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Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

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Jazz contemporain - Paru le 6 septembre 2019 | Sony Music CG

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Pas une semaine sans qu’un nouveau phénomène de la bouillonnante scène jazz anglaise ne surgisse. Ce jazz pluriel, mêlant tradition et sonorités soul, funk, rap, afrobeat, grime ou caribéennes, Ashley Henry ne le conçoit et ne le vit que comme ça. Né en novembre 1991 et diplômé de la Royal Academy of Music en 2016, le jeune pianiste londonien dont tout le monde cause a déjà travaillé avec des gens aussi recommandables et divers que le rappeur Loyle Carner, les chanteuses Christine & The Queens et Zara McFarlane mais aussi des épées du jazz telles Terence Blanchard, Robert Glasper, Jean Toussaint, Jason Marsalis ou Anthony Joseph. Pour son premier véritable album studio, baptisé Beautiful Vinyl Hunter, Henry signe un autoportrait musical sincère de son éducation et son héritage nourris de mixités. « Ma musique est une claire expression de ce que je suis, de ce qu’est Londres dans toute sa glorieuse mixité. L’immigrant en moi a des racines qui remontent jusqu’au XVIIe siècle. Il est important pour moi que ma musique aujourd’hui reflète ce lignage à travers différents genres musicaux et différentes générations. »Et c’est ce qu’il fait avec énergie et vigueur en compagnie des batteurs Luke Flowers (de Cinematic Orchestra) et Makaya McCraven, des trompettistes Theo Croker, Jaimie Branch et Keyon Harrold, du saxophoniste Binker Golding, du bassiste Dan Casimir, du batteur Eddie Hick, du percussionniste Ernesto Marichales, de la chanteuse Judi Jackson, du chanteur Milton Suggs et du rappeur Sparkz. Comme un Herbie Hancock du troisième millénaire, Ashley Henry répand un groove à la chaleur communicative et fusionne avec beaucoup de naturel tout ce qu’il touche ; même lorsque, au milieu de son disque, il glisse une reprise de Cranes (In the Sky) de Solange ! Pas de calcul, juste le plaisir pur et simple du partage. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 août 2019 | Human Season Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dublin, épicentre d’un nouveau séisme post-punk. Après Fontaines D.C.  et Girl Band, avec qui ils ont partagé un espace de répétition, voici les cinq Irlandais de The Murder Capital et leurs angoisses claustro-urbaines. Ils sont postapocalyptiques, 80’s, tendres, furieux, émus et émouvants. Reprenant les codes de Joy Division, The Cure ou encore Fugazi, leur premier album s’intitule When I Have Fears d’après un poème de John Keats. Choix éloquent que le frontman James McGovern résume ainsi : « Ce serait trop facile d’écrire un album de 10 chansons de punk à 170 BPM […], ça doit être une réflexion de ce qui est dans nos têtes et il est impossible de rester énervé aussi longtemps ». À la source de ce manifeste de la nuance, partagé entre romantisme sulfureux et sursauts de rage déchaînée, les revendications sociopolitiques du chanteur, qui attribue l’origine de son projet à un évènement traumatique, le suicide d’un ami proche. « Nous voulions refléter la négligence à l’égard de la santé mentale en Irlande », affirme-t-il. La plume du baryton ténébreux puise dans l’héritage littéraire de l’île d’Emeraude pour dresser le tableau cinglant d’une jeunesse en pleine errance, dont les communautés fracturées sont marquées par l’alcoolisme et les drogues dures. Ses propos sont soulignés par des arrangements aiguisés, dépouillés au maximum pour communiquer un sentiment d’urgence des plus sinistres. Néanmoins, la batterie fracassante de Diarmuid Brennan – quel jeu de charley ! – dans Don’t Cling to Life, ainsi que le piano et les murmures fantomatiques de How the Streets Adore Me Now, démontrent que l’ensemble est capable de s’affranchir du cadre formel du post-punk des années 2000, en ce qu’il avait de binaire et de restrictif. When I Have Fears est 100 % dublinois, sublimant la misère et le froid sans jamais céder en sincérité et en puissance. Un Qobuzissime aussi fulgurant que sensible. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 octobre 2018 | Communion Group Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dommage de réduire Tamino-Amir Moharam Fouad à un simple héritier de Jeff Buckley entouré du Radiohead des débuts. Surtout que le songwriter belge âgé de seulement 21 ans offre plus que cela sur son premier album ; et ce même si Colin Greenwood, bassiste du groupe britannique, participe au disque… Tamino, natif d’Anvers fasciné par John Lennon, a toujours gardé dans un coin de sa tête, sous sa crinière noire de jais, ses origines égyptiennes. Et la musique arabe que sa mère passait à la maison avait même encore plus d’intensité lorsqu’elle était l’œuvre de Muharram Fouad, son grand-père chanteur-acteur, star dans Le Caire des sixties… Cet éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen, une autre de ses idoles. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. C’est ce chant qui transforme Amir en un long roman poignant. Un récit d’apprentissage alternant entre le rêveur (le folk épuré de Verses) et le lyrique comme sur So It Goes, Each Time et Intervals conçus autour d’une section de cordes arabisantes. Un disque Qobuzissime qui, au fil des écoutes, impose sa poésie originale et touchante. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 4 mai 2018 | Silvertone

