Qobuz Store wallpaper
Catégories :
Panier 0

Votre panier est vide

The Offspring - Smash

Mes favoris

Cet élément a bien été ajouté / retiré de vos favoris.

Smash

The Offspring

Disponible en
16-Bit CD Quality 44.1 kHz - Stereo

Musique illimitée

Écoutez cet album en haute-qualité dès maintenant dans nos applications

Démarrer ma période d'essai et lancer l'écoute de cet album

Profitez de cet album sur les apps Qobuz grâce à votre abonnement

Souscrire

Profitez de cet album sur les apps Qobuz grâce à votre abonnement

Téléchargement digital

Téléchargez cet album dans la qualité de votre choix

Il aura fallu attendre neuf longues années pour que sorte enfin le dixième album de la carrière de The Offspring, désormais vétéran du punk-pop. Quand sortait Days Go By, le prédécesseur de Let the Good Times Roll, les Etats-Unis étaient dirigés par Barack Obama, Donald Trump était encore animateur de l’émission télévisée The Apprentice et le monde s’inquiétait de l’apparition du virus... du SRAS. Les contingences furent nombreuses à empêcher une publication plus hâtive : célébrations du 20ème anniversaire de Smash, tractations autour de la vente des droits des premiers albums, éviction du bassiste Greg K. et démêlés judiciaires corollaires, indisponibilités pour motifs familiaux du guitariste Noodles et bien sûr, pandémie mondiale. À cela s'ajoute Dexter Holland, pris par le syndrome Brian May, qui a repris ses études et décroché son doctorat en biologie moléculaire en étudiant les interactions entre virus du VIH et son hôte. De quoi mettre à mal tous les clichés sur le punk… 

Fatalement, avec un calendrier glissant tel que celui-ci, la critique sociale et politique qui infusait dans cet album sous la gouvernance de Trump a pris du plomb dans l’aile, mais l’argumentaire des paroles étant suffisamment diffus et le désarroi élargi à la société actuelle, jugée malade, étouffée par le consumérisme et les nouvelles technologies, Let the Bad Times Roll garde toute sa pertinence. Tout autant que son titre qui ne pouvait pas être plus en phase avec la situation sanitaire mondiale. Détournant le fameux standard interprété par Ray Charles, The Offspring assume un rôle d’observateur, mais se garde de tout engagement politique. C’est en citoyens concernés que les musiciens abordent ce disque qui se veut un « Snapchat de l'époque », comme Dexter Holland le qualifie. Big pharma (« Opioid Diaries »), la dépression (« Breaking These Bones »), la mort du désir (« We Never Have Sex Anymore »), la politique guerrière des Etats-Unis (« Hassan Chop »)... Les sujets d’inquiétudes sont nombreux. 

Pour autant, la tonalité musicale du disque n’est pas au diapason et ne sombre pas dans la désespérance. Le souci de l’efficacité mélodique et de la percussion de leurs hymnes calibrés les préserve de tout égarement misérabiliste, mais aussi de toute surprise. À l’instar de la chanson-titre dont le déploiement rythmique sous influence ska ne souffre d’aucune faiblesse ou de l’immédiateté de « Coming for You », le groupe aux 40 millions de disques vendus déroule une formule qui a fait florès par le passé et a trouvé son rythme de croisière depuis qu’il a embarqué avec lui Bob Rock, le producteur de légende de Metallica, entre autres. Il n’y a guère que sur « We Never Have Sex Anymore », où le groupe se laisse la liberté d’expérimenter quelques fantaisies rythmiques, sous l’impulsion de Todd Morse qui remplace avantageusement Greg K. et apporte une petite touche de jazz à ce titre. Autre touche d’originalité convaincante, preuve que le groupe est capable d’une certaine prise de distance par rapport à son propre travail, « Gone Away Requiem » est une réinterprétation de « Gone Away » échappée de Ixnay on the Hombre (1997). Osée, cette nouvelle version s’inspire davantage de la relecture qu’en avait fait Five Finger Death Punch que de sa version originale et s’orne d’un écrin élégant, avec cordes et piano en appui. Si les punks sortent les violons métaphoriquement et littéralement, c’est bien la preuve que les temps ont changé, pour le meilleur et pour le pire.
© ©Copyright Music Story Ollmedia 2021

Plus d'informations

Smash

The Offspring

launch qobuz app J'ai déjà téléchargé Qobuz pour Mac OS Ouvrir

download qobuz app Je n'ai pas encore téléchargé Qobuz pour Mac OS Télécharger l'app

Copier le lien pour partager la page

Vous êtes actuellement en train d’écouter des extraits.

