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Funk - À paraître le 25 septembre 2020 | Warner Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Évidemment avec ses plus de huit heures de musique, on se dit que cette réédition Super Deluxe de Sign O the Times s’adresse avant tout aux fans hardcore de Prince. Mais comme ce titanesque travail d’édition concerne l’un des plus grands albums du maître de Minneapolis, elle peut aussi servir de porte d’entrée aux novices. Sachant enfin que la star enregistrait quasiment en permanence toute la musique qu’elle jouait, ces huit heures peuvent paraître bien chétives… En 1986, l’album Parade est porté par Kiss, infernal hit ultra minimaliste qui plafonne au sommet des charts. Le nom de Rogers Nelson conserve une fois encore le haut de l'affiche et la famille princière tourne à travers le monde. Une famille pourtant en crise lorsque Prince dissout son groupe The Revolution pour s'enfermer dans son studio de Paisley Park afin de concocter en solitaire sa neuvième prophétie qui sort en avril 1987 : Sign ‘O’ The Times. Les fidèles amazones – Wendy à la guitare, Lisa au sitar et à la flûte et Sheila E aux percussions – sont les uniques invitées de sa nouvelle féerie blindée d’excès en tous genres. Son funk se minimalise grandement pour atteindre un concentré efficace (The Ballad of Dorothy Parker, Sign ‘O’ The Times, Starfish and Coffee) et opte rarement pour la soul d'antan (Slow Love). Le cerveau de Prince est plus que jamais en fusion et les idées se ramassent à la pelle à l'image de The Cross, hallucination sly stonienne aux saveurs arabisantes. Soul, funk, jazz, rhythm’n’blues, rock, pop, Sign ‘O’ The Times dynamite en fait toutes les frontières stylistiques.Cette gargantuesque édition Super Deluxe qui sort à l’automne 2020 propose déjà l’album d’origine remastérisé par le grand spécialiste Bernie Grundman. Côté bonus, les inévitables versions edit des singles et leurs faces B, versions maxi et même dub, sont toutes là. Clou du spectacle, 63 pistes inédites regroupées sous la bannière Vault Tracks. Surtout, 45 prises studios jamais entendues ! Pas vraiment des rogatons puisqu’à l’origine, Prince envisageait un Sign O the Times de 22 chansons, ce que refusera Warner Bros qui ne lui accordera qu’un double album… Dans cette marmite, des bribes de ses projets avortés The Dream Factory, Camille, Crystal Ball et The Dawn, des compositions écrites pour Miles Davis, Sheila E., Joni Mitchell ou Bonnie Raitt, et tout un tas d’autres raretés comme Can I Play With U? avec Miles Davis. Bref, un nombre improbable de pièces pour tenter de finir le puzzle Prince. Encore faim ? Cette réédition comprend aussi un live époustouflant enregistré à Utrecht le 20 juin 1987. © Marc Zisman/Qobuz
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Musique indienne - Paru le 18 septembre 2020 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Après un premier album qui avait tapé dans l’œil de tous les suiveurs de la scène électronique mondiale, Maghreb United, le touche-à-tout tunisien Sofyann Ben Youssef est parti sur la route des Indes pour le second volume de son projet Ammar 808, qui, comme son nom l’indique, est construit autour de la boîte à rythme mythique de Roland, la TR-808, utilisée par les pionniers de la techno et du hip-hop dans les années 80. Le producteur basé à Bruxelles est donc parti s’installer pendant trois semaines à Chennai, au bord du golfe du Bengale, où il a utilisé les talents locaux pour un album qui explose la musique carnatique comme rarement. Une forme de retour aux sources pour Sofyann Ben Youssef, qui était parti étudier le sitar et les tablas quand il avait 20 ans à New Delhi. Véritable concept album, Global Control / Invisible Invasion est une énorme claque sonore dans la figure, avec