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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Variété francophone - Paru le 6 avril 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec sa voix grave et sa personnalité imposante, Clara Luciani est un peu la cousine de Fishbach, Juliette Armanet ou Alice Lewis. En intégrant cette famille qui s’élargit de jour en jour, elle se propulse dans une constellation musicale pop féministe, mélodique et mélancolique, aussi esthétiquement passionnante que politiquement indispensable. Dès les deux premiers morceaux très disco synth-pop de cet album, Clara Luciani crève le disque et résume son projet. Toutes basses mises en avant, ces deux chansons mettent en lumière à la fois l’aspect combattif de la chanteuse (La Grenade) et sa douceur d’âme (La Baie). Entre une utopie planante et une rage intérieure, Clara Luciani décide de ne pas choisir, et c’est là toute sa force.Le reste de l’album n’est qu’une déclinaison de ces deux tendances. La chanteuse d’origine marseillaise bouscule l’auditeur en oscillant sans cesse entre une caresse et une gifle parfois teintée de détresse, notamment lorsqu’elle évoque le rôle des femmes au sein d’une société patriarcale (Drôle d’époque). Certes, Clara Luciani observe ce qui l’entoure, mais elle n’exclut pas pour autant l’introspection : parmi les autres morceaux de bravoure de cet album, citons On ne meurt pas d’amour (dont la mélodie pourrait sonner comme un hommage à Etienne Daho) ou bien la poignante berceuse Dors. Mais même lorsqu’elle parle d’elle-même et du chagrin d’amour, elle conserve cette fougue et ce côté guerrier qui lui sied si bien. Clara Luciani a percé grâce à des projets collectifs comme La Femme ou Nouvelle Vague, mais c’est visiblement le solo qui lui va le mieux. Dans cet album dont les compositions et la production sont signées Ambroise Willaume (alias Sage), elle explose comme cette grenade si lourde de sens qui ouvre et clôt Sainte Victoire. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 13 septembre 2019 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Produit par le compositeur electro Sayem et par Sébastien Berteau (connu pour son travail autour de la danse contemporaine et du théâtre), ce huitième album de La Grande Sophie est une sorte de bilan personnel dans lequel elle dresse un constat optimiste sur tout le chemin parcouru. Même lorsqu’elle s’adonne à une certaine nostalgie comme dans Nous étions, elle conserve contre vents et marées cette robustesse qui la caractérise depuis ses débuts. Portée par des cordes et des cuivres, cette chanson est par ailleurs un très bel hommage aux liens amoureux qui parviennent à durer malgré le temps qui passe.Cet instant a été entièrement composé au piano, qui n’est pourtant pas son instrument de prédilection (c’est la guitare qui avait ses faveurs jusqu’à présent). Néanmoins, l’aspect central du piano ne fait pas de cet album un parangon de la « chanson française », malgré le petit clin d’œil à Barbara dans Où vont les mots ? Dans des titres comme Cet instant et Hier, elle est même à la croisée de la chanson et du hip hop. Telle la sève circulant au milieu de paroles et de musiques fusionnant à la perfection, l’interprétation à la fois déterminée et réconfortante de la Grande Sophie opère une sorte de « grand huit » qui s’achève en beauté avec Sur la pointe des pieds, morceau entièrement a cappella – qui ravira par ailleurs les amateurs de talons hauts ! © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Mercury Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz
Passons vite sur cette étiquette de Jacques Brel du troisième millénaire pour ne garder que les treize titres de cette Racine carrée évidemment tout sauf carrée. Avec ce deuxième album, l’extra-terrestre Stromae poursuit ses assemblages improbables entre hymnes dancefloor minimalistes et prose sombre, impeccable coup de zoom sur notre temps. Derrière le groove festif plane toujours cette impressionnante mélancolie quand ça n’est pas un pessimisme des plus anthracite. Dans ses textes. Dans les circonvolutions de sa voix. Là réside sans doute la personnalité musicale d’un artiste qui compte un peu plus à chaque nouvelle chanson. Au final, Stromae prouve surtout avec Racine carrée qu’il a su trouver comme écrire l’après Alors on danse, son acte de naissance de 2010. Étonnant. © CM/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 25 janvier 2019 | Wagram Music - Cinq 7

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