Écoutez plus de 70 millions de titres avec votre abonnement illimité.

Écoutez cet album et plus de 70 millions de titres avec votre abonnement illimité.

1
Time to Relax
00:00:25

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

2
Nitro (Youth Energy)
00:02:26

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

3
Bad Habit
00:03:43

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

4
Gotta Get Away
00:03:52

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

5
Genocide
00:03:33

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

6
Something to Believe In
00:03:17

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

7
Come Out and Play
00:03:17

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

8
Self-Esteem
00:04:17

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

9
It'll Be a Long Time
00:02:43

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

10
Killboy Powerhead
00:02:02

The Offspring, MainArtist - Rick Sims, Writer - Rick Sims Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

11
What Happened to You?
00:02:12

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

12
So Alone
00:01:17

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

13
Not the One
00:02:54

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

14
Smash
00:10:40

Bryan Holland, Writer - The Offspring, MainArtist - Gamete Music (BMI), MusicPublisher

2007 Epitaph 2007 Epitaph

Descriptif de l'album

Il aura fallu attendre neuf longues années pour que sorte enfin le dixième album de la carrière de The Offspring, désormais vétéran du punk-pop. Quand sortait Days Go By, le prédécesseur de Let the Good Times Roll, les Etats-Unis étaient dirigés par Barack Obama, Donald Trump était encore animateur de l’émission télévisée The Apprentice et le monde s’inquiétait de l’apparition du virus... du SRAS. Les contingences furent nombreuses à empêcher une publication plus hâtive : célébrations du 20ème anniversaire de Smash, tractations autour de la vente des droits des premiers albums, éviction du bassiste Greg K. et démêlés judiciaires corollaires, indisponibilités pour motifs familiaux du guitariste Noodles et bien sûr, pandémie mondiale. À cela s'ajoute Dexter Holland, pris par le syndrome Brian May, qui a repris ses études et décroché son doctorat en biologie moléculaire en étudiant les interactions entre virus du VIH et son hôte. De quoi mettre à mal tous les clichés sur le punk… 

Fatalement, avec un calendrier glissant tel que celui-ci, la critique sociale et politique qui infusait dans cet album sous la gouvernance de Trump a pris du plomb dans l’aile, mais l’argumentaire des paroles étant suffisamment diffus et le désarroi élargi à la société actuelle, jugée malade, étouffée par le consumérisme et les nouvelles technologies, Let the Bad Times Roll garde toute sa pertinence. Tout autant que son titre qui ne pouvait pas être plus en phase avec la situation sanitaire mondiale. Détournant le fameux standard interprété par Ray Charles, The Offspring assume un rôle d’observateur, mais se garde de tout engagement politique. C’est en citoyens concernés que les musiciens abordent ce disque qui se veut un « Snapchat de l'époque », comme Dexter Holland le qualifie. Big pharma (« Opioid Diaries »), la dépression (« Breaking These Bones »), la mort du désir (« We Never Have Sex Anymore »), la politique guerrière des Etats-Unis (« Hassan Chop »)... Les sujets d’inquiétudes sont nombreux. 

