Les albums

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Jazz - Paru le 23 mars 2018 | Buda musique

Distinctions 4F de Télérama
Entre les 6 055 tuyaux et les 25 tonnes de bois et de métal du grand orgue symphonique de la Philharmonie maniés par Baptiste-Florian Marle-Ouvrard et les quelques centaines de grammes et les dizaines de centimètres de la clarinette de Yom, le duel semble inégal. Mais les deux virtuoses ne font pas dans l’esbroufe et leur prière commune est nuancée et harmonieuse. Cette pièce de 26 minutes, divisée en 10 parties continues (incantation, pèlerinage, méditation, doute, fatalité, lumière brûlante, Eyli Ata, méditation 2, incantation 2 et apothéose) est un dialogue partiellement improvisé dans lequel chacun montre le désir de communier avec l’autre. Les origines sépharades du clarinettiste et le rattachement de l’organiste à l’église Saint-Eustache de Paris, où il est cotitulaire des grandes orgues, n’orientent en rien cette pièce profonde vers une logique dogmatique. Tout autant imprégnée d’intentions sacrées que profanes, cette Prière commune s’élève du fond de l’âme humaine, en respectant les doutes et les profondeurs émotionnelles. Elle sera bénéfique à quiconque sait dresser l’oreille. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz 
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Jazz - Paru le 9 mars 2018 | Intuition

Distinctions 4F de Télérama
Mieux que de savoir tout faire, ou plutôt tout jouer, Martial Solal pianote avant tout du Martial Solal. Et qu’il croque des scies certes géniales comme Body & Soul ou Night & Day ou qu’il emboîte le pas à la Marche turque de Mozart, il fait siennes toutes les partitions qu’il feuillette. Dans cet exercice de montage et de démontage de standards, l’une de ses marottes, il est surtout inégalable. Et même à 90 ans passés ! Ce qu'il propose en 2017, seul face à son Steinway, devant le public du théâtre de Gütersloh en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est un nouveau tour du monde virevoltant. Un trip tout sauf nostalgique orchestré par des doigts toujours aussi agiles – si, si, si – et une inventivité perpétuellement renouvelée. Bref, certains de ses confrères cadets feraient bien de tendre l’oreille à cette heure de musique totale et d’une fraîcheur folle… © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 2 mars 2018 | ONJ Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
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Jazz - Paru le 26 janvier 2018 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
De l’amour et de la paix. Le programme de cet album de Joachim Kühn a le mérite d’être clair. Avec le batteur Eric Schaefer et le contrebassiste Chris Jennings (son trio formé en 2015), le pianiste allemand désormais âgé de 73 ans semble avoir trouvé un nouveau terrain de jeu sur lequel la force de ses mélodies s’avère centrale. Plutôt rangé dans la catégorie des musiciens avant-gardistes, voire free, Kühn, qui a toujours rejeté les conventions tout au long de sa longue carrière, n’est évidemment pas en train de sombrer ici dans une musique simpliste et lisse. Bien au contraire. A travers des thèmes assez concis, essentiellement originaux – à l’exception de pièces des Doors (The Crystal Ship), de Moussorgski (Le Vieux Château, extrait des Tableaux d'une exposition) et d’Ornette Coleman (Night Plans) –, il aère ses improvisations et prend le temps de jouer avec l’espace et même les silences. Publié en 2016, Beauty & Truth, premier disque du trio, offrait déjà à entendre ce Kühn un brin inhabituel. Avec Love & Peace, il a trouvé une paix intérieure qui rend sa musique encore plus touchante. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 20 octobre 2017 | Editions Jade

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« Berlioz le soulignait avec malice : l'orgue rechigne à dialoguer avec qui que ce soit [...] Sauf lorsque se croisent Richard Galliano et Thierry Escaich, deux improvisateurs capables de se couler dans à peu près tous les langages, deux familiers aussi des rencontres improbables. [...] Leurs pastiches ne nous déçoivent pas [...] Leurs transcriptions offrent quelques jolis cadeaux, comme cette variation délicieusement tangotante en guise de coda à la Sicilienne BWV 1031 ; on rend les armes devant un Marcello à faire pleurer Margot [...] les tangos remportent la palme. Comme souvent avec Galliano, l'ombre de Piazzolla [...] imprègne et signe cet album. La surprise est que Thierry Escaich puisse acculturer ce langage à l'orgue sans trahir ni dégrader celui-ci. [...] Un disque brillant, tendre et jubilatoire [...] » (Diapason, février 2018 / Paul de Louit)
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Jazz vocal - Paru le 20 octobre 2017 | Abalone Productions

