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 Jacques Castérède est mort

Élève de Messiaen et Grand Prix de Rome en 1953, le compositeur et pédagogue Jacques Castérède s’est éteint à l’âge de 87 ans.

Par Clotilde Maréchal | Chers disparus | 8 avril 2014
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Jacques Castérède est décédé le 6 avril 2014 à Dijon. Compositeur et musicien accompli honoré de nombreux prix, il sera tout au long de sa vie attaché à l’enseignement.

Né le 10 avril 1926 à Paris, Castérède entre au Conservatoire de Paris en 1944 juste après des études secondaires au lycée Buffon. Là, il est notamment l’élève de Tony Aubin et d'Olivier Messiaen. Il obtient les premiers prix de piano, de musique de chambre, d'harmonie, de composition et d'analyse musicale. En 1953, il reçoit le prestigieux Grand Prix de Rome de composition musicale pour sa cantate La Boîte de Pandore. Il séjourne ainsi à la villa Médicis à Rome de 1954 à 1958.

En 1960, Jacques Castérède est nommé professeur de formation musicale pour les chanteurs au Conservatoire où il occupera successivement les postes de professeur conseiller aux études, puis de professeur d'analyse musicale supérieure en 1971. En 1988, il est nommé professeur de composition, discipline qu'il enseigna également de 1983 à 1988 à l'École normale de musique de Paris-Alfred Cortot. En 1988, il participe à une mission d'enseignement en Chine, au Conservatoire central de Pékin où il donne des cours de composition, ainsi qu'une série de conférences sur la musique française actuelle, mission qui sera renouvelée en 1998. En 1991, il reçoit le Grand Prix musical de la Ville de Paris et le prix de la Nouvelle Académie du disque puis, en 1995, le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros.

Influencé par Honegger, Castérède, qui n'a jamais été attiré par les diverses aventures de la musique contemporaine de son temps, a voulu maîtriser tous les genres musicaux : grand orchestre (symphonies, concertos ou œuvres avec voix), musique scénique (ballets), oratorios, musique de chambre ou œuvres destinées au piano, son instrument de concert. Parmi ses compositions, on peut donc citer des œuvres écrites pour la scène (But, ballet créé à l'Opéra de Paris en 1963) ou pour le plein-air (Jusqu'à mon dernier souffle..., commandé pour le centenaire de la Statue de la Liberté à New-York), des œuvres pour orchestre et ensembles vocaux telles, entre autres, Les Liturgies de la vie et de la Mort, le Cantique de la Création, des œuvres pour ensemble de cuivres et orgue (Trois Visions de l'Apocalypse), ainsi qu'un opéra (La Voie écarlate sur un livret de Bertrand Schiro et Michel Serres, créé en 2000 par l'Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine avec Marc Trautmann à la baguette, mise en scène de Jean-François Gardeil) et de nombreuses pièces de musique de chambre (Sonates pour alto et piano, violoncelle et piano, pour divers instruments à vent, quatuors).

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