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Elle aime Madeleine Peyroux et Melody Gardot et ne s’en cache pas. Pourtant, Hailey Tuck possède déjà ce petit truc bien à elle. Cette touche personnelle qui fait de la jeune Texane ayant jeté l’ancre à Paris une voix attachante et non une suiveuse de seconde zone. Larry Klein qui a produit ses deux idoles, a même daigné réaliser le premier album de la demoiselle qui a le même coiffeur que Louise Brooks et la garde-robe de Joséphine Baker. Klein a même trouvé l’écrin parfait, jamais surproduit, le son pur et épuré qu’il fallait, épaulé dans son entreprise par quelques musiciens de studio cinq étoiles comme le batteur Jay Ballerose (Elton John, Robert Plant) et le guitariste Dean Parks (Joe Cocker, Steely Dan)… Côté répertoire, l’éclectisme et la qualité des reprises montrent aussi le bon goût ambiant. Et qu’elle revisite That Don't Make It Junk de Leonard Cohen, Cry to Me popularisé par Solomon Burke, Cactus Tree de Joni Mitchell, Some Other Time de Leonard Bernstein, Underwear de Pulp, Alcohol des Kinks, Junk de Paul McCartney, I Don’t Care Much de la BO de Cabaret ou encore le merveilleux Say You Don’t Mind de Colin Blunstone, Hailey Tuck plaque toujours avec intelligence son organe espiègle et un brin rétro sur chaque mot, sur chaque phrase. Reste à se laisser porter et bercer par ce beau Qobuzissime qui ne se soucie guère de l’air du temps… © Max Dembo/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2014 | Play It Again Sam

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. Cette édition Deluxe comprend onze titres inédits dont des versions live de ses classiques tels que Fuel To Fire ou Words Are Dead, deux remix signés David Lynch et David Matz ainsi que trois titres inédits : Arches, Under Giant Trees et September Song. De quoi prolonger un peu plus la magie… © MD/Qobuz