des morceaux complètement fous comme les 6 minutes de transe de Mahaganapatim, entre basskicks ahurissants et tablas en folie. La première partie du disque est parfois assimilable à la booty music de Baltimore, avec notamment Duryodhana, qui pose le son strident de la zokra,  petite flûte traditionnelle tunisienne, sur des percussions déchaînées. Après autant de cartouches pour les DJ’s, Ammar 808 se fait plus abordable sur la fin, avec l’excellent Geeta duniki, sorte de synthpop électrorientale qui valide définitivement la pertinence du concept du musicien tunisien. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 18 septembre 2020 | Bonsaï Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
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Alternatif et Indé - Paru le 4 septembre 2020 | False Idols

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Homme de l’ombre au sens propre du terme, Adrian Thaws alias Tricky n’a jamais trouvé le bouton de la lumière. Il ne l’a jamais vraiment cherché non plus… Sur Ununiform (2017), le Britannique basé à Berlin depuis 2015 rappelait qu’il restait l’un des peintres les plus doués de la noirceur de l’âme humaine. Le côté obscur de la force, ce maître du trip-hop connait bien, lui qui fut orphelin très jeune, taulard pas tellement plus vieux et dont la fille unique, Mina Mazy, se suicidait en 2019 à 24 ans… Tricky, désormais quinquagénaire, continue à faire du Tricky ; mais pas que. Sur Fall Please, premier single de son 14e album Fall to Pieces, il embarque son univers anthracite sur un groove qu’il dit hérité de la go-go music, ce funk né à Washington durant les seventies. « J’ai réussi quelque chose que je n'ai jamais été capable de faire auparavant C’est ma version de la pop. Ou proche de la pop » Un arbre qui ne cache aucune forêt car ailleurs Tricky brouille les pistes comme il sait si bien le faire, interrompant une chanson sans prévenir où enchaînant une séquence minimaliste et oppressante (Close Now) pour un beat mélancolique (Thinking Of) ou une ballade faussement enjouée (Running Off). Comme toujours, la voix féminine est au cœur de ses créations. Cette fois celle d’une Polonaise inconnue, Marta Złakowska, rencontrée lors de sa dernière tournée européenne et embauchée le premier soir, à Cracovie, pour jouer les remplaçantes de secours. « Je sais quand quelqu’un est humble et a les pieds sur terre. Martha se fout d’être célèbre, elle veut juste chanter. » Entre new wave épurée et trip hop lancinant, Fall to Pieces réunit plus des bribes de morceaux que des compositions véritablement abouties (Hate This Pain, Vietnam). Sensation étrange mais jamais désagréable. Fall to Pieces est surtout un IRM de plus du cerveau d’un musicien complexe qui se nourrit ici plus que jamais de ses souffrances intérieures… © Marc Zisman/Qobuz
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Folk - Paru le 4 septembre 2020 | Drag City Records

Distinctions 4F de Télérama
En 1999, à l’époque où il était un grand nerveux et chantait sous le nom de Smog, Bill Callahan ouvrait son album Knock Knock avec une chanson titrée Let’s Move to the Country. Il y était question d’arrêter de voyager et de s’installer à la campagne, « juste toi et moi ». A la fin de la chanson, deux phrases restaient étrangement incomplètes : « Let’s start... / Let’s have... ». Vingt ans plus tard, Callahan reprend Let’s Move to the Country sur Gold Record, et il a rempli les blancs : « Let’s start a family / Let’s have a baby / or maybe two / ououououuuu ». En vrai, il s’est posé et a fondé une famille. Il a ancré l’errance, domestiqué l’anxiété, et ouvert un nouveau chapitre de sa très longue discographie. Les albums de Bill Callahan on toujours été intenses. Mais ils sont devenus depuis une paire d’années intensément