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Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 7 mai 2021 | Third Man Records LLC

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Dès ce premier album solo qu’elle a écrit, interprété, enregistré et produit quasiment seule, Natalie Bergman impose son monde au monde ! Car Mercy est un univers à part entière. Douze chansons singulières et spirituelles hantées par la mort et la résurrection, tant portées par sa voix élastique que par un halo musical vintage d’une ère révolue… Natalie Bergman avait jusqu’ici passé une décennie à chanter en duo avec son frère Elliot au sein de Wild Belle, un duo basé à L.A. plutôt porté par la pop, le reggae, le ska et le psychédélisme. Cette vie s’est effondrée le jour où son père et sa belle-mère sont tués par un chauffard ivre. Élevée dans une foi prononcée, Natalie décide de se retirer dans un monastère de la Chama Valley au Nouveau-Mexique. C’est là qu’est né Mercy, disque évidemment cathartique, lové dans l’essence du gospel qu’elle dit d’ailleurs être la véritable source du rock’n’roll. Une œuvre unique et hors du temps qui porte sa façon bien à elle de louer la nature sacrée et curative de la musique. « Ma foi et ma musique sont essentielles à mon existence. Je chante beaucoup le « chez moi » sur cet album. Mon paradis, mon ciel. Croire en cet endroit a été ma plus grande consolation. J'avais un besoin de savoir que mon père était là. Sa mort soudaine a été un chaos tourbillonnant qui a assailli mon esprit. Le gospel me donne de l'espoir. C'est la bonne nouvelle. C’est exemplaire. Ça peut vous apporter la vérité. Ça peut vous garder en vie. Cet album m'a apporté l’unique espoir de revenir à la vie moi-même. »Ce retour parmi les vivants par le gospel est fascinant car il ne sombre jamais dans l’opus pour grenouille de bénitier. Il dépasse même le cadre de la foi. Dans ses sons et son instrumentation qui doivent tant au rock fifties qu’à la soul sixties ou au highlife d’Afrique de l’Ouest, Mercy est une œuvre qui sent bon la culture musicale sans jamais la ramener. Guère étonnant que Natalie Bergman ait grandi dans une maison où résonnaient aussi bien les albums de Dylan et d’Etta James, que de Pharoah Sanders, Lou Reed, Alton Ellis et Lucinda Williams. Et tout aussi logique qu’un lettré comme Jack White l’ait signé sur son label Third Man Records, maison de goût dont les locataires n’oublient jamais de regarder dans le rétro… La mort a changé sa vie ; sa musique peut changer la vôtre : Natalie Bergman est un don du ciel. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 février 2021 | Lonely Lands Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Ne vous y méprenez pas. Derrière sa pochette mystique digne d’un groupe de rock progressif des années 70, Terra Firma cache l’inclassable second album de Tash Sultana. Natasha est de ceux qui commencent tôt et seuls. A trois ans, son père lui offre sa première guitare. Adolescente, elle écume les rues de sa natale Melbourne. Puis elle conquiert le reste du monde en 2016 avec les 70 millions de vues de Jungle, issu de ses prolixes bedrooms sessions qu’elle diffuse sur YouTube et qui arrive troisième au convoité Triple J’s Hottest 100. Sur son propre label Lonely Lands, après trois EPs, la jeune Australienne sort à l’été 2018 Flow State, patchwork pop-soul de ses jeunes années dans laquelle Tash joue tous les instruments (elle en maîtrise une vingtaine) en usant des loops et des pédales d’effets, sa marque de fabrique. Depuis, elle remplit les stades et les couvertures glacées, comme Rolling Stone à qui elle parle de la Stratocaster TC Signature que lui a dédié Fender.« Terra firma est le sol, la terre, on y met les pieds pour se rappeler où l'on est, d'où l'on vient », annonce celle qui compte bien transformer son succès fulgurant en carrière longue durée. Élevant la barre d’un écran, Tash Sultana soigne les arrangements comme la production, qu’elle a confiée en partie à Matt Corby. Et cela s’entend dès l’instrumental Musk, dont les guitares lustrées, saxo groovy et basse catchy ouvre 14 pistes oscillant entre soul, R’n’B, funk, folk et pop suave sur laquelle elle étire sa voix à la Erykah Badu et dont les entêtants Pretty Lady et Sweet & Dandy se détachent. Pour arriver à ce riche alliage bien dosé, hypnotique mais jamais redondant, qu’elle voit comme « une rencontre entre Aretha Franklin, Bon Iver, John Mayer et d’autres », Tash s’est enfin entourée. On retrouve ainsi le rappeur Jerome Farah (Willow Tree) et Josh Cashman sur (Dream My Life Away), tous deux de Melbourne. Un coup de maître, à seulement 25 ans. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 29 janvier 2021 | City Slang

