Les albums

156 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Musique vocale profane
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Musique vocale profane - Paru le 9 juin 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Diapason d'or / Arte
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Musique vocale profane - Paru le 5 mai 2017 | Nimbus Records

Distinctions Diapason d'or
L’opéra de chambre Into the Little Hill du compositeur britannique George Benjamin (*1960), disciple dès l’âge de seize ans de Messiaen et Yvonne Loriot au Conservatoire de Paris, ressuscite l’histoire du Joueur de flûte de Hamelin, mais en concentrant le déroulement du drame sur deux chanteuses – soprano et contralto – qu’accompagne un petit ensemble de quinze solistes. Commandé en 2006 par l’Opéra de Paris, l’Ensemble Modern, le Festival d’Automne à Paris et quelques autres institutions de premier plan, l’ouvrage assume pleinement la nature artificielle d’un drame chanté, tout en permettant une forte proportion de narration et de définition des personnages. Le texte, signé Martin Crimp, reprend dans les grandes lignes le conte tel que transcrit par les frères Grimm, mais avec un inquiétant élément contemporain : le pouvoir de la musique et son exploitation dans le monde d’aujourd’hui. On ne reconnaîtra guère plus la moindre influence du maître Messiaen dans cet ouvrage de maturité de Benjamin, et c’est plutôt du côté des Viennois qu’il faudrait chercher certaines sources d’inspiration. Le compositeur en personne dirige ici le London Sinfonietta. En complément de programme, l’album nous propose le cycle de « songs » avec orchestre Dream of the Song, ici chanté par le contreténor Bejun Mehta, l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam étant placé sous la direction du compositeur. C’est là un des cycles de mélodies les plus intenses composés ces dernières décennies. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 28 avril 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
« Avec une distribution comme celle-là, voilà un Enfant et les sortilèges qui devrait trôner à côté des références chéries (Bour, Ansermet, Maazel)… D’autant que ce concert donné le 15 avril 2016 dans l’auditorium de Radio France nous offre le plus rare Enfant prodique de Debussy, dans sa version réorchestrée en 1907-1908 avec la complicité d’André Caplet. [...] Le chant ciselé de Roberto Alagna (quel luxe pour Azaël chez Debussy !), les aigus de Sabine Devieilhe pour le Feu, la Princesse et le Rossignol chez Ravel nous régalent. [...] Le trait sec du chef finlandais sied mieux à la cantate de Debussy, dont il cerne habilement le relief dramatique et les références (Gounod, Delibes, Massenet). La relative rareté de l’œuvre au disque et la qualité du trio vocal nous invitent à relever la note d’un point – c’est d’abord pour elle qu’on reviendra à ce double album. [...] » (Diapason, mai 2017 / François Laurent)
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Musique vocale profane - Paru le 7 avril 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte - Choc de Classica
Non, non, ce n’est pas là une bête compilation d’anciens enregistrements du Concerto Italiano de Rinaldo Alessandrini que l’on nous propose, mais bien un tout nouvel assemblage, enregistré en avril 2016, de diverses œuvres de Monteverdi. Le pivot en est Il combattimento di Tancredi e Clorinda, jeu de l’amour et de la mort s’il en est, entouré de divers madrigaux de diverses époques créatrices du compositeur, avec quelques Sinfonias purement instrumentales (tirées de L’Orfeo, du Retour d’Ulysse ou de recueils de madrigaux). Le propos est de théâtraliser l’album, comme s’il s’agissait d’une œuvre d’assemblage – tournée, il est vrai, vers la nuit et les ébats amoureux que l’on imagine, mais aussi les amères solitudes. L’album passe par les lumières des étoiles d’Al lume delle stelle, une merveille de 1619, et s’achève sur l’aube de Quando l’alba tiré des Scherzi musicali de 1607. On croirait presque assister à la naissance d’une nouvelle grande œuvre de Monteverdi… © SM/Qobuz « Un programme nocturne ramène l'équipe romaine à trois partitions phares de Monteverdi. Un seul crédo : le pouvoir du mot, de l'évocation à l'exclamation conquérante.» (Diapason, mai 2017) « Rinaldo Alessandrini et son Concerto Italiano sont les meilleurs guides possibles pour se frayer un chemin à travers cette Nuit monteverdienne, balisée de quelques-uns de ses plus grands chefs-d'œuvre, comme le Combat de Tancrède ou le Lamento della ninfa. Impossible de ne pas céder à ce jeu d'ombres et de lumières.» (Classica, juin 2016)
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Oratorios profanes - Paru le 24 mars 2017 | Signum Records

