’Izïa durant la conception de cet album, puisqu’elle a à la fois perdu son père Jacques Higelin et accouché d’un enfant, à quelques mois d’intervalle. Quatre ans après La Vague, Izïa s’enferme donc dans une Citadelle irriguée par des sentiments contradictoires de douleur et de vitalité, tout en étant habillée par des arrangements qui ne cherchent pas à mettre en avant ces extrêmes. La pop électro, et à l’occasion cuivrée et ethnique, de Bastien Burger (membre live du groupe The Dø) se caractérise en effet par une délicatesse, voire une fragilité, qui semblent à première vue éloignées de la personnalité gargantuesque d’Izïa. Cette couleur musicale fonctionne comme un contrepoint certes sensible, mais légèrement décalé face à la manifestation du grand cycle de la vie dont il est question ici.C’est probablement dans le single Trop vite que le choc intense des pulsions de mort et de vie se traduit avec le plus d’évidence : « Tes émotions qui montent trop vite / Les sensations retombent trop vite / Passer du rire aux larmes si vite, hey hey. » Izïa pleure donc son père, mais celui-ci a davantage des allures de fantôme bienveillant et discret que d’apparition pesante et douloureuse. C’est avant tout dans les chansons Idole et Dragon de métal que l’esprit de Jacques Higelin est convoqué par sa fille. Quant au morceau Calvi, il parle des liens étroits qu’entretenait ce tandem fusionnel père/fille avec cette ville (Higelin en fut même citoyen d’honneur). Outre la Corse, le frère d’Izïa, Arthur H, est également convié à cette fête mi-funèbre, mi-enjouée – il apparaît subrepticement dans la chanson Les Sentiers. On notera enfin les duos avec Jeanne Added et Dominique A dans, respectivement, Chevaucher et Esseulés.  Izïa est donc bien entourée au sein de cette Citadelle dont les remparts symbolisent peut-être les bras réconfortants du grand Jacques. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Rap - Paru le 21 juin 2019 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res
Nekfeu la joue mélancolique sur ce troisième album. Désabusé par le succès, au bord de la dépression en France (suite à des problèmes de labels et d’amour) et bloqué sur une feuille blanche, il s’est envolé pour le Japon, les Etats-Unis et la Grèce (son pays d’origine), dans le cadre du tournage de son film documentaire racontant l’histoire du nouvel album, diffusé juste avant sa sortie. A la fin du dernier morceau de son précédent disque Cyborg, on entendait une voix japonaise nous invitant à Tokyo. Elle est reprise le long de ce nouvel opus et installe un fil rouge narratif. Il invite d’ailleurs en featuring la chanteuse japonaise Cristal Kay sur le morceau Pixels et même Vanessa Paradis sur le plus pop Dans l’univers. Parmi les autres guests, on trouve un morceau aérien avec Damso sur Tricheur, ou un titre plus technique avec Alpha Wann sur Compte les hommes, à la sauce de leur ancien groupe en commun 1995. Touche originale, dans Voyage léger, il convie la star du rap français Niska, connu pour ses gimmicks délirants, non pas pour un couplet mais uniquement pour les backs, ce qui a fait son petit effet sur les réseaux sociaux. Au final, Nekfeu sort un solide 18 titres, qui se révèle assez varié entre rap dur (Étoiles vagabondes, Ciel noir) et morceaux plus chantés (Dans l’univers, Alunissons), pour un public toujours plus brassé. © Armand Dupont/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | Sony Music CG

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Pas une semaine sans qu’un nouveau phénomène de la bouillonnante scène jazz anglaise ne surgisse. Ce jazz pluriel, mêlant tradition et sonorités soul, funk, rap, afrobeat, grime ou caribéennes, Ashley Henry ne le conçoit et ne le vit que comme ça. Né en novembre 1991 et diplômé de la Royal Academy of Music en 2016, le jeune pianiste londonien dont tout le monde cause a déjà travaillé avec des gens aussi recommandables et divers que le rappeur Loyle Carner, les chanteuses Christine & The Queens et Zara McFarlane mais aussi des épées du jazz telles Terence Blanchard, Robert Glasper, Jean Toussaint, Jason Marsalis ou Anthony Joseph. Pour son premier véritable album studio, baptisé Beautiful Vinyl Hunter, Henry signe un autoportrait musical sincère de son éducation et son héritage nourris de mixités. « Ma musique est une claire expression de ce que je suis, de ce qu’est Londres dans toute sa glorieuse mixité. L’immigrant en moi a des racines qui remontent jusqu’au XVIIe siècle. Il est important pour moi que ma musique aujourd’hui reflète ce lignage à travers différents genres musicaux et différentes générations. »Et c’est ce qu’il fait avec énergie et vigueur en compagnie des batteurs Luke Flowers (de Cinematic Orchestra) et Makaya McCraven, des trompettistes Theo Croker, Jaimie Branch et Keyon Harrold, du saxophoniste Binker Golding, du bassiste Dan Casimir, du batteur Eddie Hick, du percussionniste Ernesto Marichales, de la chanteuse Judi Jackson, du chanteur Milton Suggs et du rappeur Sparkz. Comme un Herbie Hancock du troisième millénaire, Ashley Henry répand un groove à la chaleur communicative et fusionne avec beaucoup de naturel tout ce qu’il touche ; même lorsque, au milieu de son disque, il glisse une reprise de Cranes (In the Sky) de Solange ! Pas de calcul, juste le plaisir pur et simple du partage. © Marc Zisman/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 20 septembre 2019 | naïve

