Votre panier est vide

Rubriques :
Industries

Chanteurs et cinéastes pour l’Hadopi

Par Marc Zisman |

La SACEM et la SACD ont réunis de nombreux artistes pour soutenir le projet de loi Hadopi contre le piratage internet actuellement examiné à l’Assemblée.

Des chanteurs comme Renan Luce, Sanseverino, Françoise Hardy, Alain Chamfort, des cinéastes comme Alain Corneau ou Jean-Jacques Annaud ont défendu lundi le texte contre le téléchargement illégal, récusant l'idée qu'il puisse être « liberticide ».

Selon l’AFP, le projet de loi dont l'examen reprend lundi 30 mars à l'Assemblée n'est sans doute « pas parfait » mais il a le mérite de défendre les droits de la création, ont estimé plusieurs personnalités du monde du cinéma et de la musique lors d'une rencontre avec la presse au foyer du Théâtre de l'Odéon.

« C'est une bonne loi, probablement incomplète », a déclaré le scénariste Jean-Claude Carrière. Pour certains, « il semblerait que voler une œuvre de l'esprit ne soit pas un vol ! », s'est-il insurgé. « Il va bien falloir faire des menaces pour que les gens arrêtent de télécharger », a considéré Sanseverino. Le chanteur s'agace que l'on puisse faire passer les défenseurs de cette loi pour une « bande de gros bourgeois » qui ont peur de se faire voler.

« La loi n'est peut-être pas parfaite. Elle est certainement modulable. Mais quand j'entends dire qu'elle est liberticide, cela me rend fou furieux », s'est exclamé Alain Corneau.

Françoise Hardy s'est déclarée « absolument d'accord avec cette loi. C'est notre gagne-pain que nous défendons », a-t-elle dit, ajoutant que « ce sont les artistes les moins connus qui subissent les conséquences du piratage ». La rencontre était organisée par la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) et la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).

Le 30 mars, les députés reprennent l'examen du projet de loi contre le téléchargement illégal des œuvres culturelles (musique, films, séries), basé sur le principe de la « riposte graduée » : après une série d'avertissements (email puis lettre recommandée), l'internaute récidiviste pourra se faire sanctionner par une suspension de son accès internet.

Le site officiel de la SACD

Le site officiel de la SACEM

À découvrir autour de l'article