Rap - Paru le 1 décembre 2017 | Pineale Prod - Grand Musique Management

Livret Distinctions Qobuzissime
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Les roues d’un skate griffant le bitume, un son synthétique étrange, un beat lancinant et ce flow mélancolique : FLIP décolle en moins de quarante secondes ! Cinq ans après avoir pointé le bout de son mic pour la première fois sur Le Singe fume sa cigarette en 2012 avec Hologram Lo’ et Caballero, Lomepal entre dans la cour des grands avec un premier album là pour chahuter le rap français. Est-ce d’ailleurs du rap ? Oui ; et non… Sur ses quatre premiers EP, le MC skateur parisien avait déjà conjugué à tous les temps la singularité de sa plume et de ses rimes. Très introspectif ou très azimuté, dans l’abstrait ou dans le concret, Lomepal confirme ici un style à 360° dont il a confié la mise en son à Superpoze, Stwo, Jean Jass, The Shoes et VM The Don. Et c’est cette association entre ses puissants mots décalés – souvent bien barrés – et leurs belles productions épurées qui fait des étincelles. Parfois, Lomepal chante plus qu’il ne rappe (Ray Liotta, Avion et Bécane), prouvant ainsi la porosité entre les genres. Dans ce no man’s land difficilement étiquetable, il ne ressemble à aucun de ses contemporains. En cela Lomepal est spécial, original et impérial. Cette Deluxe Edition propose douze titres bonus dont le single Club. © MZ/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 22 mars 2019 | Wagram Music - Cinq 7

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Des arrangements superbement dépouillés (Essentiel) alliés à une rythmique souvent uptempo (Aussi Jolie, Belles Sueurs) ; des paroles intimistes et poétiques dévoilant les différentes facettes du tempérament du chanteur, mais qui s’adressent en même temps aux inquiétudes et aux espoirs d’une génération : le deuxième album de Malik Djoudi (après Un en 2017) forme une synthèse idéale de la chanson électronique à la française. Avec sa voix androgyne, il chante la nuit (Épouser la nuit), le voyage imaginaire (Train de nuit), la folie (Folie douce), le tout sur des mélodies magnétiques dont lui seul a le secret. Si les guitares neurasthéniques et les nappes synthétiques, glaçantes et hypnotiques constituent les timbres de prédilection du chanteur poitevin, ce dernier invite parfois d’autres instruments dans son petit monde, souvent sous forme de samples réconfortants (les cuivres de Dis-moi que t’y penses).L’album a été conçu en trois temps et dans trois lieux différents. Les chansons ont été composées dans le home studio de Malik Djoudi à Poitiers (tout comme l’enregistrement des musiques), les voix ont été faites à Paris, et le mixage a été effectué à Margate en Angleterre, avec Ash Workman (Metronomy) aux manettes. Amaury Ranger du groupe Frànçois & The Atlas Mountains était également présent lors de ces séances. Autre invité de marque : Etienne Daho, lequel chante en duo avec le jeune homme dans A Tes Côtés – un morceau enregistré avec l’interprète de Week-end à Rome, mais aussi et surtout conçu en son hommage. Cette chanson, ainsi que l’album dans son ensemble, c’est finalement un talent singulier construit sur de solides fondations. © Nicolas Magenham/Qobuz
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A/B

Alternatif et Indé - Paru le 10 juin 2016 | Elektra (NEK)

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Ouvrir sur No Good ? Sûrement pour faire comprendre aux auditeurs que la suite sera rock’n’roll, inspirée de tout ce qui se faisait durant l’âge d’or des guitares. On comprend mieux pourquoi la série Vinyl a choisi d’intégrer ce morceau à sa BO. Kaleo marque définitivement son territoire et se montre à son aise lorsqu’il faut éclabousser la foule d’un rock gras qui tâche. Ils font aussi des ballades folk leur spécialité et la voix de JJ Julius Son, parfois rocailleuse, souvent cristalline, séduit et transporte instantanément. Des guitares épaisses accompagnent le leader et les fûts frappés lourdement donnent un côté épique à A/B (Way Down We Go). Le travail de production est énorme et le rendu ne souffre d’aucune imperfection. Il faut dire qu’avec Jacquire King (Kings Of Leon) ou Mike Crossey (Arctic Monkeys), Kaleo a assuré ses arrières. L’ensemble de l’équipe a réussi à retranscrire idéalement le large éventail de musique que propose le Sud des Etats-Unis. Automobile et son incitation au voyage, suggérant Kerouac, All The Pretty Girl et sa pure folk, Vor i Vaglaskogi et son chant traditionnel… Rien n’est laissé de côté et Kaleo est impressionnant de maturité pour seulement son deuxième album. L’Islande est en train de devenir un vivier de jeunes talents et a décidément de beaux jours devant elle. Qobuzissime sans l'ombre d'un doute ! © AR/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 30 septembre 2013 | Play It Again Sam

