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France - Italie, un pont ?

Par Clotilde Maréchal |

Amandine Beyer chez un Couperin qui promeut la rencontre des styles français et italiens...

Difficile de résister aux états d'âme de cette la musique de chambre de François Couperin, livrée par Amandine Beyer sur son nouveau disque Apothéoses. Monsieur Couperin que la violoniste baroque signe avec ses Incogniti (qui ne le sont plus trop). Un répertoire alternant entre mélancolie et vivacité comprenant les deux Apothéoses (celle de Lulli et celle de Corelli) et deux Sonat(d)es… En publiant dans les années 1724-25 ses Apothéoses à la mémoire de deux grands messieurs de la musique, Couperin affirme la volonté de promouvoir la rencontre des styles français et italiens... d’un point de vue très français, bien sûr. On fera croire aux muses françaises que l’on dira désormais sonade et cantade dans leur langue – en témoignent La Sultane et La Superbe, largement antérieures. Loin d’imiter aveuglément ses idoles, Couperin s’inspire de leurs styles, il les adapte à sa propre verve : un plaisir à partager sans modération avec Gli incogniti dont cet enregistrement marque la première collaboration d’Amandine Beyer avec harmonia mundi.



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