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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 2003 | Universal Music Division Barclay

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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 1998 | Universal Music Division Barclay

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Les Chansons D'Amour
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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 1997 | Universal Music Division Barclay

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C’est exact : cet album ne s’intitule pas davantage L’Eté 68 que Léo Ferré ou l’Album Blanc (référence explicite aux Beatles, alors que, comme chacun sait, le chanteur ne connaissait que les Moody Blues, cf. « C’est extra »), même s’il est reconnu par les fans sous ces trois appellations. Mais c’est que, sous un beau cliché à gros grain, presque profil de penseur matois, dans l’une de ses poses favorites (Léo Ferré adore les yeux levés et le regard en fuite), l’artiste nous a appris à nous méfier des étiquettes. D’autant que l’intérêt évident (artistique ? historique ? les deux ?) est ailleurs, dans l’exploit consistant à éditer après les évènements la parfaite bande sonore de Mai 68.Album Blanc, donc, s’il faut attribuer une quelconque virginité à l’entreprise, pour dix chansons où le chanteur écrit comme ça lui chante et où ce qu’il chante résonne dans nos cœurs : « Madame la Misère » se souvient des temps de galère où l’artiste pointait à la soupe populaire, « La Nuit » offre un tableau expressionniste beau comme du Fassbinder et dans « Les Anarchistes » ou « L’Eté 68 », il parvient à nous faire croire que la Révolution n’est pas perdue d’avance. Il y a « Pépée », aussi, et Ferré peint avec les poils d’un chimpanzé le tableau de la bêtise humaine. « C’est extra », enfin, érotique et pas toc (on savait le lion porté sur la chose depuis « Alma Matrix », texte sensuel qui ne sera publié que de façon posthume), considéré à sa sortie comme une trahison commerciale (tant il est vrai que l’argent qui tombe dans la poche des autres est obscène) et sans doute pas la plus belle chanson de l’œuvre, mais assurément l’une des plus coquines. Ferré emporte le tout dans un souffle qu’on qualifierait bien d’épique, si le terme n’était par trop galvaudé. Cet album fut un grand succès et, pour une fois, on en est bien heureux.   © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2021
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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Barclay

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À l'occasion du 20e anniversaire de la mort de Léo Ferré, Universal publie l'intégralité des enregistrements studio des années Barclay du chanteur, en 20 disques pour la version physique et en 21 disques pour la version numérique qui bénéficie de bonus supplémentaires ; en voici les titres : Paname - Les chansons d'Aragon - Les chansons interdites et les autres - La langue française - Ferré 64 - Verlaine et Rimbaud chantés par Léo Ferré - Léo Ferré 1916-19... - Cette chanson - Léon Ferré chante Baudelaire - L'Eté 68 - Les 12 premières chansons de Léo Ferré - Amour anarchie - Amour anarchie, vol.2 - La solitude - La chanson du mal-aimé de Guillaume Apollinaire - La solitudine - Il n'y a plus rien - Et... basta ! - L'espoir - Enregistrements publics - Autres inédits et versions alternatives. On découvre aussi dans cette intégrale 15 titres et presque autant de versions alternatives totalement inédits ainsi qu'un autoportrait extrait de l'émission Le Roman des vedettes sur Europe 1. © JMP/Qobuz
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Chanson francophone - Paru le 2 septembre 2016 | Universal Music Division Barclay

