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Daniel Wayenberg

 


Daniel Wayenberg est l’une des grandes figures du piano sans pour autant — après 65 ans de carrière jalonnée de tournées dans le monde, de festivals renommés et de collaboration avec des chefs prestigieux — avoir la pleine reconnaissance qu’il aurait dû gagner par la classe de son talent n’eussent été son extrême humilité et discrétion. Sa passion pour la musique et sa curiosité d’esprit ont toujours été les meilleurs garants de la qualité de son jeu et de sa technique qu’il travaille chaque jour avec acharnement. « La difficulté m’attire beaucoup » affirme ce pianiste d’exception qui, avec défi, encore alerte à un âge où ses collègues se retirent de la scène, osera s’attaquer en 2015 au répertoire de Franz Liszt avec les intransigeantes Études d'exécution transcendante qui réclament pourtant des doigts de grand virtuose !


Né le 11 octobre 1929 à Paris, d’un père néerlandais journaliste et d’une mère russe qui avait étudié le violon avec Leopold Auer au Conservatoire de Saint-Petersbourg, Daniel Wayenberg a grandi aux Pays-Bas, à l'école de la rigueur, de l'exigence et du travail bien fait. Dès l’âge de cinq ans, il se met à étudier le piano, d’abord à La Haye avec Ary Verhaar et, jeune homme, à partir de 1947, avec Marguerite Long à Paris. Deux ans plus tard, il obtient le 2e Grand Prix de la ville de Paris au Concours international Marguerite Long – Jacques Thibaud. En 1951, il donne en première audition le Concerto pour piano de Alphonse Stallaert sous la direction de Kubelik au Festival de Besançon. C’est à Carnegie Hall à New York, en 1953, qu’il démarre sa carrière avec le New York Philharmonic Orchestra sous la direction de Dimitri Mitropoulos. S’ensuivront de nombreuses tournées (Etats-Unis, Canada, Europe, Indonésie) et des invitations dans les plus grands festivals internationaux, où il se produira avec les plus grands chefs de son temps : Jochum, Böhm, Martinon, Kubelik, Szell, Barbirolli, Prêtre, Haitink...


Daniel Wayenberg aime jouer toutes sortes de musiques, avec une préférence peut-être pour Bach et les romantiques dont Wagner. Mais il a respect et admiration pour tous les compositeurs, aimant aussi et tout autant l'époque contemporaine et le jazz. Son répertoire témoigne de cette grande ouverture d'esprit et de la justesse de style infaillible dont il fait preuve. "Le répertoire de la musique classique est tellement large qu'il ne me laisse pas beaucoup de temps pour faire autre chose" : comme composer par exemple ? Ajoutera-t-il de nouvelles pages à la suite de ses Concerto pour instruments à vent et piano (1958), Sonate pour piano et violon (1966), Concerto pour trois pianos et orchestre (1974), ballet Solstice (1955) et Symphonie Capella pour grand orchestre (1972/73) ? Il a réussi, en tout cas, à se réserver du temps pour enseigner le piano au Conservatoire de Rotterdam de 1985 à 1994.


Si sa discographie considérable (heureusement reparue en partie dans la série BnF), distinguée de multiples fois par la presse musicale, est largement consacrée au grand répertoire, elle dévoile aussi des enregistrements comme les deux Sonates de Jolivet et la Sonate pour violon et piano de Janacek.


Daniel Wayenberg a reçu de la France la distinction de Chevalier des Arts et Lettres en 1967, et de son pays natal celle de Chevalier dans l’Ordre d’Orange Nassau en 1962.


© 2016 Qobuz / GG

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