Catégories :

Les albums

HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz - À paraître le 18 septembre 2020 | ECM

Hi-Res Livret
CD16,49 €

Jazz - À paraître le 18 septembre 2020 | ECM

Livret
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz - À paraître le 11 septembre 2020 | ECM

Hi-Res Livret
CD16,49 €

Jazz - À paraître le 11 septembre 2020 | ECM

Livret
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz - Paru le 26 juin 2020 | ECM

Hi-Res Livret
L’air de rien, Marcin Wasilewski est pensionnaire d’ECM depuis seize ans. Au sein du label munichois, le pianiste polonais a fait de son trio réunissant ses compatriotes Slawomir Kurkiewicz à la contrebasse et Michał Miśkiewicz à la batterie un atelier de l’intime et de l’épure. Pour fêter cet anniversaire, la formation a convié à sa fiesta feutrée un géant du saxophone ténor : Joe Lovano. Le lyrisme jamais racoleur de l’Américain se love à la perfection dans le piano hérité de Bill Evans et de Keith Jarrett du Polonais qui s’exprime toujours à l’économie. Mais tout n’est pas que sagesse et recueillement ici et Wasilewski sait être volubile, voire imprévisible comme sur l’indomptable Cadenza. Et même mystérieux, à l’image de ses improvisations sur Vashkar, unique reprise du disque signée Carla Bley. © Max Dembo/Qobuz
CD16,49 €

Jazz - Paru le 26 juin 2020 | ECM

Livret
L’air de rien, Marcin Wasilewski est pensionnaire d’ECM depuis seize ans. Au sein du label munichois, le pianiste polonais a fait de son trio réunissant ses compatriotes Slawomir Kurkiewicz à la contrebasse et Michał Miśkiewicz à la batterie un atelier de l’intime et de l’épure. Pour fêter cet anniversaire, la formation a convié à sa fiesta feutrée un géant du saxophone ténor : Joe Lovano. Le lyrisme jamais racoleur de l’Américain se love à la perfection dans le piano hérité de Bill Evans et de Keith Jarrett du Polonais qui s’exprime toujours à l’économie. Mais tout n’est pas que sagesse et recueillement ici et Wasilewski sait être volubile, voire imprévisible comme sur l’indomptable Cadenza. Et même mystérieux, à l’image de ses improvisations sur Vashkar, unique reprise du disque signée Carla Bley. © Max Dembo/Qobuz
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz - Paru le 12 juin 2020 | ECM

Hi-Res Livret
Après 68 années passées sur Terre et plus de 40 albums enregistrés en tant que leader, John Scofield signe ici son premier disque pour ECM en tant que leader. Un album enregistré en une seule journée à New York début 2019 pour célébrer surtout la musique de son vieil ami et mentor Steve Swallow. Le guitariste n’a que 20 ans et étudie à Berklee lorsqu’il rencontre et joue pour la première fois avec le bassiste de onze ans son aîné, initiant une collaboration ininterrompue depuis. En reprenant des compositions aussi diverses qu’Hullo Bolinas, Eiderdown, Falling Grace, Radio et des pièces moins connues, Sco souligne surtout son amour pour l’écriture de Swallow. Leur complicité est telle que ces Swallow Tales parlent souvent d’une voix. « Parfois, lorsqu’on joue, c’est comme si on formait une seule et même grosse guitare ! », dit-il. Un autre fidèle est là, le batteur Bill Stewart, sideman de John Scofield depuis le début des années 90. « Ce qu’il fait, c’est bien plus que “jouer de la batterie”. Bill nourrit la musique de sa veine mélodique, tout en swinguant puissamment. » C’est d’ailleurs ce « puissant swing » qui donne à cette « grosse guitare » une force décuplée. Pas un seul temps mort dans cette ronde à trois aussi habitée dans ses ballades que ses thèmes plus uptempo. Il y a surtout ce son Scofield, voix reconnaissable entre mille, sur lequel les années ont apposé une patine de plus en plus chaleureuse. © Max Dembo/Qobuz
CD16,49 €