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice
Les Saisons de Haydn en anglais ? Et pourquoi pas ! Si l’on considère que d’emblée, l’ouvrage fut publié en trois langues – allemand, français et anglais – et que le texte original qui servit au librettiste était un poème tout ce qu’il y a de plus anglais signé James Thomson, quand bien même dans la traduction allemande de Van Swieten, rien de plus normal que de donner cet impérial chef-d’œuvre en anglais. Cela dit, le texte anglais de l’édition originale de 1801 a toujours été considéré comme inchantable, car c’était là une sorte de retraduction de l’allemand vers l’anglais établie tant bien que mal par Van Swieten lui-même qui n’y connaissait pas trop grand’chose. Nombre de personnes se sont penchées sur le problème, tentant de revenir autant que faire se peut à l’original de Thomson, mais cela n’est pas chose facile sans s’en prendre à la musique. Pour cet enregistrement, le chef Paul McCreesh s’est donc attelé à la tâche et a concocté un texte réellement chantable et convaincant, qui respecte bien sûr la ligne chantée à la note près. Ses sources puisent auprès de divers poètes anglais en plus de Thomson, quelques chants populaires, ballades folkloriques etc. McCreesh est à la tête d’un superbe assemblage de divers ensembles, car la partition exige quand même un bel effectif : l’Orchestre baroque de Wrocław, le Chœur du National Forum of Music, le Gabrieli Consort et les Gabrieli Players, en plus des solistes vocaux. Avec son sens de l’architecture et de la sonorité, il nous offre là une lecture vivante, explosive, somptueuse de ce monument de joie et d’invention, dans laquelle les innombrables « peinture musicales » – les grenouilles, les criquets, les beuveries, la chasse (quelle scène fantastique !), les fileuses, le froid, la tempête, le gai laboureur sifflotant (sur le thème de la Symphonie « Surprise »…), les petits zoziaux – viennent souligner combien Haydn fut un extraordinaire visionnaire. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 17 mars 2017 | Printemps des Arts de Monte-Carlo