À quelle chapelle appartient Bertrand Belin ? Le Parisien d’origine bretonne est tellement épris de liberté que rien ne peut véritablement le relier à une famille musicale précise. De la pop folk si l’on veut, mais avec des bouts d’électro, comme l’attestent les basses de Choses nouvelles et autres interventions synthétiques ponctuelles et insolites (Camarade, Vertical). Quant aux nappes de cordes qui surgissent avec force mais parcimonie (rappelant parfois celles de Jean-Claude Vannier dans Melody Nelson), elles apportent une petite dose de lyrisme (et d’espoir) à ce paysage atypique, globalement épuré et apparemment désenchanté.Belin semble vouloir parler avant tout des antihéros, des laissés pour compte et des travailleurs déshumanisés dans cet album, comme l’atteste la (sublime) chanson Glissé redressé: « J’ai glissé/Je n’ai plus de paix de paye de pays/Me donner du pain/M’en faire don. » Mais cette lecture sociale du disque n’est pas si évidente car l’artiste aime entretenir une certaine ambiguïté quant à ses intentions réelles. Il laisse volontiers flotter ses paroles dans un certain flou artistique. Les silences, la lenteur et la suavité de la plupart des morceaux trahissent-ils une peinture dépressive ou, au contraire, un espoir apaisant quant à l’avenir du monde contemporain ? Sans doute les deux à la fois… Quant à la voix de Bertrand Belin, elle s’intègre parfaitement à ce tableau à la fois élégant et mélancolique. On pense parfois à Alain Bashung et Gérard Manset (notamment dans Nuits bleues), même si l’intéressé cite plutôt Bill Callahan. Contrairement à ses deux précédents opus (Parcs et Cap Wallers, enregistrés à Sheffield), Persona est le fruit d’une longue maturation dans le home studio de Belin à Montreuil. Et on imagine en effet qu’il a fallu du temps pour que cette poésie nonsensique et prolétarienne parvienne à éclore et à dévoiler toute sa beauté. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 9 novembre 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Outre la référence à un groupe qui jouait lui-même avec les codes du genre, le titre du premier album d’Eddy de Pretto peut recouvrir d'autres significations. La musique est-elle pour lui une manière de se désintoxiquer des excès qu’il évoque dans certaines chansons (Fête de trop) ? Ou bien la cure est-elle celle qu’il souhaite pour une société malade d’homophobie et autres violences envers ceux et celles qui refusent de rentrer dans le moule ? Ou bien est-ce tout simplement la sonorité cassante du mot qui a attiré l’auteur-compositeur-interprète ? Car Cure est un album dur. Eddy de Pretto est l’auteur (ou coauteur) des paroles, lesquelles sont parfois d’une évidence déconcertante, comme dans ces passages de Kid où il prend la voix d’un père homophobe : « Tu seras viril mon kid, je ne veux voir aucune once féminine. » La dénonciation a le mérite d'être claire, à défaut d’être subtile. Même langage cash lorsqu’il évoque son penchant pour certaines pratiques sexuelles, en particulier « la feuille de rose » : « J’ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses/Dans de tout petits angles où l’on voit qu’les muqueuses ». Dans d’autres cas, les images sont plus poétiques et malignes, comme dans Jimmy, chant d’amour à la Jean Genet en hommage à son dealer.On l’aura compris, Eddy de Pretto parle sans ambages de son homosexualité dans son art. Mais c’est finalement moins l’évocation de son orientation sexuelle que la déconstruction radicale des codes sociaux masculins/féminins qui est la plus intéressante à observer dans ses chansons, en particulier dans celles qui évoquent les injonctions à se construire tel ou tel corps suivant le genre auquel on appartient (Genre). Il revendique clairement une « normalité » (Normal), qui s’exprime chez lui par une neutralité de genre. Et il faut admettre que ce discours est assez novateur dans la pop. Entre les maquillages bariolés de Boy George et le smoking de Marlene Dietrich, il existe donc une troisième voie à explorer, une autre manière de brouiller les pistes. La neutralité de genre est encore un vaste chantier, et qu’on aime ou non son style, Eddy de Pretto a au moins le courage d’essuyer les plâtres.Le petit paradoxe qui fait le piment de son personnage, c’est qu’il crie haut et fort sa colère avec une voix puissante (oserons-nous le terme « masculine » ?) à l’articulation parfaite, un timbre décoiffant qui fait de lui une sorte de « Claude Nougaro de Créteil » (l’accent en moins, donc). Autre petite provocation : musicalement, il se tourne vers des rythmiques d'une musique – le rap – connue pour cultiver parfois le terreau de la binarité des genres. Mais il est aussi visiblement très attiré par la chanson française, dans tout ce qu’elle a de plus classique (certains le comparent même à Jacques Brel). En résumé, en mettant un coup de pied dans la fourmilière d’une pop française souvent frileuse à l’idée de jouer avec les genres (musicaux ou sexuels), Eddy de Pretto s’est construit un personnage impossible à cerner avec précision. Et c’est pour cela qu’il est intéressant. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 2 mars 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Outre la référence à un groupe qui jouait lui-même avec les codes du genre, le titre du premier album d’Eddy de Pretto peut recouvrir d'autres significations. La musique est-elle pour lui une manière de se désintoxiquer des excès qu’il évoque dans certaines chansons (Fête de trop) ? Ou bien la cure est-elle celle qu’il souhaite pour une société malade d’homophobie et autres violences envers ceux et celles qui refusent de rentrer dans le moule ? Ou bien est-ce tout simplement la sonorité cassante du mot qui a attiré l’auteur-compositeur-interprète ? Car Cure est un album dur. Eddy de Pretto est l’auteur (ou coauteur) des paroles, lesquelles sont parfois d’une évidence déconcertante, comme dans ces passages de Kid où il prend la voix d’un père homophobe : « Tu seras viril mon kid, je ne veux voir aucune once féminine. » La dénonciation a le mérite d'être claire, à défaut d’être subtile. Même langage cash lorsqu’il évoque son penchant pour certaines pratiques sexuelles, en particulier « la feuille de rose » : « J’ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses/Dans de tout petits angles où l’on voit qu’les muqueuses ». Dans d’autres cas, les images sont plus poétiques et malignes, comme dans Jimmy, chant d’amour à la Jean Genet en hommage à son dealer.On l’aura compris, Eddy de Pretto parle sans ambages de son homosexualité dans son art. Mais c’est finalement moins l’évocation de son orientation sexuelle que la déconstruction radicale des codes sociaux masculins/féminins qui est la plus intéressante à observer dans ses chansons, en particulier dans celles qui évoquent les injonctions à se construire tel ou tel corps suivant le genre auquel on appartient (Genre). Il revendique clairement une « normalité » (Normal), qui s’exprime chez lui par une neutralité de genre. Et il faut admettre que ce discours est assez novateur dans la pop. Entre les maquillages bariolés de Boy George et le smoking de Marlene Dietrich, il existe donc une troisième voie à explorer, une autre manière de brouiller les pistes. La neutralité de genre est encore un vaste chantier, et qu’on aime ou non son style, Eddy de Pretto a au moins le courage d’essuyer les plâtres.Le petit paradoxe qui fait le piment de son personnage, c’est qu’il crie haut et fort sa colère avec une voix puissante (oserons-nous le terme « masculine » ?) à l’articulation parfaite, un timbre décoiffant qui fait de lui une sorte de « Claude Nougaro de Créteil » (l’accent en moins, donc). Autre petite provocation : musicalement, il se tourne vers des rythmiques d'une musique – le rap – connue pour cultiver parfois le terreau de la binarité des genres. Mais il est aussi visiblement très attiré par la chanson française, dans tout ce qu’elle a de plus classique (certains le comparent même à Jacques Brel). En résumé, en mettant un coup de pied dans la fourmilière d’une pop française souvent frileuse à l’idée de jouer avec les genres (musicaux ou sexuels), Eddy de Pretto s’est construit un personnage impossible à cerner avec précision. Et c’est pour cela qu’il est intéressant. © Nicolas Magenham/Qobuz

Variété francophone - Paru le 2 juin 2017 | Balulalo

Livret Distinctions 4F de Télérama
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Le Fil – le sien – est toujours là. Intact. Inaltéré. Celui-là même que Camille Dalmais a tendu, douze ans plus tôt, et qui l’a propulsé sur le devant de la scène. La chanson française, qui n’avait pas pris une telle claque depuis des lustres, restait bouche bée face à cette extra-terrestre malaxant la langue, les sons et les rythmes comme nulle autre. Une forte personnalité qui ne pouvait que déclencher une bataille d’Hernani entre fans transis et ennemis excessifs… Avec son cinquième album, Camille tient donc toujours fermement ce Fil. Conçu près de Villeneuve-Lès-Avignon, Ouï est une graine plantée dans un terreau rythmique. Un point de départ comme un battement de cœur sur lequel elle fait grandir son chant et ses sons. Car ce qui sort de la bouche de Camille, c’est du fond comme de la forme. Une façon de singulariser sa démarche et de se démarquer de ses ainés ; et même de ses contemporains. Ce rythme au cœur de ses chansons vient de mille contrées. Surtout du folklore et des musiques traditionnelles qui sont les carburants (épure, simplicité, dépouillement) de ses acrobaties vocales. Sa voix marche. Puis saute. S’envole. Se couche. Et ainsi de suite. Un funambulisme toujours aussi intense qu’elle n’oublie jamais de mettre au service de ses chansons. Sous le sable qui ouvre ce disque magnifique reflète à la perfection chaque détail de toutes ces spécificités et, plus globalement, de toute la démarche de Camille. Mais surtout, Ouï dégage une forte sensation charnelle. Quelque chose d’assez rare dans la musique actuelle. © MD/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 9 mars 2018 | Universal Music Division Caroline