paisibles. Sur Gold Record, pas de révolution stylistique : Callahan récolte toujours ses chansons dans le champ de l’americana, entre country en friche et folk bluesy au coin du feu. Et ce qui le rend singulier et toujours passionnant n’appartient qu’à lui : cette voix sèche et basse qui n’a pas changé depuis la première version de Let’s Move to the Country, quelques détails de production insolites, des textes comme un journal de bord existentiel nourri par les expériences de la vie quotidienne – une chanson sur le petit-déjeuner, une autre sur les voisins, une autre sur Ry Cooder. Une forme d’humour, aussi. Ainsi, Bill Callahan commence la chanson Pigeons avec les mots « Hello, I’m Johnny Cash » et la termine sur un « Sincerely, L. Cohen ». Avec Gold Record et à sa façon, tapi dans l’ombre et heureux d’y être, il a pris la relève des deux géants. © Stéphane Deschamps/Qobuz
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Piano solo - Paru le 4 septembre 2020 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
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Jazz contemporain - Paru le 28 août 2020 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Son style bien à lui, Tigran Hamasyan a eu la chance de le trouver assez précocement. En mêlant jazz, folklore de son Arménie natale et mille autres sons (rock, metal, classique) entendus au plus jeune âge, le pianiste de Gyumri a conçu une sémantique qu’on identifie dès les premières notes. Produit par ses soins, The Call Within ne déroge pas à la règle. Les dix compositions originales forment un voyage dans son monde intérieur qu’il estime être aussi réaliste que son monde physique ! Tigran n’oublie pas non plus d’intégrer sa passion pour les cartes, les histoires et les légendes populaires arméniennes chrétiennes et préchrétiennes, l'astrologie, la géométrie et les peintures rupestres. Mais la force de son album onirique au possible est de transformer toutes ces données et d’en flouter les frontières. De les fusionner ou les agglomérer pour n’en conserver que la force narrative. C’est elle qui transcende les improvisations du pianiste et de ses complices (le bassiste américain Evan Marien et le batteur suisse Arthur Hnatek et, en invité, le guitariste Tosin Abasi, la chanteuse Areni Agbabian et le violoncelliste Artyom Manukyan) et en booste l’originalité. Tigran assume ses créations à tiroirs et leurs pérégrinations alambiquées comme du rock progressif. On est parfois un brin tétanisé par une forme de trop-plein stylistique vite remplacée heureusement par des séquences plus aérées et épurées. Reste qu’avec une œuvre aussi riche, Tigran Hamasyan se place comme l’un des créateurs les plus fascinants de sa génération. © Marc Zisman/Qobuz
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Électronique - Paru le 28 août 2020 | Smalltown Supersound

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Identifiée comme le nouveau prodige de la scène électronique britannique depuis le succès de son premier album éponyme en 2017, Kelly Lee Owens ne déçoit pas avec ce nouvel effort qui démarre avec une reprise de Radiohead, Arpeggi, jolie ballade extraite d’In Rainbow. Repérée grâce à sa voix et à son talent pour écrire des chansons qui touchent, la Galloise a été lancée sous les feux de la rampe par la bande de Phantasy Records, le label d’Erol Alkan. Elle a chanté pour Daniel Avery, sur l’album Drone Logic, et James Greenwood, alias Ghost Culture, est crédité à la composition sur tous les titres de ce disque qui navigue sans crier gare entre dancefloor et salon.Côté club, on se régale avec le single Melt!, gros beat techno et petit gimmick apocalyptique ultra-accrocheur (dont on espère une version extended), tandis que Jeannette nous renvoie à l’époque dream house italienne. Côté salon, la voix de Kelly Lee Owens fait des merveilles sur des titres plus oniriques comme Re-Wild et il ne faut pas manquer l’intervention hantée de John Cale du Velvet Underground, avec sa voix sombre et son violon toujours aussi glaçant sur Corner of My Sky. Et pour ceux qui sont restés dans le vestibule, Night fait office de trait d’union avec une voix éthérée posée sur un beat industriel mais rêveur, sans doute le titre plus représentatif de la baseline de l’artiste, qui veut “brouiller les conventions de la techno”. C’est réussi. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Pop - Paru le 21 août 2020 | All Saints Records

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Jazz contemporain - Paru le 21 août 2020 | Table Pounding Records

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Free jazz & Avant-garde - Paru le 21 août 2020 | ONJ Records

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Alternatif et Indé - Paru le 14 août 2020 | Cooking Vinyl Limited

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Classique - Paru le 14 août 2020 | Ricercar

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Alternatif et Indé - Paru le 31 juillet 2020 | Partisan Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Dogrel, leur premier album coup de poing, fait toujours résonner sa candeur cambrée, sa tension extrême et sa rage sincère que Fontaines D.C. bat déjà le fer encore chaud. Sauf qu’avec A Hero’s Death, les teigneux de Dublin changent de braquet. Leur ADN intègre toujours des éléments piqués aux Saintes Écritures post-punk de The Fall, Joy Division, Gang Of Four ou Public Image Ltd., mais ce « difficile deuxième album » va surtout voir ailleurs. Le rythme lent, presqu’oppressant, du I Don't Belong d’ouverture offre un nouveau visage. Celui d’un groupe qui tire déjà des conclusions du succès instantané de son premier essai et du poids de la tournée marathon qui a suivi. Fontaines D.C. élargit son champ de vision avec des ballades comme Sunny et sa guitare baryton qui fleure bon l’été indien, ou Oh Such a Spring sur lequel Grian Chatten chante avec une délicatesse inédite. Mais A Hero’s Death possède aussi ses uppercuts imparables qui rendaient Dogrel si irrésistible. Ces hymnes sur lesquels Chatten répète à l’infini la même phrase, comme « Life ain't always empty » scandé trente fois sur la chanson-titre A Hero’s Death, et « What ya call it, what ya call it, what ya » quasiment tout autant sur Televised Mind… A l’arrivée, A Hero’s Death oscille entre tension juvénile rebelle à souhait et séquences méditatives presque nostalgiques. Dogrel se refermait par Dublin City Sky, ballade acoustique qui fleurait bon le vieux pub, la Guinness fraîchement tirée et qu’on croyait échappée d’un disque des Pogues (leur groupe préféré). A Hero’s Death se termine avec No, une autre ballade dépouillée, à la Oasis cette fois, et qui substitue le pessimisme post-punk au profit d’une lueur d’optimisme ponctuée par « Please don’t lock yourself away just appreciate the grey ». Brillant et puissant. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 17 juillet 2020 | Warner Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Après cinq ans de quasi-silence, Lianne La Havas rouvre son bec et c’est assez miraculeux. Blood, le sang, le sien. Elle avait ainsi baptisé son deuxième album (Qobuzissime) paru en 2015. Un mélange grec (son père) et jamaïcain (sa mère), avec quelques cellules made in England pour la chanteuse née à Londres. On la casa (trop ?) vite fait non loin des Sade, Lauryn Hill, Jill Scott, Erykah Badu et Alicia Keys… Mais Lianne La Havas ne proposait pas que du groove sensuel et feutré et dès Is Your Love Big Enough?, son premier opus de 2012, elle montrait une vraie attirance pour le folk, la pop, le jazz et même le rock. Entre