Livret Distinctions 4F de Télérama
Elle a beau être « fille de », Claudia Solal n’a pas opté pour le piano comme son illustre père (Martial) mais pour le micro. Le clavier, elle l’a laissé à Benjamin Moussay. Avec ce vieux complice, elle avait signé un beau Porridge Days en 2005. Et leurs retrouvailles au disque, douze ans plus tard, sont assez… tétanisantes ? Les étiquettes ont beau être utiles pour poser des bases et s’orienter dans les magasins de disques (qui n’existent d’ailleurs plus), impossible d’en coller aux basques de ces onze compositions originales. Du jazz sans doute. De la pop aussi. Un brin de musique contemporaine aussi. Des improvisations, évidemment. On ne sait pas trop, mais qu’importe car la beauté de cette voix, lovée dans ces mélodies poétiques à souhait, sorties d’un piano, d’un Fender Rhodes ou d’un quelconque synthé, suffit à apprécier cet album hors du temps, hors des modes… On pense parfois à ce no man’s land dans lequel évolue Jeanne Added (avec qui Claudia Solal partage le même coiffeur) et l’on se dit qu’il fait bon vivre dans ce monde parallèle. © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 octobre 2017 | Fremeaux Heritage

Distinctions 4F de Télérama
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Jazz vocal - Paru le 29 septembre 2017 | Mack Avenue Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Album après album, Cécile McLorin Salvant rappelle qu’elle est tout sauf le cliché de la « chanteuse jazz ». Révélée au grand public en 2013 avec le somptueux WomanChild, elle avait haussé le ton, deux ans plus tard, avec For One To Love, un disque encore plus maîtrisé, plus complet et sur lequel sa voix faisait davantage de miracles. Celle qui vit le jour le 28 août 1989 à Miami en Floride et étudia le droit français, le baroque et le jazz vocal à Aix-en-Provence avant de remporter le Concours International Thelonious Monk en 2010 (à seulement 20 ans devant un jury composé d’Al Jarreau, Dee Dee Bridgewater, Patti Austin, Dianne Reeves et Kurt Elling !) était également une impressionnante compositrice comme le montraient les cinq chansons originales de cette cuvée 2015… Avec Dreams And Dagger, la Franco-américaine installée à Harlem signe un troisième album enregistré en concert dans la Mecque new-yorkaise du Village Vanguard et au DiMenna Center avec son fidèle trio (le pianiste Aaron Diehl, le contrebassiste Paul Sikivie et le batteur Lawrence Leathers) et, en invités sur certains titres, le Quatuor Catalyst et le pianiste Sullivan Fortner. Un vrai choix pour celle qui rêve de n’enregistrer que des albums live, là où le son de son groupe lui paraît le plus authentiquement représenté. Plus classique dans sa forme que ses deux précédents enregistrements, Dreams And Dagger est surtout la preuve de son aisance quel que soit le répertoire. Dans un standard comme My Man’s Gone Now où on ne compte même plus les milliers de versions existantes, elle embarque la mélodie et sa voix sur des sentiers inédits et l’effet est assez stupéfiant. Et puis Cécile McLorin Salvant fait aussi corps avec son trio qui n’est jamais un simple faire-valoir de son organe de feu mais un élément essentiel de son univers musical. Bref, elle trace, une fois de plus, un peu plus profondément son sillon loin de la sainte-trinité Billie/Sarah/Ella car comme l’a dit Wynton Marsalis, « des chanteuses comme ça, vous en avez une par génération ou toutes les deux générations… » © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 29 septembre 2017 | Legacy Recordings

Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Thelonious Monk a 34 ans lorsqu’il traverse pour la première fois l’Atlantique. En cette année 1954, le pianiste américain déjà considéré comme un grand novateur est l’invité du Salon du Jazz qui se tient à Pleyel où il se produit avec le batteur Jean-Louis Viale et le contrebassiste Jean-Marie Ingrand. Cet album qui parait en 2017, année du centenaire Monk, propose certes la captation de cinq titres de cette prestation mais son véritable intérêt est ailleurs : Thelonious Monk seul au piano que le producteur André Francis a la judicieuse idée d’enregistrer. D’autant plus judicieuse que le musicien n’avait jusqu’ici jamais enregistré en solitaire. Et le feu d’artifice est total ! Entendre une telle musique mêlant chaos et passion, humour et intelligence, c’est regarder un funambule au bord de la chute mais qui évidemment ne tombe jamais. Sans parler du génie des compositions ! Tout l’art de Monk est déjà là. Dans cette promenade parisienne de 1954 qui sonne toujours aussi moderne bien des décennies plus tard… © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 22 septembre 2017 | Le Triton

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Le plus Parisien des Italiens présente lui-même sa cuvée 2017 : « Cela pourrait être le titre d’un polar des années 50. Un peu de nostalgie du temps de ma jeunesse, bien sûr. Du temps où les films n’étaient pas tous en couleur, où l’on devinait le bleu des yeux de Michelle Morgan, de Jean Gabin, sans en être certain. Ce noir et blanc de la pellicule d’alors nous faisait rêver ; on lui donnait la couleur qu’on imaginait, et non de cette fausse réalité du technicolor. J’ai voulu revisiter des morceaux que j’ai composés il y a un certain temps. Le temps passe, la musique reste, intemporelle. Intemporelle comme la chanson de Gérard Manset Il voyage en solitaire, que je chante ici mais qui chante en moi depuis la première fois que je l’ai entendue. Et il y a le piano. Cet instrument aux grandes dents blanches et noires… Clavier noir et blanc, symbole parfait d’un métissage réussi. Le piano, c’est un grand orchestre entre les doigts, un miracle. Tout au long de ma désormais longue vie de musicien, rien ne fut plus excitant que de découvrir des nouveaux talents. Des artistes avec une personnalité, mais capables aussi de se mettre au service de la musique qu’on leur propose, qui l’enrichisse, lui donne le bon éclairage, quelle devienne aussi la leur. J’ai eu la chance de croiser quelques artistes capables de sublimer une partition, de faire chanter ces quelques notes sur un papier. C’est le cas aujourd’hui avec Dino Rubino. Son toucher de piano est magnifique. Son lyrisme sans emphase vous bouleverse. J’ai pourtant joué avec des pianistes superlatifs : Keith Jarrett, Michel Petrucciani et bien d’autres qui m’ont fait vibrer. Dino provoque en moi cette même émotion, ce tremblement particulier que vous ressentirez, j’en suis sûr, en écoutant Mélodies en Noir et Blanc, album qui revisite certaines de mes ballades favorites. Le temps est un juge implacable. Ce qui lui résiste prend une valeur inestimable. Il en est ainsi pour la musique ; celle qui ne se préoccupe pas des modes. Il en est ainsi de l’amitié, éternelle quand elle est forte. Il y a entre Michel Benita et moi un lien indissoluble depuis des décennies. Notre musique l’exprime quelle que soient les circonstances. « Le bonheur c’est du chagrin qui se repose » dit Leo Ferré. Alors laissons le chagrin dormir à dormir à jamais. »
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Jazz - Paru le 8 septembre 2017 | Universal Music Division Decca Records France

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
Un an après Note From New York, Bill Charlap enfonce un peu plus le clou de son identité new-yorkaise pure et dure avec un brillant Uptown Downtown. Discret autant que raffiné, le pianiste de la Grosse Pomme se concentre depuis des années sur la transmission et la célébration d’un jazz éternel. Avec lui, le voyage dans les années 40 et 50 est garanti sans vice de forme. Le Great American Songbook qui agita les planches de Broadway comme les écrans en cinémascope made in Hollywood ne pouvaient trouver meilleur ambassadeur. Et à chaque fois, la magie opère ! Même sur des standards archi-revisités comme Sophisticated Lady qui boucle cet album ! Epaulé par sa rythmique en or massif (Peter Washington à la contrebasse et Kenny Washington à la batterie), Bill Charlap en fait du nectar de swing, une merveille d’épure et de bon goût. Et puis il y a la chaleur de ce son sooooo new-yorkais. Cette façon unique de jouer une mélodie. Un art en soi. Art qui nécessite à la fois humilité et attention, expérience et intuition. Une approche qui fait de Charlap l’héritier impérial d’une certaine tradition du piano jazz, dont Hank Jones, Tommy Flanagan ou Shirley Horn (qu’il a connus tous trois) furent des figures essentielles, au même titre que Teddy Wilson, Art Tatum, Ahmad Jamal ou Sonny Clark… Un disque d’une classe folle. © CM/Qobuz
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Jazz - Paru le 9 juin 2017 | Motema