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Recréer le chant de la Grèce antique était l’idéal des compositeurs de la Renaissance. Le printemps (publié en 1603) de Le Jeune — sur des textes de Jean-Antoine de Baïf (1532-1589) qui cherche à appliquer à la langue française les qualités métriques de la poésie de l'Antiquité — est le recueil le plus célèbre de "chansons mesurées à l'antique" dans lesquelles les syllabes longues et courtes des paroles sont rigoureusement assignées aux notes blanches et noires de la musique, créant une intéressante asymétrie rythmique. Dans sa préface de la première édition, Le Jeune écrit que si la musique grecque antique fut pauvre en harmonie (accompagnée d’une simple lyre), « la rythmique a été mise par les anciens en telle perfection qu’ils en ont fait des effets merveilleux ». Enregistré par Arion en 1975 (seule intégrale jamais réalisée de l'ouvrage composé de 39 pièces), voici en partie (12 chansons) ce Printemps de Le Jeune dans une interprétation nouvelle pleine de fraîcheur, marquée par une grande variété métrique rappelant les rythmes des danses de la Renaissance. « [...] Les polyphonies du Printemps sont d'une variété et d'une profondeur expressive admirables. [...] Fraîche, radieuse, l'interprétation surclasse les précédentes. Les polyphonies confiées aux voix limpides de six chanteurs à la vocalisation gracile, sont colorées par le soutien varié du luth, d'une harpe triple, de deux violes et d'un trio de flûtes à bec. La précision subtile des rythmes (une gageure dans cette écriture) et l'intelligibilité des paroles sont confondantes, fruit d'un minutieux travail de préparation avec un des plus éminents spécialistes des prononciations anciennes, Olivier Bettens. Un charme intense émane de ces miniatures poétiques, dont la forme et la rythmique singulières ont inspiré à Olivier Messiaen ses célèbres Rechants. » (Diapason, juin 2017 / Denis Morrier)
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Musique vocale profane - Paru le 3 mars 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Dès la création des premiers opéras lors de la Renaissance italienne, le mythe d’Orphée fut l’un des sujets de prédilection : pensez, un personnage mythologique musicien, quelle aubaine ! Puisant chez Monteverdi, Sartorio et Rossi, le contreténor Philippe Jaroussky, la soprano hongroise Emőke Baráth et Diego Fasolis avec son ensemble I Barocchisti ont créé une sorte de « pasticcio », suivant plus ou moins le déroulement de l’argument des uns et des autres – sachant que chaque librettiste a développé sa propre histoire à partir des sources antiques. On goûtera les évidentes différences de style d’un musicien à l’autre, ce qui n’a rien d’étonnant d’ailleurs quand on se rappelle que L’Orfeo de Monteverdi date de 1607 et fut donné à Mantoue, celui de Rossi de 1647 pour Paris et ses habitudes à la françaises, celui de Sartorio de 1672 pour la scène vénitienne. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 3 mars 2017 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice
« Héroïnes d’amour et de deuil », voilà qui caractérise parfaitement cet album que consacrent la soprano Ruby Hugues, la violoncelliste Mime Yamahiro Brinkmann et le luthiste Jonas Nordberg à une belle poignée d’ouvrages dans lesquelles les dames chantent l’un et l’autre. Et quand on dit que « les dames chantent », c’est bien dans tous les sens du terme : une soprano, des héroïnes féminines parmi lesquelles la déchirante Didon de Purcell, et aussi des compositrices de l’époque baroque telles que la célèbre Barbara Strozzi, la religieuse Claudia Sessa, Francesca Caccini et Lucrezia Vizzana qui, toutes, ont contribué à la musique de leur époque même si l’époque avait du mal à considérer une femme comme une artiste à part entière. Aux côtés des ces arias, on entendra aussi quelques œuvres pour violoncelle solo de Vivaldi – une Sonate, dont les quatre mouvements sont distribués tout au long de l’album – et d’autres pour luth ou théorbe solo de Kapsberger, Piccinini et autres de cette même période. Le propos de l’alternance entre pièces vocales et instrumentales étant, bien sûr, de diversifier les styles, les genres, même si l’esprit d’amour vs. Lamento reste toujours présent. La soprano Roby Hugues, pour mémoire, est une habituée du Festival d’Edimbourg, de celui d’Aix-en-Provence, du Theater an der Wien avec René Jacobs, du London Haendel Festival et tant d’autres de la même renommée. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 17 février 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Award
Enregistré à la Cité de la Musique dans le cadre de l’intégrale des madrigaux de Monteverdi réalisée en partenariat avec la Philharmonie de Paris et le Théâtre de Caen, le dernier volume de notre trilogie recèle sans aucun doute les plus célèbres joyaux d’un compositeur devenu maître de chapelle à Saint-Marc de Venise, puis prêtre. Au-delà des grands opéras qui nous sont parvenus de cette période, les derniers madrigaux explorent méthodiquement les multiples possibilités offertes par un continuo en plein développement et des voix solistes sollicitées comme jamais auparavant. A cet égard, le célébrissime Combat de Tancrède et de Clorinde achève cette aventure montéverdienne en apothéose !
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Musique vocale profane - Paru le 3 février 2017 | Decca

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Musique vocale profane - Paru le 27 janvier 2017 | Arcana

