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M83, ça plane pour lui

Avec "DSVII", le Français signe un nouvel album en apesanteur, concocté avec ses vieux synthés vintage...

Par Smaël Bouaici | Vidéo du jour | 24 septembre 2019
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Après la tournée de son dernier album Junk, Anthony Gonzalez alias M83 a pris le temps de faire le point chez lui, dans le Sud de la France, loin de l’effervescence de Los Angeles, où il est installé depuis une dizaine d’années.

Parmi les rares artistes français à avoir percé aux USA, l’Antibois avait besoin d’un break après un album dont il jugeait l’accueil décevant. Il se replie alors à la maison, passant un long été “à nager dans la Méditerranée, à lire, regarder des films et jouer à des jeux vidéo des années 80”.

Et c’est la musique de ces jeux rétro qui l’a inspiré pour DSVII, son nouvel album qui est probablement le plus intime de sa carrière.

S’entourant exclusivement de vieux synthétiseurs (un ARP 2600, le fétiche de Jean-Michel Jarre, le Prophet 6 utilisé par Moroder, le Roland Jupiter 6, utilisé aussi bien par Tangerine Dream, Kevin Saunderson que les Pet Shop Boys), il s’attelle alors à suivre le chemin de Suzanne Ciani, Brian Eno ou John Carpenter, pionniers de la musique électronique.



M83 livre ainsi un disque apaisé, libre de toutes considérations pop et des attentes des fans depuis le tube planétaire Midnight City. Une musique intemporelle qui illustrerait parfaitement l’idée qu’on se fait d’un séjour sur la Côte d’Azur. “Il y a quelque chose de très naïf et touchant dans la musique de jeu vidéo. C’est simple et imparfait et c’est exactement ce que j’ai essayé de faire avec Digital Shades Vol. 2.” Mission accomplie.



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