Votre panier est vide

Catégories :




Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Topical Dancer

Charlotte Adigéry

Électronique - Paru le 4 mars 2022 | DEEWEE

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Révélée via le film Belgica (2016) avec cette fantastique BO signée des frères Dewaele, et après deux premiers EP qui ont séduit un peu partout (notamment Zandoli en 2019 avec le tube Paténipat), la chanteuse Charlotte Adigéry se lance dans son premier long format avec Bolis Pupul, son “partenaire musical” de chez Deewee, le label de Soulwax. Les deux artistes belges partagent un métissage caribéen (elle est d’ascendance yoruba/martiniquaise, et lui chinois/martiniquais) et ont décidé de taquiner tous les intolérants sur ce Topical Dancer en abordant des sujets comme l’appropriation culturelle, le racisme, le sexisme ou le postcolonialisme. Taquiner, parce que tout ça est fait de manière extrêmement drôle avec une Charlotte Adigéry au top de sa créativité de parolière. Sur Esperanto, elle gronde les isolationnistes (“Dont say we need to build a wall. Say : I’m a world citizen, I don’t believe in borders”) avec une scansion aussi raffinée que stylée. Sur le funky Blenda, ce sont les racistes qui en prennent pour leur grade, puis les misogynes sur Ich Mwen, Reappropriate ou le savoureux Thank You, qui envoie balader avec ironie les avis non sollicités des hommes sur le look des femmes. Musicalement, ce disque suinte du son à la fois lourd et froid de Deewee, la maison/studio des Soulwax à Gand, avec comme toujours un mélange des genres (électro, pop, no (new) wave…) entre synthés qui hypnotisent, basses qui gigotent et riffs de guitare groovy. Pas facile de dégager des highlights de cet album surréaliste qui s’écoute autant qu’il se danse, même s’il ne faut pas rater HAHA, un titre concept entre rires et larmes (le plus surréaliste de tous) ou Making Sense Stop, qui met une claque à toute la french pop. Un album total, funky, caustique, engagé. Un Qobuzissime sans hésiter. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES8,99 €
CD13,49 €

Terre Promise

Blutch

Électronique - Paru le 28 janvier 2022 | Astropolis Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Un hymne à la Bretagne. Pour son premier long format sur Astropolis Records, le label né de la cuisse du mythique festival brestois du même nom, Blutch a choisi de rendre hommage à la région qui l’a révélé comme un DJ intelligent et sensible, pas le genre à matraquer pour le principe, mais plutôt à emprunter des chemins de traverse. Connu pour ses sets de house hybride, le producteur de Morlaix propose un premier album intimiste et nostalgique, dont la plupart des titres font référence à des lieux de la région, de Roscoff à Ouessant en passant par la rue de son enfance.Un concept qu’il met en musique de manière solaire, dès l’ouverture chatoyante Terre promise, avec ce côté lyrique apporté par le violon de Mirabelle Gilis, que Blutch fond dans un beat UK garage sur Cobalan. Du breakbeat, on en retrouve sur River, là aussi entouré de synthés oniriques. Onirique, c’est le maître mot de cet album qui prend tour à tour des allures contemplatives (Les Bois) ou plus chaotiques (Remparts, avec les synthés modulaires de Maxime Dangles, autre membre de la famille Astropolis). On retient aussi ce futur tube électropop, Rosko, quelque part entre Bicep, Rone et Polo & Pan, et quand on revient au kick droit, sur Floatin, c’est pour repartir dans un tourbillon de claviers éthérés comme dans une version déformée d’I Feel Love de Donna Summer. Un artiste est né sur cette Terre promise qui mérite amplement son Qobuzissime. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Before I Die