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Après une introduction où la voix atypique du chanteur (Arthur Teboul, également auteur des paroles) navigue sur des arpèges électroniques, le nouvel album de Feu ! Chatterton s’emballe avec Grace, slow rock psychédélique en hommage à une « princesse qui porte si joliment son nom ». Dès les premières minutes de L’Oiseleur, on se rend donc compte sans déplaisir que le groupe parisien n’a pas abandonné son attirance pour les années 70, tant au niveau de la musique (tendance « pop rock sophistiquée ») qu’au niveau des paroles au romantisme « fin de siècle ». Le dandysme suranné et assumé de Teboul trouve un écrin idéal dans des morceaux comme Zone libre (texte d’Aragon), la ballade nostalgique Erussel Baled (Les Ruines), et surtout le magnifique Ginger, dont l’orchestration mêlant orgue électronique, chœurs féminins et célesta fait des étincelles.La couleur se fait plus contemporaine dans un morceau comme L’Ivresse, mais la mayonnaise a du mal à prendre – c’est un peu comme si Marcel Mouloudji et Serge Gainsbourg fusionnaient pour entonner un slam lourdement branché. Finalement, c’est lorsqu’ils montrent leur amour exclusif pour les musiques du passé que le groupe déploie son talent avec le plus de conviction. Dans la dernière plage de ce second album de Feu ! Chatterton (après Ici le jour (a tout enseveli) en 2015) Arthur Teboul parle de « gaie mélancolie » et des « poèmes de Paul Eluard » sur une musique dépouillée et onirique, avant d’enchaîner avec une mélopée envoûtante mise en valeur par des envolées de cordes enchanteresses et quelques notes de clarinettes inquiètes. Une conclusion belle et élégante pour un album à la tenue, dans l’ensemble, excellente. ©Nicolas Magenham/Qobuz 
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Variété francophone - Paru le 17 novembre 2017 | Universal Music Division Mercury Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
La jeunesse éternelle existe, Daho l’a rencontrée. Avec Blitz, le fringant sexagénaire signe un renversant quatorzième album d’une rare densité. Dans ses sons, dans sa plume, tout ici est parfaitement pensé, conçu et interprété et montre un artiste inspiré et déchaîné comme jamais. Plus qu’à la première heure ! On entre surtout dans ce Blitz comme on découvre un paysage grandiose. Un vrai coup de poing au plexus qui fait vaciller en convoquant des tas de références. L’imagerie américaine a toujours fascinée Etienne Daho. De l’âge d’or d’Hollywood (Duel au soleil) à la Factory de Warhol arpentée par Lou Reed, l’une de ses grandes idoles, le Rennais a toujours su intégrer ces images d’Epinal pop dans sa sémantique gauloise. Outre-Manche aussi, Daho a bu à de nombreuses sources. Et notamment à celle de Syd Barrett dont le fantôme hante son Blitz. Par un concours de circonstance, il a retrouvé un appartement londonien dans lequel l’éphémère premier leader de Pink Floyd a vécu et a pu y passer quelques minutes. On imagine la force spirituelle d’une telle expérience pour celui qui rappelle que The Madcap Laughs de Barrett fut l’un de ses premiers disques de chevet… Moins évident car plus riche que ses prédécesseurs, Blitz est une vraie caverne d’Ali Baba pop et rock. On est ici à des années-lumière de l’hédonisme de ses Pop Satori (1986) et autres Eden (1996) mais plutôt dans le cerveau-labyrinthe d’un artiste qui déstabilise les codes comme un David Lynch psyché. Avec sa pochette choc très Warhol/Fassbinder/Genet et ses guitares nerveuses, Blitz est un tour de force comme Daho n’en avait pas orchestré depuis des années. Impressionnant. © MD/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 8 avril 2016 | Universal Music Division Capitol Music France

