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Les albums

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KicK iii

Arca

Électronique - Paru le 1 décembre 2021 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Un an et demi après Kick i, Arca boucle sa série avec quatre nouveaux albums (!) sortis quasi simultanément, qui dévoilent chacun une facette du travail de la productrice vénézuélienne, devenue un des noms les plus recherchés de l’industrie musicale (avec à son CV Kanye West, Björk ou FKA twigs). Le premier, KICK ii, est peut-être le plus accrocheur en présentant la “version Arca” du reggaeton, genre très en vogue au Venezuela devenu un phénomène mondial ces dernières années. Arca revisite le rythme dembow dans tous les sens sur les trois quarts du disque, avec Boys Noize en mode épileptique sur Tiro, en mode vapor sur Luna Llena avec les jumeaux allemands Cubeatz, ou façon IDM/electronica avec Clark sur Confianza. Le disque est complété par le single pop/EDM Born Yesterday avec l’ex de Zero Seven, l’Australienne Sia.Sur KicK iii, Arca nous ramène dans un club sombre et crade doté d’un sound-system surpuissant, mis en route avec Bruja, du hip-hop indus avec ce beat incroyable qui rappelle le talent unique de la productrice en termes de sound design. Pour le peak time, ce sera Incendio, sorti en single également et qui porte parfaitement son nom, Morbo, un dancehall/dubstep mutant que même les Anglais n’auraient pas osé, Electra Rex, avec son bass kick étourdissant, et le featuring avec Machinedrum, un Señorita bien métallique. Comme toujours, la musique d’Arca est très mentale, et les fans vont s’en donner à cœur joie, les yeux fermés allongés dans leur lit, avec Intimate Flesh et Joya en clôture.Sur le suivant, Kick iiii, Arca nous ramène dans des ambiances plus downtempo, avec une tonne de claviers éthérés et des passages cosmiques limite musique concrète. Le featuring avec Planningtorock sur le langoureux Queer est au diapason, et on trouve même une ballade synthétique, Hija, à faire pleurer un androïde. tandis que les emos devraient trouver leur compte avec Lost Woman Found et Paw.Enfin, Kick iiii incarne le cycle de la renaissance dans cette saga bâtie par Arca, avec une série de berceuses, dont une conçue spécialement pour les nostalgiques des raves, Amrep, qui reprend tous les codes de la techno des 90’s avant de les fondre dans le chaos. Un disque qui se poursuit quasi sans batterie, avec un monologue de Ryuichi Sakamoto, sur une instru chamanique (Sanctuary), jusqu’à l’émouvant final Crown où l’on retrouve le kick indus signature d’Arca, plus inspirée que jamais. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Red (Taylor's Version)

Taylor Swift

Pop - Paru le 12 novembre 2021 | Taylor Swift

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Valentine

Snail Mail

Alternatif et Indé - Paru le 5 novembre 2021 | Matador

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Lorsqu’elle a surgi durant l’été 2018 avec son premier album Lush, Lindsey Jordan alias Snail Mail faisait figure de digne héritière de Liz Phair, Fiona Apple, Courtney Love, Shirley Manson, Aimee Mann, Ani DiFranco, bref de ces (plus ou moins) riot girrrls des 90’s qui avaient conjugué, chacune à leur manière, le syndrome de la postado révoltée, seule dans sa chambre, guitare électrique en guise de doudou, et fait exploser au passage tous les clichés liés à ce type de profil. Des années 90 vécues par procuration pour Snail Mail puisque née en 1999. Mais si l’ADN de la musique de la chanteuse originaire de la banlieue de Baltimore est essentiellement composé de ce rock indie typiquement 90's, Lush sonnait bien comme un disque de 2018, non comme une archive exhumée. Contemporanéité qui se confirme trois ans plus tard avec ce Valentine. Un deuxième album bien plus apaisé, plus pop aussi, avec un brin moins de guitares, plus de synthés et même quelques cordes. La rage de Snail Mail se fait ici plus intérieure. Mieux canalisée dans des compositions solides où elle parle peine de cœur, cure de désintox et envie de changement. Sur Light Blue ou c. et al., elle lorgne même vers un folk rêveur pour porter ses introspections. Comme sa consœur Julien Baker, Snail Mail a dû gérer un succès précoce. Mais elle utilise impeccablement ce statut qu’elle décrit comme « un bébé dans un boulot d’adulte » pour nourrir Valentine, un peu plus addictif à chaque nouvelle écoute. © Marc Zisman/Qobuz
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I Don’t Live Here Anymore

