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Les albums

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Variété francophone - Paru le 21 mars 2011 | Columbia

Distinctions Sélection Les Inrocks
Dans une discographie, le deuxième album est toujours synonyme de complexité, de questionnements intenses, de peur de ne plus avoir cette virginité confondante. Surtout quand le premier fut un succès. Julien Doré a mis trois ans pour revenir à lui-même. Et à comprendre que l’on appartient d’abord à soi-même… Bichon est un opus qui ressuscite sans nostalgie la sève d’une variété française 70’s incarnée par la trilogie Christophe-Bashung-Ferrer, dandys en échappée solitaire sur la route escarpée qui mène à la frontière toujours surveillée de la patrie de Gainsbourg. Un éden pour Julien Doré.
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Variété francophone - Paru le 4 septembre 2020 | Columbia

Hi-Res Livret
Avec ce cinquième album, Julien Doré met quelque peu en sourdine les préoccupations sentimentales qui animaient ses opus précédents, afin de se pencher sur des sujets plus politiques. Il évoque pêle-mêle la défense de l’environnement (La Fièvre), l’individualisme toxique (Nous), ou encore le sort des migrants (Lampedusa). Chassez le naturel… il est tout de même question d’amour dans un morceau comme La bise. Quant au second degré légendaire de Julien Doré, l’album en est parsemé : mention spéciale à Barracuda (où il compare l’état du climat à celui de ses cheveux), ainsi qu’à Waf (featuring ses deux chiens Simone et Jean-Marc). Qui dit changement de thématiques, dit aussi changement musical. L’electro lyrique et sensuelle de & laissent ainsi la place à une pop dont la suavité aérienne est soulignée par une couleur pastel « électropicale » et l’intervention récurrente d’un chœur d’enfants. Si l’album résonne avec des sujets qui préoccupent la jeunesse des années 2020, il est à noter que le titre fait référence à la grand-mère de Julien Doré – quasiment centenaire et ancienne militante CGT. Le footballer Kylian MBappé y est également cité (après Platini dans Love en 2013) et la langoureuse Clara Luciani fait une apparition dans L’île au lendemain, tout comme les rappeurs Caballero et JeanJass dans Bla-bla-bla. © Nicolas Magenham/Qobuz
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&

Variété francophone - Paru le 14 octobre 2016 | Columbia

Hi-Res Livret
L’Amour – avec un grand A, évidemment – a ceci de fascinant qu’on n’en a jamais fait le tour. Julien Doré en sait quelque chose lui qui adosse son quatrième album contre ce thème éternel. Et comme le Sudiste est très doué, il réussit à sonner différemment, à composer autrement, bref à être Julien Doré et personne d’autre ! On se laisse donc porter par les différents paysages sonores de & (prononcez esperluette), conçu au vert à la montagne, dans la maison familiale de Saint-Martin-Vésubie dans les Alpes. Après le succès d’Ersatz, Bichon et Løve et les tournées marathons qui allèrent avec, Doré voulait cette sorte de retour aux sources, loin du brouhaha parisien, du strass et des paillettes. Un cadre qui apporte une vraie chaleur mais aussi une certaine mélancolie à &, et ce que la chanson soit funky (Coco Câline), pop (Le Lac et Corail en duo avec l’exquise Juliette Armanet) ou langoureuse comme un slow à déguster lors d’un été indien (Sublime & Silence). Surtout, Julien Doré signe ici un disque sincère et qui montre qu’il a su murir et faire grandir son art. © CM/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 2 mars 2018 | Columbia