Hi-Res Livret + Vidéo Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 1 janvier 2013 | Island Records (The Island Def Jam Music Group / Universal Music)

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
If You Wait est le premier album du trio britannique London Grammar. Coproduit par Tim Bran et Roy Kerr, le disque voit le groupe livrer une recette electro pop intimiste chargée d'émotion et axée sur la voix d'Hannah Reid. A noter la reprise en mode trip-hop du phénomène "Nightcall" de Kavinsky.
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | Arts & Crafts Productions Inc.

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Canadien âgé de trente-et-un ans, Jean-Michel Blais n’est pas un inconnu de la scène contemporaine néo-classique. Après un premier album sobrement intitulé II, il propose ici une collection de titres d’un irrépressible lyrisme. De son piano transformé en boîte à musiques, il voyage au gré du zéphyr, sur des rivages où le conduit son insatiable créativité. Au centre, Blind, le titre le plus séduisant des quarante-cinq minutes peut-être (encore que sourdine…), nous plonge dans l’idéal d’une musique mêlant l’acoustique et les machines, apaisante et velouteuse. god(s) nous transportera ailleurs, à l’église peut-être, mais le retour des nappes indique que les vrais dieux de Jean-Michel Blais ne sont peut-être pas ceux que l’on a cru. igloo aurait pu être un titre spatial et tout à fait panthéiste, mais Blais, qui sait être caustique, y est bien urbain : l’ « igloo » en question, ce sont ces villes contemporaines, pleine de « cavernes », où tout se superpose.Le nom de Blais saura désormais évoquer chez vous des saveurs sonores singulières. Il y a quelque chose de cette mélancolie âpre, fraternelle, douce et sensuelle pourtant, qui traverse une grande part de la création musicale nord-américaine, celle-là même qui imprègne aussi bien les grands espaces sonores d’un Copland (Quiet City) ou d’un Bernard Herrmann (Les Neiges du Kilimandjaro) que les figures obstinées d’un Steve Reich (The Four Sections) ou les volutes aériennes d’un des représentants les plus imaginatifs de la scène pop canadienne comme Patrick Watson ― on pense à Lighthouse de ce dernier, où l’on retrouve cette même vision de l’instrument, comme débarrassé de ses marteaux. Jean-Michel Blais suspend son temps, d’une manière discrète qui, sous le masque de l’élégance, sait être tenace : ses citations (de l’envoûtante mélodie du mouvement lent du Second Concerto de Rachmaninov par exemple, dans le titre roses) ouvrent sur de salutaires et apaisantes échappés. Blais vous tend la main. La courtoisie vous incite à ne pas refuser l’invitation. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 janvier 2014 | Universal Music Division Barclay

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Après deux alléchants EP, Benjamin Clementine accouche enfin de son premier album, At Least For Now. Un disque impressionnant. Surtout, l’œuvre forte et exigeante d’une vraie voix, au propre comme au figuré. Une personnalité aussi charismatique que celles et ceux dont il pourrait être l’héritier. Difficile de ne pas penser par exemple à Nina Simone dans le grain de voix comme dans le rapport que Clementine entretient avec le piano. Mais aussi dans sa relation avec les styles musicaux dont il balaie les éventuelles frontières, d’un revers de main. Jazz, soul, folk, blues ou pop, At Least For Now ne tranche pas, préférant être un disque apatride car sûr de sa direction… Même l’instrumentation alterne ici entre la nudité du piano seul et l’ampleur d’une section de violons. Grand aficionados de Maria Callas mais aussi de Léo Ferré et Jacques Brel, Clementine est également un grand conteur. On se laisse donc porter par ses histoires sans résister. Une étoile est (vraiment) née. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 septembre 2014 | Infectious