The War On Drugs

Alternatif et Indé - Paru le 29 octobre 2021 | Atlantic Records

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Adam Granduciel est un magicien. Il a réussi à faire passer son groupe The War On Drugs pour d’intouchables pontes du rock indé américain en jonglant pourtant avec des valeurs sûres du classic rock. Avec Lost In The Dream, album qui terminera en pole position de nombreux palmarès de fin d’année en 2014, il canalise à la perfection ses obsessions : Springsteen surtout, Dylan pas mal, Tom Petty aussi, voire Mark Knopfler période Dire Straits dans certaines parties de guitare. Le cerveau de The War On Drugs emballe certes ses chansons dans un halo sonore chloroformé, un brin shoegaze, mais avance sur un chemin assez dégagé et sans aspérité arty. En 2017, A Deeper Understanding enfonce le clou. Une pandémie plus tard, Granduciel ne déballe aucune révolution mais peaufine cet art qu’il déleste de ses rêveries sans doute propres à la jeunesse. Plus dylanien que jamais, et ce dès le Living Proof d’ouverture, il fait d’I Don’t Live Here Anymore un sommet d’efficacité. À l’image de la chanson titre, une mélodie entêtante ponctuée par une rythmique de déménageur. Ou Harmonia’s Dream et son entrelacs de guitares claires et de synthés 80’s… Ce cinquième album est surtout une belle ode à la détermination. Même dans ses interrogations métaphysiques, Adam Granduciel fait dans la maturité. J’ai grandi, j’ai mûri, j’avance : tous ces poncifs ont une saveur étonnamment singulière dans sa voix. Tout parait cliché mais ne l’est jamais. On imagine déjà les chansons d’I Don’t Live Here Anymore résonner dans des stades sold out mais elles peuvent aussi être l’attachante BO d’une soirée en solitaire barricadé chez soi. Bref, comme ses illustres aînés cités plus haut, le leader de The War On Drugs touche tout le monde et cette cuvée 2021 pourrait bien être son plus grand cru. © Marc Zisman/Qobuz
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Shade

Grouper

Rock - Paru le 22 octobre 2021 | kranky

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im hole

AYA

Électronique - Paru le 22 octobre 2021 | Hyperdub

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Una Rosa

Xenia Rubinos

Alternatif et Indé - Paru le 15 octobre 2021 | Anti - Epitaph

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Worn down from touring for her acclaimed 2016 album, Black Terry Cat—a remarkable melding of Erykah Badu-style hip-hop, neo-soul, wild synth noise, Latinx traditions and loads of swagger—Xenia Rubinos saw a curandero. The healer diagnosed the Connecticut-born Rubinos, whose mother is Puerto Rican and father is Cuban, with "perdida de espiritu": a loss of spirit. But there was hope, as he assured her she hadn't lost her gift of music. To revive herself, Rubinos looked to the past, recalling a wind-up lamp in her abuelita's home that played the dreamy, romantic traditional "Una Rosa"; she used that to create her own version of the song, with airy flute that turns more aggressive, underscored by looming bass, as the song and, presumably, Rubinos, moves forward. Una Rosa feels, and is, different from her past work—it's more electronic and with more Spanish lyrics. That's incredibly striking on "Sacude," which alternates between spare clave and hip-hop-meets-rumba thump as Rubinos slips between Spanish and English. "I'm carrying the weight for both of us," she sings, the pulsing, throbbing music evoking pain and fear. And if she doesn't let it go, death will come: "Cuanto quisiera salir de esto ya/ Si sigo este rumbo/ Pronto me sorprende la muerte." That dilemma of trying to keep it all together also plays out in the lightly bouncing '90s R&B of "Cogélo Suave," as Rubinos' smooth assurance of "I'm doin' fine like all the time" confusingly crashes into an admittance of "well, I don't know"—which then dissolves into a nonsensical "menamena" chant. R&B-inflected "Don't Put Me in Red" cleverly puts it straight to concert-venue lighting engineers who like to give her fiery-tinted "Latina lighting." "Dress me, undress me/ I'm so spicy, you don't like me" go the snappy verses, before she croons like Sade: "Don't you put me in red/ I hate it." "Working All the Time" weaves in air sirens and an early Destiny's Child vibe to cast side-eye at the trap of capitalism; bright-and-shiny "Who Shot Ya," with its stuttering "get it get it get it," is about cheering people to stand up for themselves rather than putting their faith in power players: "Get their rest, get their peace, get their money, get their justice—to get up and get it," Rubinos has said. But perhaps the most stunning moment on the record is the pulsing electronica of "Did My Best," about the shock of a loved one's sudden death. Against a backdrop of industrial-sounding chaos, Rubinos adopts a robotic voice; you might expect it to be cold, but it's painfully human. "I didn't even get to say goodbye," she yells with so much confusion and angst, the intimacy is almost unbearable. © Shelly Ridenour/Qobuz
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Colourgrade

