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Rossini, mon amour

Quand Karine Deshayes consacre un album à son compositeur fétiche...

Par SM | Vidéo du jour | 3 mai 2016
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Qobuz

À la différence de tant de disques d’airs d’opéras qui se concentrent sur l’aspect vocalisant et virtuose – histoire de jeter de la poudre aux yeux –, le nouvel enregistrement de Karine Deshayes met l’accent sur des airs méditatifs, recueillis, tranquilles, amoureux ou désespérés selon le cas, chez Rossini. Et ces airs sont légion ! De la Cenerentola à Otello en passant par Semiramide et Le Barbier de Séville, l’éventail est large. On entendra aussi quelques mélodies initialement conçues avec accompagnement de piano, ici dans une légère orchestration très rossinienne. La pièce de résistance de l’enregistrement est quand même Giovanna d’Arco, une cantate de quelque seize minutes, dans l’orchestration d’après la version pour piano qu’en a réalisé Salvatore Sciarrino en 1990 à la demande de Teresa Berganza. Un véritable mini-opéra pour une seule voix ! C’est le Rossini le plus ample, le plus lyrique que voilà, sans doute aussi le plus moderne : on est en 1832 et le maestro s’est déjà retiré de l’avant-scène depuis quelques années, mais l’ouvrage est destiné à Olympe Pélissier… qui deviendra Madame Rossini par la suite, une fois qu’elle en aura fini avec sa liaison avec Balzac. Découvrez ce Rossini plus rare, plus intime sans doute, et sans doute bien plus riche musicalement que les choses plus virtuoses !



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