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
C’est désormais statistique : tous les dix ans, une chanteuse venue d’Angleterre et prénommée Anna sort un premier album appelé à marquer son époque. En 2011, c’était Anna Calvi. En 2021, ce sera Anna B Savage. Une vraie chanteuse de l’underground, d’abord apparue en 2015 avec un premier EP confidentiel, suivi de quelques concerts et rien après. Ils ne sont pas nombreux, ceux qui l’ont vue en concert, du temps où il y avait des concerts. Mais tous s’en souviennent. Avec sa guitare bizarrement accordée, comme pour jouer un blues médiéval, et sa voix insaisissable, comme si plusieurs personnes chantaient en elle, Anna B Savage a ensorcelé un petit public amateur de musique différente. Une fille naturelle de Cat Power, chez qui l’expression d’un étrange mal de vivre, caché derrière une guitare, peut devenir sensuel, intense et désirable. A Common Turn est son premier album, et c’est un venin incomparable, une licorne musicale. Sur une base folk tordue, cette Anna construit des chansons à dormir debout, à voyager dans l’espace-temps musical. Selon ses propres références, l’auditeur entendra dans le chant et les mélodies des échos de Beth Gibbons (Portishead), Antony & the Johnsons, Nico, Connie Converse, Dionne Warwick ou d’antiques chanteuses de jazz opératique. Sans oublier le silence. Mais A Common Turn n’est pas un disque référencé, ni simple. Les arrangements vont de la chorale à la rythmique dance, en passant par cette guitare en bois vermoulu. Même quand sa musique devient grandiloquente, Anna B Savage reste fragile, incertaine, équilibriste, erratique, comme si elle cherchait le chemin dans ses propres chansons. On pense à Blanche Neige courant dans la forêt au milieu d’arbres grimaçants, ou attendant le baiser du prince dans un sommeil empoisonné. Et à côté d’elle, tous les autres sont des nains. © Stéphane Deschamps/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 novembre 2020 | Licence Kuroneko - Sodasound

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Repéré en mai 2019 avec un premier EP de deux titres, WOMXN/Time Machine, Gystere a été immédiatement validé par les Trans Musicales de Rennes, où il a joué avec son groupe en décembre de la même année. DJ, réalisateur, compositeur, le Français Adrien Peskine, qui a, par le passé, joué du piano pour Cerrone et dans Le Grand Journal de Canal, présente un premier album rassemblant toutes ses lubies artistiques dans un patchwork afrofunk qui ne laissera personne assis. Le concept est assez audacieux : “J’ai toujours cherché à créer l’artiste et la musique que je ne trouvais pas dans ma discothèque”, explique Gystere, qui, du coup, compose une sorte de mosaïque de la musique des années 70-80, avec des intros à la Prince, des mélodies à la Supertramp, des solos à la Jimmy Page, des chœurs à la Queen, mais aussi du Stevie Wonder, du Funkadelic et du Sun Ra pour l’afrofuturisme, l’esprit qui hante le disque. Sans jamais tomber dans l’exercice de style, Gystere (qui compose seul, mais enregistre avec ses musiciens) parvient à transcender toutes ces références sur un groove funky qu’on s’impatiente de retrouver en live. Sur le papier, tout ça aurait pu mal tourner, mais à l’arrivée, Gystere est bien parti pour devenir une des révélations françaises de l’année. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 2 octobre 2020 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Anguleuse, aride et sans concession, l’impressionnante scène néo post punk qui agite le Royaume Uni débarque sur le dancefloor grâce à Working Men’s Club. Avec leur premier album éponyme, le jeune quartet de Todmorden – 25 kilomètres au nord de Manchester – rabat des cartes autrefois jouées par New Order (période Power, Corruption & Lies), The Fall, Human League, Gang of Four voire D.A.F. et Suicide. Tout juste majeur, le leader Sydney Minsky-Sargeant de WMC plante le décor. « Todmorden, il n’y a pas grand-chose à y faire quand on est ado. La ville est plutôt isolée. Et ça peut devenir assez déprimant d’habiter dans un endroit où, en hiver, il fait jour à 9h et nuit à 16h. » Logique donc que ces protégés de l’agitée Fat White Family fassent dans le sale gosse. Celui qui, enfermé dans sa chambre, balance violemment synthés, guitares et batteries au milieu de la pièce pour les caramboler direct ! Paroles scandées plus que chantées, grooves stakhanovistes, riffs de guitare chétifs et basses maousses sont mélangés dans un shaker sans poser de question. Impossible alors de contrôler les corps qui se cambrent, s’agitent et se contorsionnent au rythme de cette fascinante symphonie d’électro-rock acid juvénile qui rappelle parfois le LCD Soundsystem des débuts. Les WMC arborent des t-shirts ciglés « Socialism », baptisent l’une de leur chanson John Cooper Clarke (le poète punk toujours aussi adulé) et éradiquent le gris du ciel de leur Yorkshire natal. Parfois, Sydney Minsky-Sargeant se détend et fait presque dans l’hédonisme new wave (Outside). Mais quand il est énervé, le disco punk teinté d’électrofunk s’empare de son âme (Teeth). On sort abasourdi de ce premier album qui prend même une dimension impressionnante grâce à la production serrée et sans gras de Ross Orton (The Fall, M.I.A, Arctic Monkeys). Pas de temps à perdre : Working Men’s Club, on prend sa carte ! © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 25 septembre 2020 | Capitane Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Sous son nom passe-partout, Nicolas Michaux assemblent des chansons particulières. Après la dissolution de son groupe Eté 67, il sort en solitaire chez Tôt ou Tard A la vie, à la mort, qui déjà fait transparaître une certaine passion pour la grâce au présent. Titré Amour colère et passé sous son propre étendards via le label collectif Capitane Records, ce second album développe à travers cette dualité sentimentale son regard sur la vie courante. Comme sur Cancer, où le Belge qui partage sa vie entre Bruxelles et l’île de Samsø au Danemark, joue adroitement sur les mots pour mieux cerner la maladie. C’est écrit au cordeau, en français et anglais, puisque Michaux verse dans les deux avec une poésie légère, jamais caricaturale ou boursouflée. On pense à Bashung dans la diction et la voix, pataude, qui traîne, mélancolique, jamais conquérante mais toujours simple. Le fond calque la forme. Eclectique mais brillamment homogène, ces dix morceaux font s’accorder chanson française nonchalante (A nouveau), pop romantique (Amour colère, Nos retrouvailles) ou tonique (Parrots, dont le clip vaut son pesant d’or), post-punk romantique (Every Word, Harvesters) et même glam rock à la T-Rex sur Factory. L’enregistrement sonne maison, mais offre la générosité de l’instantané plutôt que le défaut de paraître mal fait. En somme, Michaux s’écoute inlassablement, encore et encore. Surtout, cela fait un bien fou d’entendre la langue si bien habillée. Enorme coup de cœur. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Punk - New Wave - Paru le 3 juillet 2020 | Duchess Box Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Quelques secondes de Freier Geist suffisent à Sofia Portanet pour transformer 2020 en 1980. Avec son premier album Qobuzissime, la chanteuse allemande, qui n’a pourtant pas connu cette époque – elle est née fin 1989 –, signe un opus qui rallume la flamme de la Neue Deutsche Welle (Nouvelle Vague allemande). Cette époque où Nina Hagen régnait sur l’Europe new wave et post-punk avec folie et énergie et que Kraftwerk élargissait grandement son public. L’heure était alors aux rythmes martiaux de D.A.F., aux délires romantiques de Kate Bush, Toyah et Lene Lovich et aux décalages pop de Falco ou des Rita Mitsouko. Des artistes tous chéris par Sofia Portanet, née à Kiel, ayant grandi à Paris et désormais installée à Berlin. Chantant aussi bien en allemand qu’en anglais et en français, elle revendique aussi l’héritage de certaines grandes voix mêlant cinéma, théâtre et cabaret comme Ingrid Caven et Hildegard Knef. A l’arrivée, malgré cette avalanche de références, son envoûtant Freier Geist trouve l’équilibre parfait entre nostalgie 80’s assumée et étincelles plus modernes. C’est surtout la vigueur qu’elle insuffle à ce projet qui le rend enivrant. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 juin 2020 | Virgin Music UK LAS (S&D)