ses deux albums, elle croisera même la route d’un certain Prince, charmé, qui l’invitera à gratouiller dans son antre de Paisley Park à Minneapolis…2020 a des allures de table rase pour Lianne La Havas. Et surtout de sincérité totale au point de donner son nom à ce troisième album. Un disque à l’âme presque plus folk que soul ; souvent porté par une simple ligne de guitare claire à peine voilée par le soleil. Avec l’épure dans le viseur et sans abus rythmique trop moelleux, l’Anglaise parle d’amour sur le ton de la confidence. Elle dit avoir beaucoup écouté Milton Nascimento et la filiation brésilienne saute parfois aux oreilles, plus pour le fond que la forme d’ailleurs. Sa voix est l’aimant de chaque instant. Comme sur Green Papaya et Courage où cet organe irradie les sons de tous les instruments. Chaque mot, chaque syllabe, chaque inflexion, chaque envolée, la sensation est hypnotique, proche de ce que provoquaient les disques du début des 70's de Joni Mitchell. A mi-parcours, Lianne La Havas glisse aussi une étonnante reprise de Weird Fishes de Radiohead qu’elle s’approprie en ralentissant le rythme à l’extrême. Ralentissement justement. Comme l’invitation générale d’un disque qui impose sa profondeur d’âme au fil des écoutes… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 juin 2020 | Infectious Music

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
En 2017, Holiday Destination sortait Nadine Shah d’une certaine confidentialité underground et le grand public découvrait une intrigante fille de la vengeance de PJ Harvey et de Siouxsie, lointaine cousine d’Anna Calvi. Avec ce troisième album, la Londonienne née d’une mère norvégienne et d’un père pakistanais resserrait surtout les boulons d’un rock indé qu’elle livrait de manière assez tendue, limite post-punk, avec basses anguleuses, guitares nerveuses mais minimalistes et saxophone presque free. Trois ans plus tard, Shah coupe un peu plus le cordon avec ces pesantes influences, notamment grâce à son chant personnel de plus en plus profond et qui claque dès les premières minutes de Club Cougar, l’excellent titre d’ouverture donnant le ton du disque. Même dans ses paroles, la Britannique se démarque de ses consœurs dans sa cinglante radiographie de la femme trentenaire qu’elle est, raillant notamment les pressions sociétales qui sont liées et le sexisme inhérent à de nombreux domaines. Comme sur Ladies for Babies (Goats for Love) où elle répond ouvertement au vieux tube d’Ace Of Base, All That She Wants. Kitchen Sink est aussi plus osé que ses prédécesseurs dans ses options instrumentales, moins rock’n’roll et plus atypiques, notamment dans son utilisation bluffante des percussions qui pimente vraiment ce bel album. © Marc Zisman/Qobuz

Alternatif et Indé - Paru le 26 juin 2020 | Secret City Records

Distinctions 4F de Télérama
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Grand Prix Francophonie de l’Académie Charles Cros 2014, la Québécoise Klô Pelgag ressort son piano mélancolique, ses cordes lyriques et sa voix claire pour un troisième album aussi énigmatique, sensible et coloré qu’une toile de la franco-allemande Florence Obrecht (qui signe la pochette du disque). Les cuivres (Soleil) et les sonorités électroniques (Où vas-tu quand tu dors ?) complètent ce tableau musical particulièrement dense. Ce voyage onirique, tantôt ardent (La Maison jaune), tantôt intime (J’aurai les cheveux longs, La Fonte), est co-arrangé par Klô Pelgag et Owen Pallett, artiste plus connu sous le nom de Final Fantasy. Du point de vue des paroles, la chanteuse affronte ses démons sans détour, avec l’aide d’images aussi fortes que poétiques, qui contrastent parfois avec une musique pop aux mélodies entraînantes et entêtantes (Melamine, A l’ombre des cyprès). Avec Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Klô Pelgag entre de plain-pied dans la brillante famille des chanteuses excentriques, raffinées et mystérieuses, telles que Kate Bush ou bien sa compatriote Diane Dufresne, à qui elle est souvent comparée. Comme elles, Chloé Pelletier-Gagnon (vrai patronyme de Klô Pelgag) est une artiste cultivée qui manie aussi bien les mots que la musique. Sur ce dernier point, on notera d’ailleurs ses références amusantes à Beethoven (Für Elise), ainsi qu’au Vangelis de Blade Runner (Notre-Dame-des-Sept-Douleurs II). © Nicolas Magenham/Qobuz