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Cet album, quasiment achevé au moment où Rachid Taha passait de l’autre côté du miroir, peut s’entendre comme le flash-back qui traverse l’esprit de celui qui affronte sa dernière heure. Je suis Africain compile les meilleurs moments de sa carrière et présente un inédit qui donne son titre à l’objet. On y retrouve intacts l’esprit, la poésie et les ingrédients stylistiques qui ont nourri l’œuvre de cet artiste unique et indispensable à son temps. Cet album en forme de retour aux sources est le fruit d’une connivence avec Toma Feterman, pilier des formations balkano-punk La Caravane Passe et Soviet Suprem, et accoucheur de ces ultimes chansons. On entend l’écho du leader engagé de Carte de Séjour dans le rythm'n'blues oriental d’ouverture (Ansit), où il pourfend les fachos en arabe dans le texte. Puis Aïta souligne le courage des migrants. On retrouve aussi le gardien de l’esprit de la chanson franco-maghrébine façon Mazouni (Ecoute-moi camarade) avec Minouche, ainsi que le pionnier de l’électro-rock arabe avec les brûlots Andy Whaloou et Like a Dervish.Comme avec Jeanne Added dans Zoom (2013), le rocker féministe pointe le futur en nous faisant découvrir le chant puissant et habité de la Suisse-Algérienne Flèche Love, qui hante le morceau Whadi. Dans le morceau-titre, le militant redessine la carte du panafricanisme en citant les héros de ce mouvement, nés aussi bien dans un des pays du continent premier qu’en Jamaïque, aux Etats-Unis ou en Europe. L’homme sincère à l’humour provocateur se met à nu dans Strip tease et, en éternel amoureux, clôt l’histoire sur un pied-de-nez avec Happy End. Maintenant que sa discographie officielle s’achève avec ce tonique et émouvant Je suis Africain, on peut affirmer que Rachid Taha n’a jamais produit de mauvais disque ni cessé d’évoluer tout au long de son remarquable parcours. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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DNA

Musiques du monde - Paru le 18 octobre 2019 | [PIAS] Le Label

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Dans l’ADN de Flavia Coelho il y a le Brésil, sa terre de naissance qui lui donne la bonne humeur chantante qui entrelace les mélodies pétillantes de la majorité de ses refrains. Il y a l’Afrique ancestrale qui lui offre ce groove naturel qui irradie le reste de la planète (du parfum congolais de Billy Django, aux effluves cumbia de DNA ou Menino Menina, en passant par les traces de reggaeton décelables dans Lavanta Dai). On y trouve aussi la nonchalance sensuelle des rythmiques jamaïcaines (De Novo de Novo, Vem Chamegar, Nosso Amor, Manda a Boa), le déterminisme hip-hop (Cidade Perdida, Pagina) et beaucoup de fantaisie. Dans son ADN, elle le chante avec assurance, il y a l’amour de ces richesses métisses que chacun reçoit en héritage. Entourée d’amis fidèles (Victor Vagh-Weinmann à la production et Tom Fire au mixage), Flavia Coelho transmet sa joyeuse curiosité et son aisance à ce nouvel album. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 20 septembre 2019 | Barclay