Hi-Res Livret
Prélude à une tournée qui s’annonce intimiste, cet album aux arrangements dépouillés est principalement constitué de reprises tirées de l’œuvre déjà importante (5e album en dix ans de carrière) de Julien Doré. Il faut dire que ses dernières folies live ressemblaient davantage à un film de Cecil B. DeMille (deux tournées de Zénith, décors monumentaux, une équipe de plus de 60 personnes…) que d’Eric Rohmer. Il était donc naturel – voire sain – pour lui de revenir à une certaine sobriété. Mais qui dit sobriété ne dit pas pour autant excès de sérieux. On retrouvera donc avec délectation l’humour légendaire du chanteur dans certains des morceaux de Vous & moi, notamment une reprise surréaliste d’Africa de Rose Laurens, chanté en duo avec Dick Rivers !Et qui dit dépouillement orchestral ne signifie pas seulement simples « piano/voix », même si l’album en comprend quelques-uns, (Porto-Vecchio, Romy, Magnolia). Dans certaines chansons, le piano est agrémenté d’une percussion (De Mes Sombres Archives) ou bien de discrètes sonorités électroniques (Caresse). Et sur d’autres plages, le piano est tout simplement absent pour laisser la place à des guitares (Le Lac) ou bien une boîte à rythme analogique à la simplicité déconcertante (Coco câline). Outre Africa, Julien Doré se fend d’une autre relecture étonnante, celle d’Aline, le tube de Christophe. Sur le tempo d’une valse lente, la chanson prend une dimension totalement inattendue, plus émouvante que la version originale de 1965 – d’autant que Julien Doré chante le refrain avec un petit chœur qui semble improvisé, comme lors d'un concert intimiste… © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 28 octobre 2013 | Columbia

Quelle belle trouvaille ! Love avec un « o » barré veut dire « lion » en danois. Il n’en fallait pas plus pour inspirer Julien Doré, héros de la Nouvelle Star 2007, pour réaliser son troisième album. Un disque solaire et dansant qui nous transporte dans le groove et la mélancolie, avec des chansons toutes aussi séduisantes les uns que les autres et qui raviront très certainement les fans du chanteur.
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Variété francophone - Paru le 9 février 2015 | Columbia

Hi-Res Livret
D’emblée, on ressent une atmosphère mystérieuse se construire, une ambiance à la fois excitante et intrigante caractéristique du début de concert où le chanteur n’est encore qu’une ombre dans un nuage de fumée. Puis le beat est lancé, le lion (Løve en danois) à la crinière dorée est lancé pour une heure et demie de performance solo, sans Brigitte ni Micky Green, mais avec un chœur de femmes et une bonne équipe de musiciens. Comme quoi, les télé-crochets forment parfois, quand même, de bons artistes français. Julien Doré surfe d’ailleurs entre langue française et anglaise avec une belle aisance ; et la scène confirme le dynamisme et l’énergie du chanteur. © HR/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 17 novembre 2014 | Columbia

Julien Doré évolue dans la constitution de son bestiaire personnel avec LØVE. Le chanteur passe en effet du Bichon en 2011 au lion de LØVE en 2013. Écrit ainsi avec le O barré, le mot signifie en effet « lion » en danois et justifie la présence du roi des animaux sur la pochette du disque. Ce changement de gabarit entre le toutou des beaux quartiers et le félidé royal montre peut être une volonté de revanche chez Julien Doré dont l'opus précédent avait eu un impact moindre qu'Ersatz en 2008.Pour ce faire, Julien Doré s'appuie sur un disque de pop electro qui met à nouveau l'accent sur la fantaisie, marque de fabrique indélébile du bonhomme. Si le single « Paris-Seychelles » sorti en juillet tarde à concrétiser ce désir de revanche, Julien Doré peut espérer que les deux duos présents sur l'album connaissent un meilleur sort. Avec Micky Green, il mélange anglais et français pour un « Chou wasabi » plus farfelu que vraiment appétissant. Plus conséquent est « Habemus papaye » avec Brigitte (là aussi chanté partiellement en anglais), ritournelle un brin désarticulée qui permet surtout d'apprécier le timbre pointu du chanteur.Difficile de suivre le propos de LØVE qui navigue d'un étrange « Platini » à un « Corbeau blanc » plus rauque, en passant par « Mon apache » dont la mélodie au piano est secouée par les mots de Julien Doré dont le sens est loin d'être évident. À force de vouloir se singulariser sous toutes les coutures, Julien Doré donne par moments le sentiment de tourner à vide en recherchant systématiquement les décalages en tous genres. L'exercice a ses limites et dilue le talent réel de Julien Doré dans une fantaisie un peu outrée.LØVE contentera les aficionados d'un personnage qui n'a pas d'équivalent dans le paysage pourtant bien diversifié de la chanson française. Les autres aimeraient bien que Julien Doré mette plus d'ordre dans ses idées afin d'offrir des chansons plus fortes et plus évidentes. C'est ainsi que le lion pourra rugir à nouveau. © ©Copyright Music Story Francois Alvarez 2016
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Variété francophone - Paru le 14 octobre 2016 | Columbia

