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Classique - Paru le 9 novembre 2018 | Naxos

Hi-Res Livret
Tout le monde n’aime pas ce que fit Lully à la France musicale de la seconde moitié du XVIIe siècle ; tour à tour adulé et détesté, son insolence à s’accaparer toutes les exclusivités possibles et imaginables relégua dans l’ombre bien des compositeurs peut-être plus doués que lui. Par contre, on ne peut lui ôter une qualité : celle d’avoir organisé une fois pour toutes la pratique orchestrale à un haut niveau, en particulier pour l’accompagnement de ses propres tragédies lyriques. Les ouvertures (à la française, comme il se doit), les innombrables intermèdes dansés – on sait que le Roi-Soleil aimait à danser sur scène lui-même –, les marches, tout cela exigeait un impressionnant effectif orchestral. Pour illustrer l’influence de Lully sur le langage orchestral qu’il contribua à développer, l’Orchestre Baroque d’Indianapolis, mené par Barthold Kuijken, nous offre ici les passages orchestraux de l’opéra Roland de 1685, l’ultime maturité du compositeur qui devait s’attraper une gangrène deux ans plus tard. L’album se poursuit avec l’une des suites instrumentales de Georg Muffat, Florilegium secundum de 1698, sous évidente influence lullyste, même si l’on n’arrive pas à savoir si Muffat travailla effectivement auprès du jaloux Florentin. L’album se referme avec la suite de l’opéra Ariane et Bacchus de Marin Marais, dont le lien avec Lully fut des plus solides puisqu’il fut musicien de la Chambre du Roi. Parmi ses tragédies en musique, toutes écrites après la mort de Lully, Bacchus de 1696 comporte un impressionnant nombre d’intermèdes instrumentaux ; outre l’obligatoire ouverture à la française, on y trouve des pièces caractéristiques dont une magnifique Simfonie du sommeil, un tout aussi somptueux Air pour les songes suivi d’un magique Air pour les flûtes. De quoi regretter que Marais n’ait pas écrit beaucoup plus que ses quatre seuls opéras… © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 14 septembre 2018 | Naxos

Hi-Res Livret
« L’effet Lully » ne se fit pas sentir qu’en France : le jaloux florentin avait, dès son accession au pouvoir musical chez le Roi Soleil, imposé son style, son empreinte, qui devait devenir la marque de fabrique de la musique « à la française » que reprirent bien des compositeurs à travers l’Europe, Bach et Telemann tête. Il est donc normal que pour cet album du sillage lullyesque, Barthold Kuijken et son orchestre baroque d’Indianapolis fassent suivre deux pièces instrumentales d’Armide de Lully d’une Suite de Telemann, l’Ouverture en mi mineur datée d’environ 1715. La solennité de l’ouverture à la française, la verdeur quasi insolente de bien des danses françaises, voilà la réponse admirative de Telemann aux enseignements de son aîné versaillais. On y trouve aussi un splendide Galimatias en rondeau, un mouvement des plus déjantés d’une stupéfiante invention. L’album se referme avec la très ample Suite de Dardanus de Rameau, un opéra dont il est cocasse de rappeler qu’il relança en 1744 la guerre entre les « ramistes », tenants de l’art à la française, et les « lullystes », défenseurs.. de la musique italienne ! Ladite suite n’est pas de l’époque de Rameau, mais un assemblage réalisé au XXe siècle en reprenant exclusivement les – très nombreuses – pages purement orchestrales de l’opéra, et les arrangeant en suite selon les canons de la suite baroque, avec son alternance traditionnelle de danses plus lentes et plus rapides, majeures et mineures. Kuijken a repris l’effectif orchestral spécifique de l’époque pour chacun de ces ouvrages. © SM/Qobuz