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Huit ans après son précédent album, le magnifique Aimer ce que nous sommes, l’extra-terrestre Christophe redescend sur notre planète avec ces Vestiges du chaos. Comme à l’accoutumé chez notre dandy-ovni célébré par la plèbe comme par les hypsters, les genres se croisent et se décroisent. Electro, pop, blues, new age, rock, tout y passe. A 70 ans passés, le dernier des Bevilacqua, capable de signer une friandise limite kitsch ou un trip expérimental et déjanté, est une fois de plus impressionnant dans ses errances lunaires et belles. Christophe a toujours en ligne de mire la mélodie. Quel que soit l’habit qu’il lui offre, elle est centrale à son art. Cette fois, il embarque notamment avec lui dans son équipée sauvage Alan Vega du groupe Suicide, son vieux complice Jean-Michel Jarre (qui fut le co-auteur des Mots bleus et des Paradis perdus), Boris Bergman ou bien encore la comédienne Anna Mouglalis. Il signe également un touchant hommage au couple Lou Reed/Laurie Anderson. Pas de doute : Saint Christophe a encore frappé ! © MD/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 28 septembre 2018 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Il efface tout et il recommence : dans la lignée de Travaux sur la N89, sorti en 2017, Jean-Louis Murat développe son travail de déconstruction musicale (et identitaire) avec Il Francese. « Je suis reparti comme à 15 ans, transformant tout ce que je pouvais écouter pour revenir à zéro », admet-il pour expliquer la genèse de cet album. Les bricolages savants qu’il a conçus avec son fidèle réalisateur Denis Clavaizolle sont constitués d’un mélange étonnant de pop synthétique, d’indus et de hip-hop – ce dernier genre étant l’une des passions méconnues de l’interprète de Si je devais manquer de toi. Le mixage de l’album a également bénéficié d’un traitement relativement expérimental, en particulier dans le travail sur la voix. Ainsi, timbres métalliques et harmonisations étranges jonchent ce si singulier Il Francese (Ciné Vox étant la chanson la plus emblématique de ce point de vue). Quant aux thèmes de l’album, ils sont avant tout géographiques, comme son titre l’indique. Entre l’Auvergne, l’Amérique et l’Italie, Jean-Louis Murat fait ici le portrait de ses trois points d’ancrage fondamentaux. L’Amérique des grands espaces – mais aussi celle de son cher Otis Redding – est au cœur d’une chanson comme Sweet Lorraine, tandis que les références à l’Italie (le roi de Naples Joachim Murat est l’un de ses ancêtres) parsèment l’album avec une pointe de nostalgie. A cet égard, citons son hommage vibrant à Silvana Mangano. L’Auvergne, enfin, est naturellement le sujet de la chanson Marguerite de Valois… synthèse parfaite de la démarche cosmopolite de Murat pour ce disque, puisque celle qui vécut vingt ans en Auvergne aurait eu une aventure avec un Comanche ! © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 2 novembre 2018 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec ce premier album au titre lynchien, les Parisiens de Hollydays (Sébastien Delage et Élise Preys) se situent dans la lignée électro-mélancolique d’une Fishbach – ce qui n’est guère surprenant puisqu’ils travaillent avec le même producteur (Antoine Gaillet). Entre la chanson pop et le trip hop, ce dernier sublime leurs compositions en mode mineur, lesquelles sont portées par la voix triste et brûlante d’Élise. En matière d’arrangements, on retiendra notamment les boucles de piano d'On a déjà, les arpèges synthétiques de Folle, ou bien la basse menaçante du Démon. Mais à vrai dire, malgré cette production musicale impeccable, ce sont les paroles qui font de cet album un objet particulièrement fort, audacieux et contemporain. Le tandem ne fait pas dans la facilité au niveau des thèmes abordés et le style d’écriture a le mérite d’être à la fois direct et plein de tact. Ainsi, dans Léo, ils évoquent l’adultère (« Les garçons c'est pas toi/Ce ne sont que des mains sans tes doigts ») et ils ont conçu la chanson Minuit (La Baie noire) comme un pendant musical du film Shortbus. Cette vision libertaire de la vie caractérise profondément Hollydays, comme le prouve le morceau L’Odeur des joints, ainsi que celui qui clôt l’album (Monsieur Papa), plaidoyer cinglant contre l’homophobie. ©Nicolas Magenham/Qobuz

Variété francophone - Paru le 4 septembre 2015 | Universal Music Division Polydor

Distinctions 4F de Télérama