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Pour son sixième album studio, Jeanne Cherhal se fait introspective, au son d’une pop orchestrale mais néanmoins intime. C’est avant tout la quarantaine qu’elle aborde ici (L’an 40), un âge qu’elle considère comme une porte ouvrant vers une lumière revigorante (« On dirait quelquefois qu’elle a des ailes/Ou comme une audace, l’insolente »). Tout au long de ces dix chansons, c’est toujours de sa voix douce qu’elle nous dévoile ses pensées et expériences personnelles – mais cette douceur cache très souvent un volcan en ébullition, comme l’atteste Le Feu aux joues.Tout en chantant un présent qu’elle veut optimiste, Jeanne Cherhal se remémore son enfance avec une pointe de nostalgie dans les Racines d’or (« J’y reviens, j’en repars/Qu’il est doux d’être de quelque part »), avant de revenir vers une réalité plus brutale et auto-critique dans Fausse Parisienne. Dans cette chanson, elle évoque un Paris stressant, mondain, qui ne lui ressemble pas. Cette Nantaise est personnifiée par un solo de flute traversière, noyé au sein d’une formation de cuivres frénétiques et d’un piano saccadé, qui, eux, représentent naturellement la capitale française. Dans un style plus détendu, elle évoque aussi le plaisir d’une certaine position sexuelle dans Soixante-neuf (Gainsbourg n’est pas loin). Les images et métaphores plus ou moins subtiles sont légion dans ce morceau emmené par un piano minimaliste dont le rythme est, comme souvent chez Jeanne Cherhal, au centre de tout.C’est avec une émotion immense que la chanteuse prend congé de l’auditeur puisque la plage Un adieu rend hommage à l’un de ses mentors, Jacques Higelin, disparu en 2018. Accompagnée d’un chœur de gospel, de quelques cuivres et de son éternel piano, Jeanne Cherhal se souvient de l’adieu au chanteur au Cirque d’Hiver juste avant son inhumation. Mais malgré la douleur, la musique et les mots ne se laissent jamais aller à la mélancolie. © Nicolas Magenham/Qobuz    
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Rock - Paru le 6 septembre 2019 | Caroline International (License External)

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James Osterberg alias Iggy Pop est-il libre (Free) ? Son costard du plus rock’n’roll des reptiles, sa couronne de punk originel et son statut de mythe vivant n’ont-ils pas été des carcans plus qu’autre chose ? À 72 ans, l’Iguane entame son 18e album studio par cette simple phrase : « I wanna be free » (« je veux être libre»). En 2016, son Post Pop Depression, conçu avec Josh Homme de Queens Of The Stone Age, le montrait sombre et mystérieux, loin de son habituelle image de Nijinski destroy désormais accro au taï-chi et au qi gong… Avec ce court Free (33 minutes), Iggy se veut encore plus introverti, contemplatif et surtout intimiste. Un opus atypique étroitement réalisé avec le trompettiste de jazz Leron Thomas, qui lui a façonné une ambiance feutrée et on ne peut plus atmosphérique, mais aussi la guitariste Sarah Lipstate. « C'est un album où les autres artistes parlent pour moi, je prête ma voix. Après la fin des tournées qui ont suivi Post Pop Depression, je me suis dit qu’il fallait que je me débarrasse de ce problème d’insécurité chronique qui m’a pourri la vie et ma carrière pendant trop longtemps. Je me suis aussi senti vidé. Je voulais mettre des lunettes de soleil, tourner les talons et partir. Je voulais être libre. Je sais que c’est une illusion et que la liberté est un simple sentiment, mais j’ai vécu suffisamment longtemps pour savoir que ce sentiment en vaut la peine. C’est tout ce qu’il faut, pas forcément le bonheur ou l’amour, mais le sentiment d'être libre. Cet album est venu à moi, en quelque sorte, et je l’ai laissé venir. » Entre art rock, jazz climatique et spoken word – il récite des poèmes de Lou Reed (We Are the People) et Dylan Thomas (Do Not Go Gentle Into That Good Night) –, Iggy laisse son envoûtant organe de crooner de fin du monde caresser tous les types de mots, toutes les formes de pensées. Au point que Free fait parfois de l’œil à The Idiot, son chef-d’œuvre synthétique et anthracite concocté à Berlin en 1977 avec David Bowie… Quarante ans plus tard, Iggy Pop a surtout pris la liberté de dérouter ses amis comme ses ennemis, et de signer l’un de ses disques les plus ovnis et personnels. © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 13 septembre 2019 | Panenka Music

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Alternatif et Indé - Paru le 18 octobre 2019 | Warner Records

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Pop - Paru le 23 août 2019 | Taylor Swift