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L’Amour – avec un grand A, évidemment – a ceci de fascinant qu’on n’en a jamais fait le tour. Julien Doré en sait quelque chose lui qui adosse son quatrième album contre ce thème éternel. Et comme le Sudiste est très doué, il réussit à sonner différemment, à composer autrement, bref à être Julien Doré et personne d’autre ! On se laisse donc porter par les différents paysages sonores de & (prononcez esperluette), conçu au vert à la montagne, dans la maison familiale de Saint-Martin-Vésubie dans les Alpes. Après le succès d’Ersatz, Bichon et Løve et les tournées marathons qui allèrent avec, Doré voulait cette sorte de retour aux sources, loin du brouhaha parisien, du strass et des paillettes. Un cadre qui apporte une vraie chaleur mais aussi une certaine mélancolie à &, et ce que la chanson soit funky (Coco Câline), pop (Le Lac et Corail en duo avec l’exquise Juliette Armanet) ou langoureuse comme un slow à déguster lors d’un été indien (Sublime & Silence). Surtout, Julien Doré signe ici un disque sincère et qui montre qu’il a su murir et faire grandir son art. © CM/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 16 juin 2008 | Jive Epic

Il aura fallu pratiquement  un an à Julien Doré pour produire et enregistrer son premier album Ersatz. N’ayant subi aucune pression, il a pu prendre son temps et choisir les collaborateurs qu’il voulait et la ligne directrice qu'il souhaitait. C’est donc sans étonnement que figurent à ses côtés deux personnalités réputées pour leurs productions : Renaud Létang (Alain Souchon, Manu Chao, Katerine) et Antoine Gaillet (Arman Méliès, Les Wampas). Voici pour la réalisation. Côté interprétation, les participants sont aussi fameux : le grand Christophe immortalise de sa présence de choriste de luxe les deux perles du disque, « Bouche pute » et « Pudding Morphina », tandis que Morgane Imbeaud du duo Cocoon, intervient sur la ballade d’ouverture aux accents folk « Acacias », de la même façon que le Belge Arno donne de la prestance au duo au sommet « De mots ». Alors que le premier single « Les Limites » sonne très sixties, Julien Doré  surprend davantage avec le reste de l’album, complètement différent. Habitué à utiliser sa voix comme un instrument, et à jouer de sa puissance, il prodigue un numéro d’équilibriste sur la majorité des titres, des ballades  tranquilles et mesurées ou la sensibilité est le maître-mot. Ce qui a pour effet de mettre en valeur cette voix rauque si particulière, pas très éloignée d’un Alain Bashung, en particulier dans « Les Bords de mer ». Sa fantaisie reprend le dessus quand il s’essaie à faire du Katerine (« Soirées parisiennes »). Dans ce disque très personnel où le chanteur-dandy s’est totalement impliqué à l’écriture (« Bouche pute », « Piano Lys ») ou dans les arrangements, il reste au final un artiste au charisme certain et à la personnalité troublante, au-delà des relectures abstraites. © Thomas Mahler / Music-Story
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Variété francophone - Paru le 17 novembre 2014 | Columbia

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Variété francophone - Paru le 27 juin 2020 | Columbia

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Variété francophone - Paru le 24 novembre 2017 | Columbia

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Variété francophone - Paru le 28 avril 2017 | Columbia

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Variété francophone - Paru le 24 juillet 2020 | Columbia

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Bandes originales de films - Paru le 6 décembre 2010 | Columbia