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Avec To Love Is To Live, Jehnny Beth appose son seul nom sur un album, pour la première fois de sa dense carrière. Vraiment dense puisque l’ex-moitié du duo John & Jehn, révélée comme chanteuse du groupe Savages, a notamment pigé chez Gorillaz (We Got the Power), duétisé avec Julian Casablancas des Strokes (Boy/Girl), joué au cinéma (Un Amour impossible de Catherine Corsini et Kaamelott d’Alexandre Astier) et fait la journaliste/présentatrice radio (Start Making Sense pour Beats 1) et télé (Echoes sur Arte). Sans parler de C.A.L.M.: Crimes Against Love Memories, un recueil de nouvelles érotiques illustrées par les photos de Johnny Hostile, publié durant l’été 2020. N’en jetez plus ! Cette richesse, stylistique, sonore, émotionnelle ou contextuelle est au cœur de To Love Is To Live qui n’a finalement d’album solo que le nom. Car pour ce trip exigeant et complexe, Jehnny Beth a confié la production et une grande partie de l’instrumentation à Atticus Ross, Flood et Johnny Hostile. Trois complices là pour sculpter un alliage fascinant de post-punk, de new wave aux accents industriels, de cold wave électronique, de vraies fausses BO de film et de rock viscéralement dark. Un alliage de terres de contrastes sur lesquelles la Française a aussi invité Romy Madley Croft de The xx, le comédien Cillian Murphy et Joe Talbot, chanteur d’Idles…Comme des giboulées de mars, on passe du punk indus’ ultraviolent sur How Could You, en duo avec Talbot, à une ballade rêveuse portée par un piano sensuel – joué par Beth elle-même – sur French Countryside. Mais malgré cet éclectisme régnant voire revendiqué, To Love Is To Live possède une unité de ton. Comme le Polaroid d’un monde complexe, bardé de tensions, d’incertitudes et de questionnements sur l’identité sexuelle, les extrémismes voire tout simplement sur l’avenir du monde. Un instantané que Jehnny Beth a construit à son image. Aussi forte et impressionnante que la pochette conçue par Tom Hingston (il avait signé celle de Mezzanine de Massive Attack). Mais aussi très humaine. La première chanson de l’album s’intitule I Am. Celle qui le referme, Human. La boucle est bouclée : “I Am Human”. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 29 mai 2020 | Animal 63

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Une voix. On ne pense qu’à elle lorsque se referme le premier album de Meryem Aboulouafa. L’état d’hypnose dure 38 minutes durant lesquelles l’organe onirique de la chanteuse de Casablanca prend le contrôle des âmes et des ouïes embarquées dans un trip hybride mêlant soul, pop, électro, musique orientale et vraies fausses musiques de film. Mais comme chez ses contemporaines Kadhja Bonet (à qui l’on pense beaucoup), Weyes Blood, Jenny Hval ou Lana Del Rey, l’univers de Meryem Aboulouafa est aussi fait de sons, d’ambiances et surtout de mots… Son père lui a fait d’abord écouter tous les classiques (Beatles, Stones, Floyd, Dylan, Piaf, Brel, Brassens) avant qu’elle n’étudie le solfège et le violon au conservatoire, écrive ses premiers poèmes en arabe et en français et finisse par étudier l’architecture d’intérieur aux Beaux-Arts de Casa. Guitare en mains, la jeune Meryem signe ses premières chansons qui subjuguent Manu Barron du label Animal 63 (The Blaze, Myth Syzer, Johan Papaconstantino, Gabriel Auguste). Avec l’aide de Keren Ann, elle peaufine ses ébauches déjà bien consistantes que deux experts de la console, Para One et Ojard, habillent avec intelligence.« Para One apporte une dimension cinématographique qui me correspond car je visualise beaucoup mes textes et ma musique », explique la chanteuse. « Ojard est plus dans la mélodie, l’orchestration, l’élaboration de sonorités complexes et harmonieuses. » Ici un piano épuré. Là des cordes lyriques néoclassiques. Un peu plus loin une rythmique martiale. Là-bas, un assemblage électronique trip hop. Et toujours ce souci instrumental de coller à cette voix et ces paroles introspectives. The Friend évoque la prière musulmane et sa gestuelle poétique, Deeply s’interroge sur la complexité de l’âme humaine, Breath of Roma est une déclaration d’amour à la culture italienne, et ainsi de suite. Onze pièces d’un puzzle fascinant d’un bout à l’autre et d’une