박혜진 park hye jin

Électronique - Paru le 10 septembre 2021 | Ninja Tune

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Après avoir fait sensation en 2018 avec son premier maxi If U Want It, qui contenait notamment les tubes ABC et I DON'T CARE, la Sud-Coréenne avait ensuite intrigué le public avec ses performances live, durant lesquelles elle saisissait le micro pour chanter/rapper sur ce qu’elle mixait aux platines. Trop vite estampillée nouvelle prodige la house lo-fi, Park Hye Jin démontre sur son premier album qu’elle a une palette bien plus vaste. Installée à Los Angeles, on sent l’esprit laid back du rap californien planer au-dessus de ce disque, qui démarre par une ambiance UK garage (mais avec un kick droit) sur Let’s Sing Let’s Dance. Park Hye Jin rappe durant toute la première partie de l’album, avec des refrains bouffis de torpeur comme sur Good Morning Good Night, avec ces lyrics scandés sur un boom bap étouffé et une guitare en réverb, comme pour accentuer le côté solaire du titre. Dans le même genre, on retiendra l’hypnotisant I Need You ou Where Did I Go, et surtout une capacité à créer des refrains simples et catchy, toujours avec ce flow nonchalant qui fait des allers-retours entre le devant et le fond de la scène sonore.Mais si le flow est rap, la house n’est jamais loin. On en entend des petits éléments, sur Whatchu Doin Later comme sur Can I Get Your Number (à remixer très vite), dans sa façon de scander les refrains, ou dans les effets sur sa voix. La seconde partie du disque est plus franche avec des beats 4/4 assumés sur Sex With Me (DEFG), qui reprend le principe de son tube ABC avec des lyrics un peu plus osés, ou sur Where Are You Think, un modèle de house lo-fi beaucoup trop court, tandis que Hey, Hey, Hey et Never Die montent les BPM jusqu’à la techno, le dernier scandé par un accord de piano dubbé et cette voix qui se disperse comme la vapeur sortie des lèvres en hiver. Et tout ça se termine dans une fusion totale façon trap vaporeuse sur Sunday ASAP et i jus wanna be happy, un titre cotonneux jusqu’à l’os. Sans crier gare, Park Hye Jin vient de construire un nouveau pont entre hip-hop et musique électronique. Voilà qui mérite bien un Qobuzissime. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,69 €
CD12,69 €

Aspects

STR4TA

Dance - Paru le 26 mars 2021 | Brownswood Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Effet time machine garanti ! Avec STR4TA, deux vieux routiers du groove d’outre-Manche unissent leur force pour raviver la flamme du British funk des années 80 (qui se souvient de Beggar & Co, Light of the World, Lynx, Atmosfear, Hi-Tension, Freeez et autres Shakatak ?) et de l’acid-jazz des années 90 : le guitariste mauricien Jean-Paul Maunick – Bluey pour les intimes – et le Franco-Britannique Gilles Peterson, DJ, producteur et boss des labels Acid Jazz, Talkin' Loud et Brownswood. Impossible d’évoquer leur projet STR4TA sans revenir sur le groupe Incognito qui, depuis 1980, joue les Rolls de la soul anglaise, infernale machine à groove sans esbroufe, juste de l'efficacité à coup de cuivres intergalactiques, de chœurs de hooligans en robes de soie et de mélodies implacables. À la barre de cette croisière soul, Bluey concocte la ballade juste sucrée, jamais diabétique, ou l'hymne dancefloor plus sensuel que matraqueur. L’ouïe funky de cet excellent guitariste est telle que des pointures comme Chaka Khan et George Benson, son idole, ont fait appel à ses services pour quelques productions et quelques sessions…Au début des années 90, Gilles Peterson plonge quant à lui l'Angleterre dans cette soul vaguement jazz et vaguement R&B baptisée acid-jazz. C'est l'heure de gloire des Brand New Heavies, Galliano, Young Disciples, Jamiroquai et Incognito signé justement sur Talkin’ Loud. Toute une scène qui rêve d'emboiter du Curtis Mayfield dans du Gil Scott-Heron, et du Roy Ayers dans du Stevie Wonder, aidée, dans le cas d’Incognito, par les voix des déesses soul Jocelyn Brown, Carleen Anderson, Maysa et Sarah Brown… En 2021, STR4TA reprend cet héritage et son ADN, lui insuffle une dose de smooth jazz, de textures dignes des meilleurs B.O. de la Blaxploitation, de funk de déménageur et, surtout, modernise la production. Dans le studio de Gilles et JP, c’est le défilé des requins virtuoses du groove, essentiellement des ex-Incognito, permanents ou pigistes, comme les bassistes Randy Hope-Taylor et Francis Hylton, les claviéristes Matt Cooper et Ski Oakenfull, le batteur Pete Ray Biggin, le saxophoniste Paul Booth et le percussionniste italien Francesco Mendolia. Tout au long d’Aspects, chacun laisse surtout exploser une sincère joie de jouer, et insuffle un feeling live qui rend cette musique encore plus hédoniste. Avec ses basses méchamment slappées, ses synthés vintages en force et ses percus chirurgicales pour ponctuer le tout, STR4TA coche toutes les cases pour embraser le dancefloor et secouer les corps. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Ostriconi

