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Les "passions" au cœur des Riches Heures de la Réole

Par Maximilien Marçais-Husson |

La sixième édition du Festival de La Réole (26-28 septembre 2014) se consacre aux Passions sous toutes leurs formes à travers une programmation puissante, intense et variée.

Lorsque le terme "passion" intervient dans le champ musical, beaucoup d'idées, de concepts et d'images viennent à l'esprit. C’est à une réflexion autour de cette notion que cette sixième édition des Riches Heures de La Réole convie son public. Il est intéressant de s’interroger sur l’impact de la passion sur la création musicale car, qu’elle soit humaine ou divine, la passion est sans conteste la matière première de la création. Prenons l'exemple très concret de l’architecture dans le champ de la passion religieuse. Le Parthénon d'Athènes, le Vatican, la basilique Sainte-Sophie, la Grande Mosquée de Cordoue, autant de monuments hors du commun que les hommes ont bâtis afin d'immortaliser leurs croyances divines, et permettre à la postérité de se rappeler à jamais la puissance de leur passion.

La musique est néanmoins un moyen de communication plus subtil. En effet, contrairement à l’architecture, la musique n’est pas concrète. Elle est capable, dans son abstraction, de susciter des émotions dépassant le vécu personnel. Si l’on garde l'exemple de la passion religieuse, force est de constater qu'une écoute du Requiem de Mozart ou de la Passion selon Saint-Jean de Bach permet aux plus athées de ressentir, ne serait-ce que le temps d'un instant, ce qu'est le sentiment de croyance religieuse.

Le format rapide et dense du festival semble représenter cette intensité passionnelle inhérente à l'homme. Trois jours et huit concerts pour couvrir cinq siècles de composition musicale : un voyage à travers l’espace et le temps, de l’Al-Andalus à Byzance en passant par le Naples de la Renaissance. Un pari ambitieux qui privilégie la qualité sur la quantité. Pour relever le défi, le festival fait appel à des ensembles et des artistes de renom, telle que la violoncelliste Ophélie Gaillard, qui interprètera les trois premières suites pour violoncelle seul de Bach.

Ophélie Gaillard interprètera les trois premières suites pour violoncelle seul de Bach / © J.B. Millot

En cette période troublée par l'intolérance, la haine et les conflits inter-culturels, le Festival de La Réole affirme la volonté de transmettre au plus grand nombre cette "passion de découvrir d'autres cultures, d'autres musiques et d'autres temps", rappelant, à son échelle, que l'homme est aussi capable du meilleur.

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L'interview d'Ophélie Gaillard

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