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Ne pas savoir dans quelle case faire rentrer Alt-J est plutôt positif, non ? Surtout qu’avec ce This Is All Yours, le deuxième album du groupe de Leeds (un quartet devenu trio), les choses ne s’arrangent guère côté classification… On peut certes dire que c’est souvent pop, parfois folk, occasionnellement electro, tantôt lyrique, quelquefois dépouillé, très porté sur la voix de son chanteur mais surtout que l’expérimentation est de rigueur à chaque coin de chanson. Bref, comme Radiohead, Alt-J empêche la pop de tourner en rond, c’est tant mieux et c’est surtout Qobuzissime ! © MD/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 2 février 2012 | Laborie Jazz

Livret Distinctions TSF - Choc de Classica - Elu par Citizen Jazz - Découverte JAZZ NEWS - Qobuzissime - Qobuz Référence
A 19 ans, Shai Maestro accompagnait déjà Avishai Cohen aux quatre coins du monde. Six ans plus tard, l’heure de l’indépendance a sonné pour le jeune homme. Avec ce magnifique premier album, le pianiste israélien impose ses envoûtantes créations et une esthétique totalement personnelle, portée haut par un trio virtuose et bluffant. Nourri de culture traditionnelle, classique et jazz, Maestro y affirme son jeu et son riche talent de compositeur. Avec Ziv Ravitz à la batterie (Lee Konitz, Esperanza Spalding…) et Jorge Roeder à la contrebasse (Roy Haynes, Gary Burton…), il offre son profil le plus lyrique comme le plus fiévreux. Un vrai choc, une vraie révélation, un vrai Qobuzissime, quoi !
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Ambient - Paru le 27 novembre 2015 | Intuitive Records

Hi-Res Livret + Vidéos Distinctions Qobuzissime
Un home-studio, c’est bien. Le Transsibérien, c’est mieux ! C’est en effet à bord du train légendaire reliant Moscou à Vladivostok (9000 bornes tout de même…) que William Rezé alias Thylacine a composé son premier véritable album logiquement baptisé Transsiberian . Durant 160 heures de train et près de 1000 gares traversées, ce Transsibérien est devenu le laboratoire de ce jeune bidouilleur électro angevin qui monte, qui monte, qui monte, le temps d’un périple de deux semaines. Un disque inspiré des rencontres musicales et humaines au rythme du train et de ses paysages mais qui surtout qui se visualise comme nul autre. Connaître la genèse de Transsibérien aide certes à faire défiler des images dans la tête de l’auditeur mais les compositions de Thylacine vont bien au-delà du concept « trip ferroviaire ». Car au fil de l’écoute, on sent se dessiner une musique comme antidote des états d’âme de son auteur. Filmé par une équipe vidéo l’ayant suivi au gré de ses rencontres et enregistrements, Thylacine livre dix titres totalement envoûtants et accompagnés d’une web série de dix courts épisodes retraçant sa composition singulière. Dix vidéos incluses dans le téléchargement de cette version Deluxe disponible en Hi-Res 24-bit. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 9 février 2018 | Brownswood Recordings

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - Qobuzissime
Et c’est reparti : London Calling ! Mais cette fois l’appel ne vient pas des entrailles affamées du rock’n’roll mais plutôt de celles du jazz. Un jazz aux basques duquel on ne peut que coller un S tant la jeune scène londonienne compilée sur ce We Out Here s’est construite sur des influences bigarrées, aussi bien soul qu’afrobeat, fusion ou électro. Pour zoomer sur cette nouvelle génération, Brownswood Recordings, le label de Gilles Peterson, a confié la direction artistique de l’album au plus médiatisé d’entre eux : le saxophoniste Shabaka Hutchings. Enregistrés sur trois jours, les musiciens et les groupes sélectionnés offrent un esprit jazz plus qu’une forme jazz. Ainsi, le batteur Jake Long et sa formation Maisha jouent aux maîtres vaudou à la manière d’un Pharoah Sanders. L’afrobeat de Fela sert de terreau à l’Ezra Collective du batteur Femi Koleoso mais aussi au collectif Kokoroko. Tandis qu’un autre as des baguettes, le charismatique Moses Boyd, emmitoufle sa rythmique dans une boucle électro savamment hypnotique avant de revenir sur les sentiers d’un jazz libertaire vivifiant. Ce Qobuzissime coloré comme jamais, c’est aussi Theon Cross, impressionnant marathonien du tuba (et par ailleurs complice de Shabaka Hutchings au sein des Sons Of Kemet), Nubya Garcia, une saxophoniste habitée par le lyrisme de Charles Lloyd, ou bien encore Joe Armon-Jones, un savant fou des claviers qui connaît son Herbie Hancock sur le bout des doigts… Avec We Out Here, la nouvelle scène jazz londonienne signe un manifeste aussi dynamique qu’éclectique. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 25 janvier 2019 | Decca (UMO)