Yeahman

Downtempo - Paru le 29 janvier 2021 | Wonderwheel Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Voilà trois quatre ans que Jean Dasso alias Yeahman est entré sur le radar, d’abord via ses soirées bass music/tropical “Ghetto Sonido” à Toulouse, puis avec le titre Miniyamba (featuring les douces vocalises des chanteuses Mina Shankha et Hajna) en 2017, qui lui a permis de taper dans l’œil de Wonderwheel Recordings. Mené depuis Brooklyn par le DJ Nickodemus, le label héberge des grands noms du circuit “global bass” comme Quantic, Chancha Via Circuito, DJ Khalab ou El Buho, et offre donc son premier long format à Yeahman, qui, faisant honneur à l’image du baroudeur, est parti enregistrer à Dakar, Naples Marseille et Toulouse.Et le Français prouve dès l’ouverture qu’il tient quelque chose, sur l’accrocheuse samba onirique Deelahli, avec la voix presque effacée de Mina Shankha, puis l’ultra-moelleux Baixi Baixi, accompagné des deux sœurs portugaises d’Aluna Project sur un charango et un rythme dembow. Mais Yeahman aime aussi les rythmes carrés, comme sur Soupe au Feu et ses samples de cordes choppés, Sakoneta (et sa kora made in Dakar) ou GLI-F4, tous soutenus par un beat house soyeux et hypnotique. On retrouve Mina Shankha et Hajna sur une reprise du standard de cumba péruvienne Cariñito, puis Omar Zidia. chanteur et guitariste du groupe touareg Ezza sur Ouloullou, avant de refermer ce voyage Qobuzissime dans l’Ostriconi (une région corse paradisiaque) avec la folktronica du producteur britannique Robin Perkins, alias El Búho, nouveau copain de label de Yeahman et sans doute futur compagnon de route. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES16,49 €
CD11,59 €

Fongola

KOKOKO!

Électronique - Paru le 5 juillet 2019 | Transgressive

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Après deux maxis et une tournée qui les a révélés aux yeux de l’Europe, le combo de Kinshasa passe à l’épreuve du long format. Alliance de deux bricoleurs d’instruments (canettes, machines à écrire, ferraille…) et du performeur Makara Bianco, alias le diable de Lingwala, KOKOKO! inclut aussi le producteur français Xavier Thomas, alias Débruit (auteur du petit tube Nigeria What?), tout de suite attiré par “leur côté expérimental”. “Ils ne sont pas dans les clichés de la world music africaine. Ils ont envie de rompre avec le passé, le poids de la rumba congolaise. Il n’y a pas de limites, ils n’ont peur de rien.”C’est cette liberté, cette créativité née de la contrainte, qu’on retrouve entière sur Fongola, avec toujours cette quête de la collision sonore, entrechoquant polyrythmies et harmonies occidentales, guitares et likembés, bidons et TR-808. La formule, destinée au live, est toujours aussi efficace : des samples de sons de la rue, un kick techno 4/4, des lyrics faciles à chanter, une basse qui prend au corps, et nous voilà en transe. Enregistré dans des studios improvisés à Kinshasa et Bruxelles, le disque a été assemblé à Anderlecht par Débruit, qui évoque “un gigantesque puzzle sans plan et dont les pièces ne rentrent pas”. On ne pourrait mieux dire : en mélangeant tant de choses, mais sans jamais chercher à ce que tout ça tienne en place, les KOKOKO! sont parvenus à créer un chaos permanent. Et c’est sans doute ce qui rend ce projet si excitant. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES11,99 €
CD8,49 €

