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Quintettes - Paru le 21 avril 2017 | PentaTone

Livret Distinctions Diapason d'or
« De simples musiciens d’orchestre », telle serait l’erreur catastrophique que l’on pourrait commettre en jugeant de l’apparence de l’appellation, WDR Sinfonieorchester Köln Chamber Players. Oui, en effet, hormis la violoniste Ye Wu qui est premier violon solo de cet orchestre, les quatre autres musiciens appartiennent « au rang », comme on dit en français. Mais ce ne sont pas moins d’excellents solistes, et leur expérience orchestrale, en vérité, leur donne peut-être encore plus la capacité de jouer ensemble, d’un seul son, ce qui est d’autant plus nécessaire pour des œuvres hybrides comme les Quintettes à cordes de Brahms qui se déclinent moins comme des œuvres de musique de chambre solistes que des œuvres de conception symphonique, mais pour tout petit ensemble. La première tentative de Brahms de s’essayer à ce genre date des années 1865, mais les remarques quelque peu acerbes de Joseph Joachim poussèrent le compositeur à réécrire entièrement sa partition pour quintette avec piano, qui deviendrait le chef-d’œuvre que l’on sait. Vingt ans plus tard, après avoir fait ses armes avec trois quatuors à cordes, Brahms se sentait mûr pour ses deux Quintettes Op. 88 et 111, des œuvres de l’ultime maturité datant respectivement de 1882 et 1890. À son éditeur, il devait écrire : « Avec cette œuvre, vous pouvez prendre congé de ma musique, car il est certainement temps de partir », même s’il se laissa encore aller à quelques derniers lieder, ses chefs-d’œuvre avec clarinette, et quelques pièces chorales. Hélas, on n’entend pas assez souvent ces Quintettes, gageons que cette belle et intense interprétation saura les remettre à l’honneur. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 7 février 2020 | PentaTone

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Classique - Paru le 10 janvier 2020 | Alpha

Hi-Res Livret
Éclipsés par la réputation et la grandeur de ses sublimes quatuors, les deux quintettes à cordes de Beethoven présentés ici sont largement méconnus. Si l’opus 29 est une œuvre composée originalement pour la formation mise à l'honneur par Mozart, avec deux violons, deux altos et un violoncelle, l’Opus 104 est la transcription d’une transcription. Son histoire est d’ailleurs assez piquante : un musicien amateur du nom de Kaufmann avait envoyé à Beethoven une transcription pour quintette à cordes de son Trio avec piano en ut mineur, Op. 1 n° 3 dont les nouveautés harmoniques déroutaient un peu le public. Mais cette transcription jugée malhabile par le compositeur l’incita à en réaliser une autre lui-même, accompagnée d’une dédicace ironique et assez caustique à l’encontre du malheureux musicien. Composé après le grand cycle des Six Quatuors, Op. 18, le Quintette en ut majeur, Op. 29 exploite les riches sonorités des cinq instruments plus que l’écriture thématique ou contrapuntique. C’est le déploiement sonore et la richesse des contrastes qui nous séduisent ici. La très brève Fugue, Op. 137 (à peine deux minutes) composée en 1817 date de l’époque où Beethoven tentait d’exploiter la vieille forme de la fugue pour en faire un élément poétique et expressif. C’est une œuvre de circonstance composée pour un éditeur viennois projetant la première édition complète de ses œuvres. Les WDR Symphony Orchestra Cologne Chambers Players sont tous issus du célèbre orchestre allemand. Leur premier album, consacré aux deux Quintettes de Brahms, a été salué par la presse spécialisée internationale, impression confirmée par une tournée à travers les principales salles de Chine qui a remporté un grand succès. Nul doute que cette belle contribution à l’Année Beethoven ne passera pas inaperçue. © François Hudry/Qobuz