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Vive le Roi !

Il y a 40 ans, Elvis Aaron Presley chutait de son trône...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 16 août 2017
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La tirade est connue mais résume bien la situation : l’Amérique a eu plus de quarante présidents, mais un seul roi ! Roi qui mourut il y a 40 ans déjà… Chaque 16 août est pour tout amateur de rock’n’roll digne de ce nom une date bien à part. Ce jour de l'été 1977, Elvis Aaron Presley rendait l’âme à seulement 42 ans… Seulement 42 années passées sur terre mais une influence unique sur la musique, sur la culture et sur la nation américaine et qui ne se mesure pas vraiment. Une aura qui dépassera la personnification même de l’idiome rock. Voix, musique, gestuelle provocatrice et look : tout est là pour polir chaque recoin de l'icône Presley, d’abord idole des ados en quête de rébellion et qui deviendra une idole tout simplement mondialement populaire. Le King est le premier à associer rock’n’roll et attitude. A Memphis, dans les studios Sun du grand producteur Sam Phillips naitra cet alliage inédit de rhythm’n’blues, de country, de hillbilly, de gospel, de blues, de bluegrass et d’énergie sauvage. Des chansons enregistrées entre 1953 et 1955 avec le guitariste Scotty Moore et le contrebassiste Bill Black...



Les premières années de la carrière du King sont musicalement passionnantes mais sombreront vite dans l’anecdotique lorsque la star s’engagera dans une carrière hollywoodienne affligeante. Une orientation voulue par le tristement légendaire Colonel Parker, manager redoutable d'Elvis n’ayant en ligne de mire que le tiroir-caisse.



Même si John Lennon déclarera que « s'il n'y avait pas eu un Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles », le rock’n’roll n’appartient plus au King dans l’Amérique des années 60 où règnent Beatles, Stones, Dylan, Beach Boys et consort. Pourtant, en décembre 1968, c’est la résurrection ! Lors d’un one-man show diffusé sur chaine NBC, le King refait surface, plus classieux que jamais dans un costume moulant en cuir noir, entouré de ses fidèles amis/musiciens de la première heure, D.J. Fontana et Scotty Moore en tête, revisitant ses hymnes des débuts dans des versions parfaites et épurées, chantant divinement bien et osant même un peu d’autodérision. L’année suivante, Elvis surfe sur le succès de ce retour inespéré (Comeback Special) et décide d'enregistrer de nouvelles chansons dans des sonorités plus contemporaines. En janvier 1969, il met en boite avec Chips Moman des titres magnifiques : Suspicious Minds, In The Ghetto, Don't Cry Daddy, Long Black Limousine, Inherit The Wind, Rubberneckin, Without Love… Des sessions qui donneront les deux derniers chefs d’œuvre discographiques du King : From Elvis In Memphis et From Memphis To Vegas/From Vegas To Memphis qui paraissent en 1969.



Les sept années de vie qu’il lui restera à vivre, Elvis Presley les passe essentiellement à se produire à Las Vegas, dans des concerts où il enquille des medleys de ses vieux tubes, devant des parterres de rombières persuadées de vivre des instants magiques… Solitaire, dépressif, accro aux amphétamines et aux antidépresseurs et quasi-obèse (102 kilos), Elvis Aaron Presley est retrouvé inanimé dans sa salle de bain ce fameux 16 août 1977 dans sa demeure de Graceland à Memphis. Une fin tragique et presque grotesque pour ce Roi dont de nouveaux sujets naissent pourtant chaque jour et continueront à naître pour de nombreuses décennies à venir… Au hasard donc parmi l’avalanche d’images disponibles, cette belle version du génial In The Ghetto, extraite du documentaire de 1970 Elvis – That’s The Way It Is signé Denis Sanders :



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