D'ANGELO

David August

Électronique - Paru le 5 octobre 2018 | [PIAS]

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Après une année 2017 de jachère, le producteur allemand d’origine italienne David August a lancé son propre label en 2018, 99CHANTS, sur lequel il a sorti cette année un album ambient DCXXXIX A.C. et donc ce D'ANGELO. Inspiré par le peintre transalpin Caravage, David August utilise tout au long de ces six titres (+ un interlude) la technique du clair-obscur, comme sur les 9 minutes de THE LIFE OF MERISI, qui débute comme un film de science-fiction ou une partie de Wipeout, avec un beat techno/trance des 90’s, un synthé à la Moroder et une voix caverneuse, avant de s’éteindre et de renaître sur les harmonies limpides d’un piano acoustique, son instrument de prédilection.La ballade vaporeuse 33CHANTS et le morceau titre D'ANGELO, qui ouvre une brèche spatio-temporelle vers le Riders on the Storm des Doors, ont été composés dans le même esprit électro/acoustique. Une direction assumée par David August depuis son premier album Times, pour lequel il s’était reconnecté avec son piano après quelques maxis “fonctionnels” sur Diynamic Music, le label de Solomun. Un essai validé par deux live exceptionnels pour Boiler Room en 2014 et 2016 (dont le dernier en compagnie de l'orchestre symphonique de Berlin), et par cet album, qui nous plonge dans une bulle amniotique qu’on n’a pas envie de quitter. Et si l’on devait rester bloqué dedans pour l’éternité, ce ne serait pas si grave. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

One Trick Pony

Kiddy Smile

House - Paru le 31 août 2018 | Neverbeener Records - Grand Musique Management

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Kiddy Smile veut rendre la house populaire. Alors que la house vintage revient en force depuis quelques années, et que vingt ans se sont écoulés depuis que la French Touch a envahi les charts, l’emblème de la scène ballroom et voguing parisienne ne cache pas ses ambitions avec ce premier album. Après avoir marqué le public avec son titre Let A B!tch Know en 2016, Kiddy Smile, signé sur le médiatique label Defected, vise plus large et convoque les esprits de Robin S, Armand Van Helden ou Mojo, ses références en termes de chansons, rêvant peut-être à un destin à la Sylvester, icône gay américaine auteur du hit planétaire You Make Me Feel (Mighty Real) en 1978.Mais ça ne veut pas dire qu’il lâche la house, qui constitue le substrat de quasiment tous les titres de ce disque, et notamment la vocal house, portée par Ron Trent et surtout Frankie Knuckles, qui envoya le genre dans le mainstream américain durant les 90’s avec ses remix de hits soul/pop. Le modèle est-il transposable en France ? A voir, mais Kiddy Smile, assisté de Julien Galner de Château Marmont à la production, met tous les atouts de son côté, comme sur Be Honest featuring Rouge Mary, superbe titre soulful bien fédérateur, ou One Trick Pony, produit par Boston Bun (Ed Banger), qui aguiche bien dans un crossover pop/R&B. Deux titres à fort potentiel, accompagnés de moult hit de clubs sur lesquels on a déjà envie de danser (House of God, Burn the House Down), et du single Dickmatized, qui rappelle l’efficacité du duo italien de fidget Crookers. Voilà ce qui s’appelle réunir les éléments du succès, ce qui méritait forcément un Qobuzissime. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Family Portrait

