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Etta James, la dernière danse

★★★ The Dreamer, ultime album de la chanteuse Etta James récemment disparue, est sorti ce 13 février. Avec ce testament, la chanteuse a mis en musique son manifeste et nous entraîne dans ses danses funk endiablées.

PAR Paola Genone | DISCOGRAPHIE | 15 février 2012
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L'Express Styles

Avec cette voix profonde de black mama, ce coffre prodigieux et indestructible, Etta James nous a tiré des larmes, nous a bercés, entraînés dans ses danses funk endiablées jusqu'à la fin de ses jours.


Avec ce testament ultime, la chanteuse californienne, disparue le 20 janvier à quelques jours de ses 74 ans, a mis en musique son manifeste : « La soif du cœur ne s'apaise pas avec une goutte de son. J'ai besoin de boire du jazz, du rhythm'n'blues, du gospel, du rock, du funk... »

Qu'importe, Etta James n'a qu'à poser sa voix sur une musique pour y imprégner sa marque unique. Et The Dreamer a le goût de ce cocktail brûlant qu'elle a recherché pendant ses cinquante années de carrière tumultueuse. Des paroles simples, percutantes comme une gifle, des improvisations fiévreuses...


Sur Too Tired, son chant se fond dans une fournaise cuivrée et électrique. Quand elle reprend "Cigarettes and Coffee" d'Otis Redding ou In the Evening de Ray Charles, ses cris et tremblements entrent en symbiose avec la guitare de Bob Murray. Et Etta danse avec ses démons.



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