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NOTE SUR CETTE RÉÉDITIONCette réédition est plus complète et ne suit pas le contenu bien connu de la version parue originellement en 1973 en vinyle, toujours disponible sur Qobuz. Elle comprend plusieurs versions inédites : Le chien, Les copains d'la neuille, Rotterdam, Vitrines, Préface, Les poètes, La damnation, Pépée, La mémoire et la mer, La solitude, Ni Dieu ni maître. Le déroulé du concert tel que rendu dans cette réédition suit peu ou prou l'ordre du concert filmé qui existe en film sur Internet. Il est notable que l'ouverture du récital retenue pour cette réédition semble conforme à celle du film. Dans la version en 33T et la réédition précédente en numérique, la première chanson était Les oiseaux du malheur​. Le récital filmé atteste que le spectacle commençait bien par le monologue Le chien, ce qui donne une autre idée d'un récital qui devait donc débuter par un titre bien plus "combatif" que le très mélancolique Les oiseaux du malheur... Le site officiel de Léo Ferré nous dit que la publication tronquée du concert en 33T avait été faite sans son accord. Il reste que l'ordre des chansons a aussi pu varier selon les représentations.Le son de cette réédition est bien entendu incomparable par rapport à la version originale et par rapport au son du film, très précaire.★ ★ ★ ★  ​"Seul en scène" souligne un​ moment-​charnière ​dans la carrière de ​Ferré. Paul Castanier au piano donnait à Léo Ferré au cours de ces années-là un écrin cousu-main sensationnel. Quel pianiste ! Le récital de l’Olympia ​constitue​ le versant opposé et le miroir du très beau récital "Bobino 69" – également disponible sur Qobuz​, avec le même Castanier mais plus corseté, et mis​ selon les chansons en compétition avec des bandes-orchestre qui deviendraient par la suite, bien plus tard, les derniers compagnons sur scène du dernier Ferré solitaire. Une question de répertoire aussi : à Bobino c’est encore beaucoup le Ferré de l’avant 68 et de sa révolution personnelle. À l’Olympia​ en 1972​ le musicien, et poète, et chanteur, regarde bien plus à demain et ouvre ce qui sera sa nouvelle vie, et à bien des égards un nouveau style, plus libre. Ferré devient rappeur, devient gueulard différemment du chansonnier acide​ qu'on connaissait​. Il reprend ses crayons et la liberté sur ses arrangements, réalisés depuis des années par Jean-Michel Defaye. Il s’engage dans une nouvelle période de production marquée par un accompagnement au disque le plus souvent symphonique, par des concerts nombreux avec orchestre symphonique, par un éclatement formel qui se joue là, sous nos yeux, à l’Olympia​. À cet égard la fin du récital dans la version piano-voix de Il n’y a plus rien est u​ne déflagration. En 1972 à l’Olympia le récital est bio : voix/piano, et rien d'autre ! Pas la moindre bande magnétique, à l’inverse de Bobino. Après la rupture avec Madeleine, parce que Léo Ferré n’a​vait​ plus de maison où aller avant qu’il ne se pose en Toscane avec sa nouvelle compagne, il invent​a​ avec Paul Castanier une extraordinaire forme légère de récital à deux, qui n’a qualitativement sans doute jamais été approchée dans la chanson française. Prises de risque​ à deux​, virtuosité et liberté de l’un et de l’autre – le résultat est insensé, et surprend à chaque nouvelle écoute. Et puis, osons l’écrire : Popaul-le-pianiste-barbu-aveugle-comme-un-hibou, virtuose génial et solitaire dans sa cécité, avec ses grandes lunettes noires, qu'il faut mener sur scène en le tenant par la main, fait totalement partie du Barnum Ferré de ces années-là – remplacez Barnum par légende, si vous le voulez, cela fera plus respectueux. On ne comprend pas l’incroyable élasticité du duo sur la scène de l’Olympia si on ne sait pas que ce duo aura enfilé dans tous les coins de la France pompidolienne des concerts innombrables qui se donnaient souvent des airs de grand soir par la grâce d’un public excité en diable. Il est arrivé aussi que Ferré lui-même se fasse contester et traiter de commerçant de la révolte – il ne s’est jamais résolu à se faire protéger par la police, lui. Ferré participa aussi avec Popaul au cours de ces années, 70, 71, 72, où toutes les causes avaient leurs défenseurs et leurs journaux, à quantité de galas politiques et en premier lieu, fidèlement, pour la Fédération Anarchiste de l'époque Maurice Joyeux. C’était le bon temps et vraiment, cet enregistrement fabuleux nous y ramène. On perdrait sur les Halles de Baltard qui seraient détruites, finalement, peu après que Ferré y eut aussi donné des concerts en compagnie du groupe Zoo – mais le drapeau noir flottait sur la marmite, et aux concerts de Léo Ferré ! À la séparation d’avec Paul Castanier​ qui ne devait pas tarder après ces concerts,​ Léo Ferré n’eut plus de pianiste dans sa vie et sur scène, mis à part Dag Aschatz pour le Concerto pour la main gauche de Ravel. Mais c’est une autre histoire.– HK
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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Barclay

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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Barclay

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« Les seules choses valables se font dans la tristesse et la solitude. Je crois que l’art est une excroissance de la solitude. Les artistes sont seuls »… Ainsi s’exprimait le beau Léo, au mitan de cette rencontre historique avec Georges Brassens et Jacques Brel, le 6 janvier 1969, à Paris.  Si Léo Ferré s’est, dès ses débuts, peu ou prou attaché à faire exactement ce qui lui convient, La Solitude représente absolument une étape importante de cette démarche. Désormais, le chanteur se passera d’arrangeur, assurant seul l’orchestration de ses œuvres, comme une émancipation face aux « professionnels de la profession » qui lui ont longtemps dénié (et contrairement au public) toute compétence en matière de composition ou de direction d’orchestre. Mieux, alors qu’il se trouve au sommet de sa créativité et (ce qui ne gâche rien) de sa réussite commerciale, le chanteur décide d’habiller à sa convenance ses chansons de musiques au goût du jour ou de sonorités plus traditionnelles. Ainsi, certains titres bénéficient dans cet album de la présence du groupe Zoo (conduit par le violon électrique de Michel Ripoche, il accompagne Léo Ferré dans la tournée qui s’ensuit), d’autres sont plus conformes à ce qu’on entend par variété de qualité. Léo Ferré, qui prend ici l’habitude exponentielle de dire ses chansons plutôt que de les interpréter conventionnellement (Gainsbourg grimé en Gainsbarre, de même, des années plus tard…), se fraie donc un passage robuste dans l’électricité du rock (on disait alors la « pop ») et, si elle n’est pas toujours éclatante de réussite, la rencontre décline souvent des moments chargés d’émotion. chan« L’Albatros », « A mon enterrement » ou « Le Conditionnel de variété » restent comme d’intenses moments de plume dans l’œuvre de Léo et La Solitude, qui est un grand disque, délivre également un témoignage presque journalistique sur l’effervescence créatrice d’une époque.   © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2021
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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Barclay