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Voilà plus de dix ans que la Grande Sophie surplombe la scène française, apparaissant comme une artiste à part entière avec son univers à la fois pop et lyrique et son écriture raffinée. Avec ce septième album, l’artiste élargit encore son spectre, dégainant des surprises musicales qui témoignent d’une sensibilité grandissante et étalant sa pudeur à travers ses textes intelligemment écrits. Elle cosigne la réalisation du disque avec un trio de musiciens (Ludovic Bruni, Vincent Taeger, Vincent Taurelle) et se fait notamment accompagner sur une chanson par sa consœur Jeanne Cherhal. Marqué par les doutes et les craintes face à la fuite du temps, Nos Histoires est l’œuvre d’une artiste complète qui parvient à s’imposer une fois de plus comme une figure incontournable de la chanson française. © LG/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 1 janvier 2014 | Universal Music Division Mercury Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Cette Super Deluxe Édition contient l’album original de Jane Birkin Di Doo Dah paru en 1973 ainsi que les deux titres La Décadanse et Les Langues de chat. Elle inclut également l’album original de Gainsbourg Vu de l’extérieur avec de nombreuses versions alternatives et instrumentales et l’inédit Tout mou tout doux.
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Variété francophone - Paru le 25 mars 2016 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Un œil pointé droit devant, l’autre dans le rétro, Alex Beaupain a toujours fait de la chanson moderne comme on en réalisait au temps jadis... Il est né dans les salles obscures mais a grandi dans nos oreilles. Depuis quelques années, Beaupain est devenu chanteur à part entière. Et non juste le mec des musiques des films de Christophe Honoré… Il a beau se mettre à nu, autopsier ses malheurs, dépecer ses amours, il y a aussi une légèreté de façade viscéralement pop chez lui. Même s’il est plus aisé d’écrire sur la mouise que sur le bien-être, et si le Diable est un personnage artistiquement plus rentable que Dieu, le chanteur bisontin prouve une fois encore qu’il a trouvé un équilibre jouissif entre ses passions et ses démons, ses idoles et ses envies. Avec Loin, ce brillant metteur en son de ses petits maux et orfèvre doué d’un art à la française assez éternel pour ne pas dire intemporel poursuit enfonce un peu plus le clou. Le sien. Mais cette fois, il embarque avec lui quelques compositeurs de renom : Julien Clerc, La Grande Sophie et Vincent Delerm. Mieux encore, notre grand fan de 7e Art partage le micro avec une certaine Fanny Ardant (Cela valait-il la peine). Encore plus émouvant, la résurrection du cinéaste Maurice Pialat dont la voix, chipée à une scène de son film A nos amours, évoque Van Gogh sur la chanson du même nom : « La tristesse durera toujours. Et ça me frappait beaucoup cette phrase parce que je me disais mais... Je croyais que c'était triste d'être un type comme Van Gogh. Alors je crois qu'il a voulu dire que c'est les autres qui sont tristes. C'est vous qui êtes tristes. Tout ce que vous faites c’est triste. » Un instant à l’image de Beaupain : joyeux, triste et mélancolique, trois pour le prix d’un… Bref, aucun doute, il est Loin des autres. Loin devant même, Alex Beaupain… © MZ/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 13 octobre 2014 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Le taiseux et pourtant très prolifique Jean-Louis Murat présente Babel, double album (vingt titres) enregistré avec un groupe « post rock indie folk » (appelez ça comme vous voulez) originaire de Clermont-Ferrand, le Delano Orchestra. Ils utilisent aussi bien les guitares que la trompette ou le violoncelle et le résultat est tout simplement saisissant. Le chanteur auvergnat à la productivité impressionnante (depuis un quart de siècle, chaque année ou presque nous vaut un nouveau Murat) demeure sur ses envolées poétiques (notamment le très réussi « J’ai fréquenté la beauté ») qui entrent en douce collision avec le phrasé musical western rock du Delano Orchestra. « Babel s'élève très haut dans la discographie de Murat, à la fois par sa beauté formelle et par sa profondeur de chant. » écrit Télérama à son sujet. Un double album mélancolique et clair, jamais cynique, qui n'a pas forcément la prétention de toucher le ciel mais s'ancre avec volupté dans le terroir de cette Auvergne rurale qui l'a vu grandir. JMP©Qobuz
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Variété francophone - Paru le 1 avril 2013 | Jive Epic

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
Le plus jeune des septuagénaire sort de son Beau repaire pour offrir un bel opus printanier. Un album passionné et mélodique enregistré comme en un songe magique. Nouvel album, nouvelle équipe : Higelin, toujours auteur/compositeur, a travaillé pour la réalisation avec Edith Fambuena (Daho, Bashung, La Grande Sophie, Thiéfaine) mais n’a pas changé ce style et cette plume qui lui sont propres. Féérie ou espièglerie, coups de griffes ou caresses pleines d’étoiles, le grand Jacques reste le plus enchanteur des magiciens de la chanson française et ce disque en est la preuve brillante.