Tirzah

Alternatif et Indé - Paru le 1 octobre 2021 | Domino Recording Co

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Devotion était le plus fascinant des ovnis de 2018. Tirzah, protégée de son amie d’enfance Mica Levi alias Micachu, également productrice de ce premier album, déboulait comme une intrigante endormie. Une sorte de funambule slalomant avec sensualité entre R&B mélancolique, néo-trip hop, la soul chloroformée, post-grime et pop expérimentale. Ces notes de piano ivre, ces boucles floutées, ces basses épaisses, ces couinements louches, ces grincements de porte et surtout cette voix troublante et changeante, sont à nouveau de la partie pour Colourgrade. Micachu également. Mais ce deuxième opus est viscéralement moins soul que le précédent et encore plus avant-gardiste. Le cerveau de Tirzah reste un intrigant labyrinthe stylistique dans lequel on peut se perdre (Crepuscular Rays) mais où il fait toujours bon s’abandonner (Hive Mind). Et si Tirzah venait d’inventer la soul blues des années 2020 ? © Marc Zisman/Qobuz
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Half God

Wiki

Hip-Hop/Rap - Paru le 1 octobre 2021 | Wikset Enterprise

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HEY WHAT

Low

Alternatif et Indé - Paru le 10 septembre 2021 | Sub Pop Records

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Peu de groupes ont assez d'audace ou de vision pour drastiquement se réinventer après vingt années de carrière, mais c'est ce dont les américains de Low, soit Alan Sparhawk et Mimi Parker, auront été capables sur Ones and Sixes (2015) puis Double Nagative (2018), délaissant la recette slowcore qui a fait leur succès au profit d'une approche art pop expérimentale et volontiers dissonante aux accents glitch, drone et noisy. Publié en 2021, HEY WHAT continue de creuser ce sillon avec toujours plus de réussite et de courage, faisant pour la troisième fois d'affilée appel au producteur BJ Burton pour livrer une collection de dix titres exigeante, formant un tout à même de récompenser l'auditeur prêt à s'y abandonner et s'inscrivant parmi les plus grandes réussites du groupe en date. © TiVo
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Space 1.8

