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Sir Raymond aux Amériques

Un album solo réussi de Ray Davies, cerveau des Kinks obsédé par l'Amérique...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 21 avril 2017
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Ray Davies est un génie. On pourrait s’arrêter là… Le leader des Kinks est plus souvent considéré comme écrivain que comme songwriter. Véritable mythe outre-Manche bien reconnu sur le tard, il est pour beaucoup le Dickens de l’après-guerre. Un peintre et un chroniqueur à la fois subtil, caustique et poétique comme nul autre et dont chaque sortie est logiquement scrutée à la loupe. En solo pourtant, Sir Raymond n’a jamais raflé les suffrages, n’égalant jamais ses faits d’arme d'antan. Americana qui parait aujourd'hui change la donne. A 72 ans passés et fraîchement élevé au rang de Chevalier, l’auteur de Waterloo Sunset (l'une des plus parfaite pop song de tous les temps ?) publie une œuvre forte dont le titre, plus qu’évocateur, reprend en fait celui de son autobiographie publié en 2013. Le cerveau des Kinks n’a jamais caché sa fascination pour l’Amérique et ses musiques. Une obsession d’autant plus intéressante que les Kinks, encore plus que les Beatles, furent comme la quintessence de la pop britannique. Ici, entouré des Jayhawks de Gary Louris, il évoque son rapport à ce continent américain. Ses rêves d’enfant de conquête de l’Ouest, la première tournée catastrophique des Kinks au moment de la British Invasion dans les années 60 (ils sont interdits de territoire pour quatre ans !), le retour triomphal, dans les salles pleines, deux décennies plus tard, mais aussi son escapade à New Orleans, en 2004, durant laquelle il fréquente Alex Chilton de Big Star et qui vire au cauchemar lorsqu'il se prend une balle dans la jambe. Une fois de plus, Ray Davies est un conteur magnifique que les années, même avec une voix un brin voilée, n’ont guère diminué. L'American Dream, comme son nom l’indique, n’est qu’un rêve. Ray Davies le sait bien. C’est sans doute ce qui le fascine le plus et lui permet de mêler nostalgie, joie, humour et amertume à sa convenance tout au long d’Americana, son album solo le plus convaincant.





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