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Rock - Paru le 19 juin 2020 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
A quelques encablures de ses 80 printemps, Bob Dylan donne de ses nouvelles. Pour de bon cette fois. Premier album de chansons originales depuis Tempest en 2012, Rough and Rowdy Ways paraît alors que la planète vit des heures agitées à tous les niveaux. Évidemment, le Zim a toujours détesté cette étiquette de « porte-parole d’une génération » que certains lui collèrent dans le dos durant les 60's et les 70's, quand le monde n’allait pas tellement mieux. Mais entendre cette voix, quel qu’en soit l’ADN, poétique ou politique, ésotérique ou historique, a toujours résonné comme une parenthèse enchantée et salvatrice. Comme cette cuvée 2020, d’une richesse impressionnante et que certains, vu son grand âge, interprètent déjà comme un recueil crépusculaire, quasi testamentaire…L’histoire de cet album a débuté le 27 mars 2020 lorsque Dylan publie sans prévenir Murder Most Fool, une chanson de 17 minutes autour de l’assassinat de Kennedy et qu’il place ici à la fin de ce Rough and Rowdy Ways. Un choc plus parlé que chanté, musicalement presque en sourdine, mêlant tirade politique et culture pop(ulaire) avec une armada de références parmi lesquelles les Beatles, Joni Mitchell, Wanda Jackson, Robert Johnson, le Grateful Dead, les Who, Elvis Presley, Joan Baez, Little Richard, Billie Holiday, Patsy Cline, Etta James, John Lee Hooker, Nina Simone, les Eagles, Stan Getz, Thelonious Monk, Charlie Parker, Woody Guthrie, Ella Fitzgerald, Nancy Sinatra, Stevie Nicks, Miles Davis, Chet Baker, Randy Newman et même Ludwig van Beethoven ! Comme toujours chez lui, le lisible côtoie le flou et les docteurs et experts en dylanisme passeront des mois à décrypter chaque mot, chaque verbe de leur idole. Comme il l'a expliqué dans une interview au New York Times, « trop entrer dans les détails n'a pas d'importance. Cette chanson est comme une peinture, vous ne pouvez pas tout voir en même temps si vous vous tenez trop près. Toutes ces pièces individuelles ne sont qu'une partie d'un tout. »Rough and Rowdy Ways est aussi un tout durant lequel Dylan alternait entre vieux blues abrasifs sans fioriture (Crossing the Rubicon, False Prophet) et valses délicates aux teintes sépia. Dans ce torrent de mots plutôt que de notes, il évoque les droits civiques, la guerre, la religion, la mort, lui-même aussi (« Je ne suis pas un faux prophète / Je sais juste ce que je sais / Je vais où seul le solitaire peut aller ») et mille autres sujets. Il déroule ce qui ressemble davantage à des monologues teintés de poésie plutôt qu’à des structures de chansons classiques comme le furent au siècle dernier ses Blowin' in the Wind, Mr. Tambourine Man, Lay Lady Lay, Hurricane et autres Like a Rolling Stone. En cela, on n’entre pas si aisément dans ce Dylan qui confesse, murmure ou psalmodie avec le charisme du vieux sage. A l’arrivée, Rough and Rowdy Ways confirme que même s’il est invariablement un homme de blues, de folk, de jazz et de country, Bob Dylan reste un genre musical à lui seul. © Marc Zisman/Qobuz
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Afrique - Paru le 19 juin 2020 | No Format!