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Variété francophone - Paru le 12 février 2016 | At(h)ome

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Ce superbe septième album fougueux, intrépide, doux-amer et captivant, s’inscrit dans l’œuvre de Claire Keszei alias Clarika. On retrouve sur De quoi faire battre mon cœur la liberté d'écriture et la justesse de ton qui sont la marque de fabrique de la chanteuse boulonnaise depuis plus de deux décennies, pour la première fois soulignées par de somptueux arrangements de cordes du génial et toujours très goûtu Fred Pallem du Sacre du Tympan. D’une richesse musicale folle, De quoi faire battre mon cœur est un opus singulier et familier, intime et universel, qui évoque, entre douceur et douleur, le thème de la séparation. Celle surtout d'avec son compagnon, le compositeur et arrangeur Jean-Jacques Nyssen, avec qui Clarika partageait vie et musique depuis un quart de siècle. Mais pas question pour autant de livrer ici un quelconque faire-part de rupture au pathos emphatique. Dans les chansons de Clarika, il y a des pluies de cordes, du clavecin, des basses gainsbouriennes, des guitares et des claviers vintage pour accoucher de la vraie-fausse B.O. d'un grand film moderne qui raconterait la vie et les amours qui passent et dans lequel on croise aussi Mathieu Boogaerts, Skye, Claire Joseph, Alexis HK, Tony Melvil et même Jean-Jacques Nyssen, crédité de deux titres. Un opus vraiment brillant. © CM/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 14 avril 2014 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
A quelques encablures du demi-siècle (si vous voulez lui tricoter un cardigan ou lui envoyer des chocolats, notez que ce sera le 24 décembre), Christophe Miossec prend les devants d’une quelconque crise de la cinquantaine en publiant chez Pias, Ici-bas, ici même, un neuvième album calme, tranquille mais pas pour autant effacé. Bien au contraire ! La force de ce disque conçu notamment avec le goûtu Albin de la Simone est d’aller à l’essentiel. À la vie. À la mort. Au temps qui passe et au droit à la seconde chance. Bref, le talent de Miossec, sa plume surtout, est encore bien loin d’être à sec...
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Variété francophone - Paru le 22 juin 2015 | Bisonbison

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Babx, de son vrai nom David Babin, fait partie de ces électrons libres de la scène musicale française. Depuis son tout premier album en 2006, le chanteur/compositeur avait déjà annoncé la couleur, affirmant clairement sa volonté de ne pas rentrer dans les rangs, de suivre son propre chemin. Il récidive avec Cristal automatique #1, se fichant pas mal des modes et des courants musicaux du moment. Publié sur son propre label, l’album est un recueil de poèmes de Rimbaud, Baudelaire, Genet, Kerouac et Miron mis en musique par ses soins. Babx reprend les écrits de ces grands noms de la poésie et parvient à donner encore plus de force et de sens aux mots grâce à des compositions intelligentes et à sa voix lancinante qui semble habitée par l’esprit torturé des poètes à qui il rend hommage. C’est dans un tourbillon de rock et de chanson française que l’artiste rappelle que musique et poésie forment un couple artistique irrésistible. © LG/Qobuz