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Le casting impressionne : Jack DeJohnette à la batterie, John Scofield à la guitare, Larry Grenadier à la basse et John Medeski aux claviers. Un carré d’as de brillants cadors réunis pour célébrer l’Hudson qui donne son nom à leur quartet d’un jour. Une vallée où résonne une certaine idée de la musique et à laquelle sont associés certains noms marquants de la musique populaire du siècle dernier : Big Pink, maison partagée par Rick Danko, Richard Manuel et Garth Hudson du Band et où passera Bob Dylan, le festival de Woodstock, Jimi Hendrix, Joni Mitchell, etc. L’album mêle ainsi compositions originales et reprises de titres logiquement signées Dylan, Hendrix, Joni Mitchell et Robbie Robertson. La virtuosité de ces quatre-là est telle que la cohésion de leur groupe impressionne d’un bout à l’autre de leur disque. On se laisse bercer par un état d’esprit joliment détendu, parfois presque mélancolique mais toujours pimenté par une improvisation visant juste. Et puis Hudson est aussi la 45879e preuve que Jack DeJohnette, grand maître de l’espace, du rythme et des silences, est l’un des plus grands batteurs de sa génération. Point. © MD/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 19 mai 2017 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Quoi de mieux que de s’entourer de nouveaux complices pour faire un nouveau casse ! C’est la bonne idée de Youn Sun Nah pour ce She Moves On. Quatre ans après Lento, la chanteuse coréenne s’est entourée d’un proche de John Zorn, Jamie Saft au piano, à l’orgue Hammond, au Fender Rhodes et au Wurlitzer (il est aussi le producteur du disque), ainsi que de Brad Jones à la contrebasse et du batteur Dan Rieser, compagnon de Norah Jones au sein des Little Willies. Mais c’est surtout la présence du guitariste Marc Ribot, sur cinq des onze titres, qui fait tendre l’oreille. Entourée de ces quatre fortes personnalités, Youn Sun Nah explore un répertoire assez varié empruntant aussi bien au rock qu’au folk, aux rythmes qu’aux textes, à travers des reprises de Joni Mitchell (The Dawntreader), Paul Simon (She Moves On), Lou Reed (Teach The Gifted Children), Jimi Hendrix (Drifting avec un solo furibard de Ribot) ou encore le traditionnel Black Is The Color Of My True Love’s Hair. Trois compositions originales, Traveller, Evening Star et Too Late, complètent cet album résolument inspiré par la musique américaine et qui présente sa voix impressionnante dans un contexte qui n’est pas sans rappeler Norah Jones justement, voire Melody Gardot. Mais la personnalité vocale de Youn Sun Nah est assez forte pour qu’elle ne marche jamais ici sur les plates-bandes de ses illustres consœurs et propose, à l’arrivée, un enregistrement qui lui ressemble. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 28 avril 2017 | Mélisse

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Bach au pays du jazz, épisode 25478. L’intérêt des jazzmen pour le Kantor de Leipzig n’est pas une nouveauté. Et de Jacques Loussier à Keith Jarrett, on ne compte plus les hommages plus ou moins directs à son génie mais surtout à sa musique. Après un premier volume Think Bach, Edouard Ferlet adapte à nouveau, et de manière très personnelle, des pages du compositeur. La teneur de son propos comme l’inventivité de son piano touche ici au sublime. Surtout que le pianiste est très clair dans sa démarche qu’il décrit dans le livret du disque par le biais d’une missive adressée directement à l’intéressé : « Cher Jean- Sébastien, Depuis longtemps maintenant, je te joue et joue avec toi en te suivant sur le sentier d’à côté. Mes doigts en folie courent et relâchent pour exprimer ma rage et ma passion. Page après page, j’ai la sensation de sculpter un monde invisible. Je sens mes articulations éclater, ma peau s’ouvrir et mes ongles claquer comme si je frappais à ton royaume sacré. J’aimerais rentrer de tout mon corps dans ton monde sensible. Pour le moment, mes anciennes blessures me retiennent encore par le bout des pieds pas à pas, morceau par morceau. Chacune de tes inventions fait de moi un homme plus vivant, plus présent, plus heureux. Un jour, le clavier du piano m’a parlé. Je l’ai écouté et me suis noyé dans ses ondes sonores. Perdant conscience pendant quelques instants, je t’ai imaginé buvant du bon vin pendant que tu improvisais. Depuis, j’ai compris que je devais être un musicien de chaque instant, me laissant guider par la beauté du son, l’incandescence du rythme, les mélodies souterraines. Je ne veux pas m’enfermer dans la musique pour me protéger, je veux qu’elle soit une porte d’entrée grande ouverte pour aimer. » On sort de ce Think Bach, op.2 encore plus chamboulé que par le premier volume. On est surtout bluffé par la subtile manière qu’Edouard Ferlet à d’immiscer entre les lignes un swing aussi personnel. Fascinant. © MD/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 31 mars 2017 | Vision Fugitive