Nala Sinephro

Électronique - Paru le 3 septembre 2021 | Warp Records

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Glow On

Turnstile

Metal - Paru le 27 août 2021 | Roadrunner Records

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I Know I'm Funny haha

Faye Webster

Alternatif et Indé - Paru le 25 juin 2021 | Secretly Canadian

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Atlanta Millionaires Club fut le vrai rayon de soleil du printemps 2019. Entre ses photos des pontes de la scène rap d’Atlanta, sa passion pour l’indie folk, sa vénération des Braves, l’équipe de baseball dont elle porte souvent le maillot, sa dégaine normcore et une pochette d’album où sa bouche tartinée de chocolat fondu croquait une poignée de pièces d’or, Faye Webster alignait décalages plus improbables les uns que les autres et chansons parfaites, gorgées de soul vintage langoureuse. Et puisque c’était si bon de se prélasser dans cet Atlanta Millionaires Club comme dans un bon gros canapé de R&B moelleux, Faye Webster prolonge le plaisir sur I Know I’m Funny haha. Avec une nonchalance touchante et des histoires habitées par son sujet de prédilection, la solitude, la musicienne d’Atlanta s’abandonne à nouveau dans ses somptueuses ballades de soul vaguement country et un peu rétro (mais pas trop). Ce quatrième album devient même encore plus réconfortant lorsque Webster déballe de belles cordes comme sur In A Good Way et A Stranger qu’on jurerait échappés d’un album d’Al Green. Et comme elle s’appelle tout de même Faye Webster et que l’étiquette d’extra-terrestre lui va si bien, elle boucle son périple par un duo sensuel avec Mei Ehara, artiste japonaise qu’elle cite comme l’une de ses plus grosses influences. Vraiment moelleux. © Marc Zisman/Qobuz
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CALL ME IF YOU GET LOST

Tyler, The Creator

Hip-Hop/Rap - Paru le 25 juin 2021 | Columbia

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Donner suite à un album aussi réussi que Igor n’est pas chose aisée. Sauf si l’on se nomme Tyler, The Creator et que l’on a dans sa besace une source infinie d’inspirations et d’audace. Depuis 2019, l’Américain a acquis un statut de star planétaire lui permettant toutes les folies musicales. Et ce Call Me If You Get Lost ne fait pas exception. Dans une esthétique rap plus affirmée, délaissant quelques peu l’esprit soul/funk collectif qui l’a propulsé tout en haut de l’affiche, le voici qui retrouve son côté frontal des débuts sur des titres tels que Corso ou Lemonhead. Et même lorsque les instrus se composent de samples jazz comme sur Hot Wind Blows, il y a forcément un Lil Wayne dans la forme de sa vie pour y apporter de la dureté. Tyler évolue dans son registre de prédilection, mais cela ne l’empêche pas d’innover en mobilisant ouvertement ses influences lover ou jamaïcaines sur Sweet / I Thought You Wanted To Dance, ou d’explorer des sonorités électroniques inédites avec Juggernaut en featuring avec Lil Uzi Vert et l’un de ses héros : Pharrell Williams. Toujours avec cette incroyable capacité à créer une unité sonore et une continuité fascinante tout en touchant à toutes les techniques de production, aux différents sous-genres rap ou en invitant des acolytes de tous horizons. Rien n’est impossible pour Tyler, The Creator. © Brice Miclet/Qobuz
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Fatigue

L'Rain

Alternatif et Indé - Paru le 25 juin 2021 | Mexican Summer

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Taja Cheek's 2017 debut album as L'Rain was an immersive, genre-blending dream sequence that connected sentiments of sorrow, love, and healing through abstract tape manipulations. Cheek named the project after her mother, Lorraine, who passed away during the album's creation, ultimately shaping the record's direction. Her second LP looks both inward and outward, reflecting on personal loss and coping with change in one's own life as well as in a dramatically changing world. The dense, anxious opening track "Fly Die" features a dramatic monologue from Quinton Brock, expressing exhaustion at being held down and living in a society that refuses to be honest, concluding with the question "What have you done to change?" The album's title refers to being tired of constantly dealing with and working toward change, a theme that especially became relevant during the record's production, particularly in the face of COVID-19 surging and Black Lives Matter protests. Even bolder and dreamier than L'Rain's self-titled debut, Fatigue is a stunning collage of lush, ever-shifting textures and ethereal vocals, elaborately arranged in a tape edit-heavy manner recalling the most out-there Tropicália albums. "Find It" emerges with a comforting, shaker-laden groove, with Cheek resolutely chanting "Make a way out of no way," before dissolving into an ambient gospel breakdown. The gorgeous "Blame Me" mentions fighting personal demons and thinking about "future poison-blooded little babies" as spiraling guitar lines are gradually accompanied by hidden voices and swelling, nearly orchestral instrumentation. The more confessional "Suck Teeth" has knotty time signatures yet goes down smoothly due to her soothing vocal delivery and the song's trippy, fluid production. "Two Face," maybe the album's sunniest, most inviting tune, cloaks poetic lyrics about loneliness and numbness in shuffling, sophisticated rhythms, punchy horns, and echoed laughter. The set is threaded together with brief interludes drawn from home recordings made throughout Cheek's life, capturing scenes she nearly forgot about that she would like to remember forever, including moments of joy and community such as a playground clapping game and a friend belting out a goofy, off-key song she made up. At just under half an hour, the album's running time is relatively brief, but it feels like it encompasses Cheek's entire life so far, and it's a uniquely powerful expression of her uncompromising vision. © Paul Simpson /TiVo
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Afrique Victime

