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Alternatif et Indé - Paru le 5 novembre 2010 | Radiculture - Elektra

Distinctions Sélection Les Inrocks
Cee-Lo a maintes fois prouvé qu’il jouait dans la cour des grands. Ses débuts avec Goodie Mob, groupe « petit frère » d’OutKast, avaient mis sur Atlanta une attention qui allait en faire dans les 90’s, une capitale du rap, après New York et Los Angeles. Goodie Mob, quatuor inventif et conscient, donnait ses lettres de noblesse à ce rap sudiste qui allait tant se dévoyer par la suite, hélas. Avec Gnarls Barlkley, il a servi un hit mondial et deux albums qui dictaient l’air du temps. Ce Lady Killer est le troisième album solo du rondouillard MC passé maître dans l’art du chant, ce qui n’est pas à la portée de tous ceux qui ont prétendu suivre ce chemin. On y trouve le jubilatoire « F*** You », single avant-coureur et d’une rare efficacité, mais également une théorie d’excellents morceaux de R&B digne et joyeusement calibré. De son passé de rappeur, Cee-Lo a gardé une verve qui fait souvent défaut à ses pairs qui ne pratiquent que le R&B et son territoire lyrical souvent pauvre. Mais on peut faire abstraction des paroles pour se vautrer dans cette voix si identifiable, qui sait moduler, interpréter au sens théâtral du terme, et ce sens aigu des compositions réfléchies et défricheuses. Les invités ne se bousculent pas sur cet opus, Cee-Lo trouve une partenaire féminine de poids en Selah Sue pour un « Please » massif et hanté, et Philip Bailey, la voix de Earth Wind & Fire, revient donner des nouvelles à un héritier sur « Fool For You ». Pour le reste, le patron mène sa barque en solitaire, et navigue avec sûreté dans les méandres de la Great Black Music, comme un Curtis Mayfield 2.0., passant d’un hommage aux sixties triomphantes à des locomotives dans l’esprit seventies, des tranches de quasi gospel dévoyé (« I Want You ») et bien sûr des pépites de modernités actuelles, car nous ne sommes jamais là dans le revival de saison (on ne citera pas de nom, il y en a plein les bacs). Arrivé au bout de cet épatant voyage, on réalise que Cee-Lo Green n’a pas vraiment d’opposant dans sa catégorie ; c’est celle de l’excellence. © ©Copyright Music Story Jean-Eric Perrin 2015
CD17,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 5 novembre 2010 | Radiculture - Elektra

Distinctions Sélection Les Inrocks
Cee-Lo a maintes fois prouvé qu’il jouait dans la cour des grands. Ses débuts avec Goodie Mob, groupe « petit frère » d’OutKast, avaient mis sur Atlanta une attention qui allait en faire dans les 90’s, une capitale du rap, après New York et Los Angeles. Goodie Mob, quatuor inventif et conscient, donnait ses lettres de noblesse à ce rap sudiste qui allait tant se dévoyer par la suite, hélas. Avec Gnarls Barlkley, il a servi un hit mondial et deux albums qui dictaient l’air du temps. Ce Lady Killer est le troisième album solo du rondouillard MC passé maître dans l’art du chant, ce qui n’est pas à la portée de tous ceux qui ont prétendu suivre ce chemin. On y trouve le jubilatoire « F*** You », single avant-coureur et d’une rare efficacité, mais également une théorie d’excellents morceaux de R&B digne et joyeusement calibré. De son passé de rappeur, Cee-Lo a gardé une verve qui fait souvent défaut à ses pairs qui ne pratiquent que le R&B et son territoire lyrical souvent pauvre. Mais on peut faire abstraction des paroles pour se vautrer dans cette voix si identifiable, qui sait moduler, interpréter au sens théâtral du terme, et ce sens aigu des compositions réfléchies et défricheuses. Les invités ne se bousculent pas sur cet opus, Cee-Lo trouve une partenaire féminine de poids en Selah Sue pour un « Please » massif et hanté, et Philip Bailey, la voix de Earth Wind & Fire, revient donner des nouvelles à un héritier sur « Fool For You ». Pour le reste, le patron mène sa barque en solitaire, et navigue avec sûreté dans les méandres de la Great Black Music, comme un Curtis Mayfield 2.0., passant d’un hommage aux sixties triomphantes à des locomotives dans l’esprit seventies, des tranches de quasi gospel dévoyé (« I Want You ») et bien sûr des pépites de modernités actuelles, car nous ne sommes jamais là dans le revival de saison (on ne citera pas de nom, il y en a plein les bacs). Arrivé au bout de cet épatant voyage, on réalise que Cee-Lo Green n’a pas vraiment d’opposant dans sa catégorie ; c’est celle de l’excellence. © ©Copyright Music Story Jean-Eric Perrin 2015

L'interprète

Cee-Lo dans le magazine