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Le bien nommé Acoustic, présente la patronne du chant malien à nu. Enregistré en prises directes lors de deux intenses journées de studio, elle remet pour la troisième fois en jeu les morceaux de son album Mogoya de 2017 qui, l’année suivante, a bénéficié d’une version entièrement remixé par St Germain, François and The Atlas Moutain ou encore Spoek Mathombo. Ici donc aucun soutien sonore électrique ou électronique ne rentrent en jeu. Seuls la guitare sensible de Guimba Kouyaté, le kamélé n'goni alerte de son fidèle compagnon musical Brahima « Benogo » Diakité et l’orgue jouet et le célesta de Vincent Taurelle, déjà impliqué dans l’album original, enveloppent la voix unique de la diva et celles de ses choristes Emma Lamadji et Kandy Guira. L’effet est saisissant, jamais on n’avait senti la vibrante présence d’Oumou Sangaré si proche. Portée par ce climat intimiste, Oumou a tenu à ajouter aux neuf morceaux de Mogoya, deux titres très personnels et emblématiques de sa magnifique carrière. Initialement paru en 1993, Saa Magni est son hommage au regretté arrangeur Amadou Ba Guindo, qui fut l’un de ses premiers soutiens. Diaraby Nene est sans doute son morceau le plus emblématique. Ecrit alors qu’elle était adolescente, elle y confesse l’émoi des premières amours. Bravant ainsi un tabou de la société patriarcale traditionnelle, elle s’est fait quelques ennemis, mais a surtout récolté le soutien inconditionnel de la jeunesse qui a fait d’elle un porte parole des causes féministes, combat qu’elle n’a jamais abandonné par la suite. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Jazz - Paru le 29 mai 2020 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Si son nom se baladait jusqu’ici sur des pochettes ECM, c’était comme sideman de Louis Sclavis sur Sources, Silk and Salt Melodies et Characters on a Wall. Avec Promontoire, Benjamin Moussay est enfin leader d’un album de l’écurie de Manfred Eicher. Leader solitaire même. Le label munichois possède déjà un nombre impressionnant de disques de piano solo essentiels – en tête son best-seller, le Köln Concert de Keith Jarrett – et ce Promontoire comptera également. A 47 ans, Moussay reste un acteur assez discret de la scène jazz contemporaine mais “ceux qui savent” ont toujours reconnu la clarté et la force de son jeu. Comme Martial Solal qui dit de lui qu’il « joue juste. Ni trop, ni trop peu. » Ou comme la liste XXL de ceux qui ont un jour croisé le fer avec lui : Sclavis donc mais aussi Archie Shepp, Dave Liebmann, Jean-François Jenny-Clark, Marc Ducret, Daniel Humair, Steve Swallow, Vincent Courtois, Michel Portal, Vincent Peirani, Youn Sun Nah, Airelle Besson et quelques dizaines d’autres… Même s’il s’est souvent exprimé en trio (notamment avec Eric Echampard et Arnault Cuisinier), le piano solo qu’il pratique à la scène semble avoir des airs d’éternel retour aux sources, vital et nécessaire. Comme le nid douillet de son lyrisme toujours soupesé et de ses improvisations au fort pouvoir narratif.« Vibration sensuelle de la corde qui illumine le silence. Danse solitaire sur le flux du rythme intérieur. Écritures prétextes infiniment remaniées au gré de l’instant. Temps étiré, liberté, espace, plaisir, éphémère suspendu… En piano solo, je connais le point de départ et la destination. Le mystère réside dans l’étonnant voyage… » Une lucidité qui colle aux 12 thèmes fluides de ce disque qui se révèle un peu plus à chaque écoute. Tout ce qu’il aime, de Thelonious Monk à Claudio Arrau, de Lennie Tristano à Paul Bley, apparaît puis disparaît, avant que la mélodie ne reprenne le dessus. Comme toujours chez Moussay, compositeur également de musiques pour le cinéma et le théâtre, les mélodies enfantent des images à foison, sans jamais sombrer dans le piège de la musique au kilomètre, faussement belle et vraiment vaine. Rien de ça ici… Promontoire est surtout impressionnant dans les séquences d’épure (Villefranque et Monte Perdido), là où Benjamin Moussay dit beaucoup avec un minimum de notes. Less is more, une fois de plus… © Marc Zisman/Qobuz