Mdou Moctar

Rock - Paru le 21 mai 2021 | Matador

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Les Touaregs ne manquent pas d’excellents guitaristes et le Nigérien Mdou Moctar n’a rien a envier à son compatriote Bombino ni à ses voisins basés au Mali Tinariwen. Son sixième album, Afrique Victime qui revient sur les méfaits de la colonisation, démarre et se termine sur des sons de pas et l’on imagine la poussière voleter dans la lueur du soleil levant sur l’introductif Chismiten et retomber après l’enthousiasme des danseurs nocturnes sur le Bismilahi Atagah de clôture. Entre les deux, la guitare de Mdou Moctar luit, brille et provoque d’électriques étincelles ou prodigue des caresses boisées. Son chant clair, souvent rejoint par des chœurs enthousiastes, s’appuie sur la chaloupe des rythmiques familières de ce coin de terre désertique pour délivrer son message. Mais ces propos critiques se nuancent de l’esprit bienveillant et festif de sa poétique musicale. Un disque fort, un témoignage convaincant de la bonne santé de cette musique nourricière des terres arides. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Pray For Haiti

Mach-Hommy

Hip-Hop/Rap - Paru le 21 mai 2021 | Griselda Records

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Seek Shelter

Iceage

Alternatif et Indé - Paru le 7 mai 2021 | Mexican Summer

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On their fifth album, Iceage continue their metamorphosis into poetic harbingers with a flair for the theatrical, leaving their scrappy beginnings firmly behind for better or worse. As always, there is a sense of urgency to the record, with the group even veering into Brit-pop bombast, like Oasis reimagined for red wine-guzzling literary fanatics. Elias Bender Rønnenfelt's signature drawl only further positions him as a prophet of sleaze, and the band remain as capable as ever, but it's hard to escape the feeling their rougher edges have been refined, as some tracks glide by a little too smoothly to become the kind of earworms they have crafted in the past. Something that decidedly hasn't changed is their propensity for explosive openers, like "Shelter Song" and its massive chorus that manages to hit like a truck; even at midtempo, the Wall of Sound and soaring backing vocals are staggering. Despite a brief change of pace in the beautified "Love Kills Slowly," the energy travels right through to centerpiece "Vendetta." The track is all swagger -- it comes out swinging like something in between Happy Mondays and Kasabian, running the risk of becoming stadium-built lad rock, and only avoids such damning praise by virtue of Rønnenfelt's natural attitude. It is followed by a strange left turn in "Drink Rain," which channels Jacques Brel, and as admirable an influence as he may be, the song just doesn't land correctly, serving only as a distraction. The closing numbers pick up the slack, with "Gold City" standing out as a highlight. That's until the finale, "The Holding Hand," which proves Iceage still know how to end things on a high note. It's a fantastic feat of songwriting; dripping in drama, it manages to squeeze angst out of tension rather than raucous energy, coiling itself around subtlety and then pulling taut in the closing moments before breaking down completely. Ultimately, this record is a triumph for the band, born out of strange times, and although it may not be their best, their blend of bitter and sweet still rings true. Iceage's rugged roots may be gone, and there may be fewer thorns, but Seek Shelter is still a rose by any other name. © Liam Martin /TiVo
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ULTRAPOP

