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Amérique du Nord - Paru le 16 novembre 2013 | Cobalt

Distinctions 4F de Télérama
Zanmari Baré publie ce premier album sur le tard. C’est peut-être la raison pour laquelle il a eu le temps de murir ses mélodies jusqu’à les rendre aussi envoutantes que mystiques. Le réunionnais donne sa vision du Maloya, musique traditionnelle de l’île, qu’il sublime grâce à son talent pour le chant. Les instrumentations, qui ne sont jouées qu’avec des instruments typiques de La Réunion, mettent en avant les percussions et la voix, semblant être faites sur mesure pour toucher l’âme et les jambes. ©Nicolas Gal/QOBUZ
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Musiques du monde - Paru le 23 février 2018 | Cobalt

Le maloya n’est pas que fureur festive. Cet héritage des esclaves réunionnais a su transcender son histoire pour atteindre une ample gamme de sentiments. Cinq ans après son premier pas discographique, le remarqué et acclamé Mayok Flér, Zanmari Baré complète une œuvre décidément singulière et profondément attachante. Tout en douceur, il remue la terre et le ciel en quête d’un peu plus de sens et d’humanité ; son chant créole caresse et réconforte des douleurs, des disparitions, mais dessine aussi les nuances du cœur : tendresse filiale, amour intense et amitiés tenaces. Il loue, il rend hommage, chante d’autres poètes créoles et nous touche. Sa voix est pure, veloutée et souvent complétée d’harmonies enchantées qui réveilleraient presque des souvenirs de folk californien. Le tambour roulèr, les congas, les percussions traditionnelles sati, tarlon et kayamb pulsent et redonnent la vigueur terrestre, tandis que le bob, un arc musical cousin réunionnais du berimbau, vibre en visant le firmament. Vers la fin de ce disque qui abolit le temps, un piano inattendu soutient la mélodie délicate du morceau-titre, Nour, qui évoque l’amour et l’offre en partage. Ensuite, le groove léger et sensuel de Bandé Mizisyin vante l’amitié musicale qui rend l’aventure possible et permet à Zanmari Baré de remettre des pulsations joyeuses au centre de sa belle histoire. Et après quelques secondes de silence, arrive, comme un pied de nez clandestin, un vieux chant français, de ceux qui portent une morale plus ou moins sérieuse et que l’on chante en fin de banquet quand on sait que l’on aura de beaux souvenirs. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz