Étant connecté à Facebook, l'article que vous êtes en train de lire est susceptible d'être partagé au bout de 10 secondes de lecture. Vous pouvez configurer ceci dans vos paramètres de services externes.
Bonne lecture !

Larry Jon Wilson est mort

Oublié, culte et essentiel, le songwriter de country soul s’est éteint à l’âge de 69 ans.

Par Marc Zisman | Chers disparus | 22 juin 2010
Réagir
Qobuz

Larry Jon Wilson est décédé le 21 juin 2010 à Roanoke. Âgé de 69 ans, le songwriter country aura à peine bénéficié du regain d’intérêt que son nom suscita l’an passé avec la sortie de son album éponyme, Larry Jon Wilson, sur le label Drag City l’an passé, son premier disque en près de trois décennies… L’auteur de Through The Eyes Of Little Children et I Betcha Heaven's On A Dirt Road était de la trempe des Kris Kristofferson, Steve Earle et autres Townes Van Zandt, de ces songwriters qui narrent les habitants de la marge, ceux pour qui la bannière étoilé est plus un morceau de tissus froissé que l’étendard d’un quelconque rêve…

Né à Swainsboro en Georgie le 7 octobre 1940, Larry Jon Wilson fut juste un oublié. Qui se souvient en effet de ce songwriter country qui fricotait avec les membres du mouvement Outlaw, enregistrant il y a une trentaine d'années quelques impeccables rondelles pour le label Monument, merveilles oubliés de country soul du deep south. Larry Jon apparait même dans Heartworn Highways, cultissime documentaire de 1975 avec Guy Clark, Townes Van Zandt, Rodney Crowell et Steve Earle.

Injuste anonymat ou pas, cet enfant de Georgie était donc revenu en 2009, à l'aube de ses 70 printemps, un beau disque éponyme sous le bras. Conteur intense, troubadour de son présent et non d'une quelconque nostalgie nappée d'amertume, il livrait alors un essai dépouillé à l'extrême, loin de sa country groovy des années 70, une succession d'histoires d'amour, de désespoir, de solitude, d'errance et de tout ce que ce genre d'attachant personnage sait si bien malaxer…

Guitare acoustique et voix d'ancêtre, le machin était encagé dans une chambre d'hôtel par Jerry DeCicca des Black Swans et Jeb Loy Nichols, se rêvant en Rick Rubin d'un soir… Il y a trente ans, Larry Jon Wilson était apparemment trop soul pour les rednecks, trop sophistiqué pour les honkytonks. Il trouvait avec son album de 2009 une sagesse qui combla ses fans d'antan mais également les amateurs de ménestrels sudistes alors à quelques encablures du bout du chemin… Bout de chemin arrivé ce 21 juin 2010.

Extrait du génial documentaire Heartworn Highways de James Szalapski :



Le site de Larry Jon Wilson

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article

Votre avis

Vos lectures


Inscrivez-vous à nos newsletters