The Armed

Metal - Paru le 16 avril 2021 | Sargent House

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Plus qu’un simple groupe de hardcore, The Armed est une sorte de concept, un collectif qui aime brouiller les pistes et semer le doute. Impossible de savoir qui se cache vraiment derrière cette joyeuse bande de frapadingues qui laissent des acteurs jouer leur rôle à chaque vidéo mise en ligne sur le web et envoient des figurants répondre à leur place aux questions des journalistes lors des journées promo qui leur sont consacrées. Un jeu de piste que certains considèrent comme une autre façon de faire du marketing qui, si elle semble aller à contre-courant, possède une réelle efficacité. Pourtant, The Armed est bien plus punk que la majorité des groupes revendiquant cet état d’esprit. La preuve la plus évidente reste sans nul doute la mise à disposition gratuite de leurs albums et de leurs maxis, tous en ligne depuis les débuts de l’aventure. Des disques réalisés par Kurt Ballou, guitariste de Converge et ingé son génial admiré par toute la sphère indé (Kvelertak, Chelsea Wolfe, Torche, High on Fire…). Ballou est justement à nouveau aux commandes pour Ultrapop, premier album du combo originaire de Detroit (ou pas) pour le compte du label Sargent House (Deafheaven, And So I Watch You From Afar…). On y retrouve tout ce qui fait la particularité de la musique du collectif. Chaotic punk, hardcore expérimental, indie rock assaisonné de metal… on ne saurait dire. Une chose est sûre, des éléments plus pop ont en effet intégré l’univers du combo de manière insidieuse pour essayer d’ouvrir un peu plus son univers musical. Cela reste à la fois dense et ultra… agressif (Masunaga Vapors ou encore Big Shell et leur côté Converge), toujours saturé même quand la mélodie reprend le dessus (An Iteration). Ce qui reste totalement hallucinant, c’est la manière dont on peut ressentir le côté pop évident apporté par de nombreux synthés et certains choix de sonorités marquées sans rien perdre de ce visage totalement bruitiste qui vous accroche les tympans et vous vrille le cerveau. Car The Armed a beau s’amuser avec les instruments et la manière de les agencer, il refuse de trop vous faciliter l’écoute et cela jusqu’au dernier morceau, The Music Becomes a Skull, plus lent et aérien (doux euphémisme) sur lequel Mark Lanegan vient jouer les guests de luxe en posant sa voix quelque part derrière une rythmique martiale qui flirte avec l’indus et un synthé sans cesse menacé de disparaître face à une guitare dissonante à la disto tenace. Les plus grincheux iront jusqu’à penser qu’à trop jouer avec son image, notamment à cause de ses vidéos mises en ligne avant la sortie de l’album, The Armed risque de passer du statut d’intrigante énigme à celui de vaste blague. Mais le son suffit à prouver combien cet étrange collectif a encore beaucoup à dire, en conservant une identité forte et sans faire de compromis en dehors d’une signature avec un « vrai label » qui lui permettra de rayonner plus facilement et de répandre sa parole expérimentale avec bruit et fracas. © Chief Brody/Qobuz
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Uneasy

Vijay Iyer

Jazz - Paru le 9 avril 2021 | ECM

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Depuis le début des années 2000, Vijay Iyer entretient une relation privilégiée avec Tyshawn Sorey. Le pianiste et le batteur américains accueillent au cœur de cette indéfectible complicité la bassiste australienne Linda May Han Oh, déjà saluée pour ses propres enregistrements comme ses nombreuses piges de sidewoman notamment chez Dave Douglas ou Joe Lovano. L’énergie et la variété des couleurs proposées par ce trio inédit confèrent à cet Uneasy qui paraît sur le label ECM une intensité rare. Une sorte de créativité nucléaire. Car derrière l’exigence et la virtuosité de ces trois-là, il y a surtout de la musique. De la musique et des idées. Iyer et ses amis célèbrent des disparus (McCoy Tyner sur le Night and Day de Cole Porter et Geri Allen sur Drummer's Song) et s’engagent (pour le mouvement Black Lives Matter sur Combat Breathing, ou en évoquant la fameuse crise sanitaire de Flint en 2014 sur Children of Flint). Dans le torrent de notes qu’ils font ici couler la méditation laisse la place au swing, la fulgurance s’écarte pour laisser entrer du jus de cerveau et ainsi de suite, à 360°. Vijay Iyer, Tyshawn Sorey et Linda May Han Oh racontent tant de choses qu’on peut aisément mettre leur conversation en mode repeat sans jamais se lasser… © Marc Zisman/Qobuz