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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 1990 | Universal Music Division Barclay

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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 1998 | Universal Music Division Barclay

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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Barclay

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Madeleine, épouse récemment divorcée et meurtrière de chimpanzé (elle a fait abattre Pépée, le singe adoré de Léo Ferré), ne supportait pas « Le Chien », indigne selon elle de son Léo de chanteur. Si on complète avec une phrase en exergue à cette série d’enregistrements (« L’anarchie est la formulation politique du désespoir »), on obtient une idée assez précise du propos de l’entreprise : Amour Anarchie, c’est un coup de pied dans la fourmilière des amours de Ferré et au cul de cette société qu’il abhorre.Et le coup de pied est parfaitement ajusté : « Je n’écris pas comme de Gaulle ou comme Perse / Je cause et je gueule comme un chien / Je suis un chien ! » Il convient d’imaginer un instant l’effet dévastateur que cet homme sûr de ses vers fit dans les esprits, de droite (au secours !) comme de gauche (enfin !) pour réaliser que, désormais, on n’évoquerait plus Ferré dans certains cénacles que munis de crucifix et de gousses d’ail.Pour le reste, Amour Anarchie est un projet malin, vendu par volumes ou en double-album, suivant la capacité des bourses (le second volet offrant quelques chansons moins tendancieuses, mais sans nul doute plus proches de l’os (« La Folie »). De plus, notre bonhomme est assez roué pour offrir quelques chansons rock aux amateurs d’air du temps (le groupe Zoo est là pour « La ‘The nana’ ») et de la grande tradition francophone à textes, avec des cantilènes plus classiques (« La Mémoire ou la mer » ou le retour de ce cinglant « Poètes, vos papiers ! » qui avait fâché le chanteur avec le pape du surréalisme André Breton).Et si Léo Ferré remet les pendules à l’heure dans « Paris, je ne t’aime plus » (il est de toutes façons déjà ailleurs, en Lozère, en Ardèche, bientôt en Italie), il atteint de nouveaux sommets dans « Petite », histoire d’amour impossible – et possible chef d’œuvre. Un album indispensable.   © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2021
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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 1995 | Universal Music Division Barclay

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Enregistré le 2 février 1969, ce double-album (dans son édition originale) où Ferré est accompagné de son éternel compagnon, le pianiste Paul Castanier (à l’exception d’une poignée d’arrangements orchestraux, en particulier pour « Pépée »), reste sans discussion possible l’enregistrement en concert de référence pour le chanteur. Tout cela grâce à une merveilleuse adéquation de l’image, du souffle et de l’inspiration.  De l’image car, sans doute pas toujours très bien contrôlée, Léo Ferré incarne ici une manière de figure tutélaire de toutes les subversions hexagonales. Sans endosser la défroque de chantre de la gauche (ce qu’il refusera toujours de faire, même et surtout lorsque la gauche aura pris le pouvoir dans le pays), il est adoubé par les jeunes générations comme gardien de la flamme de mai. Il n’est que d’entendre les hurlements à chaque interprétation des slogans (« L’Eté 68 », « Les Anarchistes » et le très romantique « Ni Dieu, ni maître ») et les applaudissements qui couvrent les conclusions du pauvre Castanier pour saluer le triomphe du tribun.  Du souffle, parce que Ferré pète la forme ici, bousculant métrique, hésitations et approximations dans le même flot de saine passion, assénant aux jeunes excités quelques vers définitifs de Guillaume Apollinaire (« Marizibill ») comme il frôle avec délice l’outrage (« La Marseillaise »).  Inspiration, car certaines chansons, parfois composées quinze années auparavant (« A Saint-Germain-des-Prés ») conservent un parfum d’évocation intact et abordent avec sensualité des sujets qu’on qualifierait aujourd’hui de scabreux (après tout, « Petite » n’exprime que le désir d’un homme mûr pour une très, très jeune fille). Grand concert, grande rencontre, grand bonhomme, grand disque.  © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2021
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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 2004 | Universal Music Division Barclay