Jazz - Paru le 12 juin 2020 | ECM

Livret
Après 68 années passées sur Terre et plus de 40 albums enregistrés en tant que leader, John Scofield signe ici son premier disque pour ECM en tant que leader. Un album enregistré en une seule journée à New York début 2019 pour célébrer surtout la musique de son vieil ami et mentor Steve Swallow. Le guitariste n’a que 20 ans et étudie à Berklee lorsqu’il rencontre et joue pour la première fois avec le bassiste de onze ans son aîné, initiant une collaboration ininterrompue depuis. En reprenant des compositions aussi diverses qu’Hullo Bolinas, Eiderdown, Falling Grace, Radio et des pièces moins connues, Sco souligne surtout son amour pour l’écriture de Swallow. Leur complicité est telle que ces Swallow Tales parlent souvent d’une voix. « Parfois, lorsqu’on joue, c’est comme si on formait une seule et même grosse guitare ! », dit-il. Un autre fidèle est là, le batteur Bill Stewart, sideman de John Scofield depuis le début des années 90. « Ce qu’il fait, c’est bien plus que “jouer de la batterie”. Bill nourrit la musique de sa veine mélodique, tout en swinguant puissamment. » C’est d’ailleurs ce « puissant swing » qui donne à cette « grosse guitare » une force décuplée. Pas un seul temps mort dans cette ronde à trois aussi habitée dans ses ballades que ses thèmes plus uptempo. Il y a surtout ce son Scofield, voix reconnaissable entre mille, sur lequel les années ont apposé une patine de plus en plus chaleureuse. © Max Dembo/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Jazz - Paru le 29 mai 2020 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Si son nom se baladait jusqu’ici sur des pochettes ECM, c’était comme sideman de Louis Sclavis sur Sources, Silk and Salt Melodies et Characters on a Wall. Avec Promontoire, Benjamin Moussay est enfin leader d’un album de l’écurie de Manfred Eicher. Leader solitaire même. Le label munichois possède déjà un nombre impressionnant de disques de piano solo essentiels – en tête son best-seller, le Köln Concert de Keith Jarrett – et ce Promontoire comptera également. A 47 ans, Moussay reste un acteur assez discret de la scène jazz contemporaine mais “ceux qui savent” ont toujours reconnu la clarté et la force de son jeu. Comme Martial Solal qui dit de lui qu’il « joue juste. Ni trop, ni trop peu. » Ou comme la liste XXL de ceux qui ont un jour croisé le fer avec lui : Sclavis donc mais aussi Archie Shepp, Dave Liebmann, Jean-François Jenny-Clark, Marc Ducret, Daniel Humair, Steve Swallow, Vincent Courtois, Michel Portal, Vincent Peirani, Youn Sun Nah, Airelle Besson et quelques dizaines d’autres… Même s’il s’est souvent exprimé en trio (notamment avec Eric Echampard et Arnault Cuisinier), le piano solo qu’il pratique à la scène semble avoir des airs d’éternel retour aux sources, vital et nécessaire. Comme le nid douillet de son lyrisme toujours soupesé et de ses improvisations au fort pouvoir narratif.« Vibration sensuelle de la corde qui illumine le silence. Danse solitaire sur le flux du rythme intérieur. Écritures prétextes infiniment remaniées au gré de l’instant. Temps étiré, liberté, espace, plaisir, éphémère suspendu… En piano solo, je connais le point de départ et la destination. Le mystère réside dans l’étonnant voyage… » Une lucidité qui colle aux 12 thèmes fluides de ce disque qui se révèle un peu plus à chaque écoute. Tout ce qu’il aime, de Thelonious Monk à Claudio Arrau, de Lennie Tristano à Paul Bley, apparaît puis disparaît, avant que la mélodie ne reprenne le dessus. Comme toujours chez Moussay, compositeur également de musiques pour le cinéma et le théâtre, les mélodies enfantent des images à foison, sans jamais sombrer dans le piège de la musique au kilomètre, faussement belle et vraiment vaine. Rien de ça ici… Promontoire est surtout impressionnant dans les séquences d’épure (Villefranque et Monte Perdido), là où Benjamin Moussay dit beaucoup avec un minimum de notes. Less is more, une fois de plus… © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz - Paru le 29 mai 2020 | ECM