grande finesse émotionnelle. On évitera juste de réduire Meryem Aboulouafa à la fille cachée de James Blake et d’Oum Kalthoum car ce premier album (Qobuzissime !) est déjà l’œuvre d’une artiste à forte personnalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 24 avril 2020 | Beyond The Groove - Blue Note Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Le cliché est bien connu : l’union fait la force. Deux ans après son premier album, le multi-instrumentiste londonien Tom Misch (24 ans), sorte d’arrière-petit-cousin de Jamiroquai, s’associe à son compatriote batteur-producteur Yussef Dayes (27 ans), cerveau de United Vibrations et moitié du duo électro-jazz Yussef Kamaal, pour signer cet irrésistible What Kinda Music. Jusqu’ici, Misch cuisinait en solo un mélange gourmand de sirop de smooth jazz, d’espuma de funk, de gouttelettes de soul, d’épices hip-hop, de pincée de pop en velours, invitait à sa fiesta des pointures nommées De La Soul, GoldLink, Loyle Carner ou Poppy Ajudha et samplait aussi bien Roy Hargrove et les Crusaders que Stevie Wonder et Patrick Watson ! Des saveurs et des sons qui font la base de cette cuvée 2020 encore plus solide côté rythmique. Logiquement, Yussef Dayes déballe ses éclairages nettement plus jazz et ses improvisations encore plus poussées. Chacun apporte sa pierre à un édifice véritablement collectif et l’équilibre est parfait entre séquences instrumentales et chantées. Les deux complices ont tous deux grandi vers Peckham au sud de Londres, Tom Misch ayant même vu Dayes jouer de la batterie lors d’un tremplin musical quand il avait 9 ans ! « Yussef vient d'un milieu plus expérimental que moi et il a beaucoup d'idées folles. Moi je sais comment écrire une mélodie bien catchy mais avec des accords intéressants. J'ai aussi une bonne compréhension des formes des pop songs, donc je pense que j'ai rationalisé ces idées et les ai rendues accessibles. »C’est la symbiose parfaite entre cette accessibilité et un raffinement dans les fusions des styles qui ne fait jamais de What Kinda Music un disque pour geek d’électro-jazz mais plutôt un trip ouvert et laid back de jazz soul’n’pop. Tom Misch et Yussef Dayes peuvent même bomber le torse de fierté en sortant leur album sur l’emblématique label Blue Note, comme la caution d’incarner une certaine idée du jazz(s) contemporain. « Tout est tellement divisé et cloisonné de nos jours… », précise Dayes, « Ce serait bien que les gens écoutent notre disque, entendent deux musiciens très différents enfin réunis et qu’ils réalisent ainsi que c’est possible. » Côté featurings, le duo a invité le rappeur Freddie Gibbs (impeccable crooner lover sur Nightrider), Rocco Palladino (fils de l'illustre Pino, démentiel bassiste élastique comme papa et qui traîne souvent avec Alfa Mist) et le saxophoniste Kaidi Akinnibi. A l’heure de l’addition, Qobuzissime direct pour cette énième preuve de la vitalité de la scène jazz londonienne actuelle sous sa face la plus funky ! © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 3 avril 2020 | Bella Union

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Dusty Springfield, Adele, Lulu, Sandie Shaw, Duffy… La tradition anglaise des expertes en soul pop ne s’est jamais démentie. Le deuxième album Qobuzissime de Ren Harvieu confirme un mouvement qui a donné de très grandes voix aux inflexions rétro, tendance 60's. Sauf que cette Mancunienne presque trentenaire a bien failli finir aux oubliettes. En mai 2011, fraîchement signée par le label Island pour lequel elle commence à enregistrer son premier disque, Harvieu se brise le dos lors d’un violent accident et passe des mois clouée sur un lit d’hôpital. L’album, Through the Night, paraîtra malgré tout mais le succès un peu mince débouchera sur des années sombres de questionnement intérieur. Un long tunnel désormais derrière elle et dont elle dessine les contours sur Spirit Me Away et You Don’t Know Me, deux temps forts de Revel in the Drama.Ce deuxième album est surtout le fruit de sa rencontre, en 2015, avec Romeo Stodart. Le leader des Magic Numbers a ressuscité l’inspiration de Ren Harvieu comme son envie d’enregistrer à nouveau. Bien mieux maîtrisé que son prédécesseur, Revel in the Drama aborde avec plus de finesse les influences de cette envoûtante torch singer. Et si les ombres de Dusty Springfield