Après une première expérience cinématographique pour le compte de Judith Godrèche (Toutes les filles pleurent), et avant de s’enfermer derechef en studio en vue de la conception de son nouveau et deuxième album, Julien Doré fraye de nouveau avec le délicat exercice de la musique de film, un Holiday mis en scène par Guillaume Nicloux (qui évoque son compositeur par un définitif entre Boby Lapointe, Antoine (sic) Boulez et Air, je trouve qu’il a sa place), et dans lequel Jean-Pierre Darroussin et Judith Godrèche se débattent entre une libido matrimoniale vacillante, et des cadavres intempestifs. Les premières mesures de l’opus laissent éclater au grand jour un constat pas si surprenant que cela concernant notre bonhomme : cette musique de film est extravagante dans son approche (les bruits de la vie y sont incorporés au traitement harmonique, tels le chuintement des ascenseurs, ou les bruits d’ambiance d’une salle de restaurant, ce qui nous vaut l’intervention particulièrement lo-fi d’un combiné téléphonique mélomane), et elle est délicieusement risquée, dans la mesure où elle s’élabore à partir de chansons, et non pas de ces sempiternelles vignettes sonores de quelques secondes, créées avec désinvolture par les musiciens, et utilisées distraitement par les réalisateurs. Cette deuxième caractéristique nous vaut quelques mignardises où Doré s’invente bellâtre italien (« La Polizia »), héritier (par la porte de derrière) d’une bossa nova en formica (« Chantal »), empereur des rimes aléatoires (« Campari »), ou chantre d’un proto-disco à bout de souffle (« Dance With My Music »). Mais qu’il célèbre l’ukulélé des origines (« We Are In Holiday », « She’s Gone »), ou s’attaque à un Prélude de Bach (convenons-en, épouvantable avec sa guitare constipée), Julien Doré fait preuve de ce sens de la marge (tordre le cou des conventions de la chanson populaire, par une douce perversion), qui l’a transformé en une poignée de saisons en un authentique créateur de par ici. Ah oui, précisons pour terminer que l’un des vingt et un rendez-vous de cet album (« Swallow Tree ») enfonce le clou de quelques petites choses dont il conviendra de se souvenir pour les années à venir : lorsqu'il baisse la garde, Julien Doré est un grand chanteur, un garçon pudique, et un très sensible compositeur. Ce qui aide, dans le métier. © Christian Larrède / Music-Story
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Variété francophone - Paru le 24 novembre 2017 | Columbia

Hi-Res Livret
L’Amour – avec un grand A, évidemment – a ceci de fascinant qu’on n’en a jamais fait le tour. Julien Doré en sait quelque chose lui qui adosse son quatrième album contre ce thème éternel. Et comme le Sudiste est très doué, il réussit à sonner différemment, à composer autrement, bref à être Julien Doré et personne d’autre ! On se laisse donc porter par les différents paysages sonores de & (prononcez esperluette), conçu au vert à la montagne, dans la maison familiale de Saint-Martin-Vésubie dans les Alpes. Après le succès d’Ersatz, Bichon et Løve et les tournées marathons qui allèrent avec, Doré voulait cette sorte de retour aux sources, loin du brouhaha parisien, du strass et des paillettes. Un cadre qui apporte une vraie chaleur mais aussi une certaine mélancolie à &, et ce que la chanson soit funky (Coco Câline), pop (Le Lac et Corail en duo avec l’exquise Juliette Armanet) ou langoureuse comme un slow à déguster lors d’un été indien (Sublime & Silence). Surtout, Julien Doré signe ici un disque sincère et qui montre qu’il a su murir et faire grandir son art. © CM/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 17 juillet 2014 | Columbia

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Variété francophone - Paru le 27 mars 2009 | Jive Epic