Ross from Friends

Électronique - Paru le 27 juillet 2018 | Brainfeeder

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
On l’avait compris dès You'll Understand, son second maxi paru en 2016 sur Distant Hawaii, sous-division du label londonien Lobster Theremin (tête de gondole de la house lo-fi) et ce titre mélancolique et exaltant Talk To Me You'll Understand : Ross From Friends a de l’or au bout des doigts et il atteint sa plénitude sur ce premier album travaillé dans ses moindres détails durant deux ans, une cinquantaine de minutes qui combleront ceux qui avaient succombé au charme de sa house soyeuse et devraient lui assurer une nouvelle base de fans invétérés. Car la musique de Ross From Friends a un côté addictif, attestée sur Thank God I’m a Lizard, une house chamanique avec des guitares floydiennes en delay, tandis que Wear Me Down dévoile un aspect plus aquatique, rappelant les productions de l’Argentin Ernesto Ferreyra et les gouttelettes chères à Cadenza, le label de Luciano. À l’aspect hypnotique de ces références de la minimal techno, Ross From Friends ajoute un supplément d’âme, puisé dans son histoire familiale. Ses parents étaient parmi les premiers travelers, ces Anglais qui se baladaient à travers l’Europe dans les 80’s avec un soundsystem pour propager les premiers émois électroniques (hi-NRG, italo-disco…). The Knife, une sorte de synth-pop soulful qui nous replonge d’ailleurs dans ces ambiances 80’s, avant qu’il ne s’essaye avec réussite à des BPM plus élevés sur la techno de Project Cybersyn. “A chaque fois que je commençais à travailler sur un morceau, j’ai tout de suite été happé par l’aspect le plus émotionnel des choses, explique-t-il. C’est sûrement l’une des parties les plus importantes du travail autour de l’album, essayer de puiser dans ces émotions là, dans cette instabilité émotionnelle.” Une démarche qui rappelle celle d’un autre producteur britannique de la nouvelle génération, Leon Vynehall, qui a construit son dernier album Nothing Is Still autour de l’histoire des grands-parents, avec un résultat tout aussi émouvant. Le superbe Parallel Sequence et ses breakbeats montrent aussi que l’Anglais n’est pas fixé sur le kick, et que, à l’inverse de tant d’autres, la boîte à rythme n’est pas au centre de sa musique. On serait d’ailleurs bien en peine de définir un axe rotatif, tant ses chansons (le terme est approprié en ce qui le concerne) semblent émaner d’une idée, d’un concept. Le reste de l’album est tout aussi envoûtant, et on se laisse porter d’un bout à l’autre des douze plages sans forcer, dans cette couverture de ouate dans laquelle Ross From Friends nous a enveloppé. On est seulement à l’été, mais voilà déjà sans doute l’un des albums de l’année et pour sûr un parfait disque Qobuzissime. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES10,49 €
CD6,99 €

Bone Bame

10LEC6

Électronique - Paru le 9 mars 2018 | Ed Banger Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Trouble de la lecture spécifique et durable qui apparaît durant l'enfance et l’adolescence, la dyslexie est reconnue comme un dysfonctionnement de l'apprentissage. Sans doute que 10LEC6 a juste appris… différemment ? Le collectif afro-post-punk a surtout digéré un nombre d’influences assez impressionnant. Du post-punk funky à souhait comme ESG et Liquid Liquid en faisaient à New York durant les années 80. Mais aussi du disco, de la house, du punk à la Bad Brains, de l’afrobeat, de l’électro hautement perchée et des rythmes tribaux bien solides. Depuis 2004, le groupe à géométrie variable formé autour du street artiste Simon et du producteur et DJ Jess (du duo Jess & Crabbe) fait de la fusion comme nul autre ! Une fusion qui se muscle avec l’arrivée en 2014 d’une nouvelle voix, Nicole, qui chante en bulu, langue bantoue parlée dans le Sud de son Cameroun natal. Avec Bone Bame, le rythme prend le contrôle des corps et du cerveau. Ce troisième album, qui paraît sur Ed Banger, le label de Pedro Winter, est surtout une longue transe percussive et électronique que des basses maousses et l’organe incantatoire de Nicole rendent totalement insaisissable. Reste à s’abandonner avec délectation sur ce dancefloor singulier et cosmopolite qui ne ressemble à aucun autre. Un Qobuzissime à 360° ! © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES11,99 €
CD8,49 €