Hi-Res Livret
CD14,99 €

Jazz - Paru le 29 mai 2020 | ECM

Livret
Si son nom se baladait jusqu’ici sur des pochettes ECM, c’était comme sideman de Louis Sclavis sur Sources, Silk and Salt Melodies et Characters on a Wall. Avec Promontoire, Benjamin Moussay est enfin leader d’un album de l’écurie de Manfred Eicher. Leader solitaire même. Le label munichois possède déjà un nombre impressionnant de disques de piano solo essentiels – en tête son best-seller, le Köln Concert de Keith Jarrett – et ce Promontoire comptera également. A 47 ans, Moussay reste un acteur assez discret de la scène jazz contemporaine mais “ceux qui savent” ont toujours reconnu la clarté et la force de son jeu. Comme Martial Solal qui dit de lui qu’il « joue juste. Ni trop, ni trop peu. » Ou comme la liste XXL de ceux qui ont un jour croisé le fer avec lui : Sclavis donc mais aussi Archie Shepp, Dave Liebmann, Jean-François Jenny-Clark, Marc Ducret, Daniel Humair, Steve Swallow, Vincent Courtois, Michel Portal, Vincent Peirani, Youn Sun Nah, Airelle Besson et quelques dizaines d’autres… Même s’il s’est souvent exprimé en trio (notamment avec Eric Echampard et Arnault Cuisinier), le piano solo qu’il pratique à la scène semble avoir des airs d’éternel retour aux sources, vital et nécessaire. Comme le nid douillet de son lyrisme toujours soupesé et de ses improvisations au fort pouvoir narratif.« Vibration sensuelle de la corde qui illumine le silence. Danse solitaire sur le flux du rythme intérieur. Écritures prétextes infiniment remaniées au gré de l’instant. Temps étiré, liberté, espace, plaisir, éphémère suspendu… En piano solo, je connais le point de départ et la destination. Le mystère réside dans l’étonnant voyage… » Une lucidité qui colle aux 12 thèmes fluides de ce disque qui se révèle un peu plus à chaque écoute. Tout ce qu’il aime, de Thelonious Monk à Claudio Arrau, de Lennie Tristano à Paul Bley, apparaît puis disparaît, avant que la mélodie ne reprenne le dessus. Comme toujours chez Moussay, compositeur également de musiques pour le cinéma et le théâtre, les mélodies enfantent des images à foison, sans jamais sombrer dans le piège de la musique au kilomètre, faussement belle et vraiment vaine. Rien de ça ici… Promontoire est surtout impressionnant dans les séquences d’épure (Villefranque et Monte Perdido), là où Benjamin Moussay dit beaucoup avec un minimum de notes. Less is more, une fois de plus… © Marc Zisman/Qobuz
CD16,49 €

Jazz - Paru le 29 mai 2020 | ECM

Livret
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz contemporain - Paru le 15 mai 2020 | ECM

Hi-Res Livret
Pensionnaire du label ECM depuis plusieurs décennies, Jon Balke est le musicien protéiforme par excellence. En 2009 par exemple, le pianiste norvégien désormais âgé de 65 ans se lançait dans l’aventure Siwan, un collectif international monté pour flouter les frontières entre musiques du monde, musique classique et jazz. Avec Discourses, Balke revient à des considérations totalement solitaires entremêlant les paysages sonores. Son piano sculpte ainsi une matière faite de compositions, d’improvisations et de ce que l’ère du temps taxerait de design sonore. Une manière de pousser encore plus loin ses expériences du déjà très introspectif Warp de 2016. Comme souvent chez lui, les thèmes sont des mille-feuilles de textures disparates, souvent acoustiques, parfois électroniques. Sa poésie fluide est quelquefois chahutée par de très légères dissonances, voire des sons inattendus. La base de cette cuvée 2020 vient pourtant d’une théorie très claire dans sa tête. Le Norvégien dit s’être appuyé sur différentes considérations sur le langage, percevant les notions de discours et de dialogue comme des concepts en déclin face à l’efflorescence d’une rhétorique basée sur la confrontation et le conflit. « Ce qui assure la trame de Discourses, du début à la fin, c’est le langage, explique Jon Balke. Alors que le climat politique s’est durci en 2019 avec des discours de plus en plus radicaux et polarisés, le manque de dialogue que je constatais m’a orienté vers les notions que j’ai données comme titres aux morceaux du disque. » Libre aussi à chacun de déguster cette ample et délicieuse palette de motifs pianistiques sans avoir à l’esprit ce discours bien précis… © Marc Zisman/Qobuz
CD16,49 €

