Thierry Escaich Les Nuits hallucinées - La Barque solaire - Concerto pour violon
Thierry Escaich (né en 1965), Thierry Escaich (orgue), Nora Gubisch (mezzo), David Grimal (violon), Orchestre national de Lyon, Jun Märkl et Christian Arming
Accord 4764369 (Universal). 2010. 56'
NOUVEAUTE_PREMIERE

THIERRY ESCAICH RETIENT LA NUIT
Accord propose trois œuvres magnifiques, parfaite introduction à l'art sensuel et débordant d'énergie de Thierry Escaich.
Ce disque clôture en beauté la résidence de Thierry Escaich à l'Orchestre de Lyon. Il propose ainsi en première mondiale l'enregistrement de trois créations : une grande ouverture extatique avec orgue, La Barque solaire, un cycle de mélodies nocturnes sur des poèmes de Tristan Corbière, Henri Michaux et Victor Hugo, Les Nuits hallucinées et, venant après deux concertos pour orgue, d'autres pour violon et violoncelle, Miroir d'ombres ou trompette, Résurgences, un très intense Concerto pour violon (sans titre, celui-là !). Le compositeur présentait lui-même pour Classica la genèse de cette dernière œuvre. L'écoute de ces trois nouvelles partitions, également réussies, permet de retrouver des qualités désormais reconnues : l'originalité de l'harmonie, en provenance de Debussy et de Messiaen mais toujours personnelle, la richesse de l'orchestration et un sens infaillible de la forme.
Mais ce n'est pas tout. Si Thierry Escaich s'est imposé comme le compositeur numéro un de sa génération, c'est par la valeur de ses idées poétiques. Il est en effet l'un des très rares musiciens d'aujourd'hui qui possède un univers original et qui ait le talent de le transmettre à l'auditeur. Si le terme n'était pas aussi connoté, on parlerait volontiers d'inspiration, que l'on sent chez lui irrépressible. Elle traduit " les puissances infernales des profondeurs dévoilées ", selon l'expression de Jean-François Zygel. Cette musique habitée, obsessionnelle, haletante, tire sa force du choc permanent entre certains aspects musicaux qui paraissent immuables et d'autres qui semblent au contraire guidés par des pulsions incontrôlées.
Naissent alors des climats exaltés, pénétrés d'élans lyriques désespérés. Les interprètes de ce grand disque de musique orchestrale l'ont bien compris et ils devraient donner l'envie à leurs confrères de suivre leurs traces.
Fil d'actualités
-
00:05Qobuz | Sur les traces d'Amalia...
-
hier
-
hierQobuz | Alexander le Bienheureux
-
jeu.
-
jeu.
-
jeu.Qobuz | Archie birthday !
-
mer.
-
mer.
-
mer.
-
mer.Qobuz | La Roque d'Anthéron au sommet
-
mer.
-
mer.Qobuz | Parlez-vous Françaix ?
-
mar.
-
mar.Qobuz | Bee Gees aphones
-
lun.Qobuz | Une pause Café-Qobuz à Musicora
-
lun.
-
lun.Qobuz | Teodora Gheorghiu en récital
-
lun.
-
lun.
-
lun.
-
lun.Qobuz | QIBUZ / Lundi 21 mai 2012
-
lun.L'Express | Robin Gibb, le chanteur des Bee Gees, est mort
-
lun.L'Express Styles | Coup de cœur pour Nick Waterhouse
-
lun.Qobuz | L’âme à deux
-
dim.L'Express Styles | "Shape Shifter", le 36e album de Santana !
-
dim.L'Express Styles | Le crooner Richard Hawley signe son grand retour
-
dim.
-
dim.
-
dim.Qobuz | Rose algérienne
-
dim.L'Express Styles | 2 choses à savoir sur "MA" de Ariane Moffatt







