La Discothèque Idéale Qobuz sélectionne des albums originaux non compilés pour en respecter la saveur et le geste artistique, qui ont marqué l'histoire du disque ou qui constituent des enregistrements essentiels de chaque genre musical. En téléchargeant ces albums, ou en les écoutant avec votre abonnement, vous choisirez le meilleur de l'histoire du disque.

Les albums

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Jazz - Paru le 30 novembre 1975 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Qobuz Référence
Chaque époque du jazz depuis la fin du XIXe siècle eut ses pianistes références : Scott Joplin, James P. Johnson, Earl Hines, Fats Waller, Art Tatum, Nat King Cole, Oscar Peterson, Erroll Garner, Bud Powell, Thelonious Monk, Dave Brubeck, Ahmad Jamal, Bill Evans, Cecil Taylor et quelques autres marquèrent à jamais leurs décennies d'une empreinte inaltérable. Les années 60 et 70 furent celles d'Herbie Hancock, Chick Corea et Keith Jarrett (tous trois révélés dans l'entourage de Miles Davis), mais c'est sans aucun doute ce dernier qui remporta le plus de succès populaire au point de largement déborder le public jazz et toucher les amateurs de musique toutes catégories confondues. Enregistré le 24 janvier 1975 à l'Opéra de Cologne, le Köln Concert y est pour beaucoup. Un génie de l'improvisation livré à lui-même, à ses propres digressions, à son inspiration, ce jour-là, divine. © JMP/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1977 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Il est bon de rappeler que Keith Jarrett eut une vie avant son indéboulonnable trio avec Jack DeJohnette et Gary Peacock et ses concerts et ses albums solos. Et oui… Chez Miles Davis, par exemple. Face à des claviers électriques, par exemple. Entouré de pleins de souffleurs, par exemple. Une richesse musicale bien renseignée discographiquement parlant mais qui semble être tombée dans les limbes de l’oubli tant les albums solos et ceux du trio cité se comptent désormais à la pelle. Au cœur de cette « première » vie jaillissent des pépites. Comme The Survivors' Suite enregistré en avril 1976 pour le label ECM, une des dernières réalisations du quartet américain de Jarrett. Le sous-estimé Dewey Redman, père de Joshua, est au saxophone, Paul Motian tient les baguettes et Charlie Haden officie toujours aussi originalement à la contrebasse. Découpée en deux longues parties, Beginning et Conclusion, cette suite multicolore est une évolution permanente. Comme le jazz, finalement… On ne sait plus trop ce qui est free ou ne l’est pas (plus ?). On ne sait plus trop si l’unité de lieu est occidentale ou orientale. Les quatre hommes qui n’hésitent pas à user d’armes inhabituelles (Jarrett joue un peu de sax et du célesta, Redman des percus) construisent une ample cérémonie souvent sombre et austère, d’où surgissent des étincelles assez éblouissantes de clarté et de pureté. Les tentures projetées par les fûts de Paul Motian atteignent des sommets d’inventivité musicale rarissime. Dewey Redman alterne souffle ultime quasi-tribal et chuchotement de velours. Et le maître de cérémonie extrait de son piano tous les sons possibles et imaginables sans jamais donner l’impression de vouloir épater la galerie. Cette Survivors' Suite a de magique son ambivalence. Son faux manichéisme. Cette capacité de passer avec une telle aisance de la tempête la plus tellurique au bien être le plus charnel. Un peu comme cette éclaircie, de toute beauté, à la quatrième minute et cinquantième seconde du second thème de l’album. Le pianiste d’Allenttown ouvre son âme dans un élan mélodique simple et majestueux. Avec le recul, ce disque de plus de quarante ans n’est finalement pas si étranger au discours actuel de Keith Jarrett. Ses récentes prestations en solo renferment une sève, parfois même une sémantique, bien ancrées dans ces années passées. Comme tout grand disque The Survivors' Suite est intemporel dans son fond comme dans sa forme. Il continue juste à bouger. A avancer. A évoluer avec le temps. © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 30 novembre 1975 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Qobuz Référence
Chaque époque du jazz depuis la fin du XIXe siècle eut ses pianistes références : Scott Joplin, James P. Johnson, Earl Hines, Fats Waller, Art Tatum, Nat King Cole, Oscar Peterson, Erroll Garner, Bud Powell, Thelonious Monk, Dave Brubeck, Ahmad Jamal, Bill Evans, Cecil Taylor et quelques autres marquèrent à jamais leurs décennies d'une empreinte inaltérable. Les années 60 et 70 furent celles d'Herbie Hancock, Chick Corea et Keith Jarrett (tous trois révélés dans l'entourage de Miles Davis), mais c'est sans aucun doute ce dernier qui remporta le plus de succès populaire au point de largement déborder le public jazz et toucher les amateurs de musique toutes catégories confondues. Enregistré le 24 janvier 1975 à l'Opéra de Cologne, le Köln Concert y est pour beaucoup. Un génie de l'improvisation livré à lui-même, à ses propres digressions, à son inspiration, ce jour-là, divine. © JMP/Qobuz