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Pop - Paru le 23 décembre 2008 | Rhino - Warner Records

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Bandes originales de films - Paru le 29 mars 2005 | Rhino - Warner Records

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Pop - Paru le 11 février 2003 | Rhino - Warner Records

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Good Old Boys mérite qu’on s’interroge : Randy Newman est-il méchant ou très méchant ? D’autres que lui (à commencer par Bob Dylan) ont fustigé, avec semblable virulence, les travers de la société dans lesquels ils vivent (en l’occurrence, cette Amérique haïe et adorée). Mais on croyait discerner, au détour d’un vers, à l’aulne d’un refrain, un soupçon d’empathie pour ces héros de peu, ces pionniers du quotidien ordinaire. Randy Newman, quant à lui, passe l’ensemble de son panorama au lance-flammes. Sous des airs de romance lyrique, « Birmingham » trace un portrait peu flatteur de la classe ouvrière sudiste. Et si « Louisiana 1927 » (qui sera récupéré par le peuple en colère de la Nouvelle-Orléans lors du passage de l’ouragan Katrina, en 2006), rappelle avec beaucoup de justesse l’époque désolée de la Grande Dépression (et surtout la totale incompétence des dirigeants politiques d’alors à y répondre), « Rednecks », comme son titre peut le laisser supposer, offre un instantané pitoyable sur le Sud pauvre, raciste et arriéré. On ne déniche jamais que « Marie » pour éclairer du pâle rayon de soleil de la romance sans arrière pensée cette peinture au noir. Une vision passablement désespérée, sans concession ni illusion, qui fait par ailleurs qu’on apprécie à ce point l’expression décalée et jusqu’au-boutiste du chanteur. Illuminé par la steel guitar d’Al Perkins, et accueillant (c’est une première) le bassiste Willie Weeks (compagnon de Bobby Womack), comme l’Orchestre Symphonique d’Atlanta (dirigé par le chanteur en personne), Good Old Boys se classera en fanfare – une nouveauté pour Newman – dans le Top 40 des charts américains. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2017
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Pop - Paru le 11 février 2003 | Rhino - Warner Records

Good Old Boys mérite qu’on s’interroge : Randy Newman est-il méchant ou très méchant ? D’autres que lui (à commencer par Bob Dylan) ont fustigé, avec semblable virulence, les travers de la société dans lesquels ils vivent (en l’occurrence, cette Amérique haïe et adorée). Mais on croyait discerner, au détour d’un vers, à l’aulne d’un refrain, un soupçon d’empathie pour ces héros de peu, ces pionniers du quotidien ordinaire. Randy Newman, quant à lui, passe l’ensemble de son panorama au lance-flammes. Sous des airs de romance lyrique, « Birmingham » trace un portrait peu flatteur de la classe ouvrière sudiste. Et si « Louisiana 1927 » (qui sera récupéré par le peuple en colère de la Nouvelle-Orléans lors du passage de l’ouragan Katrina, en 2006), rappelle avec beaucoup de justesse l’époque désolée de la Grande Dépression (et surtout la totale incompétence des dirigeants politiques d’alors à y répondre), « Rednecks », comme son titre peut le laisser supposer, offre un instantané pitoyable sur le Sud pauvre, raciste et arriéré. On ne déniche jamais que « Marie » pour éclairer du pâle rayon de soleil de la romance sans arrière pensée cette peinture au noir. Une vision passablement désespérée, sans concession ni illusion, qui fait par ailleurs qu’on apprécie à ce point l’expression décalée et jusqu’au-boutiste du chanteur. Illuminé par la steel guitar d’Al Perkins, et accueillant (c’est une première) le bassiste Willie Weeks (compagnon de Bobby Womack), comme l’Orchestre Symphonique d’Atlanta (dirigé par le chanteur en personne), Good Old Boys se classera en fanfare – une nouveauté pour Newman – dans le Top 40 des charts américains. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2017
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Pop - Paru le 21 mai 2002 | Rhino - Warner Records

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
A deux doigts du chef d’œuvre, Sail Away est un très bon disque, mais pas meilleur que ses deux précédentes livraisons en studio. La différence majeure réside ailleurs : Ray Charles chantera « Sail Away » (la chanson) et Joe Cocker (et Kim Basinger avec lui, pour le film 9 Semaines et 1/2) fera ce que l’on sait de « You Can Leave Your Hat On ». Si l’on ajoute que « Lonely at the Top », pertinente réflexion sur le star-system et ses dommages collatéraux, fut initialement composé pour Frank Sinatra (qui a en a certainement saisi tout le cynisme), on peut considérer que la messe du commerce est dite. Donc, Randy Newman chante avec la même voix toujours aussi atone des textes lucides, ironiques ou déchirés (c’est selon – et parfois dans la même chanson), mais, simplement, cela se sait désormais. Qu’il évoque le conflit des générations ou le honteux commerce du bois d’ébène, l’inspiration est toujours près de l’os et l’os bien prêt de se briser. A mi-chemin du dénuement finalement très rock de 12 Songs et de la plus large orchestration de son premier enregistrement, le chanteur s’entoure de quelques personnalités incontestables (le guitariste Ry Cooder et les batteurs Gene Parsons et Jim Keltner en vieux habitués, mais également le bassiste Russ Titelman, qui occupa l’improbable pupitre de guitariste de Captain Beefheart), pour le premier triomphe public de sa carrière. A la surprise générale, Sail Away se fraie en effet son chemin dans l’univers aride du Top 100 américain. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2017