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Le festival aux deux visages

Du 8 octobre au 18 octobre 2009, le Festival International Toulouse les Orgues déclinera une programmation audacieuse, caractérisée par une double orientation : « l'hommage au passé » et le « mouvement vers l'avenir ».

Par Pierre-Carl Langlais | Sur Scène | 5 août 2009
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La quatorzième édition du Festival International de Toulouse les Orgues tient quelque peu du double visage de Janus. A l'instar de la divinité romaine, la manifestation musicale organisée du 8 au 18 octobre 2009 par l'organiste Jan Willem Jansen, possède deux faces orientées vers deux directions différentes : le « mouvement vers l'avenir » et « l'hommage au passé ». Quelles formes prennent concrètement chacune de ces deux faces ? Le « mouvement » signe la volonté du festival de s'investir en faveur des compositeurs et des artistes de demain. « L'hommage » vise à honorer la mémoire des grands musiciens et des grands humanistes d'hier, comme le démontre la célébration des anniversaires de Haendel (mort en 1759), de Haydn (mort en 1809) et de Braille (né en 1809) ainsi que l'ambitieux cycle Bach, qui, comme nous en faisions état dans un précédent article, permettra d'entendre, en dix mois, l'intégralité de l'œuvre pour orgue de Jean-Sébastien Bach.

Le festival sera encadré par les deux premiers récitals du cycle Bach. Un concert consacré par Francis Jacob aux Œuvres de jeunesse constituera, le 13 septembre, un prologue idéal. Un second concert, donné par Bernard Foccroulle et intitulé poétiquement De Lünebourg à Leipzig clôturera le festival le 18 octobre.

Soutenu par les solides architectures du Cantor, le festival toulousain pourra déployer une exquise floraison musicale. Une audacieuse initiative artistique l'inaugurera le 8 octobre : la danseuse étoile de l'opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot et les organistes Mathias Lecomte et Jean-Baptiste Monnot interprèteront en effet un « oratorio chorégraphique », Perpetuum. Retraçant le cheminement de la Vierge Marie aux côté de son Fils sur le Mont Golgotha, cet ouvrage inédit sera divisé en trois actes, chacun basé que une œuvre-clé de la musique sacrée : le Stabat Mater de Palestrina, leMiserere de Grégorio Allegri et les Vertiges de la Croix de Thierry Escaich.

Après ce stimulant « mouvement vers l'avenir », le festival rendra « hommage au passé ». Rudolf Kelber commémorera le 9 octobre les disparitions de Haendel et de Haydn, ainsi que les vingt ans de la chute du mur de Berlin le 10. Le bicentenaire de Braille donnera également lieu à un concert spécial le 13 octobre, dédié par Marie-Ange Leurent et Éric Lebrun aux organistes aveugles.

Entre ces multiples hommages, le festival s'efforcera de mettre en avant la composition contemporaine avec la création mondiale, le 12 octobre d'un ouvrage de Pieter Jelle De Boer : les Danses concertantes. Prouvant finalement que l'orgue constitue un instrument universel, propre à magnifier les œuvres d'art les plus diverses, Jean-Baptiste Dupont accompagnera le film muet de Jacques Feyder, Visage d'enfant (1925), dans le cadre d'un « Ciné concert » prometteur.

Le site du Festival International Toulouse les Orgues

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