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« I forgot that you existed, And I thought that it would kill me, but it didn't. » Taylor Swift, rancunière ? Dès l’ouverture de Lover, on est tenté de penser que la langue de vipère de Reputation (2017) signe une autre vendetta, contre Kanye West, Katy Perry ou son ex… Mais la superstar a le tact et la maturité de ne pas prolonger les querelles. Jouant l’indifférence, elle place ces conflits hypermédiatisés dans le rétroviseur ; son septième album mêle élans pop romantiques, moments d’introspection intenses et commentaires sociopolitiques sur l’Amérique en tourmente, tout en rappelant ses origines de chanteuse country. Premier exemple avec la perle acoustique Lover, où elle rend hommage à son partenaire de trois ans, Joe Alwyn. Jamais sirupeuse, elle parvient tout de même à placer son brin d’humour : « Swear to be overdramatic and true to my lover / And you'll save all your dirtiest jokes for me », commande-t-elle sur cette valse cinématique, avant d’enchaîner avec la synthpop engagée de The Man. Elle ironise : « If I was flashing my dollars I’d be a bitch, not a baller ». Si le titre explicite à merveille son message féministe – comment aurait-elle été reçue par les médias si elle avait été un homme ? – le questionnement, voire la désillusion, se poursuit avec plus de nuance sur Miss Americana & The Heartbreak Prince. L’univers du « high school » (le lycée) est réinterprété comme symbole de la déchéance des Etats-Unis ; « American glory faded before me / Now I'm feeling hopeless, ripped up my prom dress / Running through rose thorns, I saw the scoreboard / And ran for my life ». Swift dédie aussi le titre You Need to Calm Down à tous les haters homophobes, façon de leur faire comprendre que leur indignation et leur agitation sont peine perdue.Les moments les plus réussis de Lover demeurent ceux où la chanteuse de 29 ans réduit les artifices au strict minimum, se rend vulnérable et laisse le spectateur entrer dans sa sphère privée – au-delà de sa relation amoureuse. Soon You’ll Get Better aurait pu être un interlude acoustique, un simple moment de calme venant rendre plus fluide ces 18 morceaux. Cependant, le choix d’aborder le cancer de sa mère, le chaos et la panique engendrés par la maladie, ainsi que son propre vécu de cette situation difficile, est doublement judicieux : outre gérer à la perfection la cadence de l’album, c’est une belle façon de recentrer l’attention du spectateur sur l’humanité de la narratrice. Geste d’humilité pour Taylor Swift qui ne s’est par ailleurs jamais voulue plus grande que nature. Lover est certes un disque de pop, signé par l’une des plus grandes superstars de la dernière décennie, mais c’est aussi la preuve qu’en 2019, le genre ne rime pas obligatoirement avec creux ou insipide. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Électronique - Paru le 27 septembre 2019 | Roche Musique

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Rap - Paru le 6 septembre 2019 | Republic Records

Hi-Res
Le nouveau blockbuster de Post Malone arrive un an et demi après le mastodonte Beerbongs & Bentleys, porté par le mégatube Rockstar. Et la formule est sensiblement la même : un dosage savant entre le meilleur de la trap du XXIe siècle – celle qui a été fomentée dans des coins louches d'Atlanta et de Chicago avant d'envahir la pop – et de ce rock alternatif mélodique qui fait encore se soulever les festivaliers du monde entier. Du rap de stade en somme, avec des riffs imparables et des beats écrasants, qui brasse large et emporte tout sur son passage. Mais si Post Malone est devenu l'une des grandes popstars de son temps, c'est aussi parce qu'il est un interprète hors pair, qui n'a pas besoin de ses copains rappeurs très célèbres pour briller (ils sont pourtant tous là – de Future à Swae Lee en passant par Young Thug). Chacun des morceaux de Hollywood's Bleeding est un tube en puissance et c'est d'abord grâce aux prouesses mélodiques de ce natif de Syracuse, dans l'État de New York, biberonné à la country et au heavy metal, qui a avalé et recrache des décennies de musique populaire américaine. Post Malone surnage sur On the Road, pourtant challengé par deux des rappeurs les plus en verve du game, Meek Mill et Lil Baby. Il s'éclate sur la bizarrerie pop-rock 80's Allergic. Il met Ozzy Osbourne et Travis Scott dans le même studio pour voir ce que ça donne (Take What You Want) et s'offre un énième hit de club rap avec Wow. Le tout avec un flegme et une insolence invraisemblables. © Damien Besançon/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 13 septembre 2019 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Produit par le compositeur electro Sayem et par Sébastien Berteau (connu pour son travail autour de la danse contemporaine et du théâtre), ce huitième album de La Grande Sophie est une sorte de bilan personnel dans lequel elle dresse un constat optimiste sur tout le chemin parcouru. Même lorsqu’elle s’adonne à une certaine nostalgie comme dans Nous étions, elle conserve contre vents et marées cette robustesse qui la caractérise depuis ses débuts. Portée par des cordes et des cuivres, cette chanson est par ailleurs un très bel hommage aux liens amoureux qui parviennent à durer malgré le temps qui passe.Cet instant a été entièrement composé au piano, qui n’est pourtant pas son instrument de prédilection (c’est la guitare qui avait ses faveurs jusqu’à présent). Néanmoins, l’aspect central du piano ne fait pas de cet album un parangon de la « chanson française », malgré le petit clin d’œil à Barbara dans Où vont les mots ? Dans des titres comme Cet instant et Hier, elle est même à la croisée de la chanson et du hip hop. Telle la sève circulant au milieu de paroles et de musiques fusionnant à la perfection, l’interprétation à la fois déterminée et réconfortante de la Grande Sophie opère une sorte de « grand huit » qui s’achève en beauté avec Sur la pointe des pieds, morceau entièrement a cappella – qui ravira par ailleurs les amateurs de talons hauts ! © Nicolas Magenham/Qobuz