ou, plus près de nous, de Rumer, ne sont jamais très loin, on pense surtout à l’Américaine KD Lang, dont la voix épouse souvent les mêmes inflexions. Sa prose possède pourtant des formes qui lui sont propres. Et les séquences sombres voire glauques sont toujours ponctuées d’humour bien à elle, de ce léger cynisme 100 % british. Une totale liberté de ton qui la rapproche parfois de Fiona Apple, l’une de ses idoles… Revel in the Drama est surtout un recueil de grandes et belles chansons émouvantes et intemporelles. Des joyaux de pop vintage drapés dans un easy listening de bon goût et des arrangements de haute volée. Le genre de chansons qu’on fredonne jusqu’au bout de la nuit… © Marc Zisman/Qobuz
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925

Alternatif et Indé - Paru le 27 mars 2020 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Affirmer qu’un groupe ne ressemble à aucun autre est une manière de dire qu’il ressemble à tous les autres. Et comme l’époque adore flouter les frontières stylistiques et n’écouter qu’en mode aléatoire, Sorry, groupe 100 % 2020, est encore plus inétiquetable que ses contemporains… L’âme viscéralement rock, les idées aussi bien rangées qu’une chambre d’ado, Asha Lorenz et Louis O'Bryen signent l’un des premiers albums les plus étonnants et déroutants du moment. Le temps les a sans doute aidés à peaufiner ce 925 puisque les deux Londoniens se connaissent depuis le collège. Aucune grande rivalité, juste une intense complicité qui leur fait s’échanger le micro tout au long du disque. Se le partager aussi ; comme Sonic Youth au siècle passé.C’est d’ailleurs à une version soft voire moelleuse de leurs aînés new-yorkais à laquelle on pense parfois. Comme eux, Sorry ne sourit pas beaucoup et affiche une sorte de moue, une espèce de nonchalance paresseuse qui repousse plus qu’elle n’attire. Et pourtant, tout ça reste fascinant. Le quotidien The Guardian avait génialement cerné ce sentiment en titrant : “Sorry, le groupe qui rend l’ennui sexy”. Difficile de viser plus juste… Au grunge, Sorry a piqué l’attitude slacker, aux Pixies leurs guitares (Perfect), à Garbage la gouaille sexy (Snakes), aux Kills une certaine imagerie junky (More), à la no wave le saxo alcoolo et au courant post-punk la vision ombrageuse. Il faut surtout écouter et réécouter ce Qobuzissime pour en apprécier l’originalité et finir par être envoûté. Impossible de passer à côté ! Aucune excuse, Sorry. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 28 février 2020 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
De "trois weirdo" du Yorkshire, les sœurs Esmé et Sidonie Hand Halford (basse et batterie) et leur ami d'enfance Henry Carlyle Wade (guitare) sont devenus le groupe indé à suivre. "C'est un album échappatoire, si j'allais dans l'espace, je ne reviendrais sans doute pas", confesse Esmé, voix fluette et basse solide de The Orielles. Après un narcotique Silver Dollar Moment sous influence Stone Roses paru en 2018, ce second opus ovniesque va du psyché turc façon Altin Gün au cinéma expérimental italien pour mieux s'éloigner du rock 90's à guitares. Deux ans, c'est long quand on est à l'aube de sa vingtaine, qu'on sort de l'ennuyeuse Halifax pour tourner en Europe. Entre-temps, il y a eu l'arrivée d'Alex au clavier, la cover de It Makes You Forget (Itgehane) de Peggy Gou, “très instructive”, qui les a ouverts à la dance, ou encore le remix de leur single Sugar Taste Like Salt par le regretté Andrew Weatherall. Enregistré au Eve Studio de Stockport, avec leur productrice Marta Salogni (Liars, Temples, Björk ou The Moonlandingz), Disco Volador place la mélodie au centre, fait neuf avec du vieux. “Toutes les influences que nous avons eues lors de l'écriture de ce disque étaient présentes lorsque nous l'avons enregistré, nous savions comment l'album devait sonner et comment y parvenir", poursuit la batteuse. Pop cinétique aérienne 60's (Come Down on Jupiter), disco expérimental (Space Samba (Disco Volador Theme)), funk des 70's (Bobbie's Second World, Euro Borealis), psyché uptempo (Rapid i, 7th Dynamic Goo) ou planant à la Khruangbin (A Material Mistake), rien n'est à jeter. Solaire, addictif, Qobuzissime. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Pop - Paru le 20 septembre 2019 | Verve Forecast