Pour autant, la tonalité musicale du disque n’est pas au diapason et ne sombre pas dans la désespérance. Le souci de l’efficacité mélodique et de la percussion de leurs hymnes calibrés les préserve de tout égarement misérabiliste, mais aussi de toute surprise. À l’instar de la chanson-titre dont le déploiement rythmique sous influence ska ne souffre d’aucune faiblesse ou de l’immédiateté de « Coming for You », le groupe aux 40 millions de disques vendus déroule une formule qui a fait florès par le passé et a trouvé son rythme de croisière depuis qu’il a embarqué avec lui Bob Rock, le producteur de légende de Metallica, entre autres. Il n’y a guère que sur « We Never Have Sex Anymore », où le groupe se laisse la liberté d’expérimenter quelques fantaisies rythmiques, sous l’impulsion de Todd Morse qui remplace avantageusement Greg K. et apporte une petite touche de jazz à ce titre. Autre touche d’originalité convaincante, preuve que le groupe est capable d’une certaine prise de distance par rapport à son propre travail, « Gone Away Requiem » est une réinterprétation de « Gone Away » échappée de Ixnay on the Hombre (1997). Osée, cette nouvelle version s’inspire davantage de la relecture qu’en avait fait Five Finger Death Punch que de sa version originale et s’orne d’un écrin élégant, avec cordes et piano en appui. Si les punks sortent les violons métaphoriquement et littéralement, c’est bien la preuve que les temps ont changé, pour le meilleur et pour le pire.
© ©Copyright Music Story Ollmedia 2021

À propos

Améliorer cette page album

Qobuz logo Pourquoi acheter sur Qobuz ?

Les promotions du moment...

Aqualung

Jethro Tull

Aqualung Jethro Tull

Thick as a Brick

Jethro Tull

Thick as a Brick Jethro Tull

Tubular Bells

Mike Oldfield

Tubular Bells Mike Oldfield

Crime Of The Century [2014 - HD Remaster]

Supertramp

À découvrir également
Par The Offspring

Last Man Standing

The Offspring

Last Man Standing The Offspring

Let The Bad Times Roll

The Offspring

Let The Bad Times Roll The Offspring

Americana

The Offspring

Americana The Offspring

Greatest Hits

The Offspring

Greatest Hits The Offspring

Let The Bad Times Roll

The Offspring

Let The Bad Times Roll The Offspring
Dans la même thématique...

Springtime in New York: The Bootleg Series, Vol. 16 / 1980-1985 (Deluxe Edition)

Bob Dylan

Letter To You

Bruce Springsteen

Letter To You Bruce Springsteen

Power Up

AC/DC

Power Up AC/DC

Rumours

Fleetwood Mac

Rumours Fleetwood Mac

Abbey Road (Super Deluxe Edition)

The Beatles

Les Grands Angles...
Le rock progressif en 10 albums

Les influences sont insaissisables, toujours en mouvement et reconfigurations. Une même source d’inspiration connaitra des déclinaisons fort différentes selon le prisme et le présent à travers lesquels elle resurgira. Au cours des 40 dernières années le rock progressif a connu le sommet des charts, le sérieux des pupitres ou les honneurs de l’appellation art-rock. Cette esthétique a développé un élargissement de son lexique par la combinaison de codes antérieurs à des enjeux artistiques et culturels sans cesse renouvelés. Si le rock progressif n’est plus nécessairement revendiqué aujourd’hui avec la même ferveur qu’hier, on peut cependant toujours observer son empreinte chez des artistes allant de Tool à Kanye West. Voici dix albums majeurs, dont le rayonnement n’est pas près de faiblir.

Moby, et la lumière fut

Peu nombreux sont les artistes qui, comme Moby, sont passés du punk à la techno/house puis à la pop, tout en continuant de composer de l’ambient. A l’occasion de la sortie de “Reprise”, l’album qui célèbre ses 30 ans de carrière, Qobuz revient sur la trajectoire d’un artiste qui a multiplié les contre-pieds, au point de parfois se feinter lui-même, avant d’enfin trouver une voie artistique apaisée.

Le White Album des Beatles, la genèse d'un mythe

L’unique double album des Beatles, communément surnommé “The White Album”, fête son cinquantième anniversaire et ressort dans une version largement augmentée comprenant de nombreux inédits. Retour sur la conception complexe d’un disque qui ne l’est pas moins.

Dans l'actualité...