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Elle est l’une des voix les plus originales du jazz contemporain. Une voix qui prend son temps et enregistre lorsqu’elle estime qu’il est bon de le faire. Après trois albums sous son nom publiés chez ECM (April, Compass et The Gift), Susanne Abbuehl revient ici en compagnie du pianiste Stéphan Oliva et du batteur et percussionniste Øyvind Hegg-Lunde pour des relectures de thèmes signés Jimmy Giuffre et Don Cherry. Comme à l’accoutumée, cette digne héritière de Jeanne Lee avance avec l’intensité d’un chuchotement. Son chant atypique et beau qui doit tant à la musique classique indienne (elle a étudié auprès de Prabha Atre) qu’aux prêtresses de la scène free des sixties (Patty Waters, Annette Peacock, Norma Winstone, Maggie Nicols) improvise en anéantissant les clichés et les attentes qui se dissimulent habituellement derrière l’étiquette « chanteuse de jazz ». Ici, elle fait surtout corps avec ses deux complices d’un jour. Chant, piano et percussions ne font qu’un. Ou plutôt qu’une. Une voix colorée empreinte de poésie. Original et magnifique à la fois. © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 24 février 2017 | world village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Galvaudé et parfois même creux, le terme musique du monde prend tout son sens avec ce superbe album que signent Omar Sosa et Seckou Keita. Avec la complicité d’autres musiciens venus des quatre coins du monde (Gustavo Ovalles, Mieko Miyazaki, Wu Tong, Mosin Khan Kawa, E’Joung-Ju et Dominique Huchet), le pianiste cubain et le joueur de kora sénégalais façonnent un disque innovant où la liberté et l’improvisation sont les clefs d’une musique spirituelle au possible. Sereine et emprise d’une douce exaltation, elle résonne aussi comme un antidote face au tumulte du monde. Avec une telle approche, les éventuelles cloisons séparant le jazz, la musique africaine comme la cubaine ne sont plus que poussière. Reste à se laisser porter et bercer par des compositions ensorceleuses dans lesquelles on croise aussi bien de la cornemuse qu’une flûte traditionnelle chinoise, un koto, une guitare, un Fender Rhodes ou du djembe ! Magique. © MD/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 17 février 2017 | Laborie Jazz

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Très gourmand ce Paul Lay qui entame l’année 2017 avec non pas un mais deux albums qu’il publie simultanément, Alcazar Memories et The Party qu'il présente ainsi : « J'ai élaboré ce répertoire comme une illustration sonore de scènes cinématographiques qui se déroulent lors d'une fête. De la joie, de la légèreté, de l’inattendu. L'exaltation de se retrouver. Chaque pièce caractérise un personnage, une situation, ou encore un échange de regards, une danse, et bien d’autres mouvements. Une fête, c’est également l’occasion d'observer le jeu des masques : l’ego de chacun, complexe, miroite différemment en fonction des situations, afin d’obtenir l’adhésion du groupe. Ces moments de rassemblement nous renvoient à notre identité propre, aux multiples facettes qui constituent notre personnalité, à notre image, nos fêlures, nos refoulements, nos projections, nos fantasmes, confrontant notre réalité à celle des autres. » À la suite de l’album Mikado paru en 2014, Paul Lay avait en fait souhaité approfondir son travail de composition avec Clemens Van Der Feen et Dré Pallemaerts. Une rythmique naturelle et puissante, subtile et délicate, toujours au service de l’émotion et de la sensation. Entendre ce trio est assez jubilatoire. La complicité proposée, la richesse des improvisations et la grande musicalité des thèmes joués, Lay signe ici son disque le plus impressionnant. © MD/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 4 mai 2015 | Mina Agossi

