Catégories :

Paul Lay, universelle musique

Avec "Deep Rivers", le pianiste signe un magnifique album très contemporain et très ancré dans l'histoire du jazz, du blues, du gospel et de la chanson...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 11 janvier 2020
Réagir

Deep Rivers est d’abord né à la scène, lors des célébrations du centenaire de l’arrivée du jazz en Europe en 1918. Un projet devenu album et que le pianiste Paul Lay a donc ancré dans un vaste et éclectique répertoire de musiques populaires commençant à la fin du XIXe pour courir jusqu’au XXe siècle. Ragtime, guerre de Sécession et plantations esclavagistes, Années Folles, Broadway ou Tin Pan Alley, Scott Joplin ou Nina Simone, tous ces noms, toutes ces séquences, tous ces patrimoines s’entrechoquent, les rivières se croisent, pour atteindre une magnifique unité grâce au talent d’arrangeur du pianiste orthézien.

Avec la voix d’Isabel Sörling et la contrebassiste de Simon Tailleu, Paul Lay ressuscite ces thèmes du passé pour construire un discours on ne peut plus contemporain. Au piano, à la contrebasse et au chant, il ajoute, selon les titres, la batterie de Donald Kontomanou, le trombone de Bastien Ballaz, la trompette de Quentin Ghomari et le saxophone alto de Benjamin Dousteyssier.



On écoute Deep Rivers comme on feuilletterait un épais livre d’histoire, richement illustré. Épais mais pas poussiéreux, au contraire. Une manière de transmettre réellement originale et qui confirme le talent protéiforme de Paul Lay.

ÉCOUTEZ "DEEP RIVERS" DE PAUL LAY SUR QOBUZ



Pour suivre tout ce qui se passe sur Qobuz, rejoignez-nous sur Facebook !

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article

Vos lectures


Inscrivez-vous à nos newsletters