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Interview

Vincent Peirani, une rencontre podcast

L'accompagnateur de Youn Sun Nah nous raconte sa première aventure en leader pour le label ACT : "Thrill Box"

Par Jean-Michel Proust | Interview | 16 mai 2013
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Avec Marcel Azzola pour patriarche, l'accordéon moderne a trouvé ses lettres de noblesse avec Richard Galliano. Marc Berthoumieux, tout en finesse, puis Daniel Mille, tout en poésie, se sont engouffrés dans la brèche. Tout comme ses ainés, pour se débarrasser du carcan poussiéreux des "Rois de l'accordéons" trop vus et entendus à la télévision dans les années 60, Vincent Peirani a fait preuve d'invention et de subtilité. Sa réponse à lui est toute en mélodies, en douces caresses veloutées. Vincent a su s'imposer sur la scène des musiciens avec lesquels il faut désormais compter quand on pense à cet instrument.

Pour ce premier opus en leader, il présente un trio original, né de rencontres impromptues : Michael Wollny au piano, Michel Benita à la contrebasse et quelques invités triés sur le volet, Michel Portal (accordéoniste et clarinettiste, tout comme lui) et Emile Parisien au saxophone. Mais c'est par le répertoire qu'il affirme son originalité, puisant tour à tour dans les folk songs de l'Ouest américain (Shenandoah, Goodnight Irene), les thèmes de jazz (Waltz for JB de Brad Mehldau, I mean you de Thelonious Monk), la ballade de jazz (Throw it away d'Abbey Lincoln), la mélodie classique (Baïlero de Joseph Canteloube), la tsarda (Balkanski Cocek) + quatre compositions à lui, dont l'une, Choral, est poignante, et une autre, 3 temps pour Michel P, rappelle avec humour ce passé incontournable ancré dans la valse musette.

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