Livret Distinctions Diapason d'or - Choc du Monde de la Musique - 10 de Répertoire
C'est à divers titres un jalon essentiel de l'histoire du disque. Il s'agit en effet de la réédition du premier disque homogène de Madrigaux, enregistré en 1992, qui a révélé le Concerto Italiano que venait de fonder Rinaldo Alessandrini. On cherchait jusque-là en vain une approche italienne convaincante d'un art si spécifique et hautement élaboré. D'un coup de maître, Alessandrini trouvait enfin le ton juste pour souligner la dramaturgie, les couleurs, la densité et la mise en scène de la langue que recèle l'art de Monteverdi. Et cela précisément avec le Sixième Livre, qui est le Livre de l'amour, le Livre de la mort. C’est une version à la fois très dépouillée en termes acoustiques – pas de réverbération, voix prises d’assez près, émission vocale très « lisse » avec un minimum de vibrato – et très riche en affects et émotions en tous genres. Cette publication de 1614 reprend, en partie, des œuvres écrites au cours des années précédentes, à commencer par le Lamento d’Ariane dans l’une des trois versions que l’on connaît de la plume du compositeur : un récit monodique à deux voix et basse continue (sans doute un extrait de l’opéra L’Arianna de 1608 qui, mille fois hélas, est aujourd’hui perdu), la présente réécriture sous forme madrigalesque à cinq voix, et une version monodique sacrée ultérieure. Suivent quelques madrigaux d’après Pétrarque, d’autres qu’Alessandrini accompagne d’un petit ensemble instrumental plutôt que de les donner « a capella », et le livre se referme sur un « dialogue à sept » (amusant oxymore ; en fait, les sept voix ne chantent pas toujours ensemble et souvent, deux voix se répondent des phrases plus complexes tandis que les autres assurent un complément harmonique, d’où peut-être le terme « dialogue »), le merveilleux Presso un fiume tranquillo, « Près d’un fleuve tranquille ». Fidèle aux habitudes d’interprétation de l’époque, Alessandrini et sa troupe prennent énormément de libertés rythmiques afin de souligner les accentuations du texte. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 6 janvier 2017 | Orfeo

Hi-Res Distinctions Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica
La jeune carrière de la soprano allemande Anett Fritsch (*1986) l’a déjà menée sur les plus prestigieuses scènes mondiales : Salzbourg, Glyndebourne, Vienne, Madrid, Bruxelles, Munich, Amsterdam, Paris, Lyon – la saison prochaine, elle fera ses débuts à Berlin, Milan et Londres –, plus particulièrement dans le domaine lyrique. Après la publication en DVD de trois spectacles mozartiens très remarqués – Don Giovanni (avec Christoph Eschenbach et les Wiener Philharmoniker), Cosi (avec Sylvain Cambreling) et Les Noces de Figaro (avec Dan Ettinger et les Wiener Philharmoniker toujours), elle a choisi de choisi d’enregistrer des arias de ces trois opéras, mais dans une nouvelle interprétation avec l’Orchestre de la Radio de Munich, plutôt que de rassembler une sorte de florilège des anciens enregistrements – noble décision de se remettre toujours en question. En plus des héroïnes de la trilogie Da Ponte, Fritsch complète son tour d’horizon avec deux célèbres airs de concert, Bella mia fiamma, addio et Misera, dove son!, taillées à merveille pour sa voix légère et transparente. © SM/Qobuz « [...] Une vraie nature de théâtre, avec à la fois l'émotion (la présence) et le style (le legato). Sûrement la jeune révélation mozartienne la meilleure qu'on ait eue ces temps-ci, et, et mieux que prometteuse déjà. Avec Bella mia fiamma et Misera, dove son !, mieux qu'une carte de visite !» (Classica, mai 2017 / André Tubeuf)
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Musique vocale profane - Paru le 8 décembre 2016 | Son an ero