Jazz contemporain - Paru le 15 mai 2020 | ECM

Livret
Pensionnaire du label ECM depuis plusieurs décennies, Jon Balke est le musicien protéiforme par excellence. En 2009 par exemple, le pianiste norvégien désormais âgé de 65 ans se lançait dans l’aventure Siwan, un collectif international monté pour flouter les frontières entre musiques du monde, musique classique et jazz. Avec Discourses, Balke revient à des considérations totalement solitaires entremêlant les paysages sonores. Son piano sculpte ainsi une matière faite de compositions, d’improvisations et de ce que l’ère du temps taxerait de design sonore. Une manière de pousser encore plus loin ses expériences du déjà très introspectif Warp de 2016. Comme souvent chez lui, les thèmes sont des mille-feuilles de textures disparates, souvent acoustiques, parfois électroniques. Sa poésie fluide est quelquefois chahutée par de très légères dissonances, voire des sons inattendus. La base de cette cuvée 2020 vient pourtant d’une théorie très claire dans sa tête. Le Norvégien dit s’être appuyé sur différentes considérations sur le langage, percevant les notions de discours et de dialogue comme des concepts en déclin face à l’efflorescence d’une rhétorique basée sur la confrontation et le conflit. « Ce qui assure la trame de Discourses, du début à la fin, c’est le langage, explique Jon Balke. Alors que le climat politique s’est durci en 2019 avec des discours de plus en plus radicaux et polarisés, le manque de dialogue que je constatais m’a orienté vers les notions que j’ai données comme titres aux morceaux du disque. » Libre aussi à chacun de déguster cette ample et délicieuse palette de motifs pianistiques sans avoir à l’esprit ce discours bien précis… © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES2,99 €
CD1,99 €

Jazz - Paru le 8 mai 2020 | ECM

Hi-Res
HI-RES9,99 €
CD6,99 €

Jazz - Paru le 8 mai 2020 | ECM

Hi-Res
Pour souffler les 75 bougies de Keith Jarrett, son plus grand complice a réuni cinq titres sur cet album disponible exclusivement sur Qobuz. Ce proche, pour ne pas dire cet ami du pianiste américain, c’est Manfred Eicher, producteur et fondateur d’ECM, le label de Keith Jarrett depuis bientôt cinquante ans. Le 10 novembre 1971, Jarrett est seul face à son piano et Eicher est derrière la console pour graver dans la cire le tout premier disque ECM du pianiste : Facing You. « Je ne sais même plus combien nous avons fait de disques tous les deux », avait confié le producteur allemand à Qobuz il y a quelques années. « Mais le fait de regarder cet ensemble rétrospectivement, c’est un accomplissement assez merveilleux. La continuité ! Tout est dans la continuité ! C’est là que l’on peut créer de nouvelles choses et les développer. »Interactions de groupes dynamiques et improvisations solo d'une immense profondeur, cette Sequence de Keith Jarrett, ordonnée spécialement pour Qobuz par Manfred Eicher, met en lumière la créativité hors du commun du grand pianiste dans différents contextes musicaux. Choisir dans sa discographie fleuve n’a pas dû être facile et Keith Jarrett 75 propose de l’entendre en solo, en duo, en trio et en quartet… Tout commence par Never Let Me Go enregistré en janvier 1983 avec le contrebassiste Gary Peacock et le batteur Jack DeJohnette, extrait de Standards, Vol. 2. Les débuts d’un trio majeur qui ne cessera de se réinventer en revisitant à l’infini les grandes pages de l’histoire du jazz… Cet intense flot improvisé est suivi par Creation, Part VII, capté à l’Auditorium Parco della Musica de Rome le 11 juillet 2014 et extrait de l’album Creation. Comme une longue suite d’accords rappelant les liens tissés par Jarrett avec le répertoire classique…Coup d’œil dans le rétro pour le troisième titre, Personal Mountains, enregistré le 16 avril 1979 à Tokyo avec le saxophoniste Jan Garbarek, le contrebassiste Palle Danielsson et le batteur Jon Christensen, extrait de l’album Sleeper qui ne sortira qu’en juillet 2012. La rage comme le lyrisme imprègnent ce thème qui rappelle comment ces sidemen scandinaves ont permis à l’Américain de développer une sémantique originale. Avec No Moon at All enregistré en 2007 avec le contrebassiste Charlie Haden et publié trois ans plus tard sur l’album Jasmine, c’est la magie d’émouvantes retrouvailles après plus de trente ans de séparation qui saute à la gorge. Les ego à la cave, reste une conversation extraterrestre et sublime… Pour conclure cette célébration, Manfred Eicher revient au trio avec Peacock et DeJohnette avec Flying, Part 1, extrait de l’album Changes. Même s’il fut enregistré lors des sessions des albums Standards, Vol.1 et Vol. 2 en janvier 1983, il s’agit cette fois d’une improvisation sur un thème signé Jarrett, lequel amplifie son interaction avec sa rythmique à qui il laisse énormément d’espace. Un clap de fin magique pour un musicien dont l’univers semble infini. © Marc Zisman/Qobuz
CD1,99 €