Take

Guy Andrews

Électronique - Paru le 22 septembre 2017 | Houndstooth

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
A première vue, le post-rock et la techno ne sont pas destinés à vivre ensemble. Pas pour Guy Andrews. C’est en fusionnant ses deux passions, deux influences majeures de sa musique, que le jeune producteur britannique a enfanté son second album, Tåke, brouillard en norvégien. Un périple atmosphérique viscéralement lié à la nature. Pour le single Fjell, Andrews dit clairement avoir été inspiré par une ballade au Cadair Idris, une montagne du Pays de Galles. Par les étapes de l’escalade. Le challenge de l’ascension. Et la fierté d’atteindre chaque palier… Une autre escapade, en Norvège cette fois, a servi également de carburant à son disque. Tout cela est une force, un souffle qui a influencé cette œuvre envoûtante dans sa globalité. Guy Andrews jongle avec les climats (ses premiers œuvres étaient très ancrées dans l’ambient) et alterne entre l’aurore boréale et l’ouragan violent. Chaque composition de Tåke est en fait une sorte de mini-documentaire sonore inspiré par les nombreuses randonnées de son auteur. Ici, encore plus que sur son premier album Our Spaces paru en 2016, Andrews se fait peintre. Il sculpte une électro faite de textures variées aux effets hypnotiques. Guère étonnant que l’art du Londonien ait été salué par des pointures comme Massive Attack, Scuba, Bonobo, Max Cooper et quelques autres. Il faut écouter Tåke comme on regarde une vaste tenture sonore, mouchetée par les rythmes et irradiée par les couleurs proposées. Rarement brouillard n’aura été aussi salvateur. © MD/Qobuz
A partir de :
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Idealist

Mind Enterprises

Électronique - Paru le 4 mars 2016 | Because Music Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Le nom de Mind Enterprises risque de ne pas rester anonyme encore très longtemps. Ce projet électro est celui d’un jeune turinois installé à Londres, Andrea Tirone, dont ce premier album (un disque Qobuzissime !) assez jouissif intitulé Idealist convoque une ribambelle d’influences plus groovy les unes que les autres. Il y a du Metronomy, de l’afro-beat, du disco, du funk, de la synth-pop, du Todd Terje, du LCD Soundsystem, de l’électro new-wave là-dedans, bref c’est le foutoir total mais c'est totalement fou ! © MD/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Transsiberian (Deluxe Edition)

Thylacine

Ambient - Paru le 27 novembre 2015 | Intuitive Records

Hi-Res Livret + Vidéos Distinctions Qobuzissime
Un home-studio, c’est bien. Le Transsibérien, c’est mieux ! C’est en effet à bord du train légendaire reliant Moscou à Vladivostok (9000 bornes tout de même…) que William Rezé alias Thylacine a composé son premier véritable album logiquement baptisé Transsiberian . Durant 160 heures de train et près de 1000 gares traversées, ce Transsibérien est devenu le laboratoire de ce jeune bidouilleur électro angevin qui monte, qui monte, qui monte, le temps d’un périple de deux semaines. Un disque inspiré des rencontres musicales et humaines au rythme du train et de ses paysages mais qui surtout qui se visualise comme nul autre. Connaître la genèse de Transsibérien aide certes à faire défiler des images dans la tête de l’auditeur mais les compositions de Thylacine vont bien au-delà du concept « trip ferroviaire ». Car au fil de l’écoute, on sent se dessiner une musique comme antidote des états d’âme de son auteur. Filmé par une équipe vidéo l’ayant suivi au gré de ses rencontres et enregistrements, Thylacine livre dix titres totalement envoûtants et accompagnés d’une web série de dix courts épisodes retraçant sa composition singulière. Dix vidéos incluses dans le téléchargement de cette version Deluxe disponible en Hi-Res 24-bit. © MD/Qobuz
A partir de :
HI-RES10,49 €
CD6,99 €

Transsiberian

Thylacine

Ambient - Paru le 27 novembre 2015 | Intuitive Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Un home-studio, c’est bien. Le Transsibérien, c’est mieux ! C’est en effet à bord du train légendaire reliant Moscou à Vladivostok (9000 bornes tout de même…) que William Rezé alias Thylacine a composé son premier véritable album logiquement baptisé Transsiberian . Durant 160 heures de train et près de 1000 gares traversées, ce Transsibérien est devenu le laboratoire de ce jeune bidouilleur électro angevin qui monte, qui monte, qui monte, le temps d’un périple de deux semaines. Un disque inspiré des rencontres musicales et humaines au rythme du train et de ses paysages mais qui surtout qui se visualise comme nul autre. Connaître la genèse de Transsibérien aide certes à faire défiler des images dans la tête de l’auditeur mais les compositions de Thylacine vont bien au-delà du concept « trip ferroviaire ». Car au fil de l’écoute, on sent se dessiner une musique comme antidote des états d’âme de son auteur. Filmé par une équipe vidéo l’ayant suivi au gré de ses rencontres et enregistrements, Thylacine livre dix titres totalement envoûtants et accompagnés d’une web série de dix courts épisodes retraçant sa composition singulière. Dix vidéos incluses dans le téléchargement de cette version Deluxe disponible en Hi-Res 24-bit. © MD/Qobuz
A partir de :
HI-RES17,89 €
CD15,49 €

Brava

Brodinski

Électronique - Paru le 27 février 2015 | Parlophone (France)

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Des années que son nom irradie la technosphère sans pour autant qu’il ait publié un véritable album sous son nom. Avec ce Brava, Brodinski sort donc enfin ce premier disque et ne se contente donc plus de n’être qu’un DJ mixant en club ou produisant des titres pour Kanye West, Daft Punk, Gesaffelstein, Yuksek et des dizaines d’autres. Brava est une œuvre impressionnante, sombre, oppressante et festive à la fois qui montre tous les contours de son visage mais aussi son éclectisme. Une puissante aventure électro au cœur de laquelle le rap américain contemporain occupe une place de choix. © MD/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

It's Album Time

Todd Terje

Électronique - Paru le 7 avril 2014 | Olsen Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Terje Olsen que tout le monde s’arrache publie enfin ce premier album logiquement intitulé It’s Album Time. Une affaire sérieuse donc mais surtout d’un hédonisme et d’une jouissance incommensurables. On connaissait le travail du Norvégien moustachu pour ses productions et ses remix pour notamment Franz Ferdinand, Robbie Williams, Bryan Ferry, Joakim, Hot Chip, Jose Gonzalez ou bien encore son compatriote Lindstrøm. Mais pour sa première escapade en solitaire, Terje a renversé sur la table toute sa culture et son éducation musicale, ses lubies, ses envies, ses marottes, bref tout ce qui lui passait par la tête et les doigts. Dans les oreilles, le zapping est bluffant mais, surtout, toujours très cohérent. Techno, easy listening, disco, funk, latino, pop, jazz fusion, house, il ose tout ! Même de revisiter Johnny & Mary de Robert Palmer avec en invité Bryan Ferry ! Côté sonorités, le vintage côtoie le contemporain et le synthétique fricote avec l’organique. La connexion Daft Punk/Kavinsky/Giorgio Moroder/Breakbot pointe parfois le bout de son nez mais l’esprit bon enfant, sans calcul ni stratégie, reste toujours dans la ligne de mire de Todd Terje. Une vraie claque ! - © MZ/Qobuz
A partir de :
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