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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Barclay

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Canne à pommeau de gandin et canotier au ruban faussement désinvolte, Léo Ferré, ici daté et donc attendrissant, fait le beau : édité en format 25 cm dans sa version originale et réédité en fac-simile, ce disque rassemble ce qu’on peut considérer comme les chansons fondatrices de l’art de Léo Ferré, mélodies par ailleurs pour la plupart interprétées (et souvent en amont) par d’autres artistes. On retrouve donc la « Jolie Môme » déshabillée avec gourmandise par Juliette Gréco ou ce « Comme à Ostende » (aisément le sommet du disque, grâce aux vers désespérément justes de Jean-Roger Caussimon) que revisitera, bien des années plus tard, le belge Arno, totalement au fait des atmosphères de ports de fin du monde, nimbées du fumet des moules-frites.   Tout n’a pas très bien vieilli ici, à commencer par les gloussements en forme de règlements de compte de « La Maffia ». Mais il reste la joie un peu enfantine des refrains à reprendre (presque) en chœur (« Quand c’est fini, ça recommence »), des chansons rive-gauche particulièrement bien troussées (« Paname ») et de belles évocations de belles gueules, entre Francis Carco et Pierre Mac Orlan, comme celle de ce bagnard, convaincu d’une seule chose : du désespoir de son destin (« Merde à Vauban », enregistré à l’époque où il n’était pas coutume de jurer dans les chansons).  Un disque comme un parfum suranné, mais le cimetière n’a rien perdu de son éclat…                                                                                                                                                                                                 © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2021
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Chanson francophone - Paru le 1 janvier 1998 | Universal Music Division Barclay

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« Les seules choses valables se font dans la tristesse et la solitude. Je crois que l’art est une excroissance de la solitude. Les artistes sont seuls »… Ainsi s’exprimait le beau Léo, au mitan de cette rencontre historique avec Georges Brassens et Jacques Brel, le 6 janvier 1969, à Paris.  Si Léo Ferré s’est, dès ses débuts, peu ou prou attaché à faire exactement ce qui lui convient, La Solitude représente absolument une étape importante de cette démarche. Désormais, le chanteur se passera d’arrangeur, assurant seul l’orchestration de ses œuvres, comme une émancipation face aux « professionnels de la profession » qui lui ont longtemps dénié (et contrairement au public) toute compétence en matière de composition ou de direction d’orchestre. Mieux, alors qu’il se trouve au sommet de sa créativité et (ce qui ne gâche rien) de sa réussite commerciale, le chanteur décide d’habiller à sa convenance ses chansons de musiques au goût du jour ou de sonorités plus traditionnelles. Ainsi, certains titres bénéficient dans cet album de la présence du groupe Zoo (conduit par le violon électrique de Michel Ripoche, il accompagne Léo Ferré dans la tournée qui s’ensuit), d’autres sont plus conformes à ce qu’on entend par variété de qualité. Léo Ferré, qui prend ici l’habitude exponentielle de dire ses chansons plutôt que de les interpréter conventionnellement (Gainsbourg grimé en Gainsbarre, de même, des années plus tard…), se fraie donc un passage robuste dans l’électricité du rock (on disait alors la « pop ») et, si elle n’est pas toujours éclatante de réussite, la rencontre décline souvent des moments chargés d’émotion. chan« L’Albatros », « A mon enterrement » ou « Le Conditionnel de variété » restent comme d’intenses moments de plume dans l’œuvre de Léo et La Solitude, qui est un grand disque, délivre également un témoignage presque journalistique sur l’effervescence créatrice d’une époque.   © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2021
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Chanson francophone - Paru le 2 juin 2014 | Jacques Canetti Productions

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Suite à l’aventure du Théâtre des Trois Baudets qu’il a fondé en 1947 puis a sa fonction de directeur artistique pour la maison Philips, Jacques Canetti se lance, en 1962, dans une aventure pionnière pour l’époque, il fonde le 1er label de disques indépendant de chansons françaises et marque sa volonté de continuer à faire son métier de producteur en “artisan”, comme il l’a toujours pratiqué. Il a alors 53 ans. Pour son label, il élabore lui-même sa charte graphique fondée sur la sobriété du noir et blanc associée à la calligraphie de sa propre écriture. Pour tous ses enregistrements, Canetti privilégie les premières prises pour que la voix de l’interprète conserve sa fraîcheur et son authenticité. De Leo Ferré, Jacques Canetti dira : « Personnage insolite et multiple, sa trajectoire est à l’évidence tout à fait exceptionnelle ». Il est clair que, d’une certaine manière, Leo Ferré est une sorte de précurseur avant l’heure du rap et du slam. Voici 20 succès sur des textes d’une incroyable force. JMP©Qobuz

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