Distinctions 4F de Télérama
Onzième album de la chanteuse d'origine béninoise, Fresh est une nouvelle réussite à porter au crédit de cette créatrice trans-genre qui ne se repose aucunement sur ses lauriers. Mina Agossi n’a de cesse de décloisonner, réinventer la musique, elle prend un malin plaisir dans cet album à brouiller les frontières entre le jazz, la pop, le rock... Elle porte un nouveau regard sur ses vingt années de carrière, revisite de fond en comble certaines de ses compositions et en propose de nouvelles aux multiples influences. © JMP/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 25 novembre 2016 | Les couleurs du son

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Ceux qui s’interrogent, toujours et encore, sur l’éventuel rôle militant dans la société de l’artiste en général et du musicien en particulier pourront goûter ce divin Almot Wala Almazala (en français, La mort plutôt que l'humiliation) pour faire avancer leur réflexion… Avec son ensemble Rhythms of Resistance (le nom est là aussi assez explicite), Naïssam Jalal refuse les étiquetages et prend le parti-pris de faire vaciller les frontières stylistiques en soulignant un peu plus la porosité entre les genres. La flûtiste franco-syrienne, portée par l’élan des révolutions arabes et des drames incommensurables que vivent ces régions, signe une superbe et poétique partition protéiforme où les rythmes d’Orient (Syrie) mais aussi d'Asie (Japon) et d’Afrique (Maroc, Éthiopie) flirtent avec ceux du jazz. Tantôt le climat est apaisé et contemplatif. Hanté même par une vraie forme de spiritualité. Et puis le vent de la révolte gronde soudain et ce gang cosmopolite et virtuose (Mehdi Chaib, Karsten Hochapfel, Matyas Szandai, Arnaud Dolmen et Francesco Pastacaldi) s’emballe avec génie sur les sentiers d’une transe coltranienne (le fantôme d’Eric Dolphy rode aussi parfois dans les parages). Même dans ses titres (Alep, Lente impatience: To Daniel Bensaïd, Où est le bouton pause de mon cerveau ? et surtout Almot Wala Almazala: Tribute to the Martyrs of Syrian Revolution), Naïssam Jalal et ses complices crient un peu plus leur révolte intérieure. Révolte qui s’extrait avec talent et originalité de ce superbe disque tout au long duquel sa flûte traversière est un enchantement permanent. © MZ/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 14 octobre 2016 | Motema

Distinctions 4F de Télérama
Même si, à 50 ans, sa carrière est déjà bien remplie de douze albums comme leader et d’une trentaine en tant que sideman, Donny McCaslin a vécu un moment charnière en participant au dernier album de David Bowie, Blasckstar. Ce sont d’ailleurs les musiciens présents sur l’ultime enregistrement du Thin White Duke (le pianiste Jason Lindner, le batteur Mark Guiliana et le bassiste Tim Lefebvre) qui signent avec lui ce Beyond Now. Un disque hommage à cet illustre employeur qui les avait embarqué dans son ultime périple artistique après les avoir entendu, un soir de juin 2014, au 55 Bar de Greenwich Village à New York… Le travail tout comme la rencontre ne serait-ce qu’humaine avec Bowie a profondément marqué Donny McCaslin qui signe ici un opus atypique. Un traité de jazz fusion qui doit tant aux facettes les plus expérimentales de Bowie qu’au jazz rock pur et dur des seventies qui a bercé son enfance. Le collage de ce Beyond Now mélange des reprises de Bowie (Warszawa, merveille échappée de l’album Low, et A Small Plot of Land, ici chanté par Jeff Taylor, qui figurait sur Outside) mais aussi de Deadmau5 et Mutemath, sans oublier une composition de McCaslin qui s’inspire d’une pièce laissée en friche par Bowie lors des sessions de Blackstar. On sort de cet assemblage de jazz, d’électro et de rock comme chamboulé. Le saxophoniste californien et ses complices osent des passerelles folles entre les genres mais réussissent surtout à développer un langage bien à eux. Et chaque écoute supplémentaire de ce disque en libère un peu plus les secrets… © CM/Qobuz

Le genre

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