If Looks Could Kill

Danton Eeprom

Électronique - Paru le 3 février 2014 | InFiné

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - Hi-Res Audio
Avec ce deuxième album (un disque Qobuzissime !), celui que certains ont baptisé le dandy de la scène electro réussit à mixer une fois de plus à la perfection l’énergie du clubbing et le dandysme justement d’une certaine pop d’antan. Un beau disque dont l’apparence fourre-tout (house, pop, techno, R&B…) n’est jamais synonyme de n’importe quoi. Il y a chez Danton Eeprom du Dopplereffekt comme du Bowie, du LFO, du Kraftwerk, de la cold wave et tout un tas de références inattendues qu’il agglomère mystérieusement et efficacement. Un superbe kaléidoscope de sons et de sensations pour, au choix, bouger ou cogiter.
A partir de :
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Blue Distance

Clara Moto

Électronique - Paru le 4 novembre 2013 | InFiné

Hi-Res Distinctions Qobuzissime - Hi-Res Audio
Trois ans après son premier album Polyamour, Clara Moto ose causer dans le micro pour Blue Distance, son deuxième opus qui parait chez inFiné. Si l’Autrichienne installée à Berlin a franchi ce cap en posant ça et là sa voix, son nouveau trip électronique essentiellement instrumental est surtout très emprunt de lyrisme et flirte avec les rives d’une electro contemplative rêveuse. Reste à fermer les yeux et se laisser porter par ses grandes tentures d’electro sensuelle et raffinée…
A partir de :
HI-RES16,89 €
CD14,09 €

9AM To 5PM - 5PM To Whenever

The Young Professionals

Dance - Paru le 1 janvier 2012 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - Hi-Res Audio
1979, le groupe Ottawan fait danser l’hexagone avec son tubesque D.I.S.C.O. 2012, un duo israélien revisite cet hymne dancefloor en lui insufflant une bonne dose d’electro festive salvatrice. Derrière cette relecture décalée et hédoniste se cache en fait The Young Professionnals, TYP pour les intimes, composé du DJ Johnny Goldstein et de la popstar Ivri Lider. Véritable carton sur leur terre natale, le single fait boule de neige pour enfin s’imposer chez nous. Mais ce titre ne doit guère cacher le reste d’un album d’electro pop impeccablement réalisé. A coup de beats torrides, de samples astucieux et de voix sensuelles, ce bien nommé 9AM To 5PM - 5PM To Whenever offre un vaste et éclectique panorama de la planète dance. L’esprit des Pet Shop Boys et de Scissor Sisters n’est parfois pas loin mais TYP possède « sa » touche perso, une insouciance à laquelle on devient instantanément accro. Cerise sur ce gâteau Qobuzissime, une reprise du Video Games de Lana Del Rey ! Alors, tu danses ?
A partir de :
HI-RES16,89 €
CD14,09 €

9AM To 5PM - 5PM To Whenever

The Young Professionals

Dance - Paru le 1 janvier 2012 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - Hi-Res Audio
1979, le groupe Ottawan fait danser l’hexagone avec son tubesque D.I.S.C.O. 2012, un duo israélien revisite cet hymne dancefloor en lui insufflant une bonne dose d’electro festive salvatrice. Derrière cette relecture décalée et hédoniste se cache en fait The Young Professionnals, TYP pour les intimes, composé du DJ Johnny Goldstein et de la popstar Ivri Lider. Véritable carton sur leur terre natale, le single fait boule de neige pour enfin s’imposer chez nous. Mais ce titre ne doit guère cacher le reste d’un album d’electro pop impeccablement réalisé. A coup de beats torrides, de samples astucieux et de voix sensuelles, ce bien nommé 9AM To 5PM - 5PM To Whenever offre un vaste et éclectique panorama de la planète dance. L’esprit des Pet Shop Boys et de Scissor Sisters n’est parfois pas loin mais TYP possède « sa » touche perso, une insouciance à laquelle on devient instantanément accro. Cerise sur ce gâteau Qobuzissime, une reprise du Video Games de Lana Del Rey ! Alors, tu danses ?