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Arlt, les mots doux, les mots fous

Avec son album poétiquement baptisé "Soleil enculé", le duo français continue à chahuter la chanson comme personne...

Par Nicolas Magenham | Vidéo du jour | 21 novembre 2019
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Éloïse Decazes et son compère Sing-Sing seraient-ils les enfants de Brigitte Fontaine ? Depuis 2012, en l’espace de quatre albums, le duo Arlt marche sur les pas de la chanteuse la plus baroque et frappée de la chanson française. Ce que confirme leur livraison de l'automne 2019 intitulée Soleil enculé...

Entre les litanies hypnotiques et cacophoniques (L’Instant même), et l’humour surréaliste (L’Angine, faisant son écho à une certaine Grippe…), Arlt semble avoir été abreuvé par les productions underground de Pierre Barouh et son label Saravah.



Accompagnés d’une guitare, d’un concertina ou bien d’un petit orgue à soufflerie, les deux chanteurs dépeignent au fil des chansons un paysage à la fois tourmenté et enfantin, allègre et mélancolique. Car comme chez Brigitte Fontaine et Areski, c’est une profonde angoisse qui sous-tend l’apparente hilarité scintillante de Arlt.



Le soleil du titre de leur nouvel album est bel et bien « enculé » par une certaine grisaille (Le Ciel est tarte), un « retour qui ne vient pas » (Les Fleurs), ou bien une triste violence (La Violence est rose).

Le crépuscule dont il est souvent question dans leurs chansons est la représentation de ce désenchantement. Il symbolise aussi une certaine critique sociale, notamment dans Quand le soir tombeQuand le soir tombe/Ça nous casse le dos »). Car chez Arlt, l’absurde n’est pas incompatible avec un discours engagé.

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