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Protéiforme, le premier XamVolo étonne. A 23 ans seulement, le Londonien devenu Liverpuldien infuse dans All the Sweetness on the Surface une soul délicate ourlée de jazz et pop, déjà bien distillée dans ses deux EP précédents, Chirality (2016) et A Damn Fine Spectacle (2018). Un grammage savant qui se décline le long de quinze titres hétéroclites. Rien ne se ressemble vraiment, sinon cette voix chaude, bien collée à toutes ces syllabes déroulées nonchalamment. Il faut donc se perdre dans la volupté des courbes R&B dessinées par quelques riffs de guitares, synthés lointains, chœurs ramollis et du tempo alourdi de ce Lose Love, très suave. Apprécier les cuivres jazzy bien découpés de Feel Good qui sample du Thelonious de Thelonious Monk. Rougir de la soul patinée de Old Soul. Derrière ces carreaux ronds fumés, Samuel Akinlolu Folorunsho a tracé le parfait cadre néosoul où se lover. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 avril 2018 | Transgressive

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Un voyageur. Un conteur. Un bricoleur. Un collectionneur. Et surtout, un auteur. Cosmo Sheldrake est tout ça. Et plus encore ! Homme-orchestre virtuose, maîtrisant un nombre indécent d’instruments, le jeune Britannique est l’artisan de petites symphonies magiques et apatrides. Des chansons qui évoquent aussi bien l’esprit de fanfare cher à Beirut (auquel on pense d’ailleurs souvent) que la musique répétitive et minimaliste, les musiques du monde, la pop baroque comme les Kinks de Village Green Preservation Society la concevaient à la fin des sixties, l’univers de l’iconoclaste Moondog et mille autres sons. Des sons que Cosmo Sheldrake s’amuse à collecter aux quatre coins du monde, un petit enregistreur toujours à portée de main. Mais la force de The Much Much How How and I est de ne jamais sombrer dans le bavardage expérimental. Bien au contraire ! La chanson, la vraie, avec un début, un milieu et une fin – refrain et mélodie inclus – reste son graal. Son album est touchant et beau car conçu avec ce but unique en tête. Avec le producteur électronique Matthew Herbert derrière la console, lui aussi habitué des collages ovnis, The Much Much How How and I a l’imagination foisonnante d’un texte de Lewis Carroll et toutes les couleurs sonores de l’arc-en-ciel. A coup sûr, le plus Cosmo-polite des Qobuzissimes ! © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 mai 2014 | Parlophone France

Hi-Res Distinctions Qobuzissime - Hi-Res Audio
Entre pop et electro… Cette formule apparait entre 546 et 547 fois ces dernières années. On commencera pourtant ainsi pour évoquer le cas d’Isaac Delusion. Entre pop et electro donc, ce jeune groupe parisien aime les organes célestes, ces voix à la Antony Hegarty d’Antony & The Johnsons ou Patrick Watson qu’il embarque un peu partout : en terrain new wave 80’s, en pop presque dance et même sur des sentiers plus minimalistes d’un folk futuriste. Pour leur premier album éponyme, Isaac Delusion assemble avec finesse ces influences qu’on aurait jurées antagonistes pour accoucher d’un disque ouaté et envoûtant au point d’être Qobuzissime ! © MD/Qobuz