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’American dream est un sujet inépuisable. On l’aborde frontalement, de biais, par-derrière, dessus ou dessous, c’est le carburant ultime de hordes de songwriters ; même lorsqu’ils ne sont pas nés là-bas, aux Amériques. Comme J.S. Ondara. Ce jeune Kenyan que son label qualifie de « trait d'union entre Tracy Chapman et Michael Kiwanuka » (facile mais pas faux) y va donc de son petit essai personnel. En 2013, Ondara jette l’ancre chez sa tante à Minneapolis. Les bars, les clubs et même la rue, celui qui n’avait jusqu’ici connu que son Nairobi natal promène ses chansons portées par une simple guitare acoustique dans l’espoir de devenir un Bob Dylan du troisième millénaire peut-être. Le Dylan de  The Freewheelin’, son disque fétiche ; avec Nebraska de Springsteen… Mais se limiter à cloner de tels géants n’aurait pas grand intérêt. Et Tales of America évite cela. Déjà, J.S. Ondara a sa propre voix. Ce ton plaintif un brin androgyne qui marque sa différence. Côté instrumentarium, il ose quelques ajouts de goût avec l’aide notamment du grand Andrew Bird, de Griffin Goldsmith de Dawes ou encore de Joey Ryan du duo Milk Carton Kids. Dans une Amérique divisée et un monde secoué comme jamais, les chansons de J.S. Ondara sont plus que de simples pansements. Plutôt de puissants baumes qui pénètrent la peau et réchauffent le cœur. Un Qobuzissime nécessaire en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 août 2019 | Human Season Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dublin, épicentre d’un nouveau séisme post-punk. Après Fontaines D.C.  et Girl Band, avec qui ils ont partagé un espace de répétition, voici les cinq Irlandais de The Murder Capital et leurs angoisses claustro-urbaines. Ils sont postapocalyptiques, 80’s, tendres, furieux, émus et émouvants. Reprenant les codes de Joy Division, The Cure ou encore Fugazi, leur premier album s’intitule When I Have Fears d’après un poème de John Keats. Choix éloquent que le frontman James McGovern résume ainsi : « Ce serait trop facile d’écrire un album de 10 chansons de punk à 170 BPM […], ça doit être une réflexion de ce qui est dans nos têtes et il est impossible de rester énervé aussi longtemps ». À la source de ce manifeste de la nuance, partagé entre romantisme sulfureux et sursauts de rage déchaînée, les revendications sociopolitiques du chanteur, qui attribue l’origine de son projet à un évènement traumatique, le suicide d’un ami proche. « Nous voulions refléter la négligence à l’égard de la santé mentale en Irlande », affirme-t-il. La plume du baryton ténébreux puise dans l’héritage littéraire de l’île d’Emeraude pour dresser le tableau cinglant d’une jeunesse en pleine errance, dont les communautés fracturées sont marquées par l’alcoolisme et les drogues dures. Ses propos sont soulignés par des arrangements aiguisés, dépouillés au maximum pour communiquer un sentiment d’urgence des plus sinistres. Néanmoins, la batterie fracassante de Diarmuid Brennan – quel jeu de charley ! – dans Don’t Cling to Life, ainsi que le piano et les murmures fantomatiques de How the Streets Adore Me Now, démontrent que l’ensemble est capable de s’affranchir du cadre formel du post-punk des années 2000, en ce qu’il avait de binaire et de restrictif. When I Have Fears est 100 % dublinois, sublimant la misère et le froid sans jamais céder en sincérité et en puissance. Un Qobuzissime aussi fulgurant que sensible. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 juillet 2019 | Mr Bongo

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
De la samba lo-fi d’Anatolie chantée en anglais, en français et en turc ! Avec un tel programme ovni, Mantra Moderne a tout du disque culte de l’été 2019. Derrière cette BO d’indie world se cache le duo Kit Sebastian. Homme-orchestre de la maison, Kit Martin vit entre Londres et Paris, compose et interprète les pépites de ce premier album pour la voix de sa complice Merve Erdem, chanteuse stambouliote ayant jeté l’ancre dans la capitale britannique. L’époque adore les fusions stylistiques improbables et Mantra Moderne en est la preuve flamboyante. Du tropicalisme brésilien à la pop anglaise 60's, du psychédélisme turc à l’électro analogique, Kit Sebastian fait son petit marché dans ces musiques du XXe siècle comme avant eux Stereolab, Broadcast et Khruangbin… Avec une vaste quincaillerie