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Vanessa Wagner, intérieur minimaliste

Avec l'envoûtant et mélancolique "Inland", la pianiste française poursuit son exploration des compositeurs minimalistes...

Par Pierre-Yves Lascar | Vidéo du jour | 5 mai 2019
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Avec sa nouvelle proposition artistique intitulée Inland, Vanessa Wagner (qui a commencé sa carrière discographique en enregistrant Scriabine et Rachmaninov pour Lyrinx, albums malheureusement indisponibles) s'inscrit dans le courant d'un piano contemporain, résolument contemplatif, souvent rêveur.

Étroitement liée au label InFiné sur lequel est paru Statea en 2016 où elle dialogue avec Murcof, alors tous deux acteurs d'une grande épopée désenchantée, la pianiste française ne cache pas son penchant pour les ambiances mélancoliques.

Inland propose ainsi miniatures de Moondog, Emilie Levienaise-Farrouch, Meredith Monk, Bryce Dessner du groupe The National comme des pages plus développées, bien connues des fans de minimalisme : l'Etude No. 9 de Philip Glass, The Heart Asks Pleasure First de Michael Nyman (le tube de la BO de La Leçon de piano de Jane Campion) ou encore Ramble On Cortona de Gavin Bryars.

Le piano de Vanessa Wagner sonne sombre ; heureusement, Inland se clôt sur le sublime Baltā ainava (en français, "Paysage d'hiver"), première pièce d'une grande partition de cinquante minutes en quatre parties dû au compositeur letton Peteris Vasks, Les Saisons, un cycle rude, globalement sombre, mais introduit par cette pièce plutôt lumineuse, certainement hypnotique, très atmosphérique, véritablement planante : l'on peut y sentir le blanc de la neige, ainsi qu'un soleil noir, humide, qui perce malgré les brumes, illuminant les longues steppes d'Europe de l'Est.



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