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Paul Lay voit double

Le pianiste de jazz publie deux nouveaux albums...

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 21 février 2017
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Très gourmand ce Paul Lay qui entame l’année 2017 avec non pas un mais deux albums qu’il publie simultanément : Alcazar Memories et The Party (disponibles également sur un même coffret). Le premier est construit autour de son piano, d’une voix (celle d’Isabel Sörling) et d’une contrebasse (tenue par Simon Tailleu). « C’était le son que j’avais en tête pour ce répertoire de chansons et de poèmes que m’inspirent la Nature et ses richesses, afin de créer de nombreux climats et une musique aussi dense qu’aérienne. Toutes ces pièces célèbrent cette Nature, sa force, sa multitude, mais décrivent également l’Homme et ses états d’âme, à travers des chansons d’amour. » Paul Lay réunit ici des compositions personnelles mais aussi des pièces signées notamment Gershwin ou Vincent Scotto. Fascinante chanteuse suédoise vivant entre Göteborg et Paris, Sörling irradie ces Alcazar Memories. Paul Lay ne se contente pas de l’accompagner et chaque thème est véritablement conçu à trois. A trois aussi pour le second album, The Party. « J'ai élaboré ce répertoire comme une illustration sonore de scènes cinématographiques qui se déroulent lors d'une fête. De la joie, de la légèreté, de l’inattendu. L'exaltation de se retrouver. Chaque pièce caractérise un personnage, une situation, ou encore un échange de regards, une danse, et bien d’autres mouvements. Une fête, c’est également l’occasion d'observer le jeu des masques : l’ego de chacun, complexe, miroite différemment en fonction des situations, afin d’obtenir l’adhésion du groupe. Ces moments de rassemblement nous renvoient à notre identité propre, aux multiples facettes qui constituent notre personnalité, à notre image, nos fêlures, nos refoulements, nos projections, nos fantasmes, confrontant notre réalité à celle des autres. » À la suite de l’album Mikado paru en 2014, Paul Lay avait en fait souhaité approfondir son travail de composition avec Clemens Van Der Feen et Dré Pallemaerts. Une rythmique naturelle et puissante, subtile et délicate, toujours au service de l’émotion et de la sensation. Entendre ce trio est assez jubilatoire. La complicité proposée, la richesse des improvisations et la grande musicalité des thèmes joués, Lay signe ici son disque le plus impressionnant. A l’arrivée, l’union de ces deux projets est la preuve flagrante du calibre du pianiste, grand interprète et grand compositeur de sa génération.





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