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 Calliope se suicide et suicide son catalogue avec lui

Jacques Le Calvé, créateur de Calliope, annonce la fin de son label.

PAR Yves Riesel | Industries | 15 décembre 2010
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Sur son site internet, Jacques Le Calvé, créateur de Calliope, annonce la fin de son label en ces termes :

33 tours et puis s'en vont...

« Les grandes enseignes ont détruit les disquaires avant de se désintéresser du disque au profit de nouveaux «produits» : au temps de l’âge d’or, il y avait au moins un disquaire dans chaque sous-préfecture. Aujourd’hui… !

Cette présence du disque — comme toujours aujourd’hui pour le livre — était vitale. Les rarissimes succès sont devenus éphémères, les «grands» éditeurs bradent leurs trésors dans de volumineux coffrets à prix suicidaires et le piratage anarchique accélère ce naufrage.

Il me faut donc éteindre le flambeau Calliope au tout début de 2011, après avoir œuvré pendant 40 ans en laissant l’empreinte de 400 disques honorés de tant de distinctions. Avec une immense amertume atténuée par votre confiance et votre fidélité et par la présence estimée de Calliope dans tant de pays.

Ce site s’éteindra très prochainement. N’hésitez pas à saisir la dernière occasion de vous procurer les disques Calliope en nous contactant par téléphone au 03.44.23.27.65. »

Musicalement vôtre
Jacques Le Calvé



Avec tout le respect que l'on doit, bien sûr, à un producteur qui a permis à plusieurs générations de rêver à l'écoute de tant de beaux disques, on est en droit il me semble, de déplorer cette décision qui, telle qu'on la lit, semble se soucier comme d'une guigne du futur du passé.

Hélas, on ne prend pas suffisamment soin, dans ce pays pas plus qu'ailleurs, de l'histoire de notre capital discographique.

Un label tel que Calliope, plus encore qu'une addition d'enregistrements, dont on apprendra sans doute qu'ils ont été vendus par appartements, était un corpus ; et la documentation qui y était liée avec.

On n'a aucune garantie qu'un chercheur dans 20 ans puisse travailler par exemple sur Calliope. Son fondateur aurait été bien avisé de se soucier du fait qu'il avait, peut-être malgré lui, en sa possession, un petit bout de l'histoire discographique de ce pays.

Yves Riesel

Le site de Calliope

Le label Calliope sur Qobuz

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