Livret Distinctions 5 de Diapason
Le baryton français Marc Mauillon, « Révélation lyrique » lors des Victoires de la musique classique cuvée 2010, ne s’est jamais laissé enfermer dans un genre, un style, une époque. Autant à l’aise dans le répertoire baroque (et même dans la musique médiévale, en vérité) que dans Mozart ou encore dans la musique de notre temps, à l’opéra comme au concert comme au disque, il nous offre ici un album entièrement solo et donc a capella allant, justement, du VIIIe au XXIe siècle. Ce récital s’inspire du livre Songlines (« Lignes/Chemins de chant ») de Bruce Chatwin, une narration de l’expérience de l’auteur en quête des itinéraires chantés des aborigènes australiens, même si aucune musique aborigène australienne ne fait partie du répertoire choisi ! On y entendra des œuvres anonymes du Haut Moyen-Âge, quelques troubadours du Moyen-Âge classique – Bernard de Vendadorn –, d’autres du Bas Moyen-Âge signés Gratiosus de Padua, Machaut, Jehan de Lescurel ; puis il passe directement aux XXe et XXIe siècles avec Scelsi, Meredith Monk et Georges Aperghis. La juxtaposition de ces pièces distantes de plusieurs siècles se fait tout naturellement, par le vecteur de la voix unique de Mauillon, quand bien même il fait appel à nombre de techniques très différentes. L’unité dans l’éclectisme. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 25 novembre 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« […] Ann Hallenberg ne fléchit pas sous le poids du rôle, et son portrait de Farinelli peut rivaliser avec ceux enre­gistrés par Vivica Genaux ou Philippe Jaroussky. Si l’incarnation d’un tel phénomène peut paraître aussi utopique que celle d’Orphée ou d’Amphion, la mezzo répond aux qualités essentielles : tessiture de deux octaves homogène en pulpe et en intensité, facilité d’articulation jusque dans les traits les plus rapides, souffle pouvant soutenir les vocalises les plus amples. […] Aidée par un Rousset particulière­ment créatif dans les textures et la dramaturgie dynamique, la mezzo suédoise livre un récital de haute te­nue, auquel ne font défaut ni la sen­sibilité, ni la cohérence de l’expres­sion. De quoi savourer des pages d’une grande beauté, et surtout les prodiges d’inspiration suscités par une des voix les plus extraordinaires de l’histoire humaine. » (Diapason, janvier 2017 / Luca Dupont-Spirio)
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Musique vocale profane - Paru le 10 novembre 2016 | Arcana

Hi-Res Livret
Une grande partie du répertoire italien de cantates et duos des XVIIe et XVIIIe siècles était composée pour des chanteurs professionnels au service de familles nobles. Ce répertoire servait au divertissement domestique et occasionnellement pour des fonctions privées, pour la distraction des invités, ou encore durant les rencontres au sein de sociétés académiques. Les parties vocales étaient plutôt aiguës, non seulement parce qu’elles jouissaient d’une grande faveur parmi les auditeurs, mais aussi parce que les registres de soprano et d’alto, outre qu’ils étaient naturels pour les voix féminines, étaient pratiqués par les voix masculines des falsettistes – contre-ténors – et des castrats. Les sept duos de chambre inclus dans le présent recueil proviennent tous de ce que l’on pourrait définir «l’âge d’or» du genre, qui en Italie concerne à peu près le dernier tiers du XVIIe siècle et le premier du XVIIIe. Agostino Steffani (1654-1728), qui travailla longtemps en Allemagne (d’où sans doute un certain goût pour le riche contrepoint), le Vénitien Antonio Lotti (1666-1740) très connu pour ses pièces sacrées dans le stile antico ainsi que ses opéras, le Bolognais Giovanni Bononcini (1670-1747), plus moderne sans doute que Lotti bien que ses duos de chambre soient antérieurs, sont les trois compositeurs choisis par la contralto Sara Mingardo et ses collègues chanteuses, ici accompagnées par le Cenacolo Musicale. Le genre, sans doute assez peu connu du grand public, bénéficie de l’implication totale de toutes ces artistes ; et l’on notera qu’une petite moitié des œuvres est donnée en première discographique mondiale. © SM/Qobuz

Le genre

Musique vocale profane dans le magazine