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Mi-homme, mi-singe

Dirigé par Salonen, Orango, l’inédit de Chostakovitch…

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 11 juillet 2012
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Opéra satirique inachevé de Chostakovitch datant de 1932 et commandé pour célébrer le 15e anniversaire de la Révolution Russe, Orango a refait surface en 2004. Cette année-là, la musicologue russe Olga Digonskova trouve un manuscrit au musée Glinka de Moscou, treize pages d’une partition pour piano. La pièce complète devait comprendre un prologue et trois actes mais seul environ un quart, le prologue, fut ébauché par le compositeur. Sur un livret signé Aleksey Nikolayevich Tolstoy et Alexander Osipovich Starchakov, l’œuvre est centrée autour d’Orango, mi-homme mi-singe, personnage inspiré par les travaux du biologiste russe Ilya Ivanovich Ivanov, sorte de savant fou assez controversé, passionné par l’insémination artificielle et les croisements entre humains et singes ! Chostakovitch aurait rendu visite au chercheur dans son laboratoire, déclarant que le lieu « valait le détour »… Avec l’accord et la bénédiction de la veuve de Chostakovitch, la première de ce prologue exhumé, sur une orchestration signée Gerard McBurney, fut donnée le 2 décembre 2011 au Walt Disney Hall de Los Angeles par le Los Angeles Philharmonic dirigé par Esa-Pekka Salonen dans une mise en scène de Peter Sellars. Orango est désormais même accessible à tous avec sa sortie au disque, chez Deutsche Grammophon. En complément de cet inédit, Salonen dirige la révolutionnaire Symphonie n°4 du même Chostakovitch, dont la création fut interdite par les autorités Soviétiques et à propos de laquelle le compositeur déclara près de deux décennies après l’avoir écrite qu’elle était certainement « meilleure que tous ses derniers efforts symphoniques »… Le maestro finlandais évoque (in English) ce prélude d’Orango :

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