entassant des instruments acoustiques, analogiques, des tablas, de la darbouka, une balalaïka, un oud, un Korg MS-20 et un orgue Farfisa, le tandem déroule une délicieuse symphonie minimaliste espiègle et typée 60's. Le Qobuzissime le plus dépaysant de l’année ! © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 juin 2019 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Perdue au milieu d’une usine beige, Mademoiselle Brown pose. C’est graphique, bien pensé. Normal, la jeune femme est illustratrice chez MailChimp le jour. « C’est comme si j’avais deux emplois à temps plein : designer et musicienne », dit-elle. On la préfère musicienne la nuit. Sous son bleu de travail, Mattiel Brown planque une voix au timbre sauvage et impoli. Les vastes campagnes de la Géorgie – d’où vient cette rudesse sans doute –, Mattiel y a grandi avant de les quitter pour l’urbaine Atlanta. Elle y rencontre Randy Michael et Jonah Swilley avec qui elle commence à écrire ce qui sera la base de Satis Factory. Ils gèrent les compositions instrumentales, elle les paroles.L’alchimie fonctionne à merveille. Les riffs accrochent (Je ne me connais pas), les mélodies sont entêtantes, et puis il y a cette personnalité de caractère comme l’écurie Burger Records a l’habitude de flairer. Avec elle, Mattiel réhausse un folk 60's aux accents de surf pop, un blues hors d’âge jouxtant une soul vintage. Un mélange équilibré pétri d’influences, au rang desquelles elle cite pêle-mêle Screamin’ Jay Hawkins, Andre 3000, Marc Bolan, les Staple Singers ou encore Jack White. Très prometteur. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 avril 2019 | Partisan Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
A peine remis de Songs of Praise, premier album Qobuzissime des Londoniens de Shame, l’œil du cyclone rock’n’roll se déplace cette fois plus au nord, à Dublin. Là, un gang tout aussi teigneux baptisé Fontaines D.C. serre les dents très fort pour montrer comment le revival postpunk actuel a encore quelques gifles, mandales, coups de genou et autres uppercuts à distribuer. Si le premier album de ces Fontaines D.C., Dogrel, prend racine dans un terreau connu (The Fall, Joy Division, Gang Of Four, Public Image Ltd.), l’engrais est différent. Il y a d’abord cette singularité irlandaise qui transpire de ce disque pleurant un Dublin de carte postale éradiqué par la mondialisation et la gentrification. Dogrel se termine d’ailleurs par Dublin City Sky, ballade acoustique qui fleure bon le vieux pub, la Guinness fraîchement tirée, et qu’on jurerait échappée d’un disque des Pogues, leur groupe préféré. La bande de Grian Chatten a aussi la particularité de vénérer la littérature et la poésie autant que le rock’n’roll et la folk music. D’où cette sensation permanente d’entendre un brûlot de pur postpunk revendicatif jamais bas du front. C’est la force de Dogrel. Être lettré sans la ramener. Enervé et toujours audible. Sur le tubesque Big, Chatten hurle « my childhood was small, but I'm gonna be big » (mon enfance a été petite, mais je vais devenir grand). Big, Fontaines D.C. risque de l’être très très très vite… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 mars 2019 | ATO Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Grosse claque ! Une toute jeune Londonienne qui dit avoir appris à gratouiller en rejouant les plans des Libertines. A la maison résonnaient le folklore turc qu’écoutait papa et la musique classique, Simon & Garfunkel et Cat Stevens que passait maman. On murmure enfin que sa sainte trinité personnelle réunirait Nina Simone, Amy Winehouse et les Pixies. Décor planté ! Seule certitude, le rock, la soul et l’énergie, pour ne pas dire la gouaille, la musique de Nilüfer Yanya les magnifie tous ! Miss Universe, son premier album, est surtout l’impeccable digestion de ces références, ces disques et ces époques. Sa construction est même parfaite avec tubes nerveux aux refrains imparables (In Your Head), ballades sensibles mais pas mièvres (Monsters Under the Bed), pop décalée (Paradise), R&B minimaliste (Safety Net) et mille autres délices. Il y a surtout chez Nilüfer Yanya une fraîcheur qui ne court pas les rues de la pop et du rock actuels. Autant de charisme musical, de couleurs vocales et de maturité de plume à seulement 23 ans valaient bien un Qobuzissime ! © Marc Zisman/Qobuz