Jazz - Paru le 8 mai 2020 | ECM

HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Jazz - Paru le 27 mars 2020 | ECM

Hi-Res Livret
Après de beaux débuts introspectifs pour le compte du label ECM, Avishai Cohen change de braquet avec son groupe Big Vicious. Une formation au casting singulier car réunissant autour du trompettiste israélien deux batteurs (Aviv Cohen et Ziv Ravitz), un bassiste électrique (Yonatan Albalak) et un guitariste (Uzi Ramirez). Ce quintet biberonné au jazz a surtout grandi avec mille autres sons en tête. D’où cet assemblage de textures sonores plurielles venant aussi bien de la musique électronique que du rock, du classique, de la pop et du trip hop. Des grands écarts aussi improbables qu’entre Massive Attack et Beethoven, les deux noms dont Big Vicious revisite des œuvres (Teardrop et la Sonate au Clair de lune). Avishai Cohen semble ici parfois revêtir les habits de ses aînés Jon Hassell et Don Ellis. Il éclipse surtout son aura de leader pour laisser le quintet avancer comme un seul homme. C’est justement l’homogénéité et le son atmosphérique de Big Vicious qui rend l’ensemble original. Et que les compositions soient planantes (Intent), plutôt uptempo (King Kutner) ou carrément expérimentales (Fractals), elles ont en commun une véritable force narrative unique. © Marc Zisman/Qobuz
CD14,99 €

Jazz - Paru le 27 mars 2020 | ECM

Livret
Après de beaux débuts introspectifs pour le compte du label ECM, Avishai Cohen change de braquet avec son groupe Big Vicious. Une formation au casting singulier car réunissant autour du trompettiste israélien deux batteurs (Aviv Cohen et Ziv Ravitz), un bassiste électrique (Yonatan Albalak) et un guitariste (Uzi Ramirez). Ce quintet biberonné au jazz a surtout grandi avec mille autres sons en tête. D’où cet assemblage de textures sonores plurielles venant aussi bien de la musique électronique que du rock, du classique, de la pop et du trip hop. Des grands écarts aussi improbables qu’entre Massive Attack et Beethoven, les deux noms dont Big Vicious revisite des œuvres (Teardrop et la Sonate au Clair de lune). Avishai Cohen semble ici parfois revêtir les habits de ses aînés Jon Hassell et Don Ellis. Il éclipse surtout son aura de leader pour laisser le quintet avancer comme un seul homme. C’est justement l’homogénéité et le son atmosphérique de Big Vicious qui rend l’ensemble original. Et que les compositions soient planantes (Intent), plutôt uptempo (King Kutner) ou carrément expérimentales (Fractals), elles ont en commun une véritable force narrative unique. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Jazz - Paru le 20 mars 2020 | ECM

Hi-Res Livret
En 2016 puis 2018, pour ses albums Rising Grace et Where the River Goes, Wolfgang Muthspiel s’était entouré d’un casting cinq étoiles comprenant notamment le pianiste Brad Mehldau, le trompettiste Ambrose Akinmusire et le contrebassiste Larry Grenadier. De quoi montrer à ceux qui en doutaient encore le calibre du guitariste autrichien, capable d’attirer les plus grands à ses côtés… Pour sa cuvée 2020, ce digne héritier de Mick Goodrick et Pat Metheny réduit la voilure pour un disque enregistré avec le contrebassiste Scott Colley et le batteur Brian Blade. Comme son Driftwood de 2014 le montrait déjà, le trio est une caisse de résonnance logiquement plus puissante pour Muthspiel, qui alterne entre guitare acoustique et électrique. La précision de ses phrases, la perfection mélodique de son écriture (il signe sept des neuf thèmes du disque) et la diversité des styles (be-bop avec Ride, expérimental sur Solo Kanon in 5/4 joué avec un delay, contemplatif sur Camino) accouchent d’un jazz contemporain affichant à nouveau une exigence aussi bien formelle que technique. Angular Blues est aussi un espace de liberté totale. Sentiment qui se ressent encore plus sur Everything I Love et I'll Remember April, les deux uniques standards de l’album que les trois hommes ravalent de la tête aux pieds avec beaucoup d’ingéniosité. © Marc Zisman/Qobuz

Le label

ECM dans le magazine