Il aura fallu pratiquement  un an à Julien Doré pour produire et enregistrer son premier album Ersatz. N’ayant subi aucune pression, il a pu prendre son temps et choisir les collaborateurs qu’il voulait et la ligne directrice qu'il souhaitait. C’est donc sans étonnement que figurent à ses côtés deux personnalités réputées pour leurs productions : Renaud Létang (Alain Souchon, Manu Chao, Katerine) et Antoine Gaillet (Arman Méliès, Les Wampas). Voici pour la réalisation. Côté interprétation, les participants sont aussi fameux : le grand Christophe immortalise de sa présence de choriste de luxe les deux perles du disque, « Bouche pute » et « Pudding Morphina », tandis que Morgane Imbeaud du duo Cocoon, intervient sur la ballade d’ouverture aux accents folk « Acacias », de la même façon que le Belge Arno donne de la prestance au duo au sommet « De mots ». Alors que le premier single « Les Limites » sonne très sixties, Julien Doré  surprend davantage avec le reste de l’album, complètement différent. Habitué à utiliser sa voix comme un instrument, et à jouer de sa puissance, il prodigue un numéro d’équilibriste sur la majorité des titres, des ballades  tranquilles et mesurées ou la sensibilité est le maître-mot. Ce qui a pour effet de mettre en valeur cette voix rauque si particulière, pas très éloignée d’un Alain Bashung, en particulier dans « Les Bords de mer ». Sa fantaisie reprend le dessus quand il s’essaie à faire du Katerine (« Soirées parisiennes »). Dans ce disque très personnel où le chanteur-dandy s’est totalement impliqué à l’écriture (« Bouche pute », « Piano Lys ») ou dans les arrangements, il reste au final un artiste au charisme certain et à la personnalité troublante, au-delà des relectures abstraites. © Thomas Mahler / Music-Story
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Variété francophone - Paru le 21 mars 2011 | Columbia

Le deuxième album du vainqueur de l’édition 2007 de la Nouvelle Star choisit donc comme emblème l’un des chiens les plus ridicules de la création, qui fait sur la Côte d’Azur le ravissement des dames à cheveux bleu, et s’orne d’une iconographie extatique de chromo à la Pierre et Gilles. On a parallèlement envie de balancer quelques signalés coups de croquenots au chien et au chanteur, sauf que ce dernier pratique quant à lui volontairement le second degré. Car c’est une incursion distanciée au pays du très précieux ridicule que nous offrent les treize chansons de l’opus : parcours balisé et référencé, mais également acide et parfois même farfelu. En ouverture, un « Baie des Anges » sans rapport avec Dick Rivers, en mode parlé et chœurs pour grand orchestre de l’ORTF, renvoie à leurs chères études tous les Arnaud Fleurent-Didier de la création. « Kiss Me Forever » laisse craindre quant à lui un hommage à C. Jérôme, mais fait plutôt son beurre d’onomatopées gainsbouriennes. « BB Baleine » permet, en duo avec Françoise Hardy, une nouvelle déclinaison sur la faiblesse des hommes. La valse des invités se poursuit dans « Homosexuel » avec la participation d’Yvette Horner et son accordéon mélancolique, pour une quête un peu vaine d’amour sans pulsion sexuelle, et grâce à « Bergman », où l’on retrouve la voix ondoyante, de fumée et de désirs inassouvis, de Biyouna. On relèvera en outre un casting de l’amitié supposée, qui intègre le réalisateur Arman Méliés, Benjamin Lebeau (The Shoes), ou Dominique A. Et les autres étapes de ce périple intime, mais sarcastique, ont le talent de l’intitulé (« Roubaix mon amour », « Glenn Close », « Golf Bonjovi »), et la saveur de cette variété française des années 70, qui lorgnait sur Londres – en compagnie de Gainsbourg, encore –, d’un rock indé débarassé du moindre complexe dans sa quête de la pop parfaite, ou d’une actualité dans laquelle Philippe Katerine a su imposer ses ceintures de bananes, et ses sourires jaunes faussement innocents. Et que donne en fait à entendre Bichon ? Un chanteur protéiforme, un compositeur et auteur plus que doué, et un artiste manifestement soucieux jusqu’à l’anxiété de démontrer sa capacité à régurgiter talentueusement ses passions intimes. Au-delà de l’ironie, de l’archétype et de l’image d’Épinal, Julien Doré confirme essentiellement ici son extrême talent à offrir un univers kaléidoscopique, où le fluo ne dissimule qu’à grand-peine des couleurs plus franchement pastels. In fine, Bichon est un album fragile, donc particulièrement attachant. Á noter que le deuxième volet de l’album offre cinq chansons supplémentaires, enregistrées dans la langue de Shakespeare, et en compagnie du groupe The Bash : ici, le bichon se glisse dans un perfecto, et chausse les santiags du rock. Récréatif, mais roboratif. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2016
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Variété francophone - Paru le 4 juillet 2